Une fois n’est pas coutume c’est plus de web que d’entreprise que je voulais pour parler ici en vous faisant part de mes premières réflexions suite à  la lecture de Le web 2.0 en perspective : Une analyse socio-économique de l’internetde Franck Rebillard.

J’ai apprécié le recul rare dont fait preuve l’auteur dans ce qui est souvent présenté comme une révolution et un véritable changement du rapport de force entre individu et médias, et globalement du leadership des contenus sur la toile.

Loin de chercher à  briser un mythe, il nous explique que ce que nous vivons n’est peut être pas si nouveau que ça, et surtout que le phénomène n’est pas si global qu’on le pense. Mais avec justesse il montre des tendances sous-jacentes beaucoup plus profondes qui prouvent que « quelque chose » se passe bel et bien. C’est justement parce qu’il tord le cou à  quelques lieux communs si souvent cités en exemples qu’il arrive à  donner du sens à  des choses plus subtiles sur lesquelles on ne s’apesantit pas assez.

Alors même si on parle surtout de médias et pas des usages en entreprise j’estime l’ouvrage utile à  qui voudrait, au delà  des buzzwords et autre tartes à  la crême, comprendre l’aspect social des évolutions en cours.

Je terminairai par…la conclusion

[…] nous plaiderons pour terminer en faveur dune place plus grande à  accorder aux apports des sciences sociales dans l’accompagnement, notamment politique, des TIC. Il ne s’agit pas d’un playdoyer pro-domo, encore moins d’une revendication corporatiste, mais de la croyance sincère en la nécessité de contrebalancer la domination des visions technicistes par une réaffirmation de la composante intrinsèquement sociale du développement des technologies. Si nous voulons en maitriser le cours, ne pas rester aveugles face aux inégalités u’il peut générer ni en subir les conséquences dans une complètre inconscience, alors il est impératif de repérer les logiques et d’observer les modalités effectives de l’évolution des TIC en société.