August
19
Category: Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, J'ai lu pour vous, Knowledge Economy, RH & Management 2.0
C’est amusant comme l’histoire semble se répéter en permanence, comme on laisse se reposer aujourd’hui des problèmes qu’on avait pourtant résolu hier.
Parce que la question de la productivité, du temps passé, du ROI dans l’entreprise 2.0 ou dans une organisation orientée service me rappelle une question qui s’est déjà posée et a été globalement solutionnée dans l’industrie et qui revient de manière encore plus aigue dans l’économie des services et de la connaissance.
Il s’agit ni plus ni moins que d’une énième application de la théorie des contraintes.
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TOC
August
15
Category: Communautés, Communication, Entreprise, organisation et management, Intranets, Pratiques / Outils collaboratifs, Ressources Humaines, Social Networking, Social computing, TIC, Web
C’est comme souvent grâce à Claude Malaison que j’ai découvert le site des Digital Nomads. Plutot que d’un site il s’agit de la communauté de ceux qui rompent le lien traditionnel entre travail et bureau, qui sont connectés et utilisent les bons outils pour pouvoir être opérationnels de n’importe ou à n’importe quel moment. Seuls mais pas isolés : le Digital Nomad interagit beaucoup plus avec son écosystème, est plus informé de ce que font les autres et informe plus les autres que ne le font en général des personnes qui travaillent à longueur de journée dans le même bureau.
Bref, il s’agit, plus que d’un mode de travail, d’un mode de vie au quotidien pour de plus en plus de personnes. Et qu’on ne me dise que c’est réservé à ceux qui peuvent, aux indépendants, aux petites structures : de plus en plus nombreuses sont aujourd’hui les entreprises qui ont des politiques de mobilité et de nomadisme qui commencent à ressembler à quelque chose. Pour certains c’est limité au home office, pour d’autres c’est vraiment la liberté de travailler d’où ils veulent. Ceux qui ont lu “la semaine de quatre heures” apprécieront.
C’est donc une réalité pour nombre de personnes aujourd’hui mais qui forment une communauté encore un peu à part. Une réalité inconcevable pour tous ceux qui travaillent dans des entreprises “normales” où on ne peut se permettre “ce genre de choses”. Laissez moi vous détromper car c’est bien de ce coté qu’il faut rechercher l’avenir des modes de travail et c’est pour ça qu’observer les Digital Nomads aidera toute entreprise à comprendre à quoi elle ressemblera demain.
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ROWE
August
13
Category: Entreprise, organisation et management, J'ai lu pour vous, Knowledge Economy
Alors que je viens de repasser une commande en gros chez Amazon, quelques ouvrages que j’ai pu lire pendant l’été. Pas de quoi (ou pas le temps) en faire une note à chaque fois mais ça vaut la peinde les signaler quand même.
• Le phénomène bureaucratique
de Michel Crozier. A mettre dans la série “oldies but goodies”. Publié alors que je n’étais pas encore né, c’est une excellente analyse de l’organisation bureaucratique telle qu’elle avait cours dans les années 60-70… et avec laquelle nombres d’organisation actuelles ne peuvent renier un fort lien de paternité. Très instructif car cela nous permet d’en comprendre les origines, le bien fondé, le contexte économique et social qui a permis son épanouissement…ainsi que les limites. Limites que l’on est en train de tutoyer fortement aujourd’hui sans pour autant que le modèle ait été profondément remis en cause malgrès les quelques retouches, malheureusement superficielles, qui ont pu être apportées çà et là au cours des années. Par contre je vous préviens : le style peut sembler indigeste à quiconque apprécie les ouvrages en général plus vivements des spécialistes US du management.
• The Age of Discontinuity: Guidelines to Our Changing Society
de l’inévitable Peter Drucker. Là encore on fait du neuf avec du vieux puisque l’édition originale date de 1969. Et bien si vous voulez comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui vous n’avez qu’à lire ce livre. Il touche à l’aspect économique, à l’entreprise mais également aux grandes évolutions de la société qui en quelque sorte donnent le ton à l’entreprise. Tout va changer, et de plus en plus vite, la prévisibilité va laisser la place à la discontinuité et l’informatique sera un des moteurs de cette transformation profonde en raison de l’emergence programmée d’une chose appelée économie de la connaissance. Fermez le ban, tout était dit. Bien entendu il a eu raison un peu trop tôt, ce qui est fréquent chez Drucker, mais ceux qui s’imaginent que certaines réflexions actuelles tombent du ciel et son un effet de mode je leur conseille de lire cet ouvrage, de fermer les yeux et de mettre en perspective la vision de Drucker et leur propre expérience. Ils se diront peut être qu’on est en train d’atteindre un point de bascule et qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour faire quelque chose.
