Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Reflexions sur l'entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l'entreprise 2.0…

"Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise” Antoine Riboud.
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Vers la fin de l’oralité en entreprise ?

September 2nd, 2010 · Entreprise 2.0, Social Networking, Social computing, TIC, Web

Résumé : certains ont un mode de communication plus oral, d’autres plus écrit. De la même manière il y a des cultures d’entreprise plus ou moins latines. Avant même de parler de changer les modes de travail, force est de reconnaitre que les outils qui les supportent ne sont pas adaptés à toute une frange de la population pour des raisons de mode de fonctionnement personnels, voire à des zones entières du globe pour des raisons culturelles, pour qui le passage de l’oral à l’écrit est très difficile. L’entreprise 2.0 est elle condamnée de fait ? L’évolution se fera-t-elle au détriment de certains qui seront laissés au bord de la route ? Non parce que les outils vont dans le bon sens et s’”oralisent”. Mais l’évolution des outils sera-t-elle assez rapide pour se faire avant que certains ne se découragent ?

Etes vous oral ou écrit ? Et votre entreprise ? Nous avons tous nos préférences à titre personnel, certaines entreprises ont une culture forte d’écrit ou d’oral (certains dirons d’informalité ou de formalisme) et un travail efficace dépend déjà du fait que l’on trouver un mode opératoire commun entre collaborateurs ayant à travailler ensemble et qu’on soit à peu près cohérent avec la culture d’entreprise.

C’est tout sauf trivial. Prenez deux personnes qui ont une vraie envie de travailler ensemble, qui entretiennent d’excellents rapports humains, si l’un est dans l’oralité et l’autre dans l’écrit cela risque de poser d’incroyables problèmes au quotidien. Ou imaginez un manager de haut niveau qui rejoint une nouvelle entreprise, s’il est très oral dans une entreprise hyper formelle ou à l’inverse très formaliste dans une entreprise à la culture orale forte c’est loin d’être gagné d’avance.

Et tout cela n’est pas neutre dans la capacité d’une entreprise à changer ses modes de travail, à embrasser l’ère des réseaux sociaux. Ce qui vu sous un autre angle pourrait également se traduire par “l’entreprise 2.0 va-t-elle tuer les cultures d’entreprises orales” ?

Traditionnellement l’entreprise favorise l’écrit. Plus fiable, plus “engageant”, l’écrit reste alors que la parole n’engage que celui qui l’entend, plus “traçable”, plus à même de constituer une preuve le jour où on cherche ce qui n’a pas fonctionné. Il n’en reste pas moins qu’il y a des entreprises où l’on préfère se parler plutôt qu’écrire, où l’on privilégie le contact humain direct. Le DRH d’une grande entreprise de ce type avait, sur ce point, qualifié leur culture d’entreprise de “latine” lors d’une de nos discussions. Il en va de même chez les individus, à chacun son mode de fonctionnement de prédilection.

Le fait est que l’écrit est le mode d’expression par essence des outils et modes de fonctionnement dits “2.0″. Ce qui est facilement explicable : [Read more →]

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Empowered : le manifeste du marketing (voire de l’économie) de service

September 1st, 2010 · Communication, J'ai lu pour vous, Social computing, TIC, Web, social crm

Je viens de finir la lecture d’Empowered de Josh Bernoff et Ted Schadler qui est en quelque sorte la suite de Groundswell qui avait connu un succès remarquable en son temps. Pour être honnête j’avais été relativement déçu par Groundswell. D’accord il s’agissait d’une photographie lucide de l’internet d’aujourd’hui, une photographie qui, soit dit en passant, devrait encore être regardée par de nombreux décideurs tant le décalage entre les usages du web et la compréhension qu’en ont un grand nombre de décideurs reste impressionnant. Mais au delà j’avais été déçu par les conclusions : bien sur il faut y aller, bien sur il y a des méthodes pour y arriver…mais ensuite ? Rien ne sert d’aller copiner avec l’internaute si c’est pour ne rien en sortir de valorisable, tant pour lui que pour l’entreprise.

