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	<title>Comments on: Effet Hawthorne, productivité du social computing et double budget</title>
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	<description>Reflexions sur l&#039;entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l&#039;entreprise 2.0...</description>
	<lastBuildDate>Fri, 19 Mar 2010 14:56:32 +0100</lastBuildDate>
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		<title>By: Bertrand DUPERRIN</title>
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		<dc:creator>Bertrand DUPERRIN</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2007 14:39:11 +0000</pubDate>
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		<description>Heu....sur les deux derniers points que tu mets en évidence et la conclusion que tu tires...on pourrait presque co-signer un manifeste là dessus.

D&#039;ailleurs si j&#039;aime &quot;allumer Taylor&quot; ce n&#039;est pas sa démarche (dont tu prouves le bien fondé) mais plutôt ceux qui n&#039;en n&#039;ont gardé que les conclusions pour en tirer quelques verités à inscrire dans le marbre. Taylor, tes héritiers ne t&#039;ont pas compris et t&#039;ont trahis.

Ajoutons enfin que , comme tu le dis, l&#039;outil se rapproche de plus en plus de l&#039;humain avec deux conséquences qu&#039;il faut également prendre en compte : les &quot;outilleurs&quot; sont mal à l&#039;aise et passent cet aspect sous silence, et les &quot;humanistes&quot; refusent de concevoir qu&#039;un outil puisse avoit une dimension sociale. Le fait que ces deux périmètres se rencontrent rend les acteurs pour le moins mal à l&#039;aise ce qui les empêche de vraiment voir ce qu&#039;ils ont à ce dire. Tout du moins pour le moment.

Je ne sais si travailler sur les indicateurs et le reporting sera suffisant mais ce sera à coup sur nécessaire. Mais avant tout il faudra travailler sur le paradigme qui a fait qu&#039;ont été construits les systèmes actuels. 

Je me souviens des paroles d&#039;une personne avec qui j&#039;avais eu cette discussion il y a plus d&#039;un an et qui avait conclu &quot;...de toute manière tout est question de changement de paradigme&quot;.

Bref...on a encore du boulot.

PS : ce sera très intéressant de se voir à l&#039;ENSAM en effet.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Heu&#8230;.sur les deux derniers points que tu mets en évidence et la conclusion que tu tires&#8230;on pourrait presque co-signer un manifeste là dessus.</p>
<p>D&#8217;ailleurs si j&#8217;aime &#8220;allumer Taylor&#8221; ce n&#8217;est pas sa démarche (dont tu prouves le bien fondé) mais plutôt ceux qui n&#8217;en n&#8217;ont gardé que les conclusions pour en tirer quelques verités à inscrire dans le marbre. Taylor, tes héritiers ne t&#8217;ont pas compris et t&#8217;ont trahis.</p>
<p>Ajoutons enfin que , comme tu le dis, l&#8217;outil se rapproche de plus en plus de l&#8217;humain avec deux conséquences qu&#8217;il faut également prendre en compte : les &#8220;outilleurs&#8221; sont mal à l&#8217;aise et passent cet aspect sous silence, et les &#8220;humanistes&#8221; refusent de concevoir qu&#8217;un outil puisse avoit une dimension sociale. Le fait que ces deux périmètres se rencontrent rend les acteurs pour le moins mal à l&#8217;aise ce qui les empêche de vraiment voir ce qu&#8217;ils ont à ce dire. Tout du moins pour le moment.</p>
<p>Je ne sais si travailler sur les indicateurs et le reporting sera suffisant mais ce sera à coup sur nécessaire. Mais avant tout il faudra travailler sur le paradigme qui a fait qu&#8217;ont été construits les systèmes actuels. </p>
<p>Je me souviens des paroles d&#8217;une personne avec qui j&#8217;avais eu cette discussion il y a plus d&#8217;un an et qui avait conclu &#8220;&#8230;de toute manière tout est question de changement de paradigme&#8221;.</p>
<p>Bref&#8230;on a encore du boulot.</p>
<p>PS : ce sera très intéressant de se voir à l&#8217;ENSAM en effet.</p>
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	<item>
		<title>By: Olivier Amprimo</title>
		<link>http://www.duperrin.com/2007/06/11/effet-hawthorne-productivite-du-social-computing-et-double-budget/comment-page-1/#comment-72080</link>
		<dc:creator>Olivier Amprimo</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2007 12:18:50 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour Bertrand,

Nous aurons sans doute l&#039;occasion de discuter de tout cela mardi au CNAM (merci à Marc de Fouchécour et à ses étudiants soit dit au passage).

