CV anonyme, réseaux, anciens et alumnis

toqueUne question en passant sur le CV anonyme… car l’application d’un principe mal pensé peut amener aux pires idioties. Et c’est le cas lorsque le dogmatisme amène à sortir une loi coute que coute.

Je suis le premier à dire qu’il faut lutter contre toute forme de discrimination à l’embauche. Quoique je reste sceptique sur l’anonymisation quand la discrimination peut servir des objectifs louables: aller vers la parité (pas evident sans connaitre le sexe du candidat), lorsque la piramyde des ages de l’entreprise est en cause (il peut être stratégiquement vital de rajeunir une entreprise ou d’apporter de l’experience à une structure en recherche de maturité).

Qu’en est il de la mention des diplomes? Nous savons tous qu’à moins de verser dans l’hyporcrisie, l’indication de l’établissement de formation donne une certaine idée du niveau de l’individu (loin d’être fiable j’en conviens mais entre un HEC et un ESC Trifouilly les Oies on peut avoir certaines présomptions fiables)…d’autant plus que pour certaines fonctions on recrute en fonction du réseau d’ancien sur lequel la recrue pourra s’appuyer pour développer son activité.

Parlons en justement du réseau d’anciens…lorsqu’on sait leur importance dans les “Grandes Ecoles”, notamment les plus Grandes des Grandes, on ne peut douter qu’afficher son appartenance à telle Ecole sera un critère discriminant en fonction de l’origine du recruteur, du décisionnaire. On sait que certains services dans certaines entreprises sont des repères d’”ex de”  alors qu’ailleurs on trouvera un nid d’”ex d’ailleurs”.

Toutefois la mention de l’établissement est capital pour juger du diplome.`

Alors on dit: “HEC promo 2000″ ou “Ecole de Commerce promo 2000″? Pour moi c’est la quadrature du cercle. Et pour vous?

Blogging et transparence: c’est SAP qui s’y colle

sapVous allez penser que je dévie quelque peu de mes sujets de prédilection cers temps derniers, mais il me semble évident qu’une fois qu’une entreprise accepte la transparence dans sa communication externe, à quelque niveau que ce soit, c’est un premier pas vers une possible évolution de ses valeurs, pratiques, identité et communication rh.

Après Boeing et Cap Gemini dont je vous ai parlé dans des articles précédents, c’est SAP qui leur a emboité le pas, d’une manière pour le moins originale qui sans être du “corporate blogging” a proprement parler, n’en comporte pas moins des éléments intéressants.

L’éditeur de logiciel a en effet invité un panel de blogueurs, et pas seulement de leurs partenaires ou inféodés, à bloguer lors d’une des Grand’Messes de l’entreprise: Sapphire’06. Un Wiki a ensuite été mis en place pour récolter articles des différents blogs de participants et les photos mises en ligne sur FlickR!

D’accord, il ne s’agit pas d’un blog SAP…mais à la limite ça va plus loin: des blogueurs indépendants de l’entreprise ont été invités au même titre que la presse à couvrir l’évènement avec leur regard d’expert d’un domaine alors que certains d’entre eux travaillent même avec des concurrents de SAP. Si on peut parfois sentir un brin de manipulation derrière certaines initiatives, le moins qu’on puisse dire est que l’éditeur a fait confiance à l’honnêteté des participants dont on ne peut raisonnablement penser qu’ils ont été téléguidés.

Demander à des spécialistes indépendants, dont certains travaillent avec vos concurrents, de couvrir un tel évènement est un gage de transparence indéniable car au contraire des blogs de salariés le risque de faire rentrer le loup dans la bergerie est réél. En considérant  ces personnes comme des professionnels responsables et leur laissant carte blanche on ne fait que donner davantage de valeur à leur intervention. On y gagne un avis extérieur et objectif, on intéresse les lecteurs qui pour une vois évitent les discours pré-machés du service com’. En gros du vrai gagnant gagnant.
Pour le coup il fallait oser…et ils l’ont fait. Les initiatives malgré les craintes affichées (a priori) semblent se multiplier…hors de nos frontières. Que le premier DRH d’un grand groupe français qui veut franchir le pas me contacte…

Reste à voir ce que cela donnera par la suite…mais un exemple qui sort des sentiers battus qui méritait d’être souligné.
Via b-spirit.

Le courage: une denrée rare qui a la cote

conseilIl y a quelques semaines de celà j’écrivais, de manière volontairement provocatrice, qu’un service Rh ne servait à rien. J’y expliquais notamment la nécessité qui était faite aux entreprises d’innover en permanence pas seulement dans leurs produits mais dans leur fonctionnement et leur management, condition sine qua non de leur survies. Je m’inquiétais du fait que, dans cette optique d’innovation et de créativité, les services rh se posaient davantage en freins qu’en facilitateurs.

Une grande entreprise devant qui était évoqué la nécessité d’une évolution vers plus de communication, plus de partage, plus de travail collaboratif répond à ses interlocuteurs: “nous sommes conscients de cette nécessité mais il nous manque le courage”.