Et bien c’est justement la dimension nouvelle apportée par “Empowered” : on sort de la sympathique discussion sur le web pour rentrer dans le dur : le réalignement nécessaire de l’entreprise sur la satisfaction du besoin client. Le postulat de départ est simple mais indiscutable : devant un client qui peut agir, prendre la parole, suggérer, comparer et impacter, le cas échéant, la réputation de l’entreprise, il faut des employés capables de se battre avec les mêmes armes. Comprenez : utiliser ses outils, le rencontrer sur son terrain et prendre les initiatives qu’il convient pour le satisfaire. De plus en plus le client trouvera la réponse à son besoin dans une initiative individualisée et faite sur mesure d’un collaborateur plutôt que dans la réponse généraliste et standardisée d’une entreprise qui essaie d’avoir réponse à tout sans avoir à trouver une réponse pour chacun.

Encore faut il pour cela que le collaborateur en question ait envie de le faire, et que l’entreprise non seulement ne lui mettre pas les bâtons dans les roues mais, au contraire, le mette dans les meilleures dispositions pour y parvenir. Et là on commence à aborder des logiques de management et de gouvernance informatique, de manière lucide et pragmatique. Bien sur certaines suggestions vont mettre mal à l’aise quelques organisations ancrées dans leurs vieilles certitudes mais elles sont faites avec lucidité et sont argumentées. Il n’est pas question d’abandonner tout contrôle et laisser faire n’importe quoi mais de faciliter dans un cadre sécurisé, tant au niveau légal qu’au niveau de la sécurité informatique. D’ailleurs, et c’est un bémol salutaire apporté à une forme de pensée dominante on reconnait que le collaborateur qui agit ainsi puisse être un danger pour lui et l’entreprise et qu’il convient de gérer un certain nombre de risques. C’est le premier grand apport de ce livre : pour une fois on ne traite pas le marketing comme une bulle isolée mais on remonte plus haut à l’intérieur de l’organisation pour aligner toute la chaine. Et le livre regorge d’exemples, de conseils, de bonnes pratiques et de moyens de s’auto-évaluer et se comparer aux leaders de son secteur.

Second apport, qui découle du premier, la notion de service. Le marketing devient du service. Comprenez, plutôt que dire “ils sont beaux mes produits” on dit “que puis-je faire pour vous”. Bien sur cela s’applique aux clients acquis pour qu’ils le restent et prêchent la bonne parole, mais cela a également valeur d’exemplarité pour ceux qui se demandent s’ils vont le devenir. Tiens d’ailleurs certains l’avaient déjà compris et d’autres pas. Et si je reprend mon autre cas fictif, Airsocial serait une compagnie qui “empower” ses salariés au contraire d’AirShy. Après le débat reste d’ouvert de savoir si le service se substitue au marketing ou si le marketing apprend le service.

Suffisamment de raisons pour se procurer un ouvrage qui pour une fois aborde la relation client autrement que sous l’angle du brassage de vent bon enfant en vase clos.

Maintenant cela nous amène à réfléchir sur pas mal de choses. Le postulat est qu’il existe dans l’entreprise des HERO (Highly Empowered and Ressourceful Operatives), ou plutôt des personnes qui ont la volonté de le devenir et qu’il faut aider dans cette démarche, pas sur celui que tout le monde est potentiellement un HERO, ce qui est une vision réaliste. Il envisage donc une relation entre le client et le HERO, lequel HERO doit être soutenu par le management, l’IT etc… Mais il est évident que le HERO peut avoir besoin de ses collègues qui eux ne sont pas HERO…ils veulent juste faire leur travail comme on leur a dit de le faire, sans prendre de risque et sans en faire plus. Que faire dans ce cas ? La conclusion non écrite de Empowered est que le service ne concerne pas que le client, mais chacun a vocation a devenir un client interne, aidé par des collègues “empoweré” et qu’au final, la notion de collaboration même à l’intérieur de l’entreprise risque d’être remplacée par celle de service.

