Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Reflexions sur l'entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l'entreprise 2.0…

"Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise” Antoine Riboud.
Bloc-Notes de Bertrand Duperrin header image 2

Prendre en compte les besoins avec Maslow (et sa pyramide)

July 17th, 2006 · Comments · Entreprise, organisation et management, Fondamentaux du management, Mon profil, CV, parcours et projet

MaslowAvant d’aller plus loin avec Mc Gregor et voir la théorie Y sous un angle opérationnel, une petite halte par la case Maslow s’impose afin de compendre ce qui sera dit plus tard.

Selon Maslow, les attitudes de chacun sont guidés par la satisfaction de besoins que l’on satisfait par pallier…lorsqu’un besoin n’est pas satisfait il est dès lors impossible d’envisager de satisfaire le besoin suivant.
maslow_pyramide.gif

1er niveau: survie. Ce qui guide l’individu est la satisfaction de besoins de base essentiels comme se nourrir, dormir…

2e niveau: sécurité. L’individu recherche une sécurité physique et financière, de la stabilité.

3e niveau: socialisation. L’individu a besoin d’affection, d’amitié, d’échanges.

4e niveau: estime. L’individu va être en recherche d’admiration de prestige

5e niveau: accomplissement. L’individu va vouloir se réaliser personnellement.

Deux points à retenir: on ne s’attaque à un palier que si le palier précédent est atteint d’une part, et les stimuli auxquels sera sensible l’individu dans le cadre de son activité seront différents d’autre part.

Voilà qui nous permettra d’expliquer certaines choses dans un avenir proche.

NB: même si l’évolution de la société pourrait amener à amender sur certains points la théorie de Maslow, il n’en est pas moins qu’elle reste relativement fiable et vérifiable et qu’on a visiblement tendance à trop souvent la négliger lorsqu’on fixe des objectifs, un cadre de travail ou que l’on manage un collaborateur de manière générale.

Partagez cet article avec votre réseau:
  • Twitter
  • FriendFeed
  • Diigo
  • del.icio.us
  • Digg
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Tumblr
  • Posterous
  • Netvibes
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Print
  • Wikio FR
  • PDF
  • email
Tags: , ,

Articles sur le même sujet

Tags: ··

  • PPG
    @ bertrant : tu fais dans la théorie sociale en ce moment ;-) j'ai une appproche plus circonspecte sur la théorie de la motivation selon maslow, c'est clair, tout le monde en parle, a l'extreme, il est devenu le theoricien du comptoir,
    bien que je respecte son approche, je ne comprends pas comment on peut appliquer un outil aussi simple, à un humain aussi complexe, de surcroit est ce que le niveau inferieur doit etre systematiquement satisfait pour passer au niveau supérieur ? tout ceci me semble bien trop structuré, lineaire et determine.
  • Comme je le dis il ne faut pas la prendre à la lettre mais j'ai tout de même l'impression que nous suivons peu ou prou ce schéma.
    Par exemple...mais nous en reparlerons, le besoin de reconnaissance dans la société actuelle est concommitent à tous les autres, ce qui était à mon sens moins le cas à l'époque.
    Quant au besoin de sécurité, selon les cultures on peut le faire reposer davantage sur l'entreprise ou sur l'Etat, ce qui modifie les attentes en situation professionnelle et donc les leviers humains.

    Sinon je retombe dans la théorie car j'estime que certains fondamentaux restent valables (ou à remettre à jour mais globalement pertinents), que d'autres sont à remettre en cause car n'ayant pas survécu à 30 ou 60 ans d'évolutions sociales (alors que le modèle managérial de certains n'a pas pris en cause cette évolution de contexte et reste fondé sur des bases dépassées)...et que si j'aime innover et proposer de nouvelles manières de faire les choses en accord avec notre contexte actuel il reste utile de remettre tout ça en perspective de ce qui existe ou a existé, ne serait-ce que pour donner aux lecteurs une porte d'entrée autre que celle basée sur l'adoption de nouveaux outils (donc me resituer dans leur contexte) ou pour affiner mes approches d'autre part.

