Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Reflexions sur l'entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l'entreprise 2.0…

"Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise” Antoine Riboud.
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A quoi ça sert de répondre aux questions des autres?

November 29th, 2006 · View Comments · Pratiques / Outils collaboratifs

interroDans un schéma de collaboration on a souvent le choix entre deux postures que l’on utilise tour à tour : apporteur ou demandeur de solution. Une question qui se pose fréquemment chez les collabo-sceptiques est ” mais quel intérêt de répondre aux demandes des autres ? ” ou encore “pourquoi donc demander, je ne vois pas pourquoi les autres répondraient”.

Et bien il y a nombre de raisons, plus ou moins conscientes, qui font que cela marche. Que ce soit dans l’entreprise avec des solutions adaptées comme blueKiwi ou “dans la vraie vie” avec le succès grandissant de Yahoo! Answers.

A ce titre j’ai bien aimé une question posée par Jeremie Berrebi sur la dite plateforme : “A quoi ça sert de répondre aux questions sur Yahoo Answers”. Certaines réponses empreintes de bon sens (en aidant les autres j’apprend moi-même) et d’autres a priori plus légères mais qui ne sont pas pour autant dénuées d’intéret. “Pour marquer des points” signifie dans un cadre professionnel “me faire remarquer et apprécier”, quoi de plus logique, l’individu aide souvent pour être vu en position d’aidant. “Pour passer le temps au boulot” pourrait sembler contre productif. D’un autre coté je me dis que si tous les salariés qui voulaient “s’échapper quelques minutes” passaient ces minutes à aider leurs collègues on ne leur reprocherait pas tant de tuer le temps au bureau.

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  • Encore quelques pensées sur le sujet :

    - passer du "si je réussis les autres réussiront " ( c'est à dire bougez vous pour moi car vous ne serez valorisés que si votre manager réussit) à "il faut que que les autres réussissent pour que je réussisse" (j'ai besoin d'une équipe performante).

    Que qui dit autrement fini le "aide toi le ciel t'aidera" au "aide les autres, ils te le rendront".
  • Arnaud tu anticipes encore certains de mes articles en préparation mais je crois qe c'est une habitude chez toi.

    Ce que je crois aujourd'hui:
    - nous devons faire face à des problématiques tellement complexes que nous ne pouvons les résoudre seuls. Et encore moins avec la contrainte de temps qui est aujourd'hui la clé de réussite de tout projet.
    - nous basculons clairement dans l'ère de l'entreprise du savoir. Je n'énonce rien de nouveau ici, tout le monde en a conscience. Par contre rares sont ceux qui en tirent les conséquences en termes de management et d'organisation. Le savoir et son utilisation sont les leviers de la réussite de nos entreprises. Or le savoir n'est pas figé : c'est le rôle d'un manager de faire en sorte que ses équipes accroissent leur savoir. Le temps est révolu ou la légitimité managériale venait du fait ce que certains savaient et d'autre pas. La légitimité se gagnera, notamment avec les knwoledge workers, par la facilitation de la mise en relation des savoirs et des intelligences
    - ce qui nous ramène enfin, et finalement, au rôle du manager. Dirigeant ou facilitateur ? J'opte pour la seconde option. On assimile trop cette fonction à un statut liée au pouvori ce qui est une erreur. Le manager est au service de ses équipes pour les faire réussir, son rôle est de faire réussir les autres. Logique vu qu'il est au final évalué sur les résultats de son équipe. Mais j'ai bien peur que notre société peine encore à ne voir dans ce rôle que la concrétisation de la détention d'un pouvoir sur les autres.

    Et pour conclure à l'heure où l'on recherche des leviers de motivation, où l'on cherche à impliquer davantage les collaborateurs dans leur entreprise, je pense que les résultats en la matière seront meilleurs dès lors que les individus ressentiront qu'on pense à eux et qu'on les aide à progresser. On parle d'équipes, qu'est une équipe dont le leader laisse peu à peu ses membres au bord de la route ? Au mieux un groupe de mercenaires, au pire un groupe désabusé sans objectifs, ni croyance, ni confiance. Dans un cas comme dans l'autre ça peut faire illusion un temps mais ça ne permet pas d'aller loin.
  • Arnaud
    Salut Bertrand,

    Que signifie apprendre?

    Question anodine qui bien souvent reçoit une réponse centrée sur soi.
    Mais c'est le même verbe qui possède une seconce acception: apprendre à autrui.
    J'aime ce verbe apprendre.

    Je reste de plus en plus persuadé que pour réussir sa vie il faut commencer par faire réussir celle des autres.
    Quelles sont tes commentaires sur cette façon de voir la vie?

    Au plair de te lire
    Arnaud
  • Je trouve grave de se poser la question "a quoi cela sert d'aider les autres" ... en premier lieu je dirai pour la majorité des gens, s'aider soi-même
    aider les autres c'est améliorer les performances d'un groupe, permettre d'avancer, développer un réseau de complémentarité (aider qqun qui t'aidera en retour...)
    en même temps, ça ne m'étonne pas que certains se posent la question ...
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