Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

Reflexions sur l'entreprise, le management, la collaboration et les réseaux sociaux. Vers l'entreprise 2.0…

"Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise” Antoine Riboud.
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Pas d’entreprise 2.0 sans professionnalisation du web 2.0

March 3rd, 2009 · View Comments · Entreprise 2.0, Entreprise, organisation et management, Pratiques / Outils collaboratifs, Social computing

Très souvent un frein à l’entreprise 2.0 vient du web 2.0 lui-même. Nombre de décideurs, lorsqu’ils commencent leur réflexion, regardent logiquement ce qui se passe sur le web. Certains se reposent sur leur propre expérience parce qu’ils sont des utilisateurs plus ou moins avertis, d’autres découvrent un monde nouveau, parfois sans le comprendre.

Cela pose problème à deux points du processus de transformation.

• La décision : au moment de décider de se lancer dans un projet social software et quand bien même l’entreprise aurait compris l’enjeu organisationnel qui précède les outils, le décideur a en tête des gens qui racontent leur vie sur Facebook, se “pokent” et se livrent à la guerre des vampires contre les zombies. Il pense aux “vidéos à la con” que ses amis lui envoient, au “faites péter les com’s” de son ado de fils sur son skyblog, à des commentaires disant que “c vrémen top”, et aux milions de gens qui cherchent quelqu’un pour déjeuner vers Opéra, qui s’ennuient devant un programme TV pitoyable ou ont des voisins trop bruyants et le racontent sur twitter. Faute de recul suffisant c’est ce qu’il a à l’esprit, ce qu’il visualise au moment de prendre sa décision.

• Le déploiement. Déployer un outil est une chose, mais l’objectif est bel et bien qu’il améliore la performance donc qu’il soit utilisé, et utilisé pour les bonnes raisons. “Partagez, collaborez et connectez vous” n’a aucun sens pour les collaborateurs. Il faut traduire les grandes logiques observées sur le web et désirées en entreprise en comportements concrêts au quotidien. En amont cela aide le chef de projet à “visualiser” la réalité vers laquelle on se dirige (ce qui n’est ni évident ni un luxe), en aval cela permet aux personnes concernées de comprendre exactement ce qu’on attend d’elles au quotidien.

Quoi qu’il en soit il importe d’apprende à traduire les usages du web pour en transposer les logiques dans le monde de l’entreprise.

Quelques exemples :

• chercher ses camarades de lycée sur Facebook : chercher sur l’intranet des gens qu’on ne connait pas mais qui ont la réponse à nos problèmes. (Ou se poser la question du réseau constaté vs. déclaratif).

• Twitter qu’on a raté le métro ce matin : mobiliser les énergies disponibles pour une vraie urgence.

• Devenir “Fan de” sur facebook : mobiliser les personnes qui ont un intérêt sur un sujet donné et leur permettre de mettre leurs travaux en commun, d’avancer ensemble plus vite.

• Mettre ses gouts et hobbies sur son profil : permettre à chacun de connaitre ses expériences, expertises, éventuellement laisser ceux avec qui on a travaillé “appuyer” ces données en les confirmant.

• Raconter ses vacances sur son blog : debrieffer sa dernière mission ou sa dernière négociation dans un espace public afin à la fois de faire savoir comment on s’en est sorti…ou d’appeler à l’aide collective si justement on ne sait pas comment s’en sortir.

• Mettre à jour son statut Facebook : dire sur quoi on travaille, de quoi on a besoin.

• Voter pour un contenu : faire émerger ce qui a du sens pour les collaborateurs à un moment donné.

• Laisser un commentaire pour dire à tout le monde qu’on est d’accord et que c’est “trop bien” : faire acte de management et montrer l’exemple en encourageant / félicitant un collaborateur.

Vous en avez d’autres…?

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  • Je suis souvent passé des projets internet au projet intranet et (inversement) et il est frappant de constater que les fonctionnalités utilisées et approuvées par les INTERnautes, l'ont été par la suite par les INTRAnautes.

    Aujourd'hui, le débat se situe autour de la mode du 2.0 où on retrouve l'euphorie des demandes de création de jolies sites qui savent faire "papa et maman" en même temps. En tant que chef de projet (consultant), nous avons un vrai rôle pédagogique a avoir avec les décideurs et dirigeants de tout bord.

    C'est pour cette raison que j'essaye depuis plusieurs mois de décrypter les nouvelles tendances et les nouvelles fonctionnalités du web (twitter, réseaux sociaux...) massivement utilisées sur INTERnet afin d'anticiper les nouvelles fonctionnalités que les INTRAnautes (et la génération Y sur laquelle je reviendrai prochainement) réclameront très vite dans leurs intranet.

    A la lecture des notes de l'article de Bertrand DUPERRIN, je vais essayer de décrire à quoi ressemblera l'intranet des prochaines années :

    Quoi qu’il en soit il importe d’apprende à traduire les usages du web pour en transposer les logiques dans le monde de l’entreprise.

    Quelques exemples :

    1. Réseau social (facebook, viadéo etc.)
    INTERnet : Chercher ses camarades de lycée sur Facebook
    INTRAnet : Chercher sur l’intranet des gens qu’on ne connait pas mais qui ont la réponse à nos problèmes. (Ou se poser la question du réseau constaté vs. déclaratif).