Il y a quelques temps John Chambers parlait (entre autres) de “everything as a service”. Nous y voilà et “Empowered” pose, indirectement, la première brique de la notion d’économie du service. Pas comme on la comprend depuis 30 ans, mais comme elle devrait être.

Procurez vous sur le microsite dédié : http://www.forrester.com/empowered

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L’image de la semaine #7 : Il est plus facile de sortir de Polytechnique…

August 30th, 2010 · Image de la semaine

Il est plus facile de sortir de Polytechnique que de sortir de l’ordinaire

Charles de Gaulle

llustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

Merci à Thierry d’Auzers pour cet excellent ouvrage, pour les droits d’utilisation, et à Dimitri Tolstoï pour les illustrations.

Offrez vous “les règles d’or du succès

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Liens de la semaine (weekly)

August 29th, 2010 · Conseils de lecture

  • “Recently some select firms have forgone the necessity to prove return on investment (ROI), for KM, portal and Enterprise 2.0. However for the vast majority, ROI justification remains a constant. In this session at the 2010 ILTA Conference, the panel examined the basics of metrics, how to measure productivity rather than busyness, how to measure engagement and concrete ways to measure portal and Enterprise 2.0 applications.

    As a baseline understanding for this discussion, metrics are numbers to gauge progress, i.e. a quantifiable means to measure if there is a move from one point to another. Firms engage in this activity to evaluate success and decide what to fund.”

    tags: enterprise2.0 portals KM ROI metrics

  • “I’m happy to announce that we are undertaking a thorough, public trial of an alternative to the traditional performance review.
    ratings pic.pptx.jpgDo you ever wonder if and how you could call a halt to your performance review process? Do you think traditional processes are marred by the distribution curve (and forced rankings), huge time investments and low impact on performance improvements? Maybe you agree that your processes have their faults, but you think that it’s not sensible to abolish performance appraisals altogether or replace them with coaching sessions.”

    tags: performancereview performanceappraisal hr hr2.0 coaching review peerreview

    • o, what was the problem? In short, twice a year the model did exactly the opposite to what we wanted to accomplish. Instead of an inspiring discussion about how to enhance people’s performance, the reviews caused disruptions, anxiety and de-motivated team members and managers. Also, even though our model was extremely lean and simple, the time investment was significant.
    • We’ll stop paying individual performance bonuses. Instead, we’ll give everyone a salary bump (similar to Netflix’s approach, paying top market salaries rather than bonuses).
    • Every six months, managers and team members use a one-on-one catch up to discuss their performance and how often they have challenged themselves in the last six months. Unlike in traditional performance reviews, there will be no requirements to write lengthy written assessments in preparation for the catch up
    • At the beginning of each six month period, we’d like everyone to focus on some personal areas where they can challenge themselves either by capitalising on activities they already love or by improving a weakness.
    • Also, whilst we have been pretty good in concentrating on people’s ‘weaknesses’, we seldom focus on developing areas that people are intrinsically motivated by. Research shows that people don’t change that much. Put simply, we may be wasting time by only concentrating on flaws. Instead, we will make a shift where we can try to enhance existing strengths to make full use of them
  • “Innovation communities are a way of giving new shape and purpose to knowledge that your employees already possess. The detailed discussions that take place, led by senior managers, often represent a company’s most productive and economical engine for increased profits.”

