Enterprise 2.0 par Andrew McAfee

Enterprise 2.0 - McAfeeLe très attendu “Enterprise 2.0” d’Andrew McAfee est sorti il y a quelques semaines. Il y avait beaucoup d’attentes à l’égard de l’ouvrage du père de l’entreprise 2.0, ouvrage dont la publication avait été repoussée en cours d’année, ce qui n’a fait qu’ajouter à l’impatience ambiante. Maintenant que le livre est disponible il est temps de répondre  aux questions traditionnelles : le résultat est il à la hauteur des attentes, quel est son apport, à quel public s’adresse-t-il et…faut il l’acheter.

1°) Un cheminement qui trouve son issue au bon moment

Si “Enterprise 2.0″ n’est pas le premier livre à aborder le sujet, il est certainement le premier dont on attend qu’il soit un ouvrage de référence, ce qui suppose une certaine maturité. Une maturité qui est au rendez vous et est à mon avis la résultante d’un double cheminement.

Un cheminement propre au phénomène entreprise 2.0 tout d’abord. Même si on en parle depuis des années et que la ligne directrice est connue, on commence seulement à avoir le recul et les retours d’expérience nécessaires à la démystification de la chose et à la prise en compte des vraies questions que l’angélisme des premiers temps pouvait amener à négliger.

Le cheminement de l’auteur lui-même ensuite. McAfee explique clairement comment avant d’être le père spirituel de l’entreprise 2.0 il a d’abord été un sceptique qui s’est penché sur la question pour démontrer sa vacuité. Et comment l’objectivité l’ont amené à réviser ses préjugés. Une partie de l’ouvrage pas si anecdotique qui permet de mettre les choses en perspective et les ramener sur un terrain dépassionné.

2°) Le bon ton…

Quand on est expert reconnu dans un domaine et qu’on écrit un livre il y a deux choix, qui sont tout aussi valables l’un que l’autre. Faire un livre très technique s’adressant à ceux qui ont un certain niveau et veulent aller plus loin encore ou faire quelque chose de très pédagogique susceptible d’amener n’importe qui à comprendre les fondamentaux, les enjeux, se poser les bonnes questions et concevoir son projet. C’est la seconde voie qu’à choisi McAfee. Les habitués de son blog verront la différence : si le blog est l’endroit où les experts se rencontrent et discutent, où l’on est forcément plus technique car on discute et explore des sujets “chauds”, le livre se doit d’être lisible par tous. Et McAfee a brillamment réussi le (difficile) exercice qui consiste de passer du blog au livre.

Le livre est très pédagogique et accessible. J’ajouterai d’ailleurs que pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la langue anglaise il est beaucoup plus accessible que nombre d’ouvrages spécialisés écrits dans la langue de Shakespear.

Nul besoin d’être un expert pour se lancer dans la lecture de l’ouvrage que l’on lira relativement facilement et rapidement tant il est fluide et accessible.

3°)..pour raconter de belles histoires…

Je disais donc qu’on pouvait concevoir un livre de manière analytique ou didactique. Choisissant la seconde voie, McAfee privilégie l’éducation par l’exemple et, plus que des cas, nous propose de belles histoires. Au lieu d’énoncer les avantages de l’entreprise 2.0 et de les illustrer par quelques cas bien choisi, il part quelques cas qu’il défriche peu à peu, en parallèle, qui permettent d’appréhender pas à pas l’ensemble des enjeux. Des cas suffisamment différents pour que chacun s’y retrouve, pour embrasser l’ensemble des enjeux et des difficultés.

Mention très bien sur la dimension pédagogique donc.

Cela a également un autre coté positif : McAfee ne part pas de la solution pour trouver les problèmes mais part du problème pour montrer comment la réponse se construit. Il le dit lui-même : aucune des entreprises n’a eu pour objectif de départ de “faire du 2.0″ ou implémenter des médias sociaux mais de résoudre une vraie problématique opérationnelle. Eurent elles pris la question par le mauvais bout qu’elles auraient certainement échoué.

4°) … aux bonnes personnes…

Le style et l’organisation du livre le rendront donc accessible à tous les managers ou décideurs devant faire face à ce type de problématique, aux étudiants désireux de s’approprier une notion encore trop peu traitée par les enseignants.

