L’économie change, et l’entreprise ?

fotolia_1200485.jpgJe vous parlais il y a quelques jours d’un rapport McKinsey qui mettait en avant l’importance des interactions dans la réussite des entreprises demain. Dans la même tendance je ne peux que vous conseiller le rapport sur l’économie de l’immatériel dont j’ai eu connaissance par un excellent article du Figaro de ce week end et que vous pouvez consulter ici.

Au fond cela tombe bien car c’est un sujet que je comptais aborder dans les jours à venir, car je pense qu’à l’heure actuelle, la prise de conscience de la nécessité pour les entreprises de faire évoluer leurs modèles internes requiert une autre prise de conscience, celle que l’économie et l’environnement évoluent, que la production et les profils des collaborateurs également, et qu’on ne fera pas fonctionner l’entreprise de 2010 comme celle de 1990 qui finalement restait vaguement campée sur un héritage post industriel mais sans remise en cause profonde.
Que nous dit on ?

• La croissance dépend moins des usines que de l’imagination

• Une économie qui n’a pas de fondement physique mais qui place la capacité intellectuelle, la connaissance, l’imagination, l’innovation et la recherche au cœur de la création de valeur.

• Dans 10 ans les économies les plus performantes seront celles qui seront capables de fonctionner en réseaux dans une économie des relations.

• Le capital humain devenant prépondérant, le rapport propose même de le valoriser comptablement.

Je suis agréablement surpris qu’une telle prise de conscience arrive au niveau de l’Etat. Maintenant reste à décliner cela au niveau des entreprises, et surtout savoir les conclusions qu’on en tire. On ne peut pas acquiescer à ce rapport et continuer à faire travailler des travailleurs du savoir comme des ouvriers dans l’industrie des années 50/60, ni paniquer lorsqu’il est question de les laisser s’exprimer (sinon à quoi bon reconnaitre que leur savoir est une force pour l’entreprise).

En effet la mutation nécessaire est importante. A mon avis cela fleure bon l’entreprise 2.0 non ?

Crédits image: © Scott Maxwell – FOTOLIA

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  • http://jdumetz.free.fr Joseph

    L’expression valoriser le capital humain me gène toujours un peu. Parce que le bouleversement va au delà de valoriser le capital humain, comme on valorise le gaz de décharge ou les valoriser les déchets ménager.

    Valoriser ce n’est pas non plus apporter un statut, une place hiérarchique supérieure…

  • http://www.duperrin.com Bertrand DUPERRIN

    Fort juste.

    Mais nous devons aussi prendre en compte qu’un frein à tout projet à vocation de valoriser l’individu et son apport, le développer, même si on connait son impact sur l’entreprise se heurte à un frein au niveau de la décision finale : aucun impact immédiat visible sur un compte de résultat, effets donc non visibles donc adieu projet.

    Nombre de décisions ne sont prises qu’en identifiant un impact financier / comptable certain. Alors si la valorisation quantitative (comptable) permet de justifier la mise en place de politiques de valorisation qualitatives je signe tout de suite.