    tags: innovation communities conversations productdevelopment measurement value

    • CREATE THE SPACE TO INNOVATE. Line managers and employees occupied with operational issues normally don’t have the time to sit around and discuss ideas that lead to cross-organizational innovation. Innovation communities create a space in which employees from across the organization can exchange ideas.
    • GET A BROAD VARIETY OF VIEWPOINTS. It’s essential to involve people from different functions, locations and ranks, not only for their unique perspectives, but also to ensure buy-in throughout the company afterward. Innovation communities focus on creating enthusiasm as well as new products.
    • CREATE A CONVERSATION BETWEEN SENIOR MANAGEMENT AND PARTICIPANTS. By definition, innovation communities can’t work in isolation: To create sustainable cross-organizational innovation, it’s important that ideas flow to senior managers.
    • PARTICIPANTS SHOULD BE PULLED TO JOIN, NOT PUSHED. Members need to be enthusiastic about participating. Employees can’t be forced to reveal their thoughts or be imaginative.
    • MEASUREMENT IS KEY. Innovation communities are sustainable only if they can produce demonstrable value. Otherwise senior management loses interest.
  • “The Pew Internet and American Life Project recently asked a large group of experts if they thought Millennials would grow out of their currently strong penchant for online sharing and self-revelation. A strong majority of this group — 67% — said that this would not be the case, and that Generation Y would keep sharing as it aged.”

    tags: generationy sharing

    • As this happens, two broad benefits materialize. First, people who narrate their work become helpful to the rest of the organization, because the digital trail they leave makes others more efficient.
  • “I don’t know how many times I’ve read alarmist material that says Gen Y, millennials or whatever they’re now called are going to change the workplace beyond recognition. It’s nonsense. “

    tags: generationy humanresources millenials

    • The fact that change is a constant is nothing new. The pace of change may be accelerating but that doesn’t necessarily correlate with seismic changes in work practices though it might signal changes in buying behaviours.
    • I worry that Gen Y is an entitlement generation where work is not a priority and where dependency upon state and family are genuine issue
    • The idea widely spread that Gen Y wants to collaborate and that peer recommendation is their normal way of engaging in consumption is again
    • Rigour in understanding what is going is being eschewed for popularity and plugging into fleeting sentiment rather than addressing the deeper issues of the day.
    • Invention, innovation and world class thinking is not restricted to the Gen Y’ers. Most of my peers are Gen X, Boomers and almost all have some reasonable claim to genuine influence across all generations
  • “We thought we would kick off our new postings by summarizing some of the ideas from Pull that resonated the most in our many conversations from the last few months. from The Power of Pull.”

    tags: work management value asia knowledge socialnetworks push pull innovation collaboration passion ROA training talents

    • he average return on assets (ROA) of US companies has steadily fallen to almost one quarter of what it was in 1965. We’re running faster, but still losing ground. There is no sign of this long-term erosion flattening out, much less turning around.
    • Value ain’t where it used to be. Competition is not only intensifying (pdf), it’s changing the source of value creation from stocks to flows of knowledge, and the means for value creation from push to pull.
    • The collaboration curve supplants the experience curve. We may, for the first time, have an opportunity to turn diminishing returns performance improvement into increasing returns.
    • As it becomes increasingly possible to scale the number of connections and interactions between participants in a given environment, however, a new kind of performance curve is emerging: the collaboration curve. This is characterized by increasing returns: the more participants — and interactions between those participants
    • In part, the paradox arises because executives tend to focus on talent acquisition and retention, but do not invest much time on talent development throughout the firm. When they think about talent development, they spend time designing training programs rather than re-thinking the work environment to accelerate talent development
  • “The Internet is ultimately about sharing knowledge, making connections and collaborating to put knowledge to work. This makes it the platform for much of what your organization will do in coming years. But the Internet is the exception to the rule as networks go. Most networks are smaller, with limited size and, usually, a specific purpose. Every organization today is itself a network that is made up of many smaller networks. This means that, without a doubt, you need to understand networks. “

    tags: networks internet organization processes humancapital relationshipcapital structuralcapital

    • And you need to learn to think of your organization as a network, your people as participants in networks and your work processes as themselves as networks.
    • This form of model shows the unique combination that your organization creates by connecting human and relationship capital through structural capital.
    • The knowledge factory includes a series of processes (structural capital) that bridge human and relationship capital. Each one of these processes is essentially its own network.
  • “The social business analyst team at IDC, led by Michael Fauscette, has stepped in to fill the need for an impartial framework, and currently offers its document as a free download. This image shows the IDC social business framework:”

    tags: socialbusiness socialbusinessframework framework

  • “But can this great 20th century innovation survive and thrive in the 21st? Evidence suggests: Probably not. “Modern” management is nearing its existential moment.”