Cela veut il dire pour autant que ceux qui sont un peu plus avancés n’y trouveront rien ? Loin de là. Déjà parce que chacun ayant sa propre approche, cela permet de réévaluer ses propres options. Ensuite parce que cela formalise de manière construite des choses souvent éparses dans nos réflexions. Enfin parce que la manière dont les choses sont présentées permet aussi de construire des argumentaires et une manière de présenter les choses qui soit acceptable par nos entreprises traditionnelles.

Car c’est un des points positifs qui découlent du reste : quand on aborde de tels sujets on peut se positionner en intégriste du changement ou en faciliateur de transition. C’est ce parti pris qu’à choisi McAfee. Les jusqu’au-boutistes seront peut être déçus mais c’est en dépassionnant le débat qu’on aidera nos augustes institutions à avancer, pas en les agressant.

5°)…sans se voiler la face

Ce que j’ai apprécié dans le livre de McAfee est son objectivité et le fait qu’il n’élude aucun sujet, même ceux qui parfois font moins plaisir, entendez ceux qui nous disent que c’est difficile, que ça ne fonctionnera pas partout, voire qu’il s’agit d’une solution qui n’est pas inéluctable pour les entreprises.

Quelques points que j’ai donc noté avec intérêt

- des cas très diversifiés qui montrent une multitude de scenaris différents prouvant qu’on ne parle pas d’un modèle unique

- un traitement objectif et argumenté des objections, notamment sur la securité.

- le traitement de la distinction “in the flow / over the flow” pas assez présent dans les discussions sur le sujet et dont l’incompréhension est à mon avis la cause de nombreux échecs

- la prise en compte de la dimension managériale et culturelle.

- une intéressante analyse des raisons pour lesquelles l’adoption de l’entreprise 2.0 n’est en aucun cas inéluctable pour les entreprises : malgré un potentiel évident l’entreprise peut décider de “passer à coté”.

- pas de plaidoyer passionné mais la présentation objective d’une gamme d’outils et pratiques qui complètent idéalement l’existant.

Le talon d’Achille de l’entreprise 2.0 ? La décision.

Partons du principe que l’entreprise 2.0 arrive, par le biais de logiques mêlant community management et management socio-collaboratif, a rendre l’information et les individus plus accessibles et identifiables dans le but d’accélérer et faciliter l’exécution au quotidien, résoudre des problèmes et collecter les idées qui permettront de construire les produits et les modes opératoires de demain. Même si cela semble séduisant, y a une faiblesse dans le raisonnement.

Toutes ces dynamiques, ces informations ne génèrent aucune valeur en soi. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mêmes si la valeur de ces procédés est intuitivement admise, il reste un brin de logique dans l’esprit des décideurs qui fait qu’ils peinent à voir la valeur tangible derrière.

Toutes ces choses, ce capital informel, humain, organisationnel etc… ne créent en fait qu’un potentiel. Un immense potentiel, soit, mais uniquement un potentiel. On en revient à ce que je disais par rapport aux cartes de stratégie. Tout cela ne sert que si réutilisé dans le cadre du business structuré et formalisé. Pour cela, il y a plusieurs moyens.

La routine sociale : qui incorpore la réutilisation des données générées par les utilisateurs dans le workflow quotidien.

• La décision : qui fait que quelque chose de nouveau sera utilisé ou commencé.

C’est ce second point qui nous intéresse aujourd’hui.

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Liens de la semaine (weekly)

  • “If the intelligence agencies want to get further gains from the site, they need to incorporate it into their own formal decision making process, he contended. Until that happens, the social networking aspect of Intellipedia is “just a marginal revolution,” he said.”

    tags: decisionmaking, intellipedia, cia, collectiveintelligence

  • “Failure has been around since the time two people first starting working and collaborating together, so it’s safe to assume that it’s going to be with us in 2010. Let’s spend a few moments thinking about and predicting the shape of failure in the coming year.”

    tags: IT, enterprise2.0, failure, cloudcomputing, socialcomputing, socialcrm, crm, saas, process

    • Next year, organizations will continue to buy heavy-duty backbone systems from major vendors, such as SAP and Oracle, and some percentage of those implementations will just not meet expectations.
    • Relationship failure arises when a cloud vendor does not follow through on service quality, pricing, or other commitments. Service availability fails when the the cloud vendor goes down, effectively locking the customer out from his or her own data.
    • Unfortunately, many enterprise buyers learn too late that deploying social computing successfully is easier said than done. These poor folks will implement blogs, wikis, and undertake a variety of other social computing initiatives, only to discover a sad truth: just because you build it doesn’t mean they will come.
    • During this coming year, many large companies will learn painful lessons about what happens when you stop paying attention to customers.
    • Social CRM can help companies develop greater responsiveness and a more intimate conversation with customers. Companies that recognize this and take active steps to foster genuine customer relationships will find success in 2010.
    • Successful relationships between an organization and its customers, or between two individuals, depend on the parties coming to tacit or explicit agreement around basic expectations for both process and results.
  • In this environment, companies need to evolve into what I call an Aligned Enterprise which I’ve defined as:

    An organization that acts cohesively and embraces change in its environment

    tags: alignment, alignedenterprise, leadership, design, engagement, responsiveness, adaptability, customers

      • Purposeful leadership. Establishing and maintaining a clear and compelling vision for where the organization is heading and why it’s going in that direction.
      • Adaptive design. Infusing the realities of the marketplace (customers, suppliers, technology change, etc.) into the creation and evolution of products, services, and processes.
      • Customer-responsiveness. Increasing the magnitude and speed with which an organization learns from, and responds to, customer feedback.
      • Employee engagement. Building strong commitment from employees through alignment of hiring, on-boarding, training, coaching, communications, and incentive programs.
  • tags: iberia, airlines, casestudies, web2.0, communication, blogs, twitter, socialmedia, socialcomputing, socialnetworks

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Adoption de l’entreprise 2.0 : il vous faut à la fois une voix et un tournevis

Suite de ma réflexion précédemment ébauchée au sujet de l”adoption de l’entreprise 2.0“, enrichie par les nombreuses discussions et commentaires qui l’ont suivi. Voici donc une synthèse de ce qui ressort de tout cela.

• Il faut un (ou des) pilotes dans l’avion.

Comme le fait justement remarquer Oscar Berg, il faut quelqu’un dans le siège du conducteur. Dans ce sens, oui, l’adoption se pilote. Ou plutôt elle s’incarne : la nouveauté s’incarne, le changement s’incarne et le tout doit être porté à haute, claire et intelligible voix. Il s’agit d’expliquer, de convaincre, et dans une certaine mesure de créer une dynamique et un enthousiasme qui vont faire que les choses vont arriver. C’est le rôle des “évangélistes internes”, “adoption leaders” et autres “advocates” comme le disent nos voisins d’outre-Atlantique.

• L’enthousiasme et la bonne parole ne suffisent pas

Si les convaincus, les passionnés, les enthousiastes sont légion, force est de constater que cela ne suffit pas sinon ça fait longtemps qu’en confiant le bon projet à la bonne personne la question serait déjà réglée et qu’on serait passé à autre chose. Dans son quotidien le collaborateur peut entendre la voix qui lui dit “c’est possible, c’est bien, c’est bénéfique….” et ne pas sauter le pas. Par appréhension de faire le dernier pas parfois…mais cela se règle avec un brin d’accompagnement. Parfois le mal est plus profond. Il se dit que “oui, dans un monde idéal tout cela est vrai, mais totalement illogique dans mon propre cas”. Et il a souvent raison.

John Tropea en aborde certains aspects ici et ici. De manière générale si ce que dit la voix va à l’encontre de ce que la plus simple logique dicte au collaborateur, il ne l’écoutera pas. Et quoi de plus logique pour lui que de suivre les règles, quand bien même il les trouve inadéquates, qui définissent la manière dont on évalue son travail et les conséquences qui en découlent en termes de pratiques quotidiennes. D’autant plus que le bénéfice étant quasi-inexistant s’il est le seul à changer, il faut qu’il change avec ses pairs (ou un grand nombre d’entre eux) et de manière cohérente.

Là il n’est pas question de convaincre et porter un message. Même l’enthousiasme le plus effréné se heurte à la barrière que constitue le quotidien et les facteurs terre à terre et locaux. Il s’agit de travailler sur l’alignement et de rendre les choses cohérentes. Un travail qui incombe aux managers et qui doit être effectué au plus près de l’utilisateur. Bien sur la “voix” compte, elle expliquera au management, convaincra, donnera des pistes…mais au final c’est bien de quelques coups de tournevis donnés dans les mécanismes quotidiens qui feront que la voix sera écoutée, que la dynamique ne sera plus seulement dans les têtes mais dans les faits.

Cette adoption là ne résulte ni de l’enthousiasme ni des bons sentiments. C’est une question de sens et d’alignement.

• Qu’est ce qui est pilotable là dedans ?

