Liens de la semaine (weekly)

  • “I’ve been thinking about this Scott Berkun article for a while : Calling Bullshit on social media.

    This is a question I’ve always asked myself whenever preparing a blog post or a presentation on Enterprise 2.0.

    Sameer Patel defines Enterprise 2.0 as the enterprise state once it has implemented social media inside the organisation. So we’re spot on the topic, and the question is how to make sure we don’t get carried away and start BSing while evangelizing enterprise 2.0 ?

    Ten questions to ask yourself while preparing your homework to make sure you don’t get caught by the @berkun and the @dahowlett of this 2.0 world … And Hypertextual ten answers to convince myself I am not that BullshitCallable.”

    tags: enterprise2.0, evangelization

  • tags: web2.0, enterprise2.0, collaboration, CISCO, casestudies, knowledgesharing, ROI, value, valuecreation

  • “Isaac Getz, professeur en innovation à l’ESCP, a reçu le prix Syntec Conseil en management pour avoir décrypté “une forme d’organisation des entreprises peu répandue mais qui permet aux sociétés d’afficher des résultats supérieurs à leurs concurrentes”. Ce mode d’organisation qu’il appelle “Liberté SA” (Freedom Inc. en anglais) est censé favoriser l’auto-motivation des salariés. L’idée du chercheur étant que “des employés responsables et libres de décider sont plus productifs”. Les entreprises ainsi organisées sont plus performantes ou plus rentables que leurs concurrentes, notamment grâce au surcroît d’implication des employés et à la réduction de l’absentéisme, selon lui. “

    tags: management, empowerment, organization, productivity, hierarchy, financialperformance, initiative, autonomy, isaacgetz

  • “Millennials view work as a key part of life, not a separate activity that needs to be “balanced” by it. For that reason, they place a strong emphasis on finding work that’s personally fulfilling. They want work to afford them the opportunity to make new friends, learn new skills, and connect to a larger purpose. That sense of purpose is a key factor in their job satisfaction; according to our research, they’re the most socially conscious generation since the 1960s.”

    tags: generationy, millenials, humanresources, mentoring

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Facebook dépasse Google ? Si j’étais DSI je me demanderais pourquoi !

Vous l’avez peut être appris récemment parce que le fait était assez notable pour être relayé, mais Facebook a récemment dépassé Google pour la première fois. Pas en valeur, pas en chiffre d’affaire mais en nombre de connexions. Anecdote pour les uns, entrée dans une ère nouvelle pour d’autres, que n’a-t-on pas entendu sur le sujet. D’un autre coté on peut également se dire que cet événement qui touche le monde  du grand public est très éloigné du monde cloisonné de l’informatique d’entreprise et qu’il s’agit d’un épiphénomène pour une direction informatique.

Nous allons d’abord essayer de mesurer l’ampleur réelle de la nouvelle avant de nous rendre compte que le sujet devrait mériter plus qu’une attention discrète de nos directions informatiques.

Ca n’est “que” Google

Il fallait s’y attendre, les conclusions (parfois hatives) ont rapidement commencé à pleuvoir. Rappelons les faits : Facebook reçu davantage de connexions que Google, à ne pas confondre avec “plus de la moitié des connexions sur internet ont été pour Facebook”. Google n’est pas encore internet à ce que je sache et Facebook ne le deviendra pas sitôt même s’il s’agit de son rêve à peine inavoué. Voilà qui ramène l’information, aussi importante soit elle, à de plus raisonnables proportions.

Evitons donc les “les gens ne veulent plus vivre que dans des réseaux sociaux”, “le Web c’est Facebook”, “Facebook, alternative à internet” etc… C’est peut être vrai, ça peut le devenir (ou pas) mais on ne peut absolument pas le déduire des chiffres.

Passons donc sur les diverses fantaisies qu’on a pu lire sur le sujet, et mettons nous à la place d’une direction informatique…

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De quoi le collaborateur a-t-il besoin pour devenir “2.0″ ?

L’un des paradoxes de l’entreprise 2.0 est que lorsque les entreprises arrivent à maitriser leur peur de l’inconnu et se lancent, elles ne sont pas systématiquement suivies de leurs employés alors même qu’elles apportent une réponse souvent demandée à leurs problèmes et des solutions supposées leur faciliter le quotidien.

Tout le monde comprend désormais que le collaborateur a besoin de plus qu’un outil et d’une campagne de communication pour adopter des pratiques nouvelles quand bien même elles lui seraient bénéfiques. Même le “faites en ce que vous voulez, on vous fait confiance” ne fonctionne pas.

