Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Reflexions sur l'entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l'entreprise 2.0…

"Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise” Antoine Riboud.
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Définition d’un salarié 2.0

July 2nd, 2007 · View Comments · Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, RH & Management 2.0

Chose promise chose due, réflechissons un peu à la définition du salarié 2.0. Cette note est écrite en “live” au fur et à mesure de ma réflexion. Pour l’aspect “construit” on voudra donc bien repasser un autre jour.

La première chose qui me vient “historiquement” à l’idée, c’est que ce salarié 2.0 se sentirait bien dans le modèle de management Y de Mc Gregor. C’est à dire :

  • Il ne rechigne pas au travail pourvu qu’on le mette dans des conditions agréables et épanouissantes (alignement de ses objectifs sur ceux de l’entreprise et prise en compte des attentes de chacun par l’autre)
  • Le contrôle et la sanction ne sont pas les seuls moyens de le faire avancer. Au contraire il donnera son meilleur dès lors qu’il se sentira impliqué et concerné par les objectifs de l’organisation.
  • Si son travail est enrichissant alors si se sentira impliqué et engagé.
  • Mis dans les bonnes conditions il ne se contente pas d’accepter la responsabilité mais il la recherche.
  • Il est capable de se servir de son imagination, de sa créativité et de son ingéniosité pour résoudre un problème.
  • Il regrette que l’essentiel de ses capacités et de son savoir soient inutilisés dans son poste actuel.
  • Il aime être considéré comme un individu responsable et de valeur.

Bon, Mc Gregor était très loin de nos problématiques actuelles mais partir de sa théorie Y pour imaginer les traits de caractère d’un salarié qui s’y sentirait confortable a tout de même du sens.

Puisqu’il faut également prendre en compte les évolutions sociologiques on peut également estimer que le salarié 2.o aura la plupart des caractéristiques de la “génération y” qui va de fait devenir de plus en plus importante sur le marché du travail. Le salarié 2.0 ressemblera à un “Y” pour deux raisons : d’abord parce que la logique du temps qui s’écoule veut que de plus en plus de salariés soient issus de cette génération (ce qui finalement ne nous fait guère avancer) mais surtout parce qu’il s’agit d’une génération qui semblerait parfaitement en phase avec le modèle Y de Mc Gregor (amusant cette similiratié de dénomination non ?).

Quels sont donc les traits de cette “génération y” qui va imprégner la culture du salariat 2.0 ? Idéalement je vous conseillerai d’aller lire le blog de Benjamin Chaminade sur le sujet, ou encore ce billet de référence de Louis Naugès mais je vais essayer de faire un topo acceptable sur la question.

  • ils sont habitués à des décisions rapides, autonomes dans un environnement en constant changement.
  • ils veulent avoir des retours visibles, des récompenses immédiates
  • ils considèrent que l’échec n’est pas pénalisant, il faut essayer pleins de choses et voir ce qui marche.
  • ils communiquent en réseau de manière habituelle : les échanges sont informels, les connexions automatiques, les liens flexibles.
  • ils évaluent le succès au résultat et aiment être libres quant à la manière de l’atteindre. De manière générale ils n’aiment pas les solutions centralisées et imposées et préfèrent que chacun choisisse ce qui lui convient le mieux.

Ces traits de caractères généraux peuvent nous permettre de définir l’environnement de travail et le type d’organisation qui leur convient le mieux.

En faisant la synthèse de tout cela on pourrait se dire que le salarié 2.0

- cherche à à s’impliquer avant tout dans des tâches / projets où il est compétent et peux être valorisé. Conclusion : si le management a toujours pour rôle de décider de qui fait quoi il faut laisser la porte de plus en plus ouvertes à ceux qui diront “j’aimerai m’impliquer dans celà”

- conséquence du point précédent : il cherchera à avoir le maximum d’information sur ce qui se passe dans l’entreprise concernant les sujets sur lesquels il veut s’investir. Conclusion : décloisonnement de l’information. Il aime également que les autres sachent ce qu’il fait.

- il n’aime pas perdre de temps pour ce qu’il considère être des barrières inutiles : plutôt que solliciter l’autorisation de solliciter l’aide d’une personne dans l’organisation il sollicitera la personne directement.

- il n’est pas demandeur de “plus de…(puissance, outils, information…)”, il veut juste les moyens de faire son travail. S’ils ne sont pas mis à disposition de manière formelle par l’entreprise il mettra en place l’organisation adéquate et les outils correspondants de manière informelle.

- il aime essayer. Plutot que voir le risque d’un échec il préfère voir la chance d’une opportunité. Conclusion : donner le droit à l’initiative implique une forte tolérance à l’échec : c’est ce qui permet l’innovation et favorise l’implication.

