Vous êtes plutôt Jazz ou Orchestre Symphonique ?

Petit phrase tirée de la couverture de The Boston Consulting Group on Strategy

“L’organisation qui réussira dans le futur ressemblera plus à un ensemble de jazz qu’à un orchestre symphonique”

Ca vous inspire ?

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  • http://blog.m2ie.fr Anthony Poncier

    oui, cela m’inspire sur les communautés de pratique débouchant sur des communautés d’innovation.

    Dans un jazz band, les musiciens se connaissent tellement bien qu’ils peuvent faire un boeuf, ou jam session comme diraient les puristes. Partant de l’inspiration d’un des leurs, ils construisent bout par bout un morceau qui prend toute sa cohérence et donne quelque chose de nouveau et dynamique.

    Cela renvoi à ces communautés qui peuvent se construire et produire sur le même schéma. L’idée d’un peut aboutir à un projet construit et innovant.

  • http://barthox.wordpress.com/ Xavier

    Belle métaphore!

    [dommage que j'aime plus le blues que le jazz! ;o)]

  • http://jdseyres.blogspot.com/ Jean-Daniel

    Je dirai plutôt que dans un orchestre classique, on suit précisément la direction (la partion et le chef d’orchestre).
    Dans un orchestre jazz ou blues, on suit une trame (un objectif ?), et chacun a plus de liberté d’interprétation. La possibilité d’expression individuelle est incitée, valorisée, le tout étant de rester sur cette trame, afin que tous continuent à jouer ensembles.
    Belle image…

  • Bruno Houdoy

    c’est amusant, il y a quelques jours au cours d’un recrutement alors que l’on me demandait “quel genre de manager êtes-vous” j’ai répondu en employant exactement la même métaphore car je voulais illustrer un “management 2.0″. Dans un orchestre symphonique tous les musiciens sont tournés vers le chef d’orchestre, leurs yeux n’ont qu’à se lever très légèrement au-dessus de leur partition et ils reçoivent les ordres (confirmations) du leader. Pas de place pour l’initiative. Dans une petite formation jazz (dans un Big band les musiciens sont aussi tournés vers le “chef”) le leader (chef de projet) donne la note de départ (l’enjeu, l’objectif) et l’ensemble du groupe se lance dans une suite d’interventions “en groupe” ou “en solo” mais toujours collaboratives, jamais un membre ne perd de vue l’ensemble (le projet). Et, selon la formule propre au free jazz, tous les acteurs “se retrouvent à la dernière note”. De mon point de vue le manager 2.0 est un facilitateur impliqué, une ressource qui aide à faire monter la mayonnaise de toutes les compétences en y ajoutant la sienne : grain de sel ou moutarde, selon les goût.

  • http://herve.kabla.free.fr/ Herve Kabla

    Ca m’inspire, mais contrairement aux autres, je pense que la metaphore est mauvaise. Les jazzband sont de petits groupes, pas plus d’une dizaine (et là, c’est déjà gros). Certes, cela permet une meilleure connaissance entre membres du groupe, mais c’est bien le minimum qu’on puisse leur demander. ET puis ce n’est souvent pas perenne, il suffit qu’un membre parte pour que l’orchestre s’ecroule. Et on a souvent besoin d’un leader charismatique, meme dans un jazz band.

    Un orchestre symphonique est peut etre tourné vers son chef, mais si le chef est rgand et l’orchestre bien tenu, ca sait tres bien s’en passer; Il n’y a qu’a voir l’interpretation d’hier soir par l’orchestre symphonique de new-york, qui a joué un morceau de Bernstein pendant lequel Lorin Maazel s’etait eclipsé. Dans un orchestre symphonique, le chef est remplaceable, sans que l’orchestre en patisse.