Petite checklist des attentes des collaborateurs.

• Quels outcomes ?  Que dois-je “produire” personnellement sur ces outils, et qu’attend on des groupes/communautés dont je fais partie ?

• Quelle est la limite de ma responsabilité ? Jusqu’où suis-je autonome, à partir d’où dois-je m’abstenir ou demander une quelconque validation.

• Est-ce que je suis payé pour ça ? Est-ce que mon manager (ou toute personne qui me paie sur son budget) ne va pas considérer cela comme du temps perdu ? Va-t-on donc me reprocher ma participation ou me féliciter ?

• Quelle est mon exposition ? Comment la contrôler ? Quel type d’information dois-je partager ? Factuel ou opinions qui engagent ? Puis-je déterminer mon propre curseur ? Qui à accès à quoi ? Quel usage peut en être fait ?

• Montrez moi d’abord, montrez l’exemple avant que je suive.

• Avant de me demander de faire des choses nouvelles, montrez moi comment tout cela peut s’appliquer à ce que je fais aujourd’hui et le rend plus simple, pratique pour moi.

• N’éparpillez pas mon attention. J’ai déjà beaucoup à faire, ne me distrayez pas avec des informations et sujets nouveaux sans intérêt, sans valeur ajoutée par rapport à mes objectifs et tâches quotidiens.

• Ne rompez pas mon “workflow personnel”. Je n’ai pas le temps de jongler entre 3 applications aggréger les informations, les forwarder, les copier/coller. Sinon je vais me concentrer sur l’outil qui sera peut être le moins efficaces mais qui me permet de faire un peut tout sans en changer, même si ça le fait mal (l’email ?).

• N’ajoutez rien, enlevez. A chaque problème nouveau correspond une “couche” de solutions (outils, pratiques, règles)  nouvelles qui s’empilent depuis 50 ans et finissent par me ralentir et en deviennent même contradictoire les unes avec les autres. Au lieu d’ajouter une couche nouvelle, enlevez celles qui sont déjà de vrais poids, n’ont pas de sens et ne servent à rien.

• Ne m’embarquez pas dans une expérimentation de plus. Je ne suis pas un cobaye et le temps que j’investis me pénalise souvent dans mon “vrai” travail, voire nuit à mon image. Je suis prêt à apprendre, à explorer, à condition d’être sur qu’on ne va pas laisser tomber au bout de 6 mois et  que ça va m’aider dans mon quotidien.

• Comment sera utilisée et réutilisée l’information que je partage. Cela m’aidera à savoir ce que je dois partager.

• Apprenez moi, montrez moi comment articuler les dimensions informelles/non structurées et formelles/structurées de mon travail ! Et j’espère que les outils le prennent en compte, je n’ai pas envie de jouer le connecteur humain.

• Apprenez moi à faire rentrer tout cela de manière douce et inconsciente dans mon quotidien. Comment en faire une routine simple, scriptée, rassurante, compréhensible que je suivrai sans même y penser.

J’ai lu “Sales 2.0″ : tout sauf une affaire de technologie

Il m’arrive souvent d’évoquer l’exemple d’une équipe commerciale pour démontrer les avantages du réseau social comme support à des pratiques de travail plus efficaces. Cela pour plusieurs raisons : c’est un domaine où les indicateurs sont simples à trouver, c’est une population “orientée résultat” (plus que n’importe quelle autre) et c’est suffisamment stratégique pour que l’entreprise ne se serve d’un tel projet comme d’un écran de fumée pour le laisser tranquilement dépérir à l’abris des regards.

Mais la “Vente 2.0″ (ou Sales 2.0 pour nos amis d’outre-atlantique) c’est bien plus que cela, et c’est l’objet d’un fort intéressant ouvrage intitulé : Sales 2.0: Improve Business Results Using Innovative Sales Practices and Technology. Ceux qui pensent qu’il ne s’agit que d’utiliser de nouveaux outils pour faire des choses connues ou faire du buzz pour générer du “lead” risquent d’être déçus. Pour les autres, voici ce que vous y apprendrez.

• C’est d’abord un process à repenser : on associe souvent 2.0 et flou, manque d’organisation. Les ventes c’est d’abord un process et ça le reste. Par contre ses étapes, moyens et acteurs changent et évoluent par rapport à ce qu’on connait.

• Un état d’esprit : les acteurs du process changent leurs priorité. On passe de “comment faire acheter” à “comment construire de la valeur ensemble”.