    tags: management managers bureaucracy change transactioncosts coase resources resourceallocation costallocation

    • Corporations are bureaucracies and managers are bureaucrats. Their fundamental tendency is toward self-perpetuation. They are, almost by definition, resistant to change. They were designed and tasked, not with reinforcing market forces, but with supplanting and even resisting the market.
    • The weakness of managed corporations in dealing with accelerating change is only half the double-flanked attack on traditional notions of corporate management. The other half comes from the erosion of the fundamental justification for corporations in the first place.
    • He argued corporations were necessary because of what he called “transaction costs.” It was simply too complicated and too costly to search for and find the right worker at the right moment for any given task, or to search for supplies, or to renegotiate prices, police performance and protect trade secrets in an open marketplace. The corporation might not be as good at allocating labor and capital as the marketplace; it made up for those weaknesses by reducing transaction cost
    • Complicated enterprises, like maintaining Wikipedia or building a Linux operating system, now can be accomplished with little or no corporate management structure at all.
    • They believe corporate hierarchies will disappear, as individuals are empowered to work together in creating “a new era, perhaps even a golden one, on par with the Italian renaissance or the rise of Athenian democracy.”
    • Transaction costs are rapidly diminishing. And as a result, everything we learned in the last century about managing large corporations is in need of a serious rethink. We have both a need and an opportunity to devise a new form of economic organization, and a new science of management, that can deal with the breakneck realities of 21st century change.
    • The new model will have to be more like the marketplace, and less like corporations of the past. It will need to be flexible, agile, able to quickly adjust to market developments, and ruthless in reallocating resources to new opportunities.
    • Resource allocation will be one of the biggest challenges. The beauty of markets is that, over time, they tend to ensure that both people and money end up employed in the highest-value enterprises. In corporations, decisions about allocating resources are made by people with a vested interest in the status quo.
    • Because engineers don’t have to compete for funds, the Google approach doesn’t have the discipline of a true marketplace, and it hasn’t yet proven itself as a way to generate incremental profits. But it does allow new ideas to get some attention.
    • Information gathering also needs to be broader and more inclusive. Former Procter & Gamble CEO A.G. Lafley’s demand that the company cull product ideas from outside the company, rather than developing them all from within, was a step in this direction. (It even has a website for submitting ideas.) The new model will have to go further. New mechanisms will have to be created for harnessing the “wisdom of crowds.” Feedback loops will need to be built that allow products and services to constantly evolve in response to new information. Change, innovation, adaptability, all have to become orders of the day.
  • “Or mettre en œuvre une solution de sécurité flexible capable d’administrer les outils du Web 2.0 exige davantage de visibilité, ainsi qu’une plus large sensibilisation des utilisateurs et un contrôle granulaire des applications. Il s’agit à la fois d’un défi technologique et d’une question d’éducation des employés. » “

    tags: web2.0 ITdepartment IT security

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Votre réseau social interne vous rend il vraiment plus productif ?

August 24th, 2010 · Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, Social Networking, Social computing

Résumé : un des arguments les plus fréquents pour la mise en place d’un réseau social interne est l’amélioration de la productivité par la capacité d’accéder et mobiliser plus rapidement des ressources. Si c’est une vérité indéniable au niveau de tâches individuelles (et à condition que l’outil soit utilisé de la même manière par un certain nombre de personnes), cela ne veut pas systématiquement dire que l’entreprise en devient plus productive : optimiser des tâches ne veut pas dire optimiser la chaine de tâches qui conduit au livrable final et qui est in fine la seule chose qui compte. Il s’agit donc d’embrasser le productif de “production” dans son ensemble et identifier les points, goulots, qui empêchent les améliorations locales, individuelles, d’impacter toute la chaine.