Pour la reconnaissance, c&#039;est bien évidement une question ultra-importante car elle est source de motivation et un &quot;knowledge worker&quot; non motivé c&#039;est un &quot;knowledge worker&quot; sous-productif/efficace. La question de la reconnaissance doit être prise au sens le plus large. Plus large que ce qui se fait habituellement car il y a une tendance à la réduire à une motivation d&#039;ordre financier.

Pour la productivité, tu soulignes un point très important: la difficulté à mesurer l&#039;inquantifiable. Nous en avions je crois discuté il y a quelques mois. La connaissance n&#039;est en est effet pas mesurable car elle est immatérielle. Il y a donc tout simplement remise en cause du dispositif sur lequel s&#039;est construit la civilisation européenne depuis Galilée (et oui, rien que cela, tout cela) : la mesure précède la matière (cf Etudes Galiléennes de Koyré). La réponse existe pourtant. Et il n&#039;y a pas besoin d&#039;aller voir ailleurs puisque Claude Roche de FT R&amp;D la donne depuis des années: il faut rematérialiser. Ce n&#039;est pas un hasard si l&#039;on traduit &quot;knowledge management&quot; par &quot;gestion des connaissances&quot; et non &quot;gestion de la connaissance&quot;. LES connaissanceS sont des produits de LA connaissance, ce sont des informations ou des données (selon le niveau de formalisation et de structuration).
Dans cette perspective, le KM a permis de formaliser des savoirs pour les capitaliser, la gestion de communauté de pratique a permis de formaliser les réseaux de compétences pour les faire fructifier dans et au profit d&#039;un collectif, les outils sociaux (web 2.0 &gt; entreprise 2.0) permettent de formaliser les partages de connaissances et la collaboration dans l&#039;action pour que cela bénéficie à tout le collectif (mieux encore que le courrier électronique qui crée des silos informationnels qui de plus disparaissent lorsque l&#039;un des membres s&#039;en va puisque l&#039;on coupe son compte). Il existe une logique linéaire.
Les outils de formalisation sont là même s&#039;ils ne sont pas toujours (bien) utilisés. Ils permettent de diffuser dans le temps et l&#039;espace des informations. La révolution de l&#039;information que l&#039;on connaît depuis l&#039;apparition des ordinateurs entraîne depuis 20 ans un processus progressif mais bien réel de rationalisation du travail de nature intellectuelle (conception, relation clients et processus informationnels internes). Ce n&#039;est pas un hasard si les DSI ont un tel poids dans les organisations. Plus l&#039;on avance et plus cela difficile parce que l&#039;on se rapproche de LA connaissance et donc de l&#039;humain. On s&#039;aventure dans le politique, on sort du technique (je travaille dessus en ce moment quand j&#039;ai 3&#039;).

Tout va presque bien donc. Non et pour deux raisons:
1 - Parce que l&#039;on est dans un processus dont on ne voit pas la fin - la révolution de l&#039;information semble loin d&#039;être finie - ce qui condamne l&#039;employé à être un Sisyphe (il l&#039;est déjà du fait de la concurrence sur son marché) sans le prévenir du risque de décrocher.
C&#039;est là où il est intéressant que les employés ne soient pas systématiquement le nez dans le guidon. La productivité ne doit pas être confondue avec l&#039;intensité.