Visiblement chacun a sa propre conception de la chose et je ne prétend pas que la mienne soit la meilleure. A mon avis, au sens strict, pour piloter quelque chose il faut avoir prise dessus. On peut donc revisiter une partie des activités quotidiennes pour les mettre en phase avec le but recherché. On peut repenser les fiches de postes, les missions, les modes d’évaluation comme cela a été notamment fait chez Cisco. Mais malgré tous les talents et les efforts déployés on ne peut faire en sorte que tout le monde soit convaincu, change son état d’esprit, désire se lancer. On peut se donner un maximum de chances de réussir mais faute de prise sur une mécanique humaine individuelle et collective plus que complexe on ne peut modéliser ce qui fera qu’à coup sur tout le monde va voir la lumière.

Au sens strict, si on peut piloter la transformation des activités, on ne peut que faire son maximum pour que l’état d’esprit change. Notons aussi que le rapport entre les ressources engagées et le résultat est plus prévisible (ou moins aléatoire) pour l’un que pour l’autre.

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Liens de la semaine (weekly)

  • “Des chercheurs de la Fondation travail et technologies de Namur, en Belgique, se sont penchés sur une “fracture numérique” méconnue : celle qui touche les jeunes de 16 à 25 ans. Si leur étude montre que peu de jeunes sont totalement “offline”, elle révèle aussi qu’en moyenne les jeunes Belges ne sont pas aussi à l’aise avec les nouvelles technologies qu’on pourrait l’imaginer. Entretien avec Gérard Valenduc, codirecteur du centre d’étude de la FTU et coauteur de l’étude.”

    tags: digitalnatives, digitaldivide

    • il est très difficile de franchir la passerelle qui sépare “leur” monde Internet, le chat, le téléchargement ou l’écoute de musique et de vidéos en ligne… de l’utilisation que la société attend d’eux, à commencer par leurs employeurs.
    • Oui, mais elle ne sépare pas ceux qui ont accès au Web de ceux qui n’y ont pas accès. C’est un décalage entre un univers de divertissement et un univers plus large.
    • Nous estimons qu’il faut faire davantage converger, notamment à la fin du secondaire, l’éducation aux médias et aux technologies.
  • “I believe it is a way to better achieve some of the strategic goals of internal company communications, but I want to engage the reality that it isn’t yet displacing legacy approaches in significant numbers by articulating the realistic questions that proponents of social computing should be asking themselves in light of these findings:”

    tags: internalcommunication, communication, intranet, email, socialcomputing

    • 2. What is the proper role of social computing in a company’s internal communication strategy? Is it to replace previous tools and do better the same things those tools were trying to accomplish, or were there internal communication needs that previously went unmet that now could be addressed using the new tools of social computing
    • Why posters are so popular in 2009 is a mystery to me. Maybe people like posters because there are times when you have something the organization should hear, but you may not know precisely the audience for that content — so you post it where all can see it and the people who need it, you hope, will find it. Although, of course, you really have no assurance that actually happens.
    • But it’s also interesting to note that, with the exception of face-to-face, all of these are push communication styles:
    • People want to have productive back-and-forth exchanges with precisely the right people who can help them and a face-to-face conversation does that. But what about when you are not in the same physical location and yet you need to collaboratively exchange expertise with someone else, or a group? That’s when social computing tools can fit the bill because they are web-based approximations of the face-to-face dynamic.
    • Finally, it’s interesting to me that there’s an implication in the reliance on push communication technologies that I think is worth addressing. When these tools are used to communicate corporate messages to the employee population, they imply a finality to the thinking contained in the messaging — they do not invite debate, collaboration, response or input.
    • But what about times when that’s not the implication you want to communicate, times when you do want input from the organization? Such cases are ones in which social computing tools might be the appropriate choice
  • “The way we currently think about community management – for the most part – is a role played by someone managing a set of relationships often mediated by an online destination”

    tags: communitymanagement, role, management, conversations, workflow, outcomes, metrics

