Je dois participer cette semaine à  une discussion dans le cadre de la préparation de l‘enterprise 2.0 summit. En raison du caractère international (et européen) de l’événement, il a été décidé de se pencher sur les spécificités nationales au regard des projets entreprise 2.0. Intuitivement nous savons bien qu’on ne fait pas les choses de la même manière avec des américains, des français, des allemands ou encore des italiens. Mais concrètement, qu’est ce que cela veut dire ? Comment cela se traduit il dans les projets, leur réussite, leur échec ? Et d’ailleurs cela a t’il vraiment un impact au final ?

C’est donc de cela qu’il sera question lors d’un prochain tchat auquel je vais participer. Et comme on est toujours limité par ce que l’on voit soi-même, j’ai décidé de vous demander votre avis à  tous afin d’avoir le plus grand nombre d’inputs venant de sources les plus diverses.

Quelques pistes en vrac  (pensées personnelles et avis glanés ici et là ) :

– il ne faut pas tomber dans les clichés : les mêmes problèmes existent dans tous les pays…c’est simplement une question d’intensité

– les entreprises françaises sont fortement hiérarchisées et rigides. D’un autre coté on entend ça dans tous les pays.

– l’engagement et la culture d’entreprise sont beaucoup moins forts chez nous, ce qui est un frein évident à  des logiques participatives. On aurait une culture de défiance par rapport à  l’entreprise plus forte qu’ailleurs.

– les salariés français, pour contrebalancer la rigidité hiérarchique, ont depuis longtemps appris à  faire de l’informel dans leur coin et à  opérer « dans le dos » de l’organisation formelle. (Ils seraient moins respectueux des règles qu’ailleurs ?). Et ils n’ont aucune envie que leur petite cuisine personnelle devienne « officielle » et visible. Autrement dit ils sont habitués à  faire leur petite cuisine et ne veulent pas que l’entreprise s’invite derrière les fourneaux.

– l’entreprise française est très politiques. Même si quelque chose doit faire du bien au business il y a pleins de considérations de pouvoir et de personnes qui entrent en jeu. (Mais qu’on ne me dise pas que ça n’est pas pareil dans toutes les grandes entreprises du monde…peut être moins ?)

– l’entreprise française est frileuse, avance par petits pas, ce qui n’aide pas à  prouver la valeur de quelque chose qui demande dès le départ une masse critique d’utilisateurs (la taille des pilotes ici et aux USA semble n’avoir rien à  voir).

– on est hermétiques à  la culture du « on essaie et on verra ».

-le mot « social » donne de l’urticaire aux dirigeants.

– une culture sociale (justement) qui fait que la capacité des employés à  générer des dynamiques d’ampleur par eux-même fait peur.

– une certaine sagesse qui fait qu’on laisse les autres expérimenter pour nous.

Et vous ? Vous en pensez quoi ?