2 - Parce que l&#039;on met en place des systèmes productifs mais pas les systèmes pertinents de contrôle de l&#039;activité qui en découlent. Les employés qui ont des ordinateurs sont évalués par rapport à des processus organisationnels que l&#039;on restreint à un système informatique (CRM, ERP, ...). Or le fait est que pour mener à bien leurs missions, les employés ont besoin d&#039;utiliser d&#039;autres moyens que le système désigné (y compris la délibération chère à Eric Fay). Cela crée des trous noirs qui rendent le processus opaque. On ne juge les employés que sur une partie de leur travail réel. [En disant cela je n&#039;oublie pas que certains d&#039;entre eux rendent volontairement opaque leur travail, par souci de marge de manoeuvre ou par &quot;flânerie&quot;].
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets pousse certains maladroits et/ou malotrus à considérer que l&#039;employé &quot;ne fait rien&quot; (comprendre pour l&#039;organisation).
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets condamne toute réflexion à partir du ROI, pourtant dominante et récurrente, à n&#039;être que castratrice dès lors qu&#039;elle est systématique.
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets dégrade la confiance, l&#039;ambiance mais aussi l&#039;efficacité et donc la création de richesse. 
Les systèmes ont besoin de plus d&#039;intelligence et cette intelligence se gagne en mettant les doigts dans le cambouis, selon la méthode de Taylor (désolé d&#039;insister), pas celle de Procuste. Il faut cesser de laisser la mesure aux seuls financiers : les contrôleurs de gestion font un excellent travail mais ils ont besoin des métiers pour appréhender la finesse des choses. C&#039;est seulement comme cela que l&#039;on aura une réponse juste, car contingente et fondée sur la réalité opérationnelle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Bertrand,</p>
<p>Nous aurons sans doute l&#8217;occasion de discuter de tout cela mardi au CNAM (merci à Marc de Fouchécour et à ses étudiants soit dit au passage).</p>
<p>Pour la reconnaissance, c&#8217;est bien évidement une question ultra-importante car elle est source de motivation et un &#8220;knowledge worker&#8221; non motivé c&#8217;est un &#8220;knowledge worker&#8221; sous-productif/efficace. La question de la reconnaissance doit être prise au sens le plus large. Plus large que ce qui se fait habituellement car il y a une tendance à la réduire à une motivation d&#8217;ordre financier.</p>
<p>Pour la productivité, tu soulignes un point très important: la difficulté à mesurer l&#8217;inquantifiable. Nous en avions je crois discuté il y a quelques mois. La connaissance n&#8217;est en est effet pas mesurable car elle est immatérielle. Il y a donc tout simplement remise en cause du dispositif sur lequel s&#8217;est construit la civilisation européenne depuis Galilée (et oui, rien que cela, tout cela) : la mesure précède la matière (cf Etudes Galiléennes de Koyré). La réponse existe pourtant. Et il n&#8217;y a pas besoin d&#8217;aller voir ailleurs puisque Claude Roche de FT R&amp;D la donne depuis des années: il faut rematérialiser. Ce n&#8217;est pas un hasard si l&#8217;on traduit &#8220;knowledge management&#8221; par &#8220;gestion des connaissances&#8221; et non &#8220;gestion de la connaissance&#8221;. LES connaissanceS sont des produits de LA connaissance, ce sont des informations ou des données (selon le niveau de formalisation et de structuration).<br />
Dans cette perspective, le KM a permis de formaliser des savoirs pour les capitaliser, la gestion de communauté de pratique a permis de formaliser les réseaux de compétences pour les faire fructifier dans et au profit d&#8217;un collectif, les outils sociaux (web 2.0 &gt; entreprise 2.0) permettent de formaliser les partages de connaissances et la collaboration dans l&#8217;action pour que cela bénéficie à tout le collectif (mieux encore que le courrier électronique qui crée des silos informationnels qui de plus disparaissent lorsque l&#8217;un des membres s&#8217;en va puisque l&#8217;on coupe son compte). Il existe une logique linéaire.<br />
Les outils de formalisation sont là même s&#8217;ils ne sont pas toujours (bien) utilisés. Ils permettent de diffuser dans le temps et l&#8217;espace des informations. La révolution de l&#8217;information que l&#8217;on connaît depuis l&#8217;apparition des ordinateurs entraîne depuis 20 ans un processus progressif mais bien réel de rationalisation du travail de nature intellectuelle (conception, relation clients et processus informationnels internes). Ce n&#8217;est pas un hasard si les DSI ont un tel poids dans les organisations. Plus l&#8217;on avance et plus cela difficile parce que l&#8217;on se rapproche de LA connaissance et donc de l&#8217;humain. On s&#8217;aventure dans le politique, on sort du technique (je travaille dessus en ce moment quand j&#8217;ai 3&#8242;).</p>
<p>Tout va presque bien donc. Non et pour deux raisons:<br />
1 &#8211; Parce que l&#8217;on est dans un processus dont on ne voit pas la fin &#8211; la révolution de l&#8217;information semble loin d&#8217;être finie &#8211; ce qui condamne l&#8217;employé à être un Sisyphe (il l&#8217;est déjà du fait de la concurrence sur son marché) sans le prévenir du risque de décrocher.<br />
C&#8217;est là où il est intéressant que les employés ne soient pas systématiquement le nez dans le guidon. La productivité ne doit pas être confondue avec l&#8217;intensité.</p>
<p>2 &#8211; Parce que l&#8217;on met en place des systèmes productifs mais pas les systèmes pertinents de contrôle de l&#8217;activité qui en découlent. Les employés qui ont des ordinateurs sont évalués par rapport à des processus organisationnels que l&#8217;on restreint à un système informatique (CRM, ERP, &#8230;). Or le fait est que pour mener à bien leurs missions, les employés ont besoin d&#8217;utiliser d&#8217;autres moyens que le système désigné (y compris la délibération chère à Eric Fay). Cela crée des trous noirs qui rendent le processus opaque. On ne juge les employés que sur une partie de leur travail réel. [En disant cela je n'oublie pas que certains d'entre eux rendent volontairement opaque leur travail, par souci de marge de manoeuvre ou par "flânerie"].<br />
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets pousse certains maladroits et/ou malotrus à considérer que l&#8217;employé &#8220;ne fait rien&#8221; (comprendre pour l&#8217;organisation).<br />
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets condamne toute réflexion à partir du ROI, pourtant dominante et récurrente, à n&#8217;être que castratrice dès lors qu&#8217;elle est systématique.<br />
Ce manque de transparence du fait de systèmes de reporting incomplets dégrade la confiance, l&#8217;ambiance mais aussi l&#8217;efficacité et donc la création de richesse.<br />
Les systèmes ont besoin de plus d&#8217;intelligence et cette intelligence se gagne en mettant les doigts dans le cambouis, selon la méthode de Taylor (désolé d&#8217;insister), pas celle de Procuste. Il faut cesser de laisser la mesure aux seuls financiers : les contrôleurs de gestion font un excellent travail mais ils ont besoin des métiers pour appréhender la finesse des choses. C&#8217;est seulement comme cela que l&#8217;on aura une réponse juste, car contingente et fondée sur la réalité opérationnelle.</p>
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		<title>By: Bertrand DUPERRIN</title>
		<link>http://www.duperrin.com/2007/06/11/effet-hawthorne-productivite-du-social-computing-et-double-budget/comment-page-1/#comment-71800</link>
		<dc:creator>Bertrand DUPERRIN</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 18:05:59 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour Olivier, content de te lire ici :