    • Over the last nine months working with and speaking with a wide array of individuals who are practicing community management it has become apparent that community management is not only an explicit role or career but also a general approach to management. 
    • A better understanding of how to incorporate real-time conversation into traditional workflows
    • A persuasive approach to business outcomes such as inbound marketing that lowers costs, reduces cycle time, and increases satisfaction.
    • Methods of looking at and tracking not just the last touch point before a business outcome but the behavior paths that drive business outcomes.
    • While we typically recommend that the metrics used to measurement business outcomes today be the same as the ones used to measurement performance in a community-oriented approach, the cycle time and investment/return profile look different.
  • “I was recently asked for one word that best describes the skills needed by community managers. My answer was ‘translation’ – community managers sit at the nexus between various groups both within and external to the community. Translating – not in the traditional sense of translating different languages – but in the more complex sense of translating the same concept or decision in to the language used by various groups is core to gaining support, resolving conflict, and communicating effectively to groups of people over which the community manager has no direct authority. But that’s my perspective “

    tags: community, management, sense, translation, language

  • “We discussed definitions, and models, and strategies and plans. What they are doing, what they want to do, what they would love to do. Ended up with a great view of where the market is now from all different perspectives. There are three different views of SCRM.”

    tags: socialcrm, vendors, organization, strategy, crm, sales, marketing, services

    •  Since there is no defined SCRM market beyond taking on the social channels and integrating them with CRM, they are all right.  What they call SCRM is an integration between Social Media (Channels) and CRM functions (Sales, Marketing, and Service).
    • This reality will start shifting in 2010 as consolidation starts to take over and a market begins to materialize (led by customers spending again, slowly at first), and larger and well-funded vendors begin to look for tools to complete their suites.  We will see a lot of movement in this market as we approach the summer, and very heavy towards the end of the year
    • There is a realization that beyond the hype, vendors and organizations are actually beginning to understand that, and starting to see the path.  And the echo chamber (what happens when visions of the future and how to achieve it become common speech among practitioners and no one else) is quieter than usual. We also see more organizations embracing the concepts early on.
    •  On one hand there is a group of people led by those inexperienced in the enterprise applications market that is screaming at the top of their lungs how you have to engage, you must listen, become social or begone.  On the other hand we tell them they must create a strategy, that it is all about a strategy and everything else falls into place, don’t worry about the social aspect yet.
    •  I cannot even count how many meetings and conversations I had in the past four months with executives who wanted to talk about SCRM – only to be asked how to setup Twitter or Facebooks Fan Pages.
    • Control was made to be the evil word of 2008-2009.  Guess what? organizations won’t simply empower an employee or group to become their social voice without some degree of control.
    • This trend will result in a large number of formal SCRM strategies created and implemented in the second and third quarters of next year.
    •  CRM is not going away.  Nor is SCRM going to replace CRM.  Neither is Social Business going to make CRM and SCRM irrelevant.

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Quel avenir pour le réseau social d’entreprise ?

Le réseau social est la clé de tout projet estampillé “2.0″ dans l’entreprise. Pourquoi ? Parce que lorsque l’objectif n’est plus de trouver des gens ou des informations mais de lier les gens via les informations et les informations via les gens, c’est le liant indispensable entre les savoirs formels ou tacites, ceux qui les détiennent et ceux qui en ont besoin.

Il prend en général différentes formes :

- déclaré : chacun déclare son réseau comme on peut le faire sur Facebook ou LinkedIn. Peu pertinent à mon avis car dans la mesure où il est mal venu de refuser une telle demande d’un supérieur connectophile (voire connectophage), on va finir par reproduire l’organigramme. De plus, les critères a priori professionnels mais dont on ne pourra exclure un brin de “personnel inconscient” peuvent laisser planer des doutes sur la réalité et la qualité du lien. Ensuite parce qu’on ne pense pas soi-même à tous les liens faibles, et qu’à la limite formaliser ces derniers est un peu contre-culturel : entre celui qui se demande s’il doit demander et celui qui se demande s’il doit accepter, la partie n’est pas gagné.

- constaté : le réseau, mais je parlerai plutôt ici de sphère de proximité professionnelle, n’est pas déclaré par les collaborateurs mais constaté au regard de leur activité sur les espaces sociaux. Qui lit qui ? Qui intéragit avec qui ? Qui s’intéresse aux mêmes sujets que qui ? Tout cela est aisément déterminable en fonction des actions de chacun dans le flux de son travail, des mots clés utilisés, voire de la manière dont il renseigne son profil. Cette modalité, à mon sens, permet de faire émerger plus aisément les “vrais” réseaux à la fois en fonction des interactions et des centres d’intérêt de chacun. Et, ne dépendant pas de l’arbitraire des uns et des autres, il a le mérite de l’objectivité ce qui permet d’évacuer des questions de “favoritisme” et de course à la popularité que peuvent craindre certaines entreprises.

