Présentation de l’expérience Thalès (division Air Systems) lors de la journée KM de l’ENSAM. Contexte: mise en place
1°) Benchmark externe: les bonnes pratiques:

Avoir le soutien de la direction

Rattacher le projet au Business

Outil convivial et simple

Cibler les moteurs, les réfractaires, les mitigés.

2°) Benchmark interne

– listing des outils présents dans l’entreprise

– déceler des dynamiques: organisationnelles (soutien du top management), culturel (enthousiasme du personnel), techniques (une population ouverte au changement)

– freins organisationnels ( Thales travaille par affaire (sur quoi imputer l’investissement), structure matriciels), culturels (grosse culture du workflow, hypervalidation), techniques (trop d’outils et faible visibilité de certains d’eux).

Element à  prendre en compte: vision de Patrick Brossais (Thalès) sur l’Agora Web qui a guidé les étudiants dans leur mission.

Partant de là , 3 outils ont été choisis: Wiki, Who’s who et blog.

wiki: suppose d’envisager un nouveau type de rapports humains (co-construire)
blog: peu utilisé en entreprise (échanger)
who’s who: identification des collaborateurs (se connecter)

Mise en place du wiki

A la demande de la communauté scientifique pour partager ses connaissances. C’est un outil de brainstorming à  temps partagé.

Facteur clé de succès: trouver un projet phare lors du déploiement du projet.

On a choisi Atlassian car spécialement adapté à  l’utilisation en entreprise.

Tout le monde est invité à  travailler sur ce projet majeur en utilisant l’outil. Devant le faible succès on organise une présentation: 90 invités, 20 réponses, 15 présents.

Nombreux freins…dont le manque de temps. Glissement du projet vers les besoins de groupes de travail>> on crée des communautés pilotes.

Il fallait également le soutien de la direction de la communication. On lui présente les enjeux…et elle freine des deux pieds. Le siège a décidé depuis d’en faire un « outil groupe » , et la direction décide finalement de jouer son rôle dans le déploiement.

Mise en place du blog

Choix de l’outil (Movable Type) pour dynamiser la création et l’innovation et que le blog serve d’appendice à  la carte des experts sur le Who’s who. Le blog va permettre à  chacun de prendre la parole et aux experts de s’identifier.
La direction de la communication freine car pas question d’une expression « bottom-up ».

On crée un blog d’aide…on référence dans le wiki. (pas sur l’intranet…trop de freins).

Le who’s who

Annuaire dynamique d’experts qui remplissent eux-même leurs profils. Ils se présentent eux même donc limitation du workflow?

Risqué? non, l’usurpation de compétence ne dure pas longtemps dans une entreprise.

Accessible depuis le wiki, pas sur l’intranet.

Phase suivante: phase humaine

Sous couverture de les aider à  remplir leur profil, on leur parlait du blog et du wiki.

Les experts comprennent les enjeux…mais collaboration passive et n’adhèrent que lorsqu’ils voient un exemple.

Conseils:

– s’expliquer vite avec la dir com pour lever les freins

– privilégier l’action: boucles de décision rapides

– etre proche des utilisateurs, des personnes motivées

– savoir laisser le temps au temps

 
  • RH

    Le who’s who repose t-il sur le Wiki? Tu distingues en effet Wiki, Blog, Who’s Who. Tu ne parles que de Who’s who accessible au travers du wiki. Ce serait tout de même plus logique que chaque expert puisse renseigner son profil sur sa page Wiki. C’est le point de départ idéal pour initier une WikiDynamique. Facile à  dire…Merc pour le retour

  • Les aléas de la prise de note en direct 😉

    D’après ce que j’ai compris ce sont des outils indépendants qui sont reliés via le wiki o๠ils sont listés en fonction de l’appartenance de l’auteur à  telle ou telle communauté.

    De toute manière je compte faire une synthèse de ce que j’ai entendu lors de la journée en prenant un brin de recul

  • Merci d’avoir posté des billets en live !
    Ce qui m’a particulièrement étonnée c’est que l’on puisse encore procéder à  la mise en place d’applications sans prendre en compte au préalable aux facteurs humains.
    Oublier la Direction de la Communication sur une opération comme celle-ci démontre bien que trop souvent la démarche KM est centrée sur une « solution outil ».
    A tout projet, avoir le soutien de la Direction Générale est primordiale mais rechercher l’appropriation des tous les Hommes qui constituent l’entreprise, c’est essentiel.
    Pour travail en mode collaboratif, il faut certes Pouvoir le faire en proposant des outils applicatifs mais aussi Vouloir et Savoir. Cela passe par le Dialogue, l’Ecoute et l’Information de tous les maillons de la chaà®ne. Combien d’outils innovants restent au rang de l’innovation par le manque d’implication !

  • Le passage en collaboratif se heurte tellement au poid des habitudes voire à  la peur de la nouveauté qu’avant de penser outil il est capital de penser usages.

    Mieux vaut changer les pratiques sans mettre d’outil que mettre un outil sans penser aux pratiques donc aux hommes.

    A leur décharge, à  outils et concepts nouveaux, méthodes de déploiement nouvelles: on ne met pas en place un intranet collabratif en place comme on mettrait un intranet classique ou un ERP. L’individu est appelé à  passer d’opérateur de saisie à  diffuseur d’information ce qui implique une prise de conscience et une approche nouvelle qu’il faut diffuser. Tout reste à  créer même si des expériences comme celles-ci (et d’autres 😉 ) permettent progressivement de mettre en place des « bonnes pratiques » en la matière