• La semaine de 4 heures
de Tim Ferris. Le plus digeste pour lire en vacances ou sur une plage pour ceux qui ne sont pas sur le chemin du retour. Ne travailler que quatre heures par semaine bien sur ça n’est pas sérieux et je suis le premier à dire que le modèle défendu ne peut s’appliquer à tous. Et en tout cas pas dans le paradigme social français…mais peut être y viendra t’on un jour. En attendant nous avons tous des choses à retirer de la philosophie que propose Ferriss, sur la gestion du temps, des priorités, de ce qui compte vraiment, sur le fait qu’on passe son temps à prévoir des choses pour demain au lieu d’en profiter aujourd’hui. Je commence à implémenter certains détails dans ma propre petite vie…et ça porte peu à peu ses fruits. Après chacun voit midi à sa porte mais même si on est pas d’accord avec ses réponses cela vaut quand même la peine de trouver nos propres solutons à ses questions. Pour ceux que revisiter le lien individu / travail intéresse, profitez en pour jeter un oeil à The Seven-day Weekend
de Ricardo Semler, qui a le mérite de s’appliquer à une vraie, grande, entreprise, une sorte de Michel Hervé taille XXL et dont je vous parlais déjà ici il y a plus d’un an.
Bonnes lectures, moi j’attend mon paquet de chez Amazon.
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August
12
Category: Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, Social computing, TIC
On m’a signalé ce matin cette étude de CioInsight (je n’ai d’ailleurs pas trouvé la date de publication, ce qui est tout de même une information utile pour la décrypter).
On y apprend qu’au rang des technologies qui vont permettre un accroissement de leurs revenus, les entreprises ne citent les réseaux sociaux qu’à hauteur de 11,5% et les wikis 12,3%. L’entreprise 2.0 serait donc incapable de générer du revenu ?
A cette question je répond..”pas forcément faux”. Et si on me fait remarquer que je passe mon temps à dire le contraire je signale juste qu’il faut faire attention aux termes qu’on emploie et aux concepts que l’on manie.
Je m’explique.
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August
7
Category: Communication, Entreprise, organisation et management, Stratégie
Souvenez vous c’était il y a une éternité ce qui a notre époque signifie moins de dix ans. Airbus réfléchissait à concurrencer Boeing sur le marché des très gros porteurs et se penchait sur ce qui allait devenir l’A380. Du coté de Seattle on n’envisageait pas de remplacer le mythique 747 et on travaillait à un transporteur de taille plus modeste qui allait devenir le 787.
Pourquoi deux approches aussi différentes ? Il s’agissait en fait de deux visions radicalement opposées du marché du transport aérien.
Pour Airbus il allait falloir rationaliser les coûts et plus globalement l’organisation du transport. La vision était donc qu’il allait falloir acheminer tout le monde vers des Hubs d’où les passagers partiraient vers leur destination finale, possiblement via un autre Hub. Ce qui revient à dire “Pour aller de Marseille à Miami je fais Marseille-Paris, là on me regroupe avec pleins de gens qui vont aux USA, on fait Paris-New York et de New York je prend un vol pour Miami”. Il faut donc que le vol Paris-New York se fasse sur un appareil le plus gros possible afin de rationaliser l’utilisation des créneaux de décollage, l’utilisation de l’infrastructure aéroportuaire, et faire en sorte que le cout par passager soit le plus faible possible.
La logique de Boeing était tout à fait à l’opposé. Partant du principe que l’accumulation des vols et des correspondances engendrait un manque de flexibilité, prenait beaucoup de temps, donc que l’avenir était aux vols de point à point. Ce qui signifie “Pour aller de Marseille à New York je prend un…Marseille-New York”. Ce qui suppose des appareils plus petits qui sont plus facilement remplissables et permettent d’ouvrir des lignes sur des destinations a plus faible demande.
Qui a eu raison au final ?
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