    > SH : L'inconvénient qu'on remarque tous sur facebook, est que la notion d'ami est toute relative. On ne sait jamais trop pour quelles intentions certaines personnes veulent intégrer notre réseau et j'ai tendance à refuser.
    Dans un intranet de groupe, nous sommes tous collègues et il devient plus facile de rentrer en contact par affinités alors que nous ne sommes pas dans les mêmes locaux ou même service / département.
    Imaginez pour une SSII qui se retrouve en temps de crise avec dizaine de salariés en intercontrat qui pourrait mutualiser leur veille, écrire des articles sur des sujets interdisciplinaire etc. Pour moi, c'est là que commence l'innovation...

    2. Twitter
    INTERnet : Twitter qu’on a raté le métro ce matin
    INTRAnet : mobiliser les énergies disponibles pour une vraie urgence.

    > SH : Je n'ai pas encore intégré complétement Twiter car je ne connais pas beaucoup de monde dessus mais j'en vois l'intérêt comme le signal Bertrand. Attention tout de même à l'infobésité (surplus d'information) car l'information devient constante et omniprésente. La limite vie privée et vie professionnelle devient de plus en plus floue. Pour moi FB c'est privée, Viadeo et Linkedin c'est pro. Je n'ai pas encore vu de frontière pour Twiter. J'ai le sentiment que ce sont des gens constament connecté qui l'utilisent...

    3. "Fan de"
    INTERnet : Devenir “Fan de” sur facebook
    INTRAnet : mobiliser les personnes qui ont un intérêt sur un sujet donné et leur permettre de mettre leurs travaux en commun, d’avancer ensemble plus vite.

    > SH : Nous avons tous au moins UNE compétence et des fois plusieurs casquettes. Nous ne faisons pas forcemment les choses qui nous plaisent ou nous n'exploitons pas toujours notre esprit créatif...
    Imaginons que je sois chef de projet intranet et qu'un collègue soit chef de projet internet et que nous soyons fan de "l'accessibilité numérique". Si un projet tombe et qu'il faille répondre à un appel d'offre sur ce sujet, nous pourrions mutualiser nos connaissances et répondre à cet appel d'offre alors qu'il n'y avait aucun spécialiste en interne...

    4. Profil personnel (goûts et intérêts particuliers)
    Mettre ses gouts et hobbies sur son profil : permettre à chacun de connaitre ses expériences, expertises, éventuellement laisser ceux avec qui on a travaillé “appuyer” ces données en les confirmant.

    > SH : Ca rejoint ce que je viens d'expliquer pour le "fan de" dans un processus plus long et plus grand en terme de réseau.

    5. Le blog
    INTERnet : Raconter ses vacances sur son blog
    INTRAnet : debrieffer sa dernière mission ou sa dernière négociation dans un espace public afin à la fois de faire savoir comment on s’en est sorti…ou d’appeler à l’aide collective si justement on ne sait pas comment s’en sortir.

    > SH : Là il ne s'agit pas uniquement de raconter ses vacances sur un blog. On le voit bien avec ce blog ou celui de Bertrand. Ce sont des idées balançais à qui veut les lire qui sont soumis à avis via des commentaires.
    Dans un intranet, on pourrait imaginer des blogs projets alimentés au quotidien par plusieurs membres du projet afin de tendre vers des best practice à terme... Ce n'est qu'un exemple, il y'aurait beaucoup de chose à faire avec les blogs internes...

    6. Mettre à jour son statut
    INTERnet : Mettre à jour son statut Facebook
    INTRAnet : dire sur quoi on travaille, de quoi on a besoin.

    > SH : MSN, Twitter, Facebook... On peut mettre tout un tas de statuts à jour par jour. Ceci dépend des personnes présentes sur chaque outil et des messages qu'on souhaite leur faire passer... Le défi de ces prochains mois se situe dans l'intéropérabilité des ces plateformes.
    Exemple : Je mets à jour mon statut à un endroit, il se met à jour sur tous les autres outils.
    Un des enjeux d'internet actuellement, est la gestion de son identité numérique. Ce sera le même cas en interne, les plus vus seront les plus promus...

    7. Le vote en ligne
    INTERnet : voter pour un contenu
    INTRAnet : faire émerger ce qui a du sens pour les collaborateurs à un moment donné.

    > SH : Ce qui a du sens pour un collaborateur, n'en aura pas forcement pour un autre. On peut voir le résultat sur des pages d'accueil d'intranet "institutionnel" qui interessent très peu les collaborateurs qui utilisent des intranet "métier".
    C'est un vaste sujet sur lequel j'aimerais revenir prochainement en parlant des plateformes de débat participatif pour les collectivités.

    8. Les commentaires + Good you!
    INTERnet : Laisser un commentaire pour dire à tout le monde qu’on est d’accord et que c’est “trop bien”
    INTRAnet : faire acte de management et montrer l’exemple en encourageant / félicitant un collaborateur.

    > SH : un peu de management et de psychologie dans tout ça, ça fait du bien! Good Bertrand!
    Le management de la génération Y et digital native sera primordial dans les toutes prochaines années. et ça commence peut-être par là...
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