knowledge managementQuoi de neuf…le KM en 2006 par Marc de Fauchécour
Tout le monde ne parle que de Web 2.0. Ca n’est pas un rêve ou une lubie que quelques uns, c’est une réalité.
Avant il fallait à  tout prix formaliser les connaissances et l’innovation ne se faisait que dans l’entreprise.

Aujourd’hui, les nouvelles générations partagent l’information échangent, et les entreprises ne suivent pas leur demande en terme de mise à  disposition d’outil permettant ces échanges et cette collaboration.
Le vrai défi des entreprises et de gérer le paradoxe entre l’ouverture vers leurs salariés et l’optimisation de leur production.

On parle de plus en plus de blogs dans les entreprises, d’abord anglo saxonnes puis françaises. On a eu la peur de la subjectivité des salariés. Il faut faire confiance aux colaborateurs qui sont des gens sérieux, le subjectif porte souvent l’objectif. En tout cas c’est une réalité dont il faut avoir conscience.

On passe enfin du collectif au connectif. Rien se sert de collectionner les connaissances, il suffit d’être en connexion avec la bonne source d’information.

Les TIC pour l’aide à  la vie avec Handicap

Présentation d’un excellent travail de veille effectué par des étudiants de l’ENSAM en collaboration avec HanditecAM. Nombreuses infos dispo sur le site de cette association de l’école dédiée aux personnes handicapées et à  la manière dont les TIC peuvent leur simplifier la vie.
Présence surprenante? Pas tant que ça…tant il ne faut pas perdre de vue que le KM suppose l’accessibilité de l’information pour tous. Avec peut être un jour un frein levé à  l’accueuil des handicapés en entreprise via ces technologies.

En tout cas un travail remarquable car avant de « manager » l’information il faut travailler sur son accessibilité et la décloisonner.

Construire une place de marché de l’information

Problématique: partager les connaissances dans un cabinet de propriété intellectuelle et faciliter l’échange de savoir. Entreprise partenaire: Bresse, Derambure Majerowicz.

Condition: comprendre le métier, le fonctionnement, et le type de source documentaire du client (des décisions de justice afin d’alimenter une base de jurisprudence).

Avant: des veilleurs/rédacteurs envoient des documents à  des lecteurs. Plus possible avec la croissance de l’entreprise/

Après: un système au milieu des Hommes, chacun est lecteur et rédacteur. On peut s’abonner à  un certain type d’information.

Pour définir les fonctionnalités on a utilisé Basecamp afin que tout le monde contribue au cahier des charges et que l’on puisse suivre l’état du projet. Il a été important de mettre les documents de travail sur une plateforme de travail collaboratif.

Méthodo:

1 Analyse
2 Cahier des charges
3 Choix plateforme et développement de modules spécifiques
4 Installation et validation
5 Test et mise en production. Correction des bugs.
6 Formation des utilisateurs & feedback
Les étudiants de l’ensam ont cherché une plateforme existante pour ne pas avoir à  réinventer la roue. Eu égard à  la problématique client ils ont choisi d’opter un CMS, Drupal en particiulier. Critères de choix: stabilité, gratuité, communauté existante, licence GNU GPL. A noter: pour guider leur choix ils ont également testé la popularité des CMS via des outils de type « trend ».

Démo en ligne chez le client: Cela ressemble à  un « CMS » classique. Menus adadptés au contexte…champs de saisie balisés afin de saisir des informations très structurées. Quant à  la catégorisation elle est multiple et « fermée » . Via les commentaires on partage et on crée une discussion autour d’une décision de justice.
Pour la formation: tutoriaux et faq très classiques en pdf. Formations pour les utilisateurs, les administrateurs et les développeurs futurs.

Importance du feedback: les utilisateurs ne se servent pas toujours d’un produit de la manière dont on le pensait lors de la conception.

Remarques du public:

– très « top down », il aurait fallu prendre l’utilisateur en compte plus tot. Réponse: la direction avait bien travaillé sur les besoins de ses utilisateurs. On connait les besoins d’une base de donnée juridique.
– importance de travailler non pas tout de suite sur une liste de fonctionnalités mais un scénario d’utilisation.

– quelle est la valeur ajoutée: l’important n’est pas la production informatique mais comprendre et formaliser un besoin utilisateur.

– Inspirations de la maquette: blog ou wiki (des outils connus des concepteurs), ils sont parti dans cette direction car ils avaient un passé avec ces outils.

– Comment inciter les utilisateurs?: la documentation juridique fait partie de la démarche qualité, certains seront actifs et alimenterons, d’autres moins….l’expérience le dira. On pense voir dans 6 mois si l’essentiel des décisions sont enregistrées ou non. Selon la direction on aura 5 « auteurs » significatifs sur 40 et cela suffit.