- sur les 80/20 c&#039;est bien entendu une valeur &quot;standard&quot;...selon le contexte, le type d&#039;entreprise, le marché c&#039;est un curseur qu&#039;il faut bien entendu bouger.

- sur l&#039;effet Hawthorne : et bien oui, justement, c&#039;est une question de reconnaissance. Tout comme en entreprise : l&#039;exemplarité et les bonnes intentions doivent être des pratiques et non des bons mots et se maintenir dans la durée. Impliquer une équipe, une communauté, c&#039;est un travail au quotidien. Je signale par ailleurs que mardi la journée KM de l&#039;ENSAM aura pour fil conducteur la confiance. Car en fait tout vient de là...la confiance se gagne et se mérite au quotidien. 

- Pour la productivité tout est bien entendu une affaire de métrique. D&#039;ailleurs la productivité, donnée facile à manipuler et avec une métrique connue il y a encore peu perd, comme tu soulignes, quelque peu son sens. Et si au lieu de définir une nouvelle métrique on se posait la question de savoir ce qu&#039;on attend des salariés aujourd&#039;hui ? Peut être que l&#039;on mettrait en évidence que la définition de la productivité est inadéquate...ou alors que finalement on recherche une autre chose que l&#039;on n&#039;appelle plus productivité.

Pour arriver à mettre en place la méthode que tu appelles de tes voeux il restera  une question majeure à résoudre : comment mesurer l&#039;inquantifiable. ? Comment le valoriser ? Comment prendre en compte le fait qu&#039;une connaissance produite ce jour ne sera créatrice de valeur dans 2 ans ? 