- il est allergique aux concepts tels que “on a toujours fait ainsi”, “not invented here”, “ça ne marchera pas ici car on est différents”.

- il préfère une organisation flexible, spontanée, informelle. Au “command and control” il préfère le “dis moi où aller et laisse nous faire”.

- il déconnecte le temps du résultat. Conclusion : rien ne sert de badger tant qu’on réussit à temps.

- il laisse son travail s’inviter dans son “temps privé” et considère donc que son “temps privé” peut s’inviter dans son travail.

- il aime tout simplement prendre du plaisir dans ce qu’il fait et dans la manière dont il le fait. C’est cette double condition qu’il s’engage…ou se désengage aussi vite.

- à vous de compléter…..

-

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  • Comme je dis dans un billet ultérieur que tu as commenté : tout est projet d'entreprise. L'entreprise 2.0 vit par le bas mais nait par le haut..

    Il est clair pour moi que si on peut admettre que l'entreprise 2.0 "is about people", le projet qui lui donne naissance "is about enterprise". CQFD.
  • Le salarié 2.0 peut-il se développer sans manager 2.0 sans parler d'entreprise 2.0 ?

    On a je le sais une différence d'appréciation sur le mode de mise en route de cette new compagny 2.0, je suis pour une approche globale, systémique, d'autres pour des projets sous le radar ou la croyance que le changement viendra de la base.

    Un salarié 2.0 ne se conçoit pas pour ma part sans une RH qui colle à ce nouveau mode de fonctionnement si non la désillusion risque d'être profonde...

    vincent
  • ok , je comprend mieux ! je trouve tout cela très interessant et je vais continuer à me documenter ... :-) . Je n'ai pu m'empecher de mettre ce commentaire , mais sans trop de connaissances (je debarque un peu!)
    merci et bonne journée!
  • @Kamak : en aucun cas. C'est une question d'attitude, d'attentes et de mode de fonctionnement, pas d'outils. Les outils ne sont que le mode d'expression de tout celà.
  • bonjour Bertrand, je découvre petit à petit ce blog et l'univers du management 2.0. je ne connais pas tres bien "la génération Y", mais en ce qui concrene le salarié 2.0, je ne peux m'empecher de faire le rapprochement avec les blogsRH et les blogJobs (découverts ici)....C'est peut etre un peu trop pragmatique, mais un salarié 2.O n'est ce pas aussi - voire surtout- un salarié qui a son blog et qui blog sur son travail, ou d'autres technos 2.0 (ou meme, pour faire un rapprochement concret, qui se fait recruter grace à son blog?)
    bonne continuation
  • La question de Xavier est bonne, mais est-elle pertinente ?
    Déjà aujourd'hui, la mixité culturelle des personnes venant de pays différents, avec des usages de travail différents, ne les empêchent pas pour autant de travailler ensemble et bien.
    Au contraire !! Vive la mixité des usages, non ?! C'est une excellente source de créativité et d'innovation.
  • Bertrand,

    Je viens de publier sur mon blog perso une note intitulée "Identité professionnelle 2.0". Après lecture de ton billet, il me semble qu'elle cadre assez bien avec ta présentation du salarié 2.0- même si la perspective est différente.

    Bonne continuation,

    Jean-Marc
  • Rien n'est absolu...les plus visionnaires d'entre nous ne voient qu'à très court terme par rapport à la vie de l'entreprise. Regardons l'histoire de 3M, de Boeing, d'HP, General Electric IBM ou de Sony. La vision d'une entreprise dépasse ses Hommes, fussent ils eux memes visionnaires en leut temps.

    Demain nos petits frères nous trouveront retrogrades.

    Il ne fallait pas parler de la coexistence...tu me casse encore une analyse en préparation...
  • Très bonne réponse mon cher ami. Je reste quand même dans l'interrogation sur les tendances car elles vont vites et sont preignantes alors que dans l'entreprise ces générations vont coexister.

    L'entreprise de demain, c'est 6 générations d'usages différentes et donc comment faire? On n'a pas fini d'en reparler.
  • @Xavier : et pour finir le salarié 2.0 ne sera peut être pas l'homme 2.0. Je m'explique : certains se "planquent" en entreprise pour ne pas se faire remarquer et s'acculturent, d'autres surjouent pour correspondre à ce qu'on aimerait qu'ils soient.

    L'individu au travail n'est pas toujours celui qu'il est dans la vie, même si ce serait l'idéal.

    Et si l'employé 2.0 avait pour caractéristique première d'être au boulot comme dans la vie ? Il y aurait autant d'employés 2.0 que d'employés. C'est peut être là la clé. Mais on est pas sortis de l'auberge non plus...
  • Je pense vraiment que le facteur genérationnel joue à plein. Bien sur rien n'est jamais absolu et comme dans tout ce qui définit les profils individuels en milieu professionnel on est jamais 100% quelque chose. C'est davantage une question "tendance".


