L’immatériel a une vraie valeur (non comptabilisée) pour l’entreprise

images2.jpegLa transformation que vivent les entreprises aujourd’hui impose aux décideurs de petites gymnastiques dues à la remise en cause de modèles de raisonnements avec lesquels tout le monde avait ses petites habitudes. Par exemple donner une valeur comptable à du qualitatif ou encore reconnaitre et valoriser l’immatériel.

Sur ce second point Ernst&Young vient de publier une étude fort intéressante que je conseille à tous ceux qui ont du mal de franchir le pas intellectuellement ou qui ont peur de se faire rabrouer par leur hiérarchie dès lors qu’ils proposeront d’investir sur de l’intangible (Merci à b-r-ent pour l’info).

Que faut il en retenir ?

• Sur un échantillon de 98 entreprises européennes cotées de premier plan, l’immatériel représente en moyenne 60% de leur valeur.

• En moyenne, seulement 36% de la valeur de l’immatériel est présentée au bilan (actifs incorporels et goodwill).

• Les cinq secteurs dans lesquels le capital immatériel représente la plus grande part sont : la pharmacie, le tabac, le luxe, les médias/loisirs et les services aux entreprises.

• Les bilans de prennent en compte l’immatériel que partiellement. Toutefois, au-delà des aspects liés à l’adoption récente des normes IFRS, une gestion active de l’immatériel répond à de nombreux autres enjeux et dépasse donc la seule question de l’information comptable.

Un actif majeur sous valorisé donc. Messieurs des services comptables, on fait quoi maintenant ?

A mon avis le problème de la valorisation de l’immatériel relève notamment de son identification et sa capitalisation. Il y a bien l’immatériel connu…mais également l’inconnu, l’informel, les idées, les réflexions… Peut être que pour permettre une meilleur valorisation de l’immatériel il faudrait le capter…donc laisser ses détenteurs l’exprimer. Suivez mon regard…
Vous pouvez télécharger l’étude ici.

Lire aussi cette ancienne note.

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  • http://christianbodier.typepad.com/ Christian Bodier

    Je trouve votre article très intéressant d’autant que je lis “Valoriser le capital immatériel de l’entreprise” de Alan Fustec et Bernard Marois.
    Je travaille sur un projet dans le e-tourisme actuellement et votre question prend tout son sens. Comment procède t’on pour valoriser les capitaux immatériels du savoir en passant par la marque , le capital humain etc ?
    Quel est le spécialiste à même d’aider l’entrepreneur ?

  • http://nano-marketing.eu Revgi

    Bien d’accord avec toi et merci d’avoir repris ce post sur BRENT. En ce qui concerne le fait d’être capable de le capter… c’est là tout l’enjeux de notre génération, de nos entreprises et plus modestement du concept que j’ai développé de nano-marketing.

    Les anciennes théories du management (Michael Porter avec la chaine de valeur ajoutée; M Kotler avec les 4 P du marketing Mix, Shannon avec la théorie de la communication et tant d’autres) sont toujours utiles et indispensables mais devenues bien insuffisantes pour décrire la réalité de notre monde, de nos entreprises et de leurs marchés… les informations issues de l’usage des outils de nano-publication comme les appellent la brillante revue britannique THE Economist (avril 2006) ne sont pas perceptibles et bien sur elles ne sont pas valorisables par les praticiens traditionnels.

    De ces outils de nano-publication tant dans l’entreprise qu’à l’extérieur avec les blogs, les flux RSS, les tags, les moblogs etc… font émmerger des techniques et des outils de nano-marketing; dispositif enfin capable de donner du sens et de la valeur à ces signaux à la fois trop faibles avec les standards traditionnels mais avec une résonnance mondiale gràce au world wide web !

    Cf l’exploitation de mon post sur b-r-ent dans le cadre du blog de NNM
    http://nano-marketing.viabloga.com/news/sans-titre-3
    Cheers,
    Gil