Oui mais voilà, si le réseau se nourrit de l’activité “sociale”, il est lié aux logiciels supportant la dite activité. Il en est d’ailleurs souvent partie intégrante. La composante “sociale” de l’activité des collaborateurs ne pouvant trouver place que sur des logiciels spécialisés, chacun a peu a peu construit sa couche de réseau social et les réseaux en tant que tel se sont dotés de fonctionnalités de partage, de publication.

Voilà le paysage du réseau social d’entreprise tel qu’il se présente aujourd’hui. Mais pour combien de temps encore ?

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“Le nouveau management de l’information” : indispensable

41L5okNV0BL._SL160_Il y a peu de temps Christophe Deschamps m’a fait parvenir son livre, Le nouveau management de l’information. La gestion des connaissances au coeur de l’entreprise 2.0, afin de recueillir mon avis et me remercier de ma modeste contribution (une définition de l’entreprise 2.0). Le livre est resté pas mal de temps au sommet de ma pile “à lire” car, premièrement, je manquais de temps, et ensuite je n’avais guère envie de me lancer dans la lecture d’un ouvrage sur le sujet : 99% du temps, tout ce qui touche au sujet est lourd, technique et, à mon avis, de moins en moins en phase avec les exigences de notre temps qui demandent une vision plutôt souple et dynamique de la chose.

Faisant toutefois confiance à Christophe j’ai fini par m’y mettre. Et là, quelle ne fut pas mon (agréable) surprise.

Quand on propose quelque chose de “nouveau”, il faut être capable de justifier les raisons du changement. Nouvelles pratiques de l’internet grand public, transformation de la nature du travail et émergence des travailleurs du savoir, autant de sujets traités de manière pédagogiques, dans un langage accessible à tous. Avec une conclusion qui s’impose à tous : s’intéresser au management de l’information n’est plus un problème réservé à quelques experts dans l’entreprise mais à quiconque manage des hommes ou est responsable de son propre travail. Autant dire tout le monde.

En passant, les notions de savoirs, d’information, de Knowledge Management sont passées au crible et rendues compréhensibles à tous.

Ce nouveau management de l’information est ensuite décline au niveau macro (entreprise), où l’on parle bien sur de l’entreprise 2.0 mais sous avec un regard très pragmatique et argumenté, qu’au niveau micro avec le PKM ou Personal Knowledge Management (un sujet sur lequel je reviendrai plus tard tant il touche de près à la notion de routine sociale qui m’est chère).

L’intérêt du livre est qu’il donnant une vision claire, pragmatique, largement détaillée, argumentée, reposant sur un important travail de recherche et d’analyse tout en permettant, au fil des pages, à chacun d’arriver au niveau de connaissance nécessaire pour comprendre la proposition finale.

Si l’approche de ce type de questions pêche parfois par excès d’érudition à tel point que nombre de personne qui ont toutes les capacités nécessaires pour comprendre n’y comprennent rien, faute de trouver des explications claires pour accompagner le début de leur cheminement, cet ouvrage permet à tout un chacun de faire son bout de chemin pour arriver à la réflexion finale, quel que soit son niveau de départ sur le sujet.

Un livre que je conseille donc à tout type de public : dès lors que dans son travail on doit manipuler de l’information ou manager des Hommes (voire les deux), on trouvera ici de quoi comprendre les enjeux, l’état de l’art et  se projeter vers le futur en maitrisant les fondamentaux.

Pour terminer je ne peux que vous conseiller les 28 fiches pratiques consacrées au PKM et gratuitement accessibles ici.

Liens de la semaine (weekly)

  • tags: intranet, communication, worsepractices

  • “As Walton mentioned in our last post, the challenge is only in part technical. Broad culture change and user input became integral to Hello’s rollout and acceptance within the firm. This is one reason he staffed the team with as many change management people as technical people. Enterprise 2.0 systems are more transformative than many past technologies. Walton said that in the past a person with the most knowledge has power. Now the person with the most connections has power. “

    tags: boozAllenHamilton, casestudies, management, change, changemanagement

    • This transformation has to be both understood and accepted in the organization. Walton related a meeting with 25 partners about the new transparency