    Une telle entreprise serait elle rentable ? Dans le contexte actuel non. Quoique cela dépende de l'entreprise et du service. C'est comme les créatifs et les purs innovateurs, il y a des endroits où ils créent de la valeur et d'autres du danger.


    Après tout dépend de la manière dont l'entreprise transforme ces "qualités" en business. Je te signale que le modèle opposé est lui aussi certain de mener l'entreprise à sa perte alors qu'il a été le pilier de la performance il y a quelques décennies...question de contexte.


    Si tu regardes la vidéo de Michel Hervé que j'ai publié dans la foulée de cette article, si tu analyses la réussite d'un Ricardo Semler au Brésil tu te dis qu'on en est vraiment pas loin. Car au bout du compte je n'ai pas tant fait l'éloge d'un nouveau style de collaborateur dans lequel nous pouvons nous reconnaitre mais plutot de l'intrapreneur ou de l'employé-CEO cher à Drucker. Autonomie, risque, intéractions avec son environnement, recherche du partenariat systématique si on ne sait faire seul... ce sont des traits dans lesquels on reconnait les entrepreneurs depuis des années et qui vont certainement se généraliser à tous ls échélons de l'entreprise.


    Bien sur ça n'est pas pour demain. Mais on attendra pas 50 ans non plus.


    Compare le salarié 1.0 d'aujourd'hui au salarié "alpha" des débuts de l'ère industrielle. A l'époque on aurait dit de lui qu'avec des personnes pareilles on ne ferait jamais tourner une entreprise. Et pourtant il s'en est brillamment sorti pendant une bonne trentaine d'années. Tout simplement parce qu'il correspondait aux enjeux nouveaux de son époque.


    Et je n'ai jamais non plus dit qu'il ne faudrait pas cadrer le dit salarié. Chaque type d'organisation aura à placer son curseur à un point différent selon son contexte, son activité. Et le diti curseur ne bougera pas pareil partout. Tout est question de marge de manoeuvre.



    Et puis on a bien le droit de "pousser un peu le bouchon" pour titiller les esprits. Une présentation trop raisonnable ne permet pas toujours au lecteur de mesurer les enjeux des changements à venir. En grossissant le trait on l'amène à se questionner. N'est-ce pas ce que tu fais à l'occasion également ? ;-)
  • On n'est jamais par hasard sur ton blog et on n'en repart jamais sans ce petit truc énnervant qui fait qu'on va y penser pendant un bon moment pour continuer à construire.
    Sur ton article, le malaise est réel car il est intouchable, génial, pleine bille sur un certain nombre de personnes comme "nous". Donc on devrait rien dire mais en même temps, je suis assez surpris de la tournure salarié 2.0. et je crois que cela correspond à une tendance franco française de personnes dans le rouleau mais nous ne sommes pas les seules à surfer.
    Ce que je veux dire, c'est que tout d'abord il est dangeureux de partir d'une notion aussi ... que celle de web 2.0. Si tu en tires une tendance, c'est un web plus participatif où l'utilisateur devient le premier acteur.
    Quand je le positionne dans l'entreprise, je vois l'idée de la participation des salariés avec de nouvelles approches et outils. Déjà là, j'ai du mal à voir des entreprises 2.0. Mais pire, je ne suis pas sûr que l'entreprise pure 2.0 serait rentable et cela est à étudier secteur par secteur.
    Evidemment, dans une entreprise 2.0, il y aura une majorité de personnes 2.0 par obligation mais pas toutes. Alors comment faire? Comment allons-nous travailler avec des espaces générationnels plus nombreux dans l'entreprise autant par la réduction du temps de vie d'une génération que par l'augmentation du nombre d'années de travail?
    Mais restons sur ton essai de salarié 2.0 qui serait en lien avec le Y. Et là tout dérape dans ton essai pourtant si agréable. Aujourd'hui et demain, il ne trouve pas de travail et il est même à la limite de l'anarchie dans nos structures.
    A cela, j'ajoute que le salarié est d'abord un homme. La recherche est donc quel est l'homme 2.0 ? En cela entre le trentenaire célibataire parisien, le quadra provincial marié, l'octogénaire de banlieu à la retraite, il peut y avoir un lien fort dans ce web 2.0 mais ils ne le vivront pas du tout de la même façon. Le pari est de savoir qui va guider l'entreprise dans toutes ces pratiques qui vont coexister.

