La transformation que vivent les entreprises aujourd’hui impose aux décideurs de petites gymnastiques dues à la remise en cause de modèles de raisonnements avec lesquels tout le monde avait ses petites habitudes. Par exemple donner une valeur comptable à du qualitatif ou encore reconnaitre et valoriser l’immatériel.
Sur ce second point Ernst&Young vient de publier une étude fort intéressante que je conseille à tous ceux qui ont du mal de franchir le pas intellectuellement ou qui ont peur de se faire rabrouer par leur hiérarchie dès lors qu’ils proposeront d’investir sur de l’intangible (Merci à b-r-ent pour l’info).
Que faut il en retenir ?
• Sur un échantillon de 98 entreprises européennes cotées de premier plan, l’immatériel représente en moyenne 60% de leur valeur.
• En moyenne, seulement 36% de la valeur de l’immatériel est présentée au bilan (actifs incorporels et goodwill).
• Les cinq secteurs dans lesquels le capital immatériel représente la plus grande part sont : la pharmacie, le tabac, le luxe, les médias/loisirs et les services aux entreprises.
• Les bilans de prennent en compte l’immatériel que partiellement. Toutefois, au-delà des aspects liés à l’adoption récente des normes IFRS, une gestion active de l’immatériel répond à de nombreux autres enjeux et dépasse donc la seule question de l’information comptable.
Un actif majeur sous valorisé donc. Messieurs des services comptables, on fait quoi maintenant ?
A mon avis le problème de la valorisation de l’immatériel relève notamment de son identification et sa capitalisation. Il y a bien l’immatériel connu…mais également l’inconnu, l’informel, les idées, les réflexions… Peut être que pour permettre une meilleur valorisation de l’immatériel il faudrait le capter…donc laisser ses détenteurs l’exprimer. Suivez mon regard…
Vous pouvez télécharger l’étude ici.
Lire aussi cette ancienne note.
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