Tant que l&#039;on n&#039;aura pas répondu à ces questions j&#039;ai bien peur qu&#039;il sera difficile au Taylor de la nouvelle économie de nous apporter une solution à tout le reste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Olivier, content de te lire ici :</p>
<p>- sur les 80/20 c&#8217;est bien entendu une valeur &#8220;standard&#8221;&#8230;selon le contexte, le type d&#8217;entreprise, le marché c&#8217;est un curseur qu&#8217;il faut bien entendu bouger.</p>
<p>- sur l&#8217;effet Hawthorne : et bien oui, justement, c&#8217;est une question de reconnaissance. Tout comme en entreprise : l&#8217;exemplarité et les bonnes intentions doivent être des pratiques et non des bons mots et se maintenir dans la durée. Impliquer une équipe, une communauté, c&#8217;est un travail au quotidien. Je signale par ailleurs que mardi la journée KM de l&#8217;ENSAM aura pour fil conducteur la confiance. Car en fait tout vient de là&#8230;la confiance se gagne et se mérite au quotidien. </p>
<p>- Pour la productivité tout est bien entendu une affaire de métrique. D&#8217;ailleurs la productivité, donnée facile à manipuler et avec une métrique connue il y a encore peu perd, comme tu soulignes, quelque peu son sens. Et si au lieu de définir une nouvelle métrique on se posait la question de savoir ce qu&#8217;on attend des salariés aujourd&#8217;hui ? Peut être que l&#8217;on mettrait en évidence que la définition de la productivité est inadéquate&#8230;ou alors que finalement on recherche une autre chose que l&#8217;on n&#8217;appelle plus productivité.</p>
<p>Pour arriver à mettre en place la méthode que tu appelles de tes voeux il restera  une question majeure à résoudre : comment mesurer l&#8217;inquantifiable. ? Comment le valoriser ? Comment prendre en compte le fait qu&#8217;une connaissance produite ce jour ne sera créatrice de valeur dans 2 ans ? </p>
<p>Tant que l&#8217;on n&#8217;aura pas répondu à ces questions j&#8217;ai bien peur qu&#8217;il sera difficile au Taylor de la nouvelle économie de nous apporter une solution à tout le reste.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Olivier Amprimo</title>
		<link>http://www.duperrin.com/2007/06/11/effet-hawthorne-productivite-du-social-computing-et-double-budget/comment-page-1/#comment-71796</link>
		<dc:creator>Olivier Amprimo</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 17:35:03 +0000</pubDate>
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		<description>Appliquer la règle indémodable du 80/20 de manière normative me parait dangereuse. L&#039;entreprise n&#039;a pas besoin de dogme mais de pragmatisme. Quand à l&#039;innovation elle ne se décrète pas, au mieux elle s&#039;encourage et se facilite. Google a une politique réussie d&#039;innovation pas parce que ses employés ont 20% de temps dédié systématiquement à innover mais parce que l&#039;entreprise leur donne les moyens de pousser leurs idées.

Quant à l&#039;effet Hawthorne, que l&#039;on regarde un peu en profondeur la méthode de recherche employée par Mayo (puisque c&#039;est un chercheur), on se rend compte que le résultat est à la hauteur du dispositif. Cette expérience est un cas d&#039;Ecole des difficultés de la recherche intervention: l&#039;observateur aussi neutre soit-il pollue le groupe qu&#039;il étudie. Dès que Mayo est retourné à son laboratoire d&#039;université, la productivité à chuté, peu importe les conditions de travail (dans la série lire &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Prix-lexcellence-Tom-Peters/dp/2100044257&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Le prix de l&#039;excellence&lt;/a&gt; de Peters, il lui est arrivé la même mésaventure). Il y a productivité à Hawthorne parce qu&#039;il y a reconnaissance. C&#039;est la même chose que le loft: on enlève les caméras et c&#039;est tout de suite moins &quot;pipolle&quot;.

Quand à la productivité engendrée par les outils sociaux, elle est bien réelle mais diffuse. Il suffit de discuter avec un veilleur de l&#039;impact du RSS sur son emploi du temps ou de discuter avec chef de service et son assistant(e) de l&#039;impact du wiki sur la validation d&#039;un compte-rendu de réunion pour s&#039;en rendre compte.
Le vrai souci, comme toujours je dirai, c&#039;est le reporting. Cf le dopage dans le cyclisme: on ne trouve que ce que l&#039;on cherche. Tant qu&#039;on ne fera pas l&#039;effort d&#039;avoir une métrique sur le travail réalisé par ordinateur on se posera des questions sur la productivité desdits knowledge workers. Sois dit au passage il serait préférable de s&#039;intéresser à l&#039;efficience productive: &quot;le niveau d’aptitude obtenue dans la capacité à mobiliser les ressources humaines et non humaines pour produire des objets ou services dans des formes et des coûts requis par la demande&quot; (voir &lt;a href=&quot;http://www.ur105.ird.fr/article.php3?id_article=276&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Rufier&lt;/a&gt;).

