Toute une partie des savoirs de l’entreprise n’est pas accessible à  tous pour la simple et bonne raison que les individus n’ont pas conscience de l’importance de certains détails issus de leur expérience d’une part, et que personne ne sachant ce qu’ils ont fait l’organisation ne sait même pas qu’il y a un gisement de connaissances à  explorer.

D’où l’importance de pas organiser exclusivement la collecte des savoirs sur la base de formulaires à  remplir mais sous forme d’outils capables de capter des conversations, seule la conversation permettant de faire émerger « ce qu’on ne sait pas que les autres savent et qu’ils ne valorisent pas eux même ». Et donc de savoir « organiser » et stimuler des conversations autour de problématiques professionnelles.

Ce qui rappelle cette phrase de Donald Rumsfeld. L’individu n’est peut être pas l’évangéliste rêvé mais son constat est lourd de sens même s’il a pu faire largement sourir. Comme quoi on peut dire des choses sensées de manière totalement involontaire

« Il y a le connu connu. C’est à  dire les choses que nous savons que nous savons.

Il y a l’inconnu connu. C’est à  dire les choses que nous savons que nous se savons pas.

Puis il y a l’inconnu inconnu. Les choses que nous ignorons que nous ne savons pas ».