    Théorie sociale enfin parce que l'adoption de nouveaux outils, d'intranets collaboratifs comme outils de management par exemple, n'est pas une fin en soi et n'est porteuse de plus value que dans la mesure ou elle traduit la mise en place de nouvelles pratiques, humaines donc sociales par essence.
  • YGG
    Maslow pose un cadre –très innovant pour l’époque, mais très daté :
    - La hiérarchisation des besoins est fortement calquée sur la culture Nord Américaine (essayez d’expliquer la pyramide à des Indiens ou des Japonais… pas simple !)
    - L’idée que seule la satisfaction du besoin ‘de niveau inférieur’ permet de passer au niveau suivant… est fausse : quelqu’un qui se fait sauter (niant le besoin de survie) au nom d’un idéal (besoin d’accomplissement), contrevient formellement à la démonstration de Maslow… et pourtant ça existe (Jean Moulin qui se jette par la fenêtre pour ne pas parler sous la torture, pour en rester là) ;
    - Ce qui apparaît en fait comme premier c’est le besoin de _sens_ : je ne sais plus qui résumait la pyramide en trois niveaux (en ‘remontant’ : maintenance, reliance et sens) ; et on peut dire que c’est le sens qui entraîne le reste ; si ce que je vis n’a pas de sens pour moi, je peux me laisser mourir, je peux m’isoler, etc. à l’inverse (cf. F. Dolto), un être humain peut vivre à peu près n’importe quoi (survivre à…) du moment qu’il/elle peut lui donner du sens.
    - [Une incidente sur les 3 sens de « sens » ? Allez : sens = perception (les 5 sens) ; sens = direction (« ça va dans le bon sens ») ; sens = signification (« ça n’a pas de sens ») – le tout petit enfant sent (sa mère/ le sein), s’oriente vers elle, et expérimente « c’est bon » (donne un sens positif).]
    - Je proposerai de mettre la pyramide à l’envers, sur la pointe !
    - À part ça, la pyramide reste une structure utile pour réfléchir –question : en quoi le contrat Taylorien satisfaisait-il aux niveaux de la pyramide de Maslow ? Vous avez 2 heures… ;-)

    À part ça merci pour la référence à mon (modeste) blog, et merci pour un blog riche et utile.
  • YGG>>> C'est exactement ça...Maslow est daté. D'un autre coté on ne peut que constater que ses 5 "besoins" sont bien rééls. Le challenge de l'entreprise actuelle est à mon avis de satisfaire les 5 en même temps, un point c'est tout. On peut aussi découper la pyramide, la mettre sur la pointe...son contenu est à mon avis bon mais mal ordonné pour attaquer le XXIe siècle.
    La question de donner du sens est, elle, essentielle.

    Merci de ton passage, j'apprécie beaucoup ton blog et la manière dont tu vois et traites les choses.
  • La pyramide est en effet bien datée.

    1.Maslow fait une critique de Freud qui prouve sa méconnaissance et vraisemblablement son incompréhension de la distinction entre besoin et désir.

    2.La continuité qu'il maintient entre les différents niveaux du besoin ne tient pas compte de la rupture établie dès les années 40 par Claude Lévi-Strauss par exemple, entre nature et culture.

    3. Tout l'intérêt actuel porté par des économistes sur l'ethnologie tend à prouver que la notion de besoin est éminemment relative. Ce que disait déjà, Galbraith en son temps : "Les besoins sont en réalité le fruit de la production"

    De mémoire, je crois que son livre date des années 1950. L'apport des sciences sociales depuis cette époque est considérable. Je viens d'apprendre que la pyramide est encore enseignée dans les écoles de gestion ; je crois qu'il serait temps de passer à des concepts un peu plus récents.

    Un débat intéressant en tout cas.
  • Je confirme que c'est encore enseigné...mais je pense que c'est nécessaire ne serait-ce que pour avoir une base datée et contextuée. De là réfléchir à l'évolution est très instructif.

    C'est sur que si elle est enseignée et à prendre pour argent comptant on est pas sortis de l'auberge...
blog comments powered by Disqus

Tag Cloud