Faire comprendre à une entreprise, à un service rh, qu’il faut remettre en cause un mode de fonctionnement sécurisant mais amenant à terme la sclérose de l’entreprise était déjà un challenge en soi. Désormais on sait que quand bien même cette nécessité est acquise c’est le courage qui manque. Le courage ne s’apprend pas. Par contre “oser” si. Ca n’est pas une qualité innée, c’est un état d’esprit à acquérir. Encore faut il oser demander apprendre à oser…

Une situation à rapprocher de cet article de Alain Thibauld sur Rh demain qui traite du courage managérial. Où l’on reparle de nécessités comprises mais d’une peur paralysante du passage à l’acte. Et du rôle capital des dirigeants en la matière: freins ou moteurs, à eux de choisir.

La peur du changement et de l’inconnu, le refus absolu du risque a conduit à assimiler conduite d’entreprise (ou de service) et gestion administrative, quitte à rendre plus acceptable l’échec programmé pour non remise en cause que la turbulence passagère due à l’innovation.

En espérant que le paradoxe entre le manque de leaders dont se plaignent les entreprises d’une part et le refus de les laisser aller au bout de leurs idées d’autre part, n’accouche pas à terme d’une situation dramatique pour nos entreprises.

Blogs d’entreprise: Cap Gemini s’y met aussi

cap geminiPremier Blog officiel de Cap Gemini, j’ai le plaisir de vous présenter le CTO blog. Blog des directeurs techniques de l’entreprise peut être est il le premier d’une longue série.
Boeing, SUN, IBM, Dassault Systèmes en interne… l’exemple vient des leaders.

Via Padawan (que l’on doit sans doute féliciter également pour l’initiative à laquelle il ne doit peut être pas être étranger).

Blogs, la prise de pouvoir du consommateur

bemCa n’est pas le thème d’une énième profession de foi mais le sujet d’un débat qui a servi de préambule à la soirée des Publissimes organisée par Bordeaux Ecole de Management.

Vous pouvre vous demander ce qui m’a amené à m’intéresser à l’évènement, chasse gardée du monde de la com’ et des rp. Tout simplement le fait que les organisateurs ont voulu étendre le débat, partant du principe qu’au delà du blog de marque il y avait une problématique de diffusion de l’identité de l’entreprise elle même.

C’est à ce titre que j’étais invité au débat, avec Sophie Kune et Christophe Ginisty, discussion animée par Emmanuel Carré, professeur de l’école et blogo-manageo-décalo-blogueur à ses heures.

Je suis plus qu’heureux de ma soirée, notamment car la discussion n’est pas tombée dans le débat convenu, car au vu du feed back que j’ai pu avoir, les auditeurs ont tous trouvé leur compte. Venant sans a priori et avec intérêt, leur opinion non teintée de “je sais et je veux donner mon avis” a donné à l’exercice un ton détendu qui a permi une bonne diffusion du message.

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Corporate blogging: Osons! (…ou pas)

corporate communicationUn constat: chacun est demandeur de confiance et de transparence. Toutefois chacun n’est pas prêt à s’engager dans cette voie. Pourquoi?

Manque de temps, peur de s’engager dans un mode de communication non maitrisé, syndrome du “j’ai un travail sérieux et je n’ai ni à m’abaisser ni à me justifier”, préférence pour le “je laisse les autres déblayer le terrain”.

De manière synthétique tout le monde raisonne en termes d’analyse risque/opportunité. Ensuite quatre attitudes:

- je pense que les opportunités sont supérieurs aux risques: je me lance.
- je pense que les risques sont supérieurs aux opportunités: je ne bouge pas.
- je pense que les opportunités sont supérieurs aux risques mais je ne veux pas prendre le risque de la remise en cause d’un système que je maitrise: je ne bouge pas.
- je pense que les risques sont supérieurs aux opportunités mais il faudra y passer un jour ou l’autre alors autant être proactif et transformer le risque en chance.

Exemple de “je ne bouge pas”: voir l’article de l’Atelier BNP Paribas que j’ai déjà mentionné par ailleurs et ce que j’en pense.
Exemple de “je bouge”: Boeing. Des essais progressifs qui donnent aujourd’hui le Randy’s journal (blog du VP marketing) et le blog de l’équipe de test du 777-200LR (toujours en ligne mais plus animé depuis la fin de la période de test). Je reste sur ma faim quant à la gestion des commentaires: modérés bien sur me semble t-il ce qui n’est que logique mais surtout non reliés à l’article.

Toutefois l’avionneur de Seattle nous promet de nouvelles expériences, avec un dialogue plus interactif, une vision “insider de l’entreprise” et un projet de blogs internes(dis Monsieur Boeing, tu aimes les Kiwis? Parce qu’un de tes fournisseurs en raffole!). En tout cas j’attend de voir ce que tout cela va donner et jusqu’où ils vont aller.
On parlait risque? Voici la réponse donnée à BusinessWeek:

Boeing has learned to cede some control and expose itself to stinging criticism in exchange for a potentially more constructive dialogue with the public, customers, and employees. “Companies are nervous about creating external blogs because they fear the negative comments,” says Charlene Li, an analyst at Forrester Research Inc. “But negative comments do exist. A company is better off knowing about them.”