    Pour avoir vecu SmartKiwi de l’interieur, qui ressemblait tant a un orchestre symphonique, je garde, et pour tres longtemps, mon admiration pour la musique symphonique. N’en deplaise aux jazz men…

  • http://mediatheque.esc-lille.fr/index.php?id=04 Geemik Isa

    C’est le terme de Jazz “gimmick” qui a inspiré au départ le néologisme Geemik pour définir le job d’animatrice de commmunauté”.
    Un gimmick, c’est une cellule de quelques notes de musique capable de capter l’oreille de l’auditeur.
    Il est souvent très court, comme une petite phrase dont le son particulier, le dessin mélodique ou la formule rythmique imprègnera facilement la mémoire, donc la reconnaissance, donc l’identification.
    La geemik fait partie de cette communauté, elle donne le “gimmick” en indiquant des infos, des ressources, outils utiles pour la communauté ensuite les membres s’approprient, évaluent, ce qu’elle communique. Ensuite “ça lui échappe”, elle n’est pas chef d’orchestre, elle est membre du jazz band et la contribution des membres et les échanges enrichissent la partition initiale

  • Pingback: Modèle orchestral &

  • http://twitter.com/INRTfr Jacques CLOS

    je du00e9couvre ce post. Remarques : il y a bien longtemps, 30 ans, oui, que j’ai vu des formations destinu00e9es aux chefs d’entreprises sur la compru00e9hension des rapports de pouvoir, de travail, d’imagination etc … au sein des ensembles de jazz.nQuant u00e0 l’orchestre symphonique il fonctionne selon son ru00e9pertoire (encore faudrait-il du00e9finir plus pru00e9cisu00e9ment ce qu’est un orchestre symphonique : je suppose que dans cette acception il s’agit d’un ensemble de musiciens dirigu00e9s par un chef, ensemble qui exu00e9cute les directives d’un homme qui a une “lecture” de l’u0153uvre, u00e9crite sur une partition, dont chaque instrumentiste a une partie : la sienne, le chef ayant sous les yeux (ou en mu00e9moire) l’ensemble des parties. L’assertion qui fait le parallu00e8le avec d’autres modu00e8les organisationnels est juste, mais en partie seulement. Et cette correspondance est ce qui fait la diffu00e9rence entre les mauvais orchestres et les bons (on suppose un invariant : le chef est bon) . Dans les premiers, – en gu00e9nu00e9ral – il est rare qu’un musicien de l’orchestre se plonge dans l’oeuvre entiu00e8re, Il joue (on suppose qu’il est bon lui aussi, dans sa mau00eetrise instrumentale) ce qu’il a sous les yeux, qu’il modifie en fonction des demandes du chef. I n’y a donc ici qu’un faisceau de relations univoques, qui vont du chef u00e0 chacun des musiciens. Dans les “bons” orchestres, les musiciens ont une lecture global de l’u0153uvre, et s’u00e9coutent entre eux, comprennent ce qui se passe et interpru00e8tent les demandes du chef en fonction de ce qu’ils entendent dans les autres parties. Il existe lu00e0 un systu00e8me de relations plus horizontales qui est un fort vecteur vers une bonne interpru00e9tation. Dans les ensembles de jazz, il faut lu00e0 aussi savoir de quel type de musique de jazz on parle : entre un big band qui interpru00e8te un standard (voir par exemple Duke Ellington) les marges sont u00e0 peine plus grandes que dans un orchestre symphonique, si on est dans le free-jazz, la distribution des ru00f4les est u00e9videmment diffu00e9rente et se construit u00e0 partir d’une approche heuristique d’un propos, de ru00e9fu00e9rences multiples, et les conventions u00e9tablies peuvent – c’est souhaitable – u00e9voluer en fonction de l’ apport de chacun au moment de la performance. Avec comme consu00e9quence : un ensemble de possibles qui inclut aussi le bon ru00e9sultat comme le moins bon. La relation dans la duru00e9e et l’expu00e9rience partagu00e9e, notamment en termes de pru00e9visibilitu00e9 des apports de chacun sont autant de garanties de succu00e8s. On retrouve cela communu00e9ment dans les entreprises ou00f9 la collaboration entre des “proches” avec lesquels on partage quelque chose, la complicitu00e9, est souvent source de bons ru00e9sultats, mu00eame si c’est borderline ! Et pour prolonger la question du jazz u00e0 celle ces ru00e9seaux d’entreprise : quand bien mu00eame “on improvise” il y a des objectifs partagu00e9s et les “du00e9rives” sont soit cadru00e9es soit ru00e9intu00e9gru00e9es dans le jeu, ou abandonnu00e9es en cours de travail. Globalement sur le sujet des relations entre musiciens, chef, u0153uvre et organisation, voir ou revoir l’excellent film de Fellini : “prova d’orchestra” (ru00e9pu00e9tition d’orchestre) un excellent moment en perspective, et bel objet d’analyse des relation sociales, de pouvoir, de contingences etc ..