Le courage: une denrée rare qui a la cote

conseilIl y a quelques semaines de celà j’écrivais, de manière volontairement provocatrice, qu’un service Rh ne servait à rien. J’y expliquais notamment la nécessité qui était faite aux entreprises d’innover en permanence pas seulement dans leurs produits mais dans leur fonctionnement et leur management, condition sine qua non de leur survies. Je m’inquiétais du fait que, dans cette optique d’innovation et de créativité, les services rh se posaient davantage en freins qu’en facilitateurs.

Une grande entreprise devant qui était évoqué la nécessité d’une évolution vers plus de communication, plus de partage, plus de travail collaboratif répond à ses interlocuteurs: “nous sommes conscients de cette nécessité mais il nous manque le courage”.

Faire comprendre à une entreprise, à un service rh, qu’il faut remettre en cause un mode de fonctionnement sécurisant mais amenant à terme la sclérose de l’entreprise était déjà un challenge en soi. Désormais on sait que quand bien même cette nécessité est acquise c’est le courage qui manque. Le courage ne s’apprend pas. Par contre “oser” si. Ca n’est pas une qualité innée, c’est un état d’esprit à acquérir. Encore faut il oser demander apprendre à oser…

Une situation à rapprocher de cet article de Alain Thibauld sur Rh demain qui traite du courage managérial. Où l’on reparle de nécessités comprises mais d’une peur paralysante du passage à l’acte. Et du rôle capital des dirigeants en la matière: freins ou moteurs, à eux de choisir.

La peur du changement et de l’inconnu, le refus absolu du risque a conduit à assimiler conduite d’entreprise (ou de service) et gestion administrative, quitte à rendre plus acceptable l’échec programmé pour non remise en cause que la turbulence passagère due à l’innovation.

En espérant que le paradoxe entre le manque de leaders dont se plaignent les entreprises d’une part et le refus de les laisser aller au bout de leurs idées d’autre part, n’accouche pas à terme d’une situation dramatique pour nos entreprises.

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    Oui, ça me plait bien cette reflexion.
    Et puis, pour titiller un peu plus la RH corporate, je la trouve bien silencieuse sur la toile, je n’ai pas encore lu de blog “RH opérationnel” , ni de forum, exprimer l’audace, en particulier les acteurs de la génération X (nomades : engouement pour l’agressivité, le goût de l’aventure, le cynisme et la contre-culture). hormis, eclairage technique quelques blogs de RH de la generation Y, plus a l aise avec les NTCI) mais ceci n’a rien a voir avec l’audace !
    la peur de l’environnement exterieur qui contribue à renforcer l’epaisse couche frontière qui sert de protection à l’entreprise. Il me semble que cette frontière epaisse devrait etre plus poreuse pour laisser passer des “informations” dans les deux sens. bien sure ça demande à l’entreprise(et ses acteurs) un fonctionnement plus humble, une remise en cause permanente, …) dans un environnement dynamique mondiale, ou l’on cultive le management de combat, quelle est la bonne voie ? (echec ou jeu de go / jeu de go ou echec )