Une des promesses qui viennent le plus rapidement avec l’arrivée d’un réseau social dans l’entreprise (ou de toute “chose 2.0″) est le gain de temps généré. Puisque pour “délivrer” le résultat attendu il faut, hors choses totalement automatisables, assembler des savoirs et des individus pour avancer au long d’un processus, plus ces personnes, informations, savoirs sont disponibles et accessibles plus on résoud les problèmes vite, trouve des solutions vite et prend les décisions appropriées.

Il est donc un indicateur que l’on retrouve fréquemment pour nous démontrer les bienfaits de la chose : si un salarié lambda perd 38 minutes à chercher de l’information, des documents ou des personnes chaque jour et qu’on lui permet de gagner 5, 10 ou 15 minutes au quotidien, cela fait x minutes / semaine, donc y minutes / an…ce qu’on traduit en plus en espèces sonnantes et trébuchantes en fonction du taux horaire du salarié. En gagnant chaque jour 5 minutes, vos collaborateurs font gagner des milliards à votre entreprise chaque année.

Devant un tel énoncé, même s’ils sont séduits par les résultats et convaincus par la logique, beaucoup de décideurs tiquent devant un raccourci aussi facile et ils ont raison : 5 minutes de gagnées chaque jour peuvent ne rien faire gagner du tout à l’entreprise. Mais ne jetons pas le bebé avec l’eau du bain : il est également possible de rendre la promesse vraie à condition de regarder plus loin que le bout de son nez.

[Read more →]

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Medias sociaux : acquérir le client…et après ?

August 23rd, 2010 · Communautés, Entreprise, organisation et management, Social Networking, Social computing, social crm

Résumé : il est clair que l’utilisation des médias sociaux entre les collaborateurs et entre entreprises et clients ne sont pas des disciplines cloisonnées mais complémentaires. Si le monde de l’entreprise “interne” tend à s’aventurer de plus en plus vers l’externe, le monde du marketing peine à faire le chemin inverse. La communication devenant du service il est aujourd’hui essentiel de ne pas séparer les initiatives à destination des clients d’une redéfinition des flux, des rôles et d’un alignement de l’organisation sur les besoins du collaborateur qui fait face au client. Le marketing “social” et “communautaire” ne prouvera sa valeur qu’en substituant le “pull” au “push” non seulement dans l’intéraction avec le client mais aussi dans le fonctionnement interne de l’organisation.

Même si la dimension externe/marketing/communication n’a jamais été mon domaine de prédilection, il est évident qu’il est difficile aujourd’hui de dissocier l’évolution du travail dans l’entreprise de ce qui se passe hors de ses murs. Tout d’abord parce qu’aucune entreprise ne crée de la richesse seule et qu’un haut niveau de performance interne est inutile dès lors qu’on est incapable de travailler avec la même efficacité avec ses partenaires et clients (théorie du facteur limitant ou du goulot comme vous préférez), ensuite parce que si on passe d’un mode de fonctionnement descendant en flux poussés à un mode en flux tirés, pousser la logique jusqu’au bout amène nécessairement à s’intéresser au client.

Il est donc loin le temps où le 2.0 se déclinait en marketing d’un coté et en collaboration de l’autre, avec une paroi étanche entre les deux. D’ailleurs le concept d’entreprise 2.0 a évolué avec le temps et tout le monde trouve logique d’y inclure toutes les parties prenantes (partenaires, clients…) et la montée en puissance d’une notion telle que social crm en est la preuve. Mais si l’entreprise 2.0 “descend” et s’aventure hors de ses murs et des préoccupations purement internes, le marketing, lui semble peiner à suivre le chemin inverse.

Gregory Pouy dans un récent billet sur l’échec des projets médias sociaux, nous explique pourquoi une récente étude donne des chiffres alarmants  :

- Il n’y a pas de stratégie généralement (à 81%) et les marketers ne comprennent pas vraiment la valeur de ces échanges ni même comment cela fonctionne…
- Par conséquent, les entreprises vont investir plus sur les technologies que sur l’humain et le relationnel

Permettez moi d’aller un peu plus loin et de synthétiser la chose en une phrase : lorsque les communiquants utilisent ces outils pour communiquer mieux et différemment il y a deux possibilités :

- soit ils (ou leur entreprise) ne comprend pas leur spécificité et cela ne fonctionne pas.