Ca se passe de commentaire non?

Sun, IBM, Boeing…on ne peut pas parler de petites entreprises, et on ne peut pas penser que l’enjeu en termes d’image n’est pas important pour elles.

Ou alors entreprises et managers français se seraient pas sur la même longueur d’onde que leurs alter égo d’outre atlantique quant à l’exposition et au dialogue qu’imposent un certain niveau de performance et de fonction? Une différence essentiellement culturelle alors?
Pour en savoir plus:

Info de départ via Roland Piquepaille. Voir aussi BusinessWeek.

Happy Birthday…

anniversaireC’était l’objet de mon teasing d’il y a 15 jours…. Ce blog fête son premier anniversaire. C’est en effet le 14 mai 2005 à 21h54 que j’ai posté mon premier billet.

Je l’avais ouvert “histoire de voir comment ça marche”, je me demandais ce que j’allais y mettre si je n’aurais ne serait-ce qu’un lecteur.

Un peu bancal au départ, puis au bout de quelques mois une ligne directrice et une identité. Et même des lecteurs!

Alors un petit merci à ceux qui m’ont accompagné dans cette année, blogueurs ou non, qui ont fait que nombre d’opportunités se sont offertes à moi, connaissances virtuelles au départ qui sont ensuite devenues bien réelles. Pour certains aujourd’hui ils sont collègues, partenaires, clients…comme quoi un blog ça sert. Pas de liste de remerciements…ils se reconnaitront et j’ai trop peur d’en oublier un.

206 articles et 384 commentaires (en fait plus mais ceux des 3 premiers mois ont été perdus suite à changement de plateforme) plus tard le bébé se porte bien et vous donne rendez-vous dans un an.

Les entreprises face à leur miroir

miroirL’atelier vient de produire une excellente étude sur les blogs en entreprise dont la conclusion annoncée dès le titre est “la blogosphère reste aux portes de l’entreprise“. La lecture de l’article me donne des frissons dans le dos. Bien sur il existe toujours des risques induits par toute nouvelle forme d’expression. Mais des opportunités existente également…

Je comprend que l’on désire minimiser les uns et maximiser les autres. Mais là ça n’est pas de gestion des risques qu’il est question, c’est de cessité managériale et de sclérose entreprenariale. [Read more...]

Ainsi parlait Zara…

management de l'intelligence collective….Zarathoustra? Non. Olivier Zara, auteur de “management de l’intelligence collective” dont je tenais à vous parler. Le titre peut sembler emphatique mais il est à la hauteur de l’apport de l’ouvrage: complet, didactique, inscrivant sa notion phare dans une globalité et non comme un “concept magique”, lucide et abordable par tous. Un “must have”, une référence.

- Complet car on n’y parle d’intelligence collective de manière large: il y a des prérequis nécessaires, des accompagnements souhaitables, des engagements qui doivent être sans ambigüité.

- didactique car on nous fournit des manières de procéder, des guidelines. Mais en aucun cas des solutions toutes faites: ces guides sont à adapter à un contexte précis. C’est pour celà que je préfère parler de guides que de modus operandi.

- une notion s’inscrivant dans une globalité car, comme dit quelques lignes plus haut, l’intelligence collective ne s’appréhende pas seule. Il y va de la politique managériale, des valeurs, de l’accompagnement préalable, de la sensibilisation, de notions périphériques telles que le KM, des systèmes d’information adaptés. Ce n’est pas une notion isolée que l’on plaque sur un système mais le carrefour de nombreuses notions qui touchent tant aux Hommes qu’aux systèmes.
- lucide: car on nous parle également des risques, des freins, des effets néfastes à bien identifier en amont pour mieux les éviter.

- abordable par tous: car quiconque s’intéresse au KM, au management des hommes et aux best practices en la matière, aux systèmes d’information, à la stratégie…y trouvera son compte sans avoir à étudier au préablable moult concepts pour rendre l’ouvrage intelligible.

Il est des livres qu’on lit, il en est qu’on garde toujours sous la main. Celui ci fait partie de la seconde catégorie. Et je conseille sa lecture aussi bien aux décideurs qui doivent faire évoluer leur entreprise qu’aux personnes “sujettes” à un tel projet dans leur entreprise afin qu’elles s’approprient le concept, voient ses avantage et oublient leurs peurs et freins éventuels.
Management de l’intelligence collective“, par Olivier Zara.

Etude sur les relations salariés/entreprise

Je relaie un communiqué reçu ce matin:

AssessFirst enquête sur le climat des entreprises françaises

AssessFirst vient d’ouvrir une grande enquête qui permettra de dresser un état des lieux du rapport que les français entretiennent avec leur entreprise. [Read more...]