• Un périmètre étendu : on passe de “nous les vendeurs vs eux les clients”, à “tous ensemble autour d’un besoin”.

• Un glissement de l’activité de vente vers celle de conseil, de la relation fournisseur/client vers un partenariat durable.

• C’est, comme d’habitude, une question d’alignement. Entre les ventes et le marketing qui doivent travailler ensemble (vraiment ensemble), entre les modes d’évaluation, les primes, et ce qu’on demande aux commerciaux.

• Emergence de nouveaux rôles : “inside sales”, “Sales Devs”…autant de nouveaux rôles essentiels dans une approche nouvelle pour créer des équipes efficaces et cohérentes.

• La technologie vient ensuite : elle sert de catalyseur au nouveau process, elle n’est pas le process ni l’enjeu.

L’ouvrage commence par définir ce que les “Sales 2.0″ sont et ne sont pas, aborde les notions de process, de rôle, de leadership, enchaine avec quelques cas pratiques et termines avec quelques pistes pour démarrer le processus de changement chez soi.

Pour les détails…vous n’avez plus qu’à le commander

Attention : Ceci n’est pas un ouvrage sur le social CRM ! Gare à la confusion.

Quel ROI sur les médias sociaux pour une marque employeur ?

J’ai été récemment invité par Weavlink à animer une série de courts ateliers sur la question du ROI des médias sociaux coté marque employeur. La population était donc majoritairement RH avec un niveau de maturité et de pratiques inégal mais une réflexion sérieuse derrière tout cela. Bien sur en 1/2h on ne peut pas aller trop loin dans les détails mais voici comment j’ai structuré mon discours pour amener les participants à réfléchir à leur propre modèle.

1°) Introduction

• C’est une notion difficile à appréhender avec nos modèles de pensée classique. Connaissez vous l’histoire du réverbère ? Un individu tourne autours d’un réverbère en pleine nuit. Un passant lui demande ce qu’il cherche. “Mes clés”. “Attendez…je vais vous aider”. Après quelques minutes, ne trouvant rien, il lui demande : “mais êtes vous sur de les avoir perdu ici?”. “Pas du tout mais c’est le seul endroit où il y a assez de lumière pour chercher”. Il faut apprendre à chercher au délà du réverbère…

• Il n’y a pas de modèle mathématique et pour une bonne raison : le modèle mathématisable et systématique ne fonctionne pas pour des activités qui par définition ne le sont pas, qui relèvent du travail sur l’information et le savoir, où tout est exception et chaque situation unique. On ne peut mettre les Hommes et leurs interactions en équation.

2°) Quel est votre but ?

• Etre sur Facebook, Twitter ou quoi que ce soit n’est pas un but. Sinon on se retrouve les bras ballants dans un espace où on se sait quoi faire car on se sait pas quels sont les buts poursuivis. On se se fait balotter, on réagit plutôt qu’on agit et on se met en danger. Il importe donc, avant tout, de se demander pourquoi on y va.

Rappel sur Norton et Kaplan (cartes de stratégie) : le travail sur l’intangible ne crée qu’un potentiel qu’il s’agit d’utiliser dans le cadre d’une activité formalisée pour l’atteinte d’un but concret.

• Il y a un point commun à toutes les initiatives réseaux-socaux (internes et externes) qui fonctionnent : on s’en sert pour améliorer le “delivery” d’un process, d’une activité : recruter, construire une image etc…

• Les médias sociaux ne redéfinissent pas la nature ni les objectifs de la fonction RH, ils sont un outil de plus pour l’atteinte de leurs objectifs. D’où la notion de segmentation : les outils sociaux (et chacun d’entre pris individuellement) voient l’importance de leur rôle pour un objectif donné varier selon la cible choisie (on ne recrute pas de CEO sur Facebook, on ne touche pas la génération Y dans les pages saumon du Figaro).

• Ca n’est pas parce que la formule mathématique est improbable qu’on ne peut mesurer ce qu’on fait et son impact sur l’efficacité d’un processus donné.

• 3 grands enjeux pour la marque employeur : sourcing, image, implication

• Il importe ensuite de se demander non pas quel est l’impact des médias sociaux sur ces objectifs mais comment les inclure dans les stratégies visant à les atteindre.

• Si par rapport à l’exécution d’un plan d’action lié à un de ces objectifs, on peut mesurer une amélioration sur un des points suivants : rapidité, qualité, scalabilité, coût, on résoud la question de départ.