    Donc mon très cher ami, je crois que tu t'es planté sur cet article où t'as fait une photo élogieuse de nous. amicalement et je t'offre d'avance une bière pour m'excuser de cette attaque virtuelle... Le débat est lancé!
  • Complètement d'accord avec la dynamique du salarié 2.0, sachant qu'il est évidement pas nombriliste, qu'il connait l'histoire des entreprises, qu'il collabore réellement avec ses pairs et surtout ses aînés qui détiennent un capital expérience lui aussi inexploité. Je dirai qu'il devrai être à l'aise avec la dimension du pouvoir et du savoir, et se placer en tant que facilitateur de projets, décompléxé des habitus...
    Les solutions sont souvent liées à une bonne communication au tant 2.0 que trés 0.0.
    :)
    Je fais partie de cette mouvance, qui je crains ne trouve échos que dans les petites structures, les petites équipes qui mettent au coeur de leur réflexion la créativité et l'inventivité au service des idées. Car tout mastondonte implique helas une inertie et des abbérations sur lesquelles je reviendrai plus tard dans un billet perso...
    :)
  • Hervé
    Très intéressant billet auquel je tenterai de répondre en le complétant de mon point de vue, je suis plutôt de la génération W :)
    - prise en compte des interactions.
    Web 2.0 signifie composer avec les contraintes liées à l'environnement (environnement de développement par exemple pour les applications web, cadre de travail pour l'employé 2.0). Composer veut dire lire, comprendre et prendre en compte, on voit des Y mettre un moment à comprendre...qu'il n'avaient pas compris qu'ils ne comprenaient (incompréhension²) pas les composantes externes de leur travail.
    Mais je trouve que les partenariats rapides, le casual, essayer beaucoup, etc. sont des avancées importantes. Si on inclut le "principe de réalité".
    - Ouvert mais très rigoureux. Parallèle encore avec le développement informatique, dans le cas de NetVibes par exemple, c'est fun, ouvert, collaboratif mais basé sur un code qui relève de l'horlogerie.
    - See the global picture. Le O de 2.0 ne doit pas symboliser le nombril.
    Tu es "salarié 2.0" ? alors collabore avec tous ceux qui t'entourent, même s'ils sont différents : des occasions d'apprendre et de réaliser qqchose de grand ensemble. Les sites 2.0 sont souvent analysés au niveau des pages, mais c'est bien le réseau, l'ensemble qui devient intéressant.
  • Bon je vais faire mon jaloux car d'Y je ne suis plus!

    Car si le dynamisme, la réactivité, la simplicité c'est super, l'oubli de certains codes de conduite peuvent creer de profondes résistances à leur prise de pouvoir pourtant necessaire.

    Gérer son propre emploi du temps en oubiant que la RH et son N+1 aime bien le pointage et éviter des sueurs froides "mais il est ou encore, on le pointe comment, faut se couvrir jurdiquement!"

    Avant de passer outre certains codes, réglements, s'assurer qu'ils ne sont pas que taylorien mais peut-être liés à la sécurité des biens et des personnes.

    Les Y devraient Limiter leur repérage par leur code vestimentaire qui affole aussi le reste de l'entreprise, je ne parle pas du casual day, mais des managers féminins de + de 40 qui reprennent le discours de leur maman "mais c'est indécent comme tenue!"

    Les témoignages actuels me réjouissent, ainsi ici des jeunes arrivants quitte une présentation d'intégration, c'est nul, on se casse, laissant l'orateur médusé et en plein questionnement!
  • Le salarié 2.0 , le salarié de la génération Y ...bravo pour ce lien.
    Suite à ta proposition, s'ajoute qu'il aime le challenge et ne cherche que des missions qui vont l'amener à repousser ses limites, mettre en oeuvre l'ensemble de ses talents, découvrir ses potentiels....dans le plaisir il aime le jeu: accepte les règles à condition qu'elles soient transparentes, justes et légitimes, que la hierarchie soit de compétences (résultats) et non de pouvoir, que les gains soient palpables. Il accepte donc l'échec, comme tu dis!
  • Bonjour Bertrand. Lecture complémentaire sur la Génération Y... un livre de Stéphane Simard que je suis en train de lire.
  • Nathalie
    Belle réflexion, il n'y a pas à dire, mon employeur est à fond dans le salarié 0.0 (plus hiérarchique que ça, ça doit être l'armée :p)
  • Merci Bertrand pour cet article. Finalement la réflexion au fil de l'eau n'est-elle pas aussi très web 2.0 :)
  • Joel GAUDEUL
    Après lecture, je n'ai plus qu'à me résoudre à admettre que je suis démasqué, je correspond trait pour trait au top sur la génération Y :) Difficile d'admettre qu'on est si bien catégorisé!

    J'en profite pour saluer ce blog qui fait parti de mes flux RSS préférés !
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