Le problème de la mesure est le vrai problème de l&#039;économie et du management de la connaissance. Pour faire changer les esprits et les pratiques, il faut travailler intelligement c&#039;est à dire au cas par cas, sur les composants des systèmes de mesure de l&#039;activité, de reporting. A partir de là on pourra analyser les choses sérieusement et passer à une dimension autre que la sociologique. C&#039;est la leçon fondamentale du travail de &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Principes-dorganisation-scientifique-traduction-chatelier/dp/B0000DN6YE/ref=sr_1_2/171-9531040-9738625?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1181928531&amp;sr=1-2&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Taylor&lt;/a&gt;. Taylor n&#039;a pas inventé une recette, il a conçu une méthode. Comprise et appliquée avec doigté, elle évite de réinventer le taylorisme, la version bète et bestiale car non-digérée, de la plus belle leçon de management qui nous ai été offerte à ce jour. Elle reste à appliquer dans une économie où c&#039;est la connaissance, pas la force physique, qui fait la différence et donc la compétitivité et donc la profitabilité.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Appliquer la règle indémodable du 80/20 de manière normative me parait dangereuse. L&#8217;entreprise n&#8217;a pas besoin de dogme mais de pragmatisme. Quand à l&#8217;innovation elle ne se décrète pas, au mieux elle s&#8217;encourage et se facilite. Google a une politique réussie d&#8217;innovation pas parce que ses employés ont 20% de temps dédié systématiquement à innover mais parce que l&#8217;entreprise leur donne les moyens de pousser leurs idées.</p>
<p>Quant à l&#8217;effet Hawthorne, que l&#8217;on regarde un peu en profondeur la méthode de recherche employée par Mayo (puisque c&#8217;est un chercheur), on se rend compte que le résultat est à la hauteur du dispositif. Cette expérience est un cas d&#8217;Ecole des difficultés de la recherche intervention: l&#8217;observateur aussi neutre soit-il pollue le groupe qu&#8217;il étudie. Dès que Mayo est retourné à son laboratoire d&#8217;université, la productivité à chuté, peu importe les conditions de travail (dans la série lire <a href="http://www.amazon.fr/Prix-lexcellence-Tom-Peters/dp/2100044257" rel="nofollow">Le prix de l&#8217;excellence</a> de Peters, il lui est arrivé la même mésaventure). Il y a productivité à Hawthorne parce qu&#8217;il y a reconnaissance. C&#8217;est la même chose que le loft: on enlève les caméras et c&#8217;est tout de suite moins &#8220;pipolle&#8221;.</p>
<p>Quand à la productivité engendrée par les outils sociaux, elle est bien réelle mais diffuse. Il suffit de discuter avec un veilleur de l&#8217;impact du RSS sur son emploi du temps ou de discuter avec chef de service et son assistant(e) de l&#8217;impact du wiki sur la validation d&#8217;un compte-rendu de réunion pour s&#8217;en rendre compte.<br />
Le vrai souci, comme toujours je dirai, c&#8217;est le reporting. Cf le dopage dans le cyclisme: on ne trouve que ce que l&#8217;on cherche. Tant qu&#8217;on ne fera pas l&#8217;effort d&#8217;avoir une métrique sur le travail réalisé par ordinateur on se posera des questions sur la productivité desdits knowledge workers. Sois dit au passage il serait préférable de s&#8217;intéresser à l&#8217;efficience productive: &#8220;le niveau d’aptitude obtenue dans la capacité à mobiliser les ressources humaines et non humaines pour produire des objets ou services dans des formes et des coûts requis par la demande&#8221; (voir <a href="http://www.ur105.ird.fr/article.php3?id_article=276" rel="nofollow">Rufier</a>).</p>
<p>Le problème de la mesure est le vrai problème de l&#8217;économie et du management de la connaissance. Pour faire changer les esprits et les pratiques, il faut travailler intelligement c&#8217;est à dire au cas par cas, sur les composants des systèmes de mesure de l&#8217;activité, de reporting. A partir de là on pourra analyser les choses sérieusement et passer à une dimension autre que la sociologique. C&#8217;est la leçon fondamentale du travail de <a href="http://www.amazon.fr/Principes-dorganisation-scientifique-traduction-chatelier/dp/B0000DN6YE/ref=sr_1_2/171-9531040-9738625?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1181928531&amp;sr=1-2" rel="nofollow">Taylor</a>. Taylor n&#8217;a pas inventé une recette, il a conçu une méthode. Comprise et appliquée avec doigté, elle évite de réinventer le taylorisme, la version bète et bestiale car non-digérée, de la plus belle leçon de management qui nous ai été offerte à ce jour. Elle reste à appliquer dans une économie où c&#8217;est la connaissance, pas la force physique, qui fait la différence et donc la compétitivité et donc la profitabilité.</p>
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