N’en déplaise aux adeptes du port d’oeillères et à ceux qui n’ont pas conscience de la puissance que détiennent les outils d’expression en ligne accessibles à tout un chacun, il faudra jouer le jeu de la transparence où s’apprêter à passer nombre de nuits blanches.
Résumé des épisodes précédents: il y a deux sortes d’entreprises, celle qui exploitent et gèrent leur image employeur, et celles qui ont peur de s’exposer au public. Les premières, entre autres initiatives, ouvrent des blogs (comme Casino ou…la police nationale, Boeing fait bloguer un dirigeant, Sun son CEO), les autres refusent d’ouvrir le dialogue, refusent qu’on puisse exprimer son opinion sur elles. J’ai déjà dit auparavant ce que j’en pensais.
Partant du principe qu’il est impossible d’empêcher les gens d’avoir une opinion et encore moins de l’exprimer, autant que le dialogue se fasse avec l’entreprise et non dans son dos. Boeing ne dit pas autre chose “vu que les choses seront dites de toute manière on a tout à apprendre des critiques plutôt que fermer les yeux et les ignorer”.
C’est là que Jobster intervient
Longtemps avant les blogs et le web2.0 il y avait tchooze: on y parlait d’entreprises, les salariés ou ex salariés disaient ce qu’ils en pensaient, conseillaient ou non d’y postuler, donnaient des tuyaux sur les process de recrutement, l’ambiance interne etc… Nombre d’employeurs peu satisfaits de la chose ont grincé des dents et, après son rachat par Mediasystem et un petit tour de passe passe, tchooze a disparu en 2000. Son succès tenait notamment à son esprit: fini l’”Histoire Officielle” et bienvenue dans le monde de la réalité.
Aujourd’hui les mêmes craintes renaissent avec les blogs (même si qui n’a rien à se reprocher n’a pas peur qu’on parle de lui…bien au contraire) et, pis encore, va s’institutionnaliser grâce à Jobster. Désormais les inscrits ont la possibilité de donner leur avis sur leurs employeurs ou ex employeurs. L’objectif: rendre plus transparent le marché de l’emploi en donnant une image autre que le discours corporate asceptisé des DRH.
L’enjeu est donc fort pour les entreprises, qui vu la tendance lourde qui se dessine, ne pourront faire l’impasse sur une meilleure (pourquoi meilleure d’ailleurs, encore faudrait il commencer par une gestion tout court) de leur marque employeur.
Via e-recrutement et marché du travail.
L’occasion de lire le manifesto Blog Rh de Moovement?
Tags: blog-rh , communication-dentreprise , communication-rh , jobster , marque-employeur , tchooze
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Cela me fait penser a ce qu’avait essaye de lancer Stagecritics (http://www.stagescritics.com/): noter et evaluer les entreprises en fonction du statut du stagiaire.
Malheureusement meme si le contenu est interessant il n’y a pas eu assez de temoignages a mon sens pour que cela reflete une generalite.
Avec un acteur tel que jobster ça devrait le faire en terme de matière…
Jacques FROISSANT Altaïde // Jul 18, 2006 at 15:18
Jobster veut faire parler des entreprises par les candidats….
Un concept du web 1.0 qui ressurgit (en France c’était Tchooze) : donner son avis sur une entreprise en tant que candidat ou salarié. C’est Jobster qui relance cela aux USA (lire e-recrutement ici et Bertrand là sur le sujet) : attention à l’ima…
Freak Tank » Jobster.com et Tchooze.com // Aug 1, 2006 at 15:03
[...] J’ai l’impression de voir fleurir en ce moment les commentaires (chez Pierre Polycarpe, chez Yannick Fondeur, chez Jacques Froissant, chez Bertrand Duperrin) sur le nouveau Front office de Jobster qui est passé en ligne la mois dernier après une gestation relativement courte dans le “Jobster Labs” sous le nom de projet “AT”. [...]