Méthodes de travail : tout changer ou se reposer sur l’existant

Finalement que l’on parle d’entreprise 2.0, de collaboration, de participation…la question reste toujours la même : on change tout ou on adapte.

A force vous devez savoir que ma vision est davantage de partir de l’existant pour y raccrocher d’autres compétences (car c’est bien de compétences que l’on parle)…l’existant, le connu, donnant du sens à ces nouvelles “explorations” (sachant que le connu est purement structurant et orienté business, ce qui reste le fondement même de la vie de l’entreprise) et les rendant donc “acceptables” et plus facilement assimilables par l’individu et l’organisation.

Reste que les avis continuent de diverger comme le montre cet article du journal du net.

L’opinion de Stephen Brown – consultant associé chez KPMG – est claire : “il vaut mieux travailler avec l’existant et introduire le moins d’innovations informatiques possibles”.

Par contre certains pensent qu’il faut plonger “à fond” dans la nouveauté, “comme tous les changements organisationnels, leur objectif est d’augmenter la productivité de l’entreprise”, explique Serge Levan, consultant en management et en technologies du travail collaboratif chez Main Consultants. il faut avoir le courage de s’engouffrer résolument dans le TCAO : “Il existe une série d’outils informatisés vraiment plus efficaces que leur équivalent traditionnel. Mais il faut se donner les moyens de les exploiter efficacement. Prenons l’exemple des forums de discussion : ils ont un gros potentiel, mais ils sont très mal utilisés. Résultat : ils font perdre du temps à leurs utilisateurs et leur réputation est mauvaise. Pourtant, si l’on voulait bien former les cadres à l’animation d’un forum – comme on les forme tous à l’animation des réunions, les choses changeraient rapidement”.

En tout cas une certitude : “L’illétrisme du XXIe siècle, ce sera quand l’individu ne sera pas capable de désapprendre pour réapprendre, et de désapprendre à nouveau pour réapprendre”.

Retenons également cette phrase de Stephen Brown, de chez KPMG, qui me semble pleine de bon sens : “Pour tous els processus séquentiels les outils collaboratifs ont un avenir. Pour le reste…”. On en revient a la définition de la collaboration et de l’outil collaboratif. Et je souscrit à cette analyse dans la mesure où elle permet d’esquisser le positionnement des outils participatifs.

Et vous vous en pensez quoi ?

[Update] : Ca n’était pas un poisson d’avril…mais presque (et quelques uns l’ont remarqué) : j’ai ressorti du placard quelques articles qui datent de 2002…et il fau bien reconnaitre que le débat n’a guère évolué depuis. Rassurant ?

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  • http://www.notoriousblog.fr bruno bichet

    Je remarque assez souvent que l’esprit “collaboratif” est peu présent dans le monde de l’entreprise, et ce, même sans l’outil informatique ancien ou nouveau.

    Tout est encore fait pour favoriser le travail – et donc l’avancement – individuel au détriment du collectif.

  • http://www.b-r-ent.com Vincent

    Ca fait frémir un peu comme le film ou le type se lève chaque matin pour revivre exactement la même journée en plus la question de la motivation du collaborer pour l’argent est loin d’être simple….attention aux comportement mercenaires et mercantiles!

  • http://www.duperrin.com Bertrand DUPERRIN

    Ne serait-ce pas par ce qu’on attend une solution miracle à appliquer dans n’importe quelle situation. Et vu qu’on se refuse à admettre qu’elle n’existe pas, que chaque entreprise devrai faire avec sa culture et son contexte…. on agit pas.

    Bref : qu’on essaie de copier ce que font les autres et non comprendre comment ils ont pensé.

  • http://www.notoriousblog.fr bruno bichet

    Qu’on ne se méprenne pas : je suis à fond pour l’entreprise 2.0, ,ne serait-ce que parce qu’elle permet au collaborateur de capitaliser sur ces acquis (un peu comme les notions de formation continue restent attachées à l’individu et non à l’entreprise ^^)

  • http://www.duperrin.com Bertrand DUPERRIN

    @Bruno : de toute pour que l’esprit collaboratif soit présent dans l’entreprise, en dehors de logiques managériales absurdes, il conviendrait d’abord de prendre le problème à la base.

    L’entreprise 2.0 ouvre un large champ de possibles, reste à faire en sorte de diluer tout ça dans l’ADN actuel, ce qui est loin d’être fait aujourd’hui.

  • David

    “tout changer ou se reposer sur l’existant ?”

    La bureautique client-server, l’outil de base de l’entreprise 2.0 est une mine d’or potentielle. L’attitude des entreprises vis-à-vis de ces nouvelles caisses à outil se décline à mes yeux de quatre façons :
    - On a pas le temps de jouer avec ça
    - On s’y intéresse, mais personne n’a pu ou n’a su nous en démontrer la plus-value.
    - On fonce, mais seul le succès grandissant de cette technologie démontre aujourd’hui son utilité.
    - On fonce car cette technologie est une mine d’or.

    Les entreprises américaines, allemandes ou scandinaves ont déjà adopté, la France traîne des pieds (source : la localisation des offres d’emploi des technologies CMS -content-management-system-).