Le transfert de best practices est un des enjeux clé de notre époque. Non qu’il n’ai eu aucune importance par le passé mais parce que le départ annoncé de la génération du baby boom conjugué à  une transformation des activités de la plupart des salariés qui rend le savoir de moins en moins codifiable rend la chose de plus en plus critique.

« If Only We Knew What We Know » dresse un état des lieux des best practices en matière de transfert de…best practices et de knowledge management. J’apprécie notamment qu’y soient abordés les deux aspects de ce type de démarche : l’organisation à  mettre en place (car rien ne se passe par hasard) et les outils qui supportent la dite organisation. Y sont également abordées les questions de coût et de ROI qui sont toujours sensibles sur ce genre de sujet…mais sans qu’émerge la formule magique qui réjouira les inconditionnels du « mathématisable et prévisible ».

Un autre point à  noter : l’ouvrage de date de 1998 et on peut se demander si certaines propositions ne mériteraient pas d’être dépoussiérées dix ans plus tard. Les choses sont en effet abordées sous un angle Knowledge management classique et si on devine à  certains moments les problématiques posées par la captation des savoirs informels le fait que l’outil de référence cité pour les savoirs de ce type soit…Lotus Notes dans sa version de l’époque laisse à  supposer que l’on pourrait revisiter certains passages à  l’aune des pratiques permises par le social software.

De la même manière, si je ne peux qu’applaudir la partie dédiée à  l’animation de ces pratiques et l’attention portée à  l’organisation et aux « change agents », le transfert partiel du rôle de facilitateur d’un individu désigné vers la communauté pourrait également être étudié.

Bref quelques notions à  creuser dans de prochains billets mais qui ne remettent en rien cause l’intérêt de l’ouvrage que je conseille a quiconque doit organiser la capitalisation et le transfert des meilleurs pratiques dans son entreprise. Car s’il est normal que certaines choses aient évolué en dix ans, les bases demeurent et il reste facile de traduire les pistes données dans le contexte d’aujourd’hui. Et on y trouvera également les arguments nécessaires pour faire bouger les choses autour de soi et convaincre du bien fondé de s’attaquer rapidement à  cette question.

Si ça vous intéresse :If Only We Knew What We Know: The Transfer of Internal Knowledge and Best Practice