3°) Les indicateurs

Discussions libre avec les participants pour trouver des indicateurs pertinents pour eux. Très simples et terre à terre “cycle de recrutement”, “mesure de l’image en fonction du champ lexical attaché à une entreprise sur le web (certaines entreprises le font très bien”, “meilleure adéquation des candidatures reçues par rapport au poste / à la culture d’entreprise”, “ratio CV reçu / CV pertinant”.
On s’est notamment rendu compte qu’il y avait des indicateurs pertinents que les entreprises ne mettaient pas en place. Or on ne peut demander un calcul de ROI ou de performance si on refuse de mesurer ce qui compte.

Amélioration continue : si, sur le papier, une logique est bonne, si les résultats ne suivent pas cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faut abandonner ces outils mais simplement qu’on les exploite mal dans le cadre de cette logique. L’outil est souvent neutre, pas la manière dont on s’en sert.

4°) Pistes diverses évoquées au fil des conversations

Ici quelques points qui ont été évoqués au fil des conversations, des remarques des participants ou des réflexions qui m’ont été inspirées par leurs retours :

- le ROI c’est d’apprendre alors qu’on a encore le droit à l’erreur. Dans un an on aura plus le droit de se tromper.

- Aujourd’hui on montre les entreprises qui font “bien” car elles restent minoritaires. Demain on parlera de celles qui font mal pour les stigmatiser. Pour quelles raisons voulez vous qu’on parle de vous ?

- De toute manière on parle déjà de nous sur le net et on ne l’empêchera pas. Nous devons gagner la bataille de l’image et du recrutement et on n’y arrivera pas en abandonnant le champ de bataille. Quel est le ROI de fuir le champ de bataille.

- Aux USA les entreprises commencent à donner l’adresse de leur page Facebook au lieu de leur page “corporate”. Les médias sociaux sont des lieux de conversation et le site ne reste plus là que pour être l’espace de la “transaction”.

- Etre sur Twitter ou Facebook c’est être sur le terrain. Ne pas y être c’est refuser d’aller à un Forum dans une école : on évite ceux à qui on s’adresse.

- Communautés de jeunes diplomés : comment garder le lien avec ceux qu’on aurait aimé recruté et qui sont allé ailleurs ? Rester en contact pour plus tard. Idem pour les “alumni”. Les américains le font très bien, les français ont plus de mal avec ceux qui ont quitté l’entreprise.

- On ne construit pas son image que par la communication RH. Exemple de la “crise du Volcan” pour les compagnies aériennes : on a vu en “public” et temps réel comment elles maitrisaient ces outils, la manière dont elles servaient le client. Cela n’est pas sans impact sur l’attractivité : on a davantage envie de postuler chez celles qui montrent son excellence, pas chez celles qui sont montrées du doigt.
En espérant que tout cela vous soit utile….

Liens de la semaine (weekly)

  • The objectives and intensity of collaboration networks and social networks are almost entirely different. This key distinction leads to the manner and means of networking that that are indeed different. Sure enough, there is some overlap between the two types of networks but this is neither an imposing nor a driving fact.

    tags: collaboration, socialnetworking, collaborationnetworks, socialnetworks

  • “As you can easily imagine, the point that concerns me most is the fact that you can not really make Social CRM works (but the same could be said for good social media marketing initiatives) if you are not ready to involve the entire organization, preferably before even starting with social media. Doing this requires an Enterprise 2.0 and a structure that maps external communities to appropriate internal interactions in order to socially produce the best answers and to implement smoothly/profitably the insights from the market.

    Starting from the inside has also the effect of connecting different silos, helping them to trust each other and to gain the necessary sensitivity, beginnig to work together for the external community without necessarily waiting for the entire organization to evolve in a manner consistent with the needs of social media .”

    tags: enterprise2.0, socialcrm, customers

  • “As you can easily imagine, the point that concerns me most is the fact that you can not really make Social CRM works (but the same could be said for good social media marketing initiatives) if you are not ready to involve the entire organization, preferably before even starting with social media. Doing this requires an Enterprise 2.0 and a structure that maps external communities to appropriate internal interactions in order to socially produce the best answers and to implement smoothly/profitably the insights from the market.

