Et si l’entreprise 2.0 était l’occasion d’inventer le tutorat “gagnant gagnant”

Un des points importants de l’aspect “générationnel” de l’entreprise 2.0 est qu’on se retrouve avec une génération qui maitrise les outils et les usages mais éprouve des difficultés à cadrer tout cela dans une optique business et une génération qui maitrise bien cette question d’alignement mais qui peut être mal à l’aise avec les nouveaux outils et peiner à développer les usages en question.

Une bonne solution ne serait elle pas de mettre en place un double tutorat ? D’une part nos “Y” qui montrent à leurs ainés tout ce qu’on peut améliorer dans le fonctionnement au quotidien en utilisant les bons outils, d’autre part nos “X” et nos “baby boomers” qui leur apprennent à bien garder l’essentiel en vue et qui, connaissance du monde de l’entreprise aidait, peuvent même leur trouver des utilisations auxquelles on n’avait pas pensé au départ.

Encore faut il vouloir prendre ce sujet à bras le corps et avoir une démarche volontariste. Ce qui est le cas de Wachovia.

Qu’en pensez vous ? Voilà qui est très “2.0″ avec une relation autrefois “parent-enfant” qui deviendrait enfin “parent-parent”.

Related posts:

  1. Avenir de l’organisation : et si c’était la SOO (ou SPO)?
  2. Une entreprise 2.0 mais des problématiques 1.0 (et heureusement)
  3. L’entreprise 2.0 n’est pas qu’une histoire de jeunes
  • Thierry Faucher

    On y réfléchi ! à suivre

  • Christelle

    C’est une démarche en effet vraiment intéressante, et comme tu le notes de deux points de vue :
    Du coté « effet sur les compétences » : la transmission se joue sur deux niveaux si je comprends bien, ie elle est à double sens : savoir faire en technologie informatique et savoir faire business.
    Du coté « effet sur le comportement » : cela donne à deux protagonistes éloignés sur la pyramide de l’age de l’entreprise, une nouvelle raison de communiquer, et sur un pied d’égalité. Parce que quand on y pense, autour de la machine à café ou au resto, du fait de la différence d’age entre nos deux collaborateurs, si une conversation s’engage, c’est très souvent dans un cadre enfant-adulte (Tu vas visiter … c’est formidable, tu pourrais … ) voire enfant-parent (oui, le fan de The Do devra écouter l’éloge à Johnny Halliday, sans vraiment pourvoir s’exprimer sur son groupe favori) et si la conversation est professionnelle, comme c’est surtout l’expérience qui est sollicitée, cela les replace dans des schémas identiques. Aussi le fait d’avoir chacun quelque chose à apporter à l’autre peut effectivement les placer dans un cadre adulte-adulte et donc gagnant-gagnant, mais mon petit bémol est ici : à condition que chacun décide de jouer ce jeu. Parce que si certains de nos ainés sont demandeurs de ce type d’apprentissage, d’autres ont beaucoup plus de mal à comprendre pourquoi il leur faudrait changer leurs habitudes (On a toujours travaillé comme ça, pourquoi changer aujourd’hui ?)
    Aussi, je serais curieuse de connaître “l’annonce” de ce tutorat au personnel ;-) !!!
    En fait ce sont des fonctionnements auxquels je pense mais je sais que si un nouveau système est mis en place, il devra coexister avec un plus ancien … Et ce n’est pas bien grave, ce n’est pas ce qui doit empécher d’éduquer.

  • http://www.duperrin.com Bertrand DUPERRIN

    @Christelle : de toute manière il faut arrêter de se voiler la face, les évolutions ne sont toujours l’affaire que de ceux qui veulent jouer le jeu. Certains naturellement, quelques uns car on les aura convaincu mais il restera toujours les professionnels du “non”.
    Faut il les blamer ? Je ne pense pas. Autant avancer avec ceux qui le veulent.

  • Christelle

    @Bertrand : tout a fait d’accord …

  • http://www.itexium.com Philippe

    Cette idée me semble à la fois être innovante et porteuse d’espoir dans le cadre de l’évolution nécessaire de l’entreprise et des rapports entre les collaborateurs.
    La Direction Générale sera la première qui devra insuffler un nouvel élan capable de mettre en oeuvre ce mode “gagnant-gagnant”.A titre d’exemple, elle devra offrir une reconnaissance aux collaborateurs qui investiront du temps pour ce type de démarche.Pourquoi ne pas tenter une expérience pilote basée sur le volontariat dans un premier temps ?