- soit les communicants comprennent la spécificité de ces médias et…ils ne peuvent créer que de la déception. [Read more →]

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L’image de la semaine #6 : Les affaires ne sont vraiment fatigantes…

August 23rd, 2010 · Image de la semaine

Les affaires ne sont vraiment fatigantes que lorsqu’on n’en fait pas !

Pierre Véron

llustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

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Liens de la semaine (weekly)

August 22nd, 2010 · Conseils de lecture

  • “According to many, “resistance to change” is the biggest factor inhibiting the adoption of E2.0. This is not the case. The biggest inhibitor to the adoption of E2.0 technologies is when organizations attempt to make people use E2.0 tools – “make” being the operative word. This may seem subtle, but is an extremely critical distinction that separates tremendous success from puzzling failure with these technologies.”

    tags: enterprise2.0 adoption implementation wording

    • In order to connect with the people who will ultimately touch some form of E2.0 technology, we need to rid our vocabulary of the words Wiki, Blog, Tag, RSS, Mashup, Microblogging and others that make sense to use, but mean nothing to end users.  In email example above, we do not talk about SMTP servers or TCP IP, but the about the value that an email brings to communication
  • Les consommateurs attendent aujourd’hui des entreprises qu’elles s’adressent à eux par le biais des médias sociaux. Or, si pratiquement toutes ont déjà tenté d’être présentes sur ces médias, les entreprises ne le font encore que de façon “artisanale” et autonome, pour répondre aux questions et aux réclamations des consommateurs. A défaut de mettre en place une stratégie de médias sociaux à l’échelle de l’entreprise et parce qu’elles ne se portent au devant du consommateur que service par service, les entreprises déçoivent le consommateur, ce qui décrédibilise leur marque et compromet la fidélité escomptée.

    tags: alcatellucent customercare customerservice marketing socialmedia reputation brand

    • 4.     Intégrer : intégrer les conversations à
      l’ensemble des fonctions marketing et de service client et autres points de
      contact, tout en s’appuyant sur les compétences du reste de l’entreprise et sur
      les investissements informatiques déjà engagés.
    • Dans une étude de 2010 effectuée par la Society of New Communications
      Research, “72 % des personnes interrogées ont affirmé qu’elles utilisaient les
      médias sociaux pour évaluer, avant d’effectuer tout achat, la réputation d’une
      entreprise du point de vue de l’assistance à la clientèle, et 74 % qu’elles
      s’adressaient prioritairement aux entreprises dont elles avaient observé en
      ligne qu’elles étaient appréciées des internautes pour ce critère.
  • “A recent study by Nielsen that focused on how Americans spend their time online, unexpectedly found that email usage has dropped by 28% over the last year”

    tags: email socialnetworks communicaion

    • Not surprisingly, the data show that social networking use increased by 43% over the same time period.  A
    • Nielsen Internet Usage Chart
  • “This is true whether we are talking about new machines, a new ERP system or any other technology. Technology is necessary, but it is not always sufficient to help you make more money. Which is why we have a saying in Theory of Constraints — Technology is necessary but not sufficient. And of course Eliyahu M Goldratt also has a book by the title Necessary But Not Sufficient.

    So read on and I will give you 4 questions to ask about any technology purchase your considering.”

    tags: technology ERP theoryofconstraints limitation

    • Technology can bring benefits, if and only if, it diminishes a limitation.

      • This does NOT mean that if technology diminishes a limitation it necessarily brings benefits – only that it can or may bring them.

      • Even if the limitation is NOT recognized (you aren’t aware of it), the statement holds true

    • 1. What is the main power of the technology?

      2. What limitation does this technology diminish?

      3. What rules helped us to accommodate the limitation?

      4. What rules should we use now (with this new technology)?

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Du fun au travail ou du fun dans le travail ?

