Certains pensent que les transformations à  venir dont on parle pour l’entreprise ne sont qu’effet de mode. Je ne suis pas du tout d’accord dans la mesure où les problématiques traitées et les solutions proposées sont vieilles comme le monde et que, pour une fois, le contexte nécessaire à  la « bascule » est présent :

– une transfomation des ressorts de l’économie qui impacte les leviers de performance. Alors qu’innovation et intrapreneuriat n’étaient que des concepts sympathiques inapplicables car réservés à  une partie limitée de l’économie dans les années 60 (hé oui, c’est aussi ancien que cela), c’est désormais la quasi totalité du tissu économique qui est concernée.

– les individus sont prêts. Une partie des collaborateurs actuels sont demandeurs d’une autre forme d’organisation, et les générations suivantes en font plus qu’une demande, un vrai style de vie.

– les outils pour faire vivre tout cela sont là . L’infrastructure tout d’abord avec internet (ce qui n’était pas si évident il n’y a que 7 ou 8 ans) mais surtout des outils pensés pour ces besoins, ceux qui ne traitent pas l’information mais permettent aux individus d’intéragir et construire leur suppy chain informationnelle.

Il y a ceux qui le comprennent vite et s’adapteront facilement car ils auront le temps et ceux qui attendront d’être en difficulté pour le faire.

J’en reviens au but de cette note. Un document que je vous recommande chaudement de lire (et dont j’ai déjà  du parler ici il y a très longtemps) et qui pose les enjeux de la « révolution des intéractions », de son impact tant sur le modèle de distribution que sur le modèle organisationnel de l’entreprise. Cela s’appelle « A revolution in interaction » et cela vient bien sur de chez…McKinsey. Il dépeint parfaitement ce que nous sommes en train de vivre. Dommage qu’il n’ait visiblement pas été trop pris en compte à  sa sortie…en 1997. Quand je disais qu’on avait le temps de se préparer. Ceux qui l’ont lu sont peut être les « early adopters » d’aujourd’hui et ne s’intéressent surement pas au web 2.0 par effet de mode ou pour faire plaisir aux digital natives, ils le font seulement parce qu’il s’agit d’un des supports de leur stratégie. L’outil ne fait pas la stratégie mais permet sa mise en oeuvre. D’ailleurs à  l’époque le web 1.0 n’en était qu’à  ses débuts.