    • Hello is not a mandated system like email. It was rolled out in a “soft” launch and then promoted virally.
    • Walton started the roll out in the largest office outside of the central offices. He wanted people in the field to feel that the system was for them and supported their needs.
    • Prosci advocates building strategy around creating Awareness, Desire, Knowledge, Action, and Reinforcement (ADKAR). Hello’s change strategy used the ADKAR approach to focus messaging for social media advocates, early adopters, mid-adopters and late adopters. They did not invest in resistors as they either will adopt at their own pace or will continue to resist.
  • “So what I have been trying to do in a new book is say what that looks like, and yes, I have incorporated certainly some of the things that we did in Management 1.0 and Management 2.0. I think it really has to have a different philosophy and a different orientation with respect to both organizational design, how we treat the work force, how we think about the work force and basically how we lead in this kind of economy and in this kind of competitive environment.”

    tags: management, management2.0, management3.0, organizationaldesign, involvement, control, organization, wirearchy

    • It seems to me that, if you are going to have a valid, viable 3.0, it has to include the right blend of leadership behaviours. Yes, where you inspire people by a sense of mission, sustainability, accountability – but also have a valid management approach which deals with fundamentals like goal setting and work specifications and product evaluation produced by employees.
    • I think it depends substantially on what business you are in, how sophisticated the business is, and how complex it is, but I see much more self organizing, much more use of information technology, social networks, and perhaps even internal markets to create the forum and allocate financial resources within organizations, and that’s an area where there would be enormous differences.
  • “Because of these potential benefits, some companies are moving quickly to embrace Web 2.0., but others see challenges and barriers that should be addressed before their organizations can realize the new technologies’ full potential.”

    tags: web2.0, enterprise2.0, kpmg, collaboration, productivity, innovation, benefits, adoption, security

  • “Bolting an “S” onto the CRM seem to make it harder not better. Of course in the days of Social Media companies need to do something. But sCRM seems to be the opposite direction. sCRM seems to be accelerating the disaster we have on the sales side. “

    tags: crm, socialcrm, dataadministration, relationship, sales, lead

    • The worst are the ones who still promote the “low touch sales model”.
    • We are customer data admins, not customer relationship managers. We manage the theoretic aspects of the relationship but I am about 10-20% of my business hours with a customer – at best
    • AT BEST. Other activities are reviewing the lead process, the nurturing process, we have very sophisticated processes and it takes a lot to actually go through them every day”.
    • Take the C out of the sCRM”. As our networks grow exponentially, we also may need a good tool, but we need a tool that helps us with the actual relationship
  • “It seems to me that English (or Chinese) are going to be replaced as the must know language. Tomorrow, we need to learn to talk to the machine. Technology skills will be basic skills for the future blue-collar or white-collar worker.”

    tags: technology, automation, language, knowledgeworkers, contribution, productivity, leadership, googlewave, bots, problemsolving

    • When a platform like Google Wave is adopted, the difficult thing will be to adapt to bots, to make them more friendly, and then to develop new ones, adapted to real needs
    • As a matter of fact, we already have bots all around us, we just did not know they were bots until someone (Google) called them by their names
    • We will be slowly entering a new era, the «I have to automate it era».
    • we’ll go from solving problems to designing systems that solve problems
    • Tomorrow, we need to learn to talk to the machine.
    • But slowly, in some enterprises, Enterprise 2.0 is gaining speed. In these workplaces, people are still users, but they need to get ready to continuously master new usages. Not learn them once or twice. Continuously change usages
    • If they succeed, the next challenge is to become contributors
    • When these corporate collaboration platforms are widely spread, we are going to become builders.
    • Training is the answer today to people obsolescence. Not enough. Because not everyone can be trained at the same pace, and training is still an industrial process, based on a mechanical view of the corporation. Adoption of collaboration platforms should also lead towards changing our mindset as organisation and value are concerned.
    • Contributors build value differently. They are helping the corporation built another key system : if we assume the IT network was built for users, now we needed the knowledge network for contributors.
    • What about builders ? We have builders all over in our corporations : leaders, researchers, managers, … But they are still in the minority side of the company.
    • When collaboration platforms are adopted, more and more people will be considered as builders, because building will be expeced of them
    • Users are left with a difficult choice : become a contributor or go be a user to any other, lesser, corporation; similarly, contributors are left with the choice to become builders or go contribute some-place else. Even builders, once they have put all they had in a bot, will have to learn to build bots for something different or go build solutions to other, lesser corporations.
    • Or maybe not most value will come from productivity … maybe, as some companies already do, people development will become the central process of the corporatio
    • Corporations are not bots. They are machines from hell. Whatever is expected of them, they do. Today, leaders expect quaterly earnings from corporations, at whatever cost. It will be good to challenge this short term vision.
    • At this point, one thing is clear to me: leaders are needed to define what the corporation needs to become. Otherwise, the disparity in household income that we consider high today, will have just been the beginning of a sad story.
  • “You may be the reason your company isn’t growing. You are micromanaging — and it’s stifling the organization you are trying to build.”

