Banalités (?) sur l’innovation en entreprise

Une entreprise qui n’innove pas meurt. C’est évident, quasi darwinien. Si elle n’innove pas elle ne progresse pas dans son efficacité interne et ne sort pas de nouveaux produits. Elle laisse donc la porte ouverte à ses concurrents pour la rattrapper, voire la dépasser.

Qui peut innover dans une entreprise? Tout le monde. Les concepteurs de produits d’abord. En général ils le font bien (c’est leur boulot et ils sont payés pour ça). Après les décisionnaires au dessus font les bons ou les mauvais choix sur ce qu’on leur propose mais là n’est pas notre propos.

Les managers aussi peuvent innover, dans la manière de gérer une équipe, de la faire vivre, de l’organiser. D’ailleurs de manière générale les “services centraux” peuvent innover dans tout ce qui touche le fonctionnement interne.

Quand je dis managers je le dis au sens large: dans une entreprise tout le monde manage quelqu’un. Des fois c’est évident et couché sur le papier, des fois ça ne l’est pas de manière formelle mais c’est tout comme. Dans une équipe à niveau de responsabilité égale, celui qui de par son leadership a l’ascendant naturel sur les autres est un manager de fait. Une assistante manage sa stagiaire. Et au fond nous sommes tous managers de nous-mêmes, quelque soit notre poste et nos responsabilités. Une receptionniste ou une femme de ménage peut innover dans la manière dont elles acccomplissent des tâches a priori simple et par des modifications mineures gagner en efficacité et en qualité.

J’ajoute un postulat (libre a vous de me démontrer le contraire): tout le monde a au moins une fois dans sa vie une idée sur l’amélioration de son travail. Pour certains c’est presque une idée par jour.

J’ajoute que depuis Maslow on sait tous que nos collaborateurs ont besoin de reconnaissance. Et que l’on veut tous des collaborateurs motivés et investis.

Je récapitule: l’entreprise doit innover et le sait, chacun peut innover, tout le monde a des idées, tout le monde a besoin de reconnaissance, la prise en compte des idées amène la reconnaissance, on sait qu’il faut donner de la reconnaissance pour améliorer l’investissement.

Je constate: tout le monde a des idées, peu en font part, les managers en tiennent peu compte en encore moins s’il s’agit de les faire remonter, personne ne veut que les choses bougent mais tout le monde voudrait que ça change (paradoxal non?) mais se dit que c’est trop difficile. Et puis on clot le débat car “on a toujours fonctionné” ainsi et faire autrement n’est donc pas possible.

Conclusion: masochisme? peur? sclérose? manque de volonté? volonté mais manque d’outils pour la concrétiser?

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  • http://www.talentpower.org David de JobMeeters

    Tous activiste de l’innovation ou du progres.
    Si tu l’as pas lu je te conseil de lire “Leading the Revolution” de Gary Hamel.
    Vive les activistes, l’opposition loyale des entreprises et des statu quo !

  • http://www.duperrin.com Bertrand DUPERRIN

    J’en prend bonne note. A mon tour je te signale “The Seven Day Weekend” de Ricardo Semler que je suis en train de lire.

  • http://bestpro.typepad.com/coachingleader_le_blog Veronique Aboghé de CoachingLeader le blog

    Yeeees!
    Même si on salue l’innovation d’une entreprise comme Apple ( cf mon post de demain sur les 100 premières entreprises innovantes), aujourd’hui, comme le souligne Bertrand, l’innovation n’est pas que “technologique” et ne devrait pas être cantonnée dans sa tour d’ivoire.Elle peut toucher les process, la culture de l’entreprise etc. Elle fait effectivement appel il faut le souligner au courage, vertu que l’on pourrait croire en voie de disparition. Puisque l’on parle de livres et que l’un des écueils à l’innovation est la “culture du non -risque”, je recommande The courage to Act de Meron klein et de Rod Napier.

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