    Starting from the inside has also the effect of connecting different silos, helping them to trust each other and to gain the necessary sensitivity, beginnig to work together for the external community without necessarily waiting for the entire organization to evolve in a manner consistent with the needs of social media .”

    tags: enterprise2.0

  • “« Les DSI et DRH seront souvent une même personne parce que toutes les opérations seront conduites ou coordonnées par l’informatique. » Cette prédiction du Dr Wilhelm Bauer, directeur de masters à l’université de Stuttgart, conclut l’étude « L’avenir au travail », menée par le cabinet Future Foundation pour le compte de Google. Elle s’inscrit dans la partie prospective : l’entreprise en 2020.”

    tags: hr, IT, ITdepartment, collaboration

    • Un grand compte qui a déployé un réseau social d’entreprise explique ainsi avoir remplacé le libellé “expertises” par “centres d’intérêt” par peur d’un blocage de la part de la DRH. La gestion de l’expertise fait en effet partie de ses prérogatives, et il n’est pas certain, par ailleurs, qu’elle aurait accepté l’idée de l’auto-déclaration.
    • Les DRH doivent porter les projets collaboratifs, car ils impactent les usages et le management
    • e rôle de la DRH va devenir plus central et les DSI vont redevenir DSI & Organisation. Il est indispensable que les deux entités soient jointes ».
  • tags: enterprise2.0, collaboration, socialnetworks, typology

    • typology3.png
  • “What to do When Process Modeling Doesn’t Work”

    tags: process, processmodeling, bpm, adhoc

  • “Here are several tips for building and managing a buyer-centric sales process.”

    tags: sales2.0, sales, marketing, leadgeneration

    • Teach your prospects. Give them something unexpected. Help them do their jobs, or lead their lives, easier, better, faster. Become a trusted source of information not about what you’re selling, but the outcome it enables and represents
    • The right buyers want what you’re selling. They want to remain in control. They will make decisions based on their own criteria, not yours
    • You need to become an active part of the community in which your buyers exist, and you need to do it by participating as a peer, not as a seller.
    • If you make the sale, provide a product or service worth talking about, enable your customers to become sellers on your behalf.
  • tags: socialmedia, B2B, marketing, communication, innovation, crisiscommunication

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Mettre en place un pilote n’est pas qu’une question de dimensionnement

Andrew McAfee à récemment fait resurgir au premier plan la question déjà soulevée par Michael Idinopulos il y a de cela plusieurs mois : le concept de projet “pilote”  est il adapté à l’entreprise 2.0 ou faut il s’en débarrasser. Premiers (excellents) éléments de réponse à trouver chez Emanuele Quintarelli.

En fait il existe un présupposé derrière cette question qui part de certaines hypothèses qui ne se vérifient pas systématiquement :

1°) Le pilote s’applique à des activités “over the flow”

2°) La seule chose qui caractérise un pilote est son dimensionnement limité en termes de participants.

Dans cette hypothèse où la nécessité d’une masse critique est…critique, la limitation du nombre de participants est effectivement une hérésie qui équivaut à se tirer une balle dans le pied dès le démarrage du projet. Quitte à limiter quelque chose, autant limiter la durée que la taille, ce qu’à fait intelligemment CSC par exemple.

Oui mais voilà, réduire la question du pilote à une question de dimensionnement est peut être aller un peu vite en besogne.

1°) La question d’une phase préliminaire ?

Avant même d’aller plus loin dans la réflexion, il faut se poser la question de la nécessité d’une phase préliminaire avant que l’entreprise ne donne une dimension globale à son projet. Bien évidemment la réponse est oui : on ne plonge pas dans le grand bain sans avoir testé la température ni s’être rassuré en nageant dans une zone où on a pied.

L’essentiel n’est donc pas là. Il est davantage dans le contenu de cette phase. A commencer par ses objectifs.

2°) Quels objectifs ?

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet puisque je l’ai déjà abordé il y a quelques temps. Il importe de savoir si cette phase vise à apprendre à apprivoiser une logique nouvelle qu’on implémentera de toute manière où elle sert à décider si l’on fera ou pas. L’enjeu n’est pas neutre : difficile d’impliquer les collaborateurs dans un projet qui peut s’arrêter du jour au lendemain et à la pérennité aléatoire.

3°) Quel nom ?

Aussi bizarre que cela puisse paraitre la manière dont on va appeler cette phase n’est pas neutre. Du coté des utilisateurs d’abord (pilote = rassurez vous on n’abandonnera pas…mais peut sembler un peut top/down et directif, expérimentation = vous êtes des cobaye et on ne promet ni ne garantit rien), mais également du coté de l’entreprise, certains “namings” permettant de décrocher plus facilement le label “projet d’entreprise” et le soutien effectif du top management.

Mais peut être certains ont il trouvé l’appellation magique qui concilie la chèvre et le choux, motive sans froisser ni décourager.

4°) Quelle expérience sociale ?