August 19th, 2010 · Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, RH & Management 2.0, Ressources Humaines, Social computing

Résumé : si le coté ludique et fun des médias sociaux est souvent mis en avant il faut reconnaitre que les entreprises, si elles désirent toutes avoir des salariés heureux, ne sont pas prêtes à payer dès lors qu’il leur semble comprendre qu’il s’agit de faire en sorte que les salariés s’amusent au travail. Qu’on considère qu’il s’agisse d’une forme de schizophrénie regrettable ou d’une culture d’un autre siècle le fait est là. Le “fun” ne saurait donc être l’argument majeur mais une conséquence heureuse d’un projet plus global et surtout…être gratuit. Les médias sociaux utilisés dans un contexte de travail offrent une possibilité que très peu de dispositifs ont pu proposer par le passé : plus que créer des espaces et des moments ludiques dans l’entreprise ils permettent de l’incorporer dans le travail quotidien, en faisant à la fois une conséquence et un levier mais en s’inscrivant dans une logique d’amélioration de la performance qui intéresse…et rassure.

Au nombre des sujets qui m’inspirent souvent des sentiments contradictoires dans le contexte entreprise 2.0, il y a celui du fun au travail. Je garde l’anglicisme “fun” faute de mieux, on ne parle pas de bonheur, ni de joie…peut être qu’amusement pourrait faire l’affaire…

Il est une certitude partagée par tous, employés, managers, observateurs : des employés qui prennent du plaisir à ce qu’ils font sont des employés plus efficaces…et cela se ressent de plus sur l’ambiance de travail. Et une des manières pour arriver à cela est, d’une certaine mesure, de rendre le travail amusant, distrayant. Pareillement,  une bonne ambiance dans l’entreprise est également quelque chose de valorisé intuitivement. Notez bien toutefois la différence entre les deux : dans un cas c’est la nature même du travail et la manière dont on le fait qui est en cause, dans le second c’est plus une ambiance globale : on peut avoir un travail que l’on déteste mais apprécier le contexte dans lequel on le fait (quoique cela ne dure jamais éternellement).

Une des propositions de valeur de l’entreprise 2.0 est justement ce fameux “fun”, certains allant jusqu’à dire que dans un tel système, l’intranet ressemble à une véritable fête qui réunit tous les salariés. En même temps que je souscris totalement à ce principe, j’ai beaucoup de mal avec.

- Pour l’avoir vécu et le vivre, oui cela implique une relation différente des autres et même s’il s’agit d’un outil de travail je préfère me connecter le matin à mon réseau social et ses espaces de travail que lancer mon client mail. Ca reste de la communication mais qualitativement cela n’a rien à voir (en plus du fait que ce soit plus efficace également).

- Aucune entreprise ne refusera le fait de rendre ses salariés heureux.

- Il y a un nombre important (et je pense majoritaire) d’entreprises où la notion même de plaisir ou d’amusement ne peut se conjuguer avec le travail. Cela signifie qu’on perd du temps et qu’on serait plus productif sans s’amuser ou qu’on a pas assez de travail. Et où de toute manière ça n’est pas l’image que les collaborateurs veulent renvoyer à leur management (il ne faut pas croire que le manager est toujours le tue la joie, il partage souvent une grande partie du patrimoine génétique de ses subalternes). On peut trouver cela dommage ou stupide, se dire que ça va changer, la question est qu’aujourd’hui c’est compliqué.

- La plupart des entreprises sont prêtes, si elles en ont les moyens, à investir pour rendre le collaborateur heureux. Aucune pour qu’ils s’amusent au travail. Je ne dis pas qu’il n’y a pas des gens qui comprennent, mais si on arrive avec ce seul argument devant un comité de direction il y a peu de chances pour que budget passe…

- A la limite même si coté “efficacité” du projet entreprise 2.0 peut séduire, certaines peuvent tout de même se braquer sur le coté ludique…pour une simple question d’image ou d’estime de soi. Il s’agit donc d’un élément positif à manier avec une certaine précaution.

Alors comment faire ? [Read more →]

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