C’est à l’initiative de Fadhila Brahimi que j’ai eu l’occasion d’être invité hier au déjeuner presse de l’International Coaching Fédération France concernant l’organisation les 8 et 9 septembre prochains d’un colloque sur le thème “coaching, entreprise, et management” en collaboration avec l’EM Lyon.
L’occasion pour moi de découvrir davantage une profession que j’ai déjà eu l’occasion de cotoyer mais aux contours parfois trop diffus.
Car si ça n’est pas en tant que consultant mais en tant que blogueur (quoi que mes activités orientées vers les pratiques collaboratives et l’intelligence collective collaient pas mal) que j’étais invité, j’en ai profité pour apprendre beaucoup sur la profession et les problématiques liées au sujet du colloque de septembre. Quoique le management sportif m’intéresse beaucoup, la partie “sportive” de la blogosphère était représentée par Julien Hermetet. Et même si nous nous sommes tenus en retrait dans les échanges j’estime que nous avons beaucoup appris.
Alors, que retenir de ce déjeuner?
Sur l’ICF et la profession en général
J’ai notamment été surpris (agréablement) par l’importance mise sur la déontologie de la profession. Je constate moi même que de plus en plus de personnes s’autoproclament coach en si ou en ça et que cela ne doit pas arranger la visibilité de la profession. En tout cas entre le “jusqu’où aller”, “comment évaluer, certifier” et le “gérer le paradoxe que remplir ses objectifs c’est perdre son client le plus vite possible” j’ai en tout cas apprécié la volonté de la direction par la voie de sa nouvelle présidente Martine Volle de (re)dorer l’image de la profession.
Coaching, entreprise et management
C’était là tout de même le thème du déjeuner. La premier chose qui m’a frappé, et à laquelle je n’accordais pas tant d’importance, est l’importance donnée à l’écoute de soi et de son corps, chose que les sportifs ont et que négligent trop souvent les cadres qui frisent trop souvent le burn out par manque de prise en compte de ce paramètre. A ce titre l’intervention de Barry White, ancien professionnel de Basket et coach en entreprise était éloquante.
Autre chose, et delà de la “gouroutisation” de certains entraineurs connus qui touche davantage du happening et de l’impact fédératif que du réel coaching, la notion clé sur laquelle entreprises et monde du sport on à s’apporter est avant tout l’éthique. Un point que je regarderai avec intérêt si les comptes du rendus du colloque sont publiés.
Enfin, en ce qui me concerne, je note avec intéret le message de Gersende Delorys, préparatrice mentale et coach, qui insiste sur la différence entre résultat et performance. La performance est individuelle et se juge par rapport à soi, il y a donc forcément du positif à tirer de tout pour continuer à avancer. Le résultat est lui lié à une comparaison, aux performances des autres. On peut donc avoir des résultats le jour où paradoxalement on est moins performant. La dissociation entre ces deux concepts est en effet utile pour se projeter dans la durée et trouver des leviers pour poursuivre un effort. Je rejoins toutefois un représentant de la presse qui faisait remarquer qu’en entreprise on tolère largement moins la performance sans résultat que dans le monde du sport, ce qui expliquerait par ailleurs qu’on ne laisse (à tort) pas le temps de progresser. En tout cas une vision fort intéressante et (je pense) pertinente…qu’il reste à transposer en entreprise avec certainement quelques adaptions.
Je terminerai en remerciant Geneviève Dussardier avec qui j’ai pu avoir des échanges plus proches de mes thématiques quotidiennes et dont il sortira peut être un jour quelque chose.
En tout cas merci à l’ICF pour cette première prise de contact fort enrichissante.
[Mise à jour]: Voir le compte rendu de Gilles Forestier.
Tags: Coaching , ICF , Management , sport
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