Et c’est peut être par cela qu’il faut commencer. Déployer logiques et outils dits “2.0″ dans l’entreprise n’est pas mettre en place quelque chose d’uniforme. Comme j’ai déjà pu le mentionner il y a le “social for communities” et le “social for teams”. En d’autres mots, que l’on essaie de réunir une population au départ indéfinie autour de grands thèmes où qu’on essaie d’optimiser le fonctionnement “organique” de l’entreprise (équipes – départements – services), on est dans les logiques qui, quoique complémentaires, sont belles et bien différentes. Je ne m’étendrai pas sur les différences de management et de leadership entre les deux, sur la différence entre conversations et intéractions, ce qui importe ici est que dans un cas il faut une masse critique, dans l’autre un travail plus profond sur l’alignement et l’intégration dans les pratiques quotidiennes. Bref, l’éternelle différence entre les approches in the flow et over the flow qui est, je le répête, beaucoup trop souvent passées sous silence et négligées par rapport à leur impact sur la nature d’un projet.

La “vérité” de l’entreprise fait que les deux logiques se doivent de cohabiter dans l’entreprise, donc dans une phase préliminaire. Par contre en fonction des objectifs que l’on se donnera (on peut “expérimenter” sur plusieurs expériences sociales à la fois), on saura que certaines sont par définition limitées en termes de participants et que d’autres ont dès le départ, besoin d’une masse critique.

Vous l’avez compris, plus qu’une question de dimensionnement ou de “pilot or not pilot”, il s’agit de savoir ce que l’on cherche à valider, à apprendre…et le reste en découle quasi naturellement.

Le community management est un “processus in processum” !

Si le concept de community management se cherche encore, on commence véritablement à voir émerger des réflexions solides et pleines de sens sur le sujet. Il y a quelque temps mon attention a été attirée par un numéro du “Buzzomètre” consacré au sujet, animé et publié par Emery Doligé. Lors du visionnage de la vidéo il y a une phrase qui a attiré mon attention, le genre de phrases qui vous fait penser “mais oui…lui/elle a tout compris” ! Et la phrase en question était “le community management est un processus” (que l’on doit en passant à Sandrine Plasseraud de We Are Social)

Je vais peut être m’éloigner quelque peu de la vision de départ des participants à ce plateau mais j’aimerai aller plus loin dans cette réflexion a mon avis pleine de sens. Et, une fois n’est pas coutume, je vais avant tout parler de pratiques à l’attention de l’extérieur de l’entreprise, même si, comme on le verra, elles n’ont guère de valeur sans lien avec l’interne.

Le community management est un processus

Désolé pour les nostalgiques du coté “freestyle” et “fête au village” mais le community management, a fortiori lorsqu’il s’exerce vers l’extérieur de l’entreprise, est non seulement un processus mais un processus qui doit être très encadré. Quel que soit le niveau de seniorité et d’autonomie de la personne en charge de la chose (et surtout lorsque les deux sont faibles) il s’agit de  :

• définir les objectifs de cette activité

• définir le périmètre d’intervention, sujets à traiter et à ne pas traiter, sujets sur lesquels répondre ou ne pas répondre.

• définir le processus de traitement de l’intervention : quelle information “pousser”, quelle information “remonter”, et quoi en faire, quel suivi, quel reporting, quelles actions ?

• le niveau d’autonomie : jusqu’ou le community manager peut il aller, peut il prendre l’initiative, jusqu’où peut il engager l’entreprise (car sa parole engage l’entreprise).

• l’organisation de la subsidiarité : lorsqu’on est hors du périmètre d’autonomie, à qui référer, à qui demander une réponse.

• le support au community manager : dans le cas pré-cité, s’assurer que la personne qui sera solicitée comprenne que sa réponse n’est pas facultative et qu’elle doit se faire dans des délais compatibles avec les attentes du public, du client…

• définir le “style online” : quel ton adopter ? quelle proximité avec les internautes ?

Cela peut paraitre quelque peu contraignant mais c’est à ce seul prix que le community manager sera à l’aise et n’aura pas peur de mal faire, que l’entreprise sera à l’aise avec son community manager et n’aura pas peur qu’il commette des erreurs, que le community manager saura qu’il sera suivi et aidé dans ses actions. Une bête histoire de confiance réciproque en somme : l’encadrement est le meilleur moyen d’avancer en attendant que la confiance se crée et se gagne pour peu qu’il soit intelligent.