    tags: management, micromanagement, bottlenecks, decisionmaking, quality, revenue

    • Entrepreneurs cannot avoid getting their hands dirty with the nitty-gritty. That said, decisions and the information necessary to make them should be pushed down the ranks whenever possible
    • Successful entrepreneurs know that their time is best spent preparing their employees for potential difficulties and helping those same employees learn from their mistakes. Only then can future mistakes be avoided.
    • Routing every decision through yourself is unsustainable. Entrepreneurs that fail to evolve their management style from “doer” to “coach” will never have the resources to seek new opportunities!
  • “Measurement and metrics tracking is not a decision-making tool. It is a performance indicator. The numbers neither know what you are trying to achieve nor are they the only factor in understanding performance. Do not use them that way – it is simply poor management to rely on numbers to make your decisions. Use them to assess and evaluate.”

    tags: communities, socialmedia, indicators, decisionmaking, measurement, performance

    • From my experience, metrics are essential to understanding if where you are spending your time is working well or not
    • The result of the measurement is not to dock your pay, criticize you, or indicate that you should stop blogging.  It was to learn something about how you did something to improve it the next time.
    • .  Better management would say “Well, let’s track week over week and see where you are after a few months and evaluate whether we want you to continue blogging.
    • Combine them with content analysis, the business outcomes you are looking for, and some contextual judgment to make decisions about how and what to change if the numbers are not where you want them to be

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Entreprise 2.0 et hypocrisie de la mesure

On a coutume de dire qu’on ne manage que ce qu’on peut mesurer. On peut également ajouter que l’entreprise n’entreprend que si elle peut piloter. Ce qui revient à dire que l’entreprise n’entreprend rien dont elle ne puisse mesurer le résultat. Peut être une lapalissade mais cela va mieux en le rappelant. S’agissant de médias sociaux, combien de projets laissés en salle d’attente faute d’impact mesurable. “Vous comprenez…connecter les individus, partager l’information et tout ça c’est fort sympatique….mais on a du mal de vraiment démontrer l’impact”.

Laissez moi donc ajouter aux deux adages sus-mentionnés un troisième de mon cru : il n’est pas de choses plus difficile à mesure que celle qu’on ne veut surtout pas mesurer.

Souvenons nous d’abord qu’un projet social software se mesure à trois niveaux : utilisation de l’outil, alignement des contenus avec les besoins et utilisation de ces informations et de ces nouvelles manières d’intéragir pour créer de la performance organisationnelle.

Je ne vais pas m’étendre sur un sujet déjà largement traité dans le billet lié plus haut, mais si un projet “social software” tel qu’il soit ne se traduit pas par un changement au niveau de certaines métriques opérationnelles claires et simples, c’est soit qu’on se sert mal de l’outil soit on l’a implémenté sans se poser la question de sa pertinence par rapport au contexte, sans se préoccuper du sens ou de l’alignement.

Qu’on se le dise une fois pour toute : tout est mesurable. Parfois de manière simple et immédiatement quantifiable, parfois de manière plus complexe lorsqu’il s’agit  de quantifier des éléments qualitatifs. Il n’empêche qu’il existe toute une panoplie d’outils, d’enquêtes internes pour mesurer le ressenti des salariés par rapport à telle ou telle chose et qu’il ne tient qu’à l’entreprise de les mettre en œuvre. C’est comme cela qu’on apprend si les collaborateurs trouvent la connaissance plus accessible, si le fait d’accéder plus facilement aux autres les aide à faire mieux, si le sentiment d’appartenance se renforce, si les échanges finissent par rendre le discours de l’entreprise plus clair à saisir… Pour toutes les autres choses il existe des indicateurs simples et direct.

Sachant cela on doit pouvoir se dire qu’en fonction du projet, on peut mesurer l’impact du projet social software soit par quelques indicateurs opérationnels soit (ou parfois en complément) via des enquêtes / sondages (typiquement pour tout ce qui touche au ressenti, ce qui peut être du domaine de la com’  ou des RH) et donc que la question est close. Il n’en est malheureusement rien. Pas en raison du caractère non-mesurable des choses mais en raison du refus de mesurer.

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