Webcom s’est donc achevé hier et après une journée à jouer les touristes (ce que je compte d’ailleurs faire jusqu’à mon départ dimanche soir), il est temps de vous livrer mes impressions quasi à chaud. Je pense d’ailleurs que les billets vont affluer dans les jours à venir sur le blog de la conférence comme sur celui de Claude. Ne vous inquiétez pas s’il y a des trous par rapport à la programmation…il faut bien prendre le temps de networker dans les couloirs…
A tout seigneur tout honneur commeçons par Andrew McAfee qui a été mon premier gros morceau de la journée. Mon sentiment se rapproche de celui d’Isabelle. Pour qui suit le blog du personnage rien de neuf sous le soleil (remarquez que mes lecteurs pourraient peut être en dire autant pour moi…). Bref, indispensable pour quiconque veut avoir une introduction à l’entreprise 2.0, la seule satisfaction d’avoir vu le monsieur en vrai et échangé deux mots avec lui pour les autres.
J’ajouterai tout de même deux points notables : je me trompe peut être mais sa définition de l’entreprise 2.0 semble avoir évolué pour passer de l’utilisation des outils web 2.0 dans l’entreprise à l’utilisation d’outils sociaux dans les entreprises, mais également avec les partenaires et les clients. Je trouve cela sensé : le terme outil social me semble plus adapté que le terme outil web 2.0 car il ne désigne pas une génération d’outil ou un buzzword mais désigne les outils par leur finalité. Par ailleurs la prise en compte des partenaires et des clients reflète davanatage la réalité de l’entreprise étendue.
J’ai aussi bien apprécié son explication de la valeur des liens forts / faibles / potentiels / inexistants, prouvant que le bénéfice de la connexion entre individus est inversement proportionnel à l’intensité du lien qui les unit. Si quelqu’un a pris son schéma je suis preneur…[Mise à jour : excellent compte rendu ici]
Et pour finir un dernier point que je voudrais mettre en avant : il a évoqué une “blogosphère interne sur laquelle tout le monde raconterait son travail”. Bien sur cela ne se fait pas aussi facilement, ce sont des pratiques à mettre en place et qui n’auront de sens qui ce que racontent les gens est mis à profit pour l’organisation, donc si celle ci crée un process de réappropriation des contenus. Mais je crois vraiment que la stimulation du storytelling pour capter les savoirs informels est une question clé. Retour à la logique de mémoire d’entreprise chère à l’ami Malaison.
Vincent Berthelot nous a ensuite présenté un projet d’assistant RH virtuel à la RATP. S’en est suivi un échange intéressant avec Michelle Blanc qui ne voyait pas l’intérêt de l’avatar comme point d’accès à l’intelligence artificielle et considérait qu’il n’avait pour but que de faire utiliser l’AI à des dinosaures. Cela m’a fait sourir sur le moment mais la question de fond est loin d’être déplacée. Je laisserai les spécialistes des interfaces en discuter.
Ce fut ensuite mon tour…puis vint ce qui fut pour moi le clou de la conférence : l’intervention de Jon Husband, assurément pour moi la plus intéressante de la journée tant sur le fond que sur la forme. Plutôt que vous la raconter, ce qui serait fort difficile en raison de sa densité, je préfère vous conseiller de vous intéresser à son blog, de rentrer en profondeur dans la notion de wirearchy, et jeter un oeil à cette présentation qu’il a pris à titre d’exemple.
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Nouvelle donne pour les nuls, suite et fin du billet précédent « Tous complices // May 17, 2008 at 1:17
[...] Duperin, consultant français à blueKiwi Software et blogueur très actif, a démontré de son côté comment la collaboration vient aux entreprises qui se font confiance à [...]
Emploi - Le blog de Moovement: Entreprise 2.0, Management 2.0, RH 2.0 et Culture 2.0 selon Jon Husband | Emploi: Le blog de Moovement, le recrutement 2.0 - Recherche d'offres d'emploi et de stages Entreprise 2.0, Management 2.0, RH 2.0 et Culture 2.0 selo // May 20, 2008 at 7:47
[...] je l’ai écrit ici comme l’ont reconnu la plupart des participants à Webcom, l’intervention de Jon [...]
“Achetez vous une voiture où la reponse à un besoin de déplacement ? Et si vous n’avez pas compris qu’il vous faut vous déplacer que faites vous de la voiture qui se trouve dans votre garage ?”
On pense effectivement peu aux besoin et plus aux outils qu’on a l’habitude de proposer. C’est un bon rappel!
Emilie Ogez » Blog Archive » Webcom Montréal 2008 : quelques retours // Sep 29, 2008 at 23:28
[...] viens de me plonger dans la retro de Bertrand Duperrin suite à son passage à Webcom Montréal 2008. Merci pour cette synthèse dont je vais faire [...]
Le 2.0 vers une évolution systémique plus réaliste | Bloc Note de Bertrand DUPERRIN « Veille de la MINUM // Oct 2, 2008 at 14:02
[...] Une définition assez visionnaire en somme mais qui a, à mon avis, été victime de la multiplicité des interprétations qu’elle permettait. Et a suscité certaines tendances techno centrées. Si la flexibilité du web a pu permettre de s’en sortir sans grande peine, la transcription de cette définition au monde de l’entreprise a donné quelque chose comme “l’utilisation des blogs et wikis en entreprise”, ce qui a fait plus de mal que de bien au concept d’entreprise 2.0. Et ce même si Andrew McAfee a “recadré” sa définition pour pour passer de l’utilisation des outils web 2.0 dans l’entreprise à l’utilisation d’outils sociaux émergents dans les entreprises, mais également avec les partenaires et les clients comme j’ai pu le constater à Montreal en mai dernier. [...]