Mais voilà ça n’est pas tout. Dans les lignes qui précèdent on comprend facilement que le community manager n’est pas une protubérance isolée de l’entreprise sur le web mais il son action s’inscrit dans le cadre de sphères déjà connues et délimitées. Si le community management est un processus en soi, il s’inscrit donc dans d’autres processus, qui sont, eux, beaucoup plus traditionnels. [Read more...]

Liens de la semaine (weekly)

  • “In short, intranet 2.0 is very similar to a social intranet, but you can have 2.0 tools and not have a social intranet. Intranet 2.0 is simply a vague label (just as vague as the Web 2.0) applied to the collection of social media tools being used on the corporate intranet.”

    tags: intranet2.0, socialintranet, socialmedia, participation

    • For the record, intranet 2.0 (note the consistent use of a non-capitalized “intranet”) merely describes, albeit vaguely, an intranet that features 2.0 or social media tools. Intranet 2.0 applications can include all of the fine social media we’ve come to love and overuse:
    • I defined the social intranet last week with the release of The Social Intranet white paper:

      An intranet that features multiple social media tools for most or all employees to use as collaboration vehicles for sharing knowledge with other employees. A social intranet may feature blogs, wikis, discussion forums, social networking, or a combination of these or any other Web 2.0 (intranet 2.0) tool with at least some or limited exposure (optional) from the main intranet or portal home page.

  • “# The Entrepreneurial Scope Assessment Framework: This tool enables CIOs and other business executives to evaluate the magnitude of the opportunity for an entrepreneurial organization. It is a requisite assessment to understand the scope of the task facing IT, as well as other business units.
    # The Strategic Change Road Map: This level-by-level tool provides a clear-cut assessment of the tasks that must be performed by an organization in moving from the current mind-set and behaviors of cutting costs to a mind-set that is entrepreneurial. It delineates today’s situation, compared with the desired future and identifies the changes that will transform today’s organization, infrastructure, processes and mind-sets into tomorrow’s state.”

    tags: gartner, IT, costreduction, costs, ITdepartment, culture

  • “I’ve been getting quite a few questions and comments about intranet 2.0 and social intranets. Here are a few footnotes and suggestions for supporting intranet social media:”

    tags: intranet, intranet2.0, socialintranet, process, changemanagement, culture

    • Process
      Intranet 2.0 needs process and procedures. Moreover, it requires change
      management. The success of intranet 2.0 has more to do with the latter, change
      management (not technology). If you build it they will not come… necessarily.
      Most employees haven’t heard of a wiki so why would they use one? Employees
      need to be educated, sold, and cajoled to use these tools initially until they
      become a repetitive action that is part of the culture.  
  • “What is government 2.0? Tim O’Reilly describes it as government working as a platform. Others might describe it as applying the technologies that make up Web 2.0 to the practice of government, including blogs, wikis, social networking and crowdsourcing. The simplest way of describing government 2.0 may be any technology that helps citizens or agencies solve problems, either for individuals or the community, and enables government to operate more efficiently or effectively.

    The following are five ways that the U.S. government is using social media to deliver services or engage citizens in making better policy.”

    tags: government2.0, socialmedia

  • “My fundamental belief is summarised in this statement:

    The challenge is that the technology needs to become embedded in the business processes. If ERP was all about business processes, Enterprise 2.0 has to do with business relationships.”

    tags: socialmedia, organization, erp, businessprocess

    • You never know what will click in an organisation. There is a steel organisation where professionals with more than 20 years of experience working in a brick and mortar company suddenly took to microblogging. It happened because it takes less time to use and learn. They did not take on to the bigger tools that allowed them to upload fle, because it was diffcult to include in the day-to-day working.
  • The slide represents the results of polling customer, throughout the conference, about their concerns, their questions, about adding social channels to their customer service efforts. I know the slide is a little fuzzy but I am hoping to make it just a bit clearer through this post.

    tags: customers, customercare, customerengagement, socialmedia, conversations, customersupport

    • - In order to be successful in the long run you must define a business plan and understand how social media will weave into your existing strategy.

      - You need to set up Social Media Usage guidelines and make these part of your HR policies, IT policies, and train current staff as well as all new hires.

    • Typically, management of social media begins in marketing.  In my view the most important thing is that marketing and customer service jointly own, jointly take part, in the customer communication.
    • How do we measure satisfaction with Social Media?

      Let me ask you this…. How do you measure satisfaction today?  Social media is just another channel to interact on, right?

