Outils de communication en entreprise : l’histoire begaie

Quand on parle de social media dans l’entreprise, une des objections les plus commune est d’entendre “je ne veux pas que mes collaborateurs passent leur temps à  écrire et à  discuter, quel est le ROI ?”.

Alors bien sur on peut argumenter. Car il y a des arguments plus que tangibles, parce que communiquer et échanger est une des clé de la performance dans l’économie de la connaissance, parce que les actifs dits intangibles supportent les processus de création de valeur, parce que… La liste est longue et on l’a suffisamment traité ici depuis des années. Il suffit simplement d’avoir la bonne logique : trouver ce qui concourt vraiment, aujourd’hui à  la création de valeur, adapter la manière de travailler, et ensuite se demander quels sont les outils adéquats. Un raisonnement à  mon sens plus pertinent car il ne contribue pas à  justifier l’adoption des outils mais permet de déterminer lesquels sont vraiment utiles. Et par conséquent on ne propose pas le social software parce que c’est le social software mais parce qu’on valide qu’il correspond à  des enjeux.

On peut aussi se dire que c’est le sens de l’histoire. L’argument vaut ce qu’il vaut. A mon avis il ne suffit pas emporter la décision mais il amène les professionnels du “non” à  prendre un peu de recul. Je vous conseille donc la lecture de cet article qui nous rappelle tout ce qu’on a pu entendre en à  peu près dix ans :

1994 : le mail n’a pas sa place au travail

1996 : l’accès à  internet n’a pas sa place au bureau

1998 : le e-commerce est trop risqué

2002 : l’instant messaging n’a pas de place dans un contexte professionnel

2005 : le social software n’a pas sa place au bureau.

J’ajouterai qu’on a également eu auparavant

- des téléphones pour les collaborateurs ? vous n’y pensez pas !

- des ordinateurs ? Mais ça apporte quoi ?

Et j’en oublie…

 
  • http://ils.sont.la Julien

    Bertrand à  écrit : “pas à  justifier l’adoption des outils mais permet de déterminer lesquels sont vraiment utiles”

    Oui, et cela demande de régulièrement ré-évaluer stratégies et processus.

    Malheureusement, une fois une tactique trouvée pour réaliser une stratégie ou implémenter un processus, on l’use jusqu’à  la moà«lle — jusqu’à  perdre 1/3 de son revenu en 10 ans, suivez mon regard vers l’industrie musicale.

    Il y a ceux qui utilisent et en profitent — et ceux qui vont perdre car “à  quoi ça peut servir ??”

    Un des obstacles pour les dirigeants : comment identifier les nouveautés, et comment s’assurer qu’elles sont en adéquation avec leurs objectifs.

    Le rythme est si rapide, ils ne peuvent pas passer leur temps à  essayer de devenir des maniaques du web — il doivent rester spécialistes de leur secteur.

    C’est un problème auquel je réfléchis : comment armer les dirigeants d’un “second cerveau” web !

    Qu’en dis-tu ?