  • “It’s still a given that Enterprise 2.0 apps won’t end up standing alone. But putting them together with goal management tools could give them a more pivotal role than if they just get sucked into generic collaboration or business software suites. “

    tags: enterprise2.0, collaboration, content, contentmanagement, processes, goals, cubetree, successfactors

    • Since projects are usually tackled by people working in teams rather than individuals operating in isolation, that data needs to be presented in a team context.
    • Sharepoint will not help you form or manage teams. It won’t identify the data that’s necessary to complete the project.”
    • If you’re forming a team, you start with the people. The content and data they access is determined by who they are
  • “My previous post, Skip the buy-in and get ’em addicted, is about using a Proof of Concept and beyond model as a fast track to your fulfilling your vision. A way to penetrate the hierarchy in an unorthodox way, and get them to “feel it” and see living proof of it’s usefulness, rather than a Powerpoint pitch, or proposal document (or as living proof of your proposal).

    It’s cheeky, but you are doing them a favour at the same time, as you have living contextual proof of the viability (by going ahead and doing it yourself), as opposed to buy-in approval, strategies, time, more time, and some more time…only to not get approved.”

    tags: enterprise2.0, adoption, pilots, experimentation, proofofconcept

  • “Il y a un grand débat au sein des entreprises pour savoir si elles doivent ou non interconnecter leurs solutions de gestion de contenu avec des réseaux sociaux grand public. Ce qui nous conforte dans notre volonté de proposer ce type de fonctionnalité, c’est que les individus sont devenus matures par rapport à cette problématique. Aujourd’hui, les entreprises sont conscientes que cette interconnexion est recherchée par leurs collaborateurs, en particulier ceux de la génération Y. “

    tags: ECM, socialnetworks, opentext, integration

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Adam Smith dirigera-t-il l’entreprise? J’en doute.

On dit souvent qu’il ne sert à rien de mettre en place une logique “2.0″ dans l’entreprise si c’est pour l’implémenter de manière “1.0″. Dit comme cela, entre nous, cela se comprend bien (et encore que…) mais c’est loin d’être clair pour l’essentiel de la population.

Cela fait référence à des modes de fonctionnement d’entreprise nommés en fonction de la comparaison entre deux époques de l’internet : l’une dite 1.0 et l’autre 2.0. Concrètement parlant cela revient à opposer un mode descendant et directif à un mode émergent reposant l’existence présumée d’une “Main Invisible” qui, comme celle d’Adam Smith en économie, feraient que les acteurs œuvreraient naturellement dans leurs choix et actes individuels à un “mieux” collectif sans qu’il soit nécessaire d’organiser ni piloter quoi que ce soit.

Quoiqu’il en soit, cela revient à opposer un modèle dirigiste en bout de course à un modèle angoissant pour l’entreprise à qui ont dit “votre survie en dépend mais ne vous en préoccupez pas, laissez faire vos salariés”. De la même manière que le monde économique s’est rendu compte que la main invisible d’Adam Smith gagnait à être guidée, il semble que la même conclusion s’impose pour l’entreprise qui ne peut pas ne compter que sur la sérendipité pour assurer sa pérennité puis son succès.

Regardons donc un rapide comparatif des principes directeurs “1.0″, “2.0″, puis “2.0 rationalisé”.

1.02.02.0 rationalisé
Command & ControlLaisser faireDonner les buts, donner un cadre, laisser faire, aider, améliorer
Adoption par l'injonctionAdoption par l'envieAdoption par le sens
Tout doit être scriptéL'acteur est libre de ses choix et actesUn script comme fil d'Ariane rassurant pour apprendre à gagner en autonomie
Seul ce qui est immédiatement productif est autoriséTout peut servirBesoin d'articuler le "in the flow" et le "over the flow", donner un cadre et un temps à chacun
Tout est verticalTout est horizontal & réseauxVertical et horizontal s'articulent. Le vertical est un modèle de gestion de la responsabilité, l'horizontal un modèle de travail
Focus sur la structure organique (équipes, départements)Focus sur les communautésArticulation de l'organique et du communautaire
Tout ce qui n'est pas explicitement autorisé est interdit. La règle prime.Tout ce qui est contraire aux bons usages est déconseillé. Rien n'est obligatoire.Tout ce qui est hors d'un cadre défini est sujet à validation, tout ce qui est dans le cadre est possible. Une règle : "ne soyez pas stupide".

Je parle ici des méthodologies de déploiement et d’”adoption”. Mais de manière générale il me semble évident que tant la Main Invisible que la Sérendipité, si elles peuvent apporter beaucoup à des structures aujourd’hui trop rigides ne constituent en aucun cas des business models ou des modèles organisationnels viables tels quels.