L’employé est il un producteur de contenus ? Non !

Combien de fois n’a-t-on pas entendu le fameux “content is king” (le contenu est roi), érigé en pilier du des règles d’un nouveau monde marqué par la prééminence des médias sociaux. Conséquence : l’avenir appartient à celui (entreprise ou individu) qui produira des contenus ou, a contrario, qui ne produit pas de contenus n’existera pas dans le monde qui se dessine. Après tout, pourquoi pas…

Le contenu se définissant par rapport à un contenant, il est logique de penser que c’est en effet lui qui conditionne la raison d’être de l’ensemble, ce qui n’a d’ailleurs que plus de sens lorsqu’on comprend que le contenu a vocation à devenir intéropérable et volatile pour être repris, réutilisé et diffusé au delà de son contenant d’origine.

Mais le contenu ne s’autogénère pas, il faut donc en produire d’où l’importance de le faire produire ou générer par des individus. Ce qui me gêne un peu dans cette affaire c’est que cela ressemble un peu à “il y a de nouveaux contenants, hâtons nous de les remplir”. L’intérêt du contenu se définit donc par rapport à sa capacité à remplir un espace et non pas par rapport à sa valeur intrinsèque. Sans aller jusqu’à dire que cela revient, conceptuellement, à privilégier bruit et quantité par rapport à la qualité…

Là où la chose se complique c’est lorsqu’on rentre dans le domaine de l’entreprise. J’avoue avoir failli m’étrangler de nombreuses fois lorsque j’entendais ce type de recommandation : “il faut inciter vos collaborateurs à produire des contenus”, “pour stimuler l’activité de votre réseau social, n’oubliez pas de régulièrement produire des contenus”. Ce qui est immanquablement compris comme “il y a de nouveaux espaces, à vous de les remplir”, “en plus de la charge de travail et de la responsabilité que tu as en tant que manager, n’oublie pas de trouver des trucs à raconter tous les jours”. Devant une telle proposition, nombre de managers se demandent ce qu’est cette ineptie, voire fuient en courant devant ce qu’ils voient comme étant un nouveau poids inutile et improductif à assumer.

Manager c’est savoir communiquer (entre autres). Par contre il importe de se méfier lorsque le paradigme du monde de la communication s’invite dans le quotidien de l’entreprise (ou plutôt lorsqu’on l’y importe) sans prendre en compte la finalités personnes à qui on s’adresse : produire et obtenir des résultats.

Le collaborateur n’est pas payé pour publier sur des médias en ligne (sociaux ou pas…) à moins qu’il fasse partie du service marketing ou communication, ce qui est autre chose. Il est payé pour produire et dans ce cadre il est amené à échanger et partager de l’information. Pour cela il importe de mettre en place les pratiques les plus efficaces et de les faire supporter par les outils les mieux adaptés. Et toute l’approche du sujet s’en trouve radicalement transformée…

On émet et partage de l’information par nécessité, pas parce qu’on a un espace à remplir (ce qui entraine de plus la peur de la page blanche). Le collaborateur doit se dire “j’ai tel besoin donc je communique de telle manière” et non pas “qu’est ce que je vais trouver à raconter aujourd’hui pour leur faire plaisir, me débarrasser de ce poids et pouvoir enfin penser à mon travail”.

Evitons donc d’appliquer aux collaborateurs le même châtiment qu’à Sysiphe et transformer l’intranet en tonneau des Danaïdes.

Le collaborateur n’est pas un producteur de contenus. C’est quelqu’un qui a un travail à faire et même si, aujourd’hui, la communication fait partie du travail de tous, elle doit avoir lieu en raison d’un contexte et de la valeur ajoutée de l’action de communiquer et non parce qu’il y a des espaces à remplir.

PS : tiens au fait…pour expliquer l’approche “business process” de l’entreprise 2.0 lors de la dernière conférence de Boston on s’est beaucoup appuyé sur l’articulation contenu/contexte. Un signe ?

Liens de la semaine (weekly)

  • tags: socialcrm, socialcustomer, collaborativeenterprise

  • tags: socialcrm, socialcustomer

  • tags: no_tag

    • Closely tied to this is another trend. Seasoned enterprise sales and marketing executives are being successfully lured to Enterprise 2.0 vendors. I spent a lot of time with them and one thing is clear: They are not adopting the party line. Rather they are channeling the passion and energy of cause driven entrepreneurs towards practical value propositions that customers will possibly care about.
    • I’m not in any way suggesting that it’s been easy going for orgs in hi-tech or services, but relatively speaking, hi-tech is traditionally an early adopter of technology enabled innovation and so its natural that a lot of Silicon Valley-esque organizations have jumped in first. In the case of Professional Services, knowledge and expertise is itself the end product. And so making the case that finding better ways to surface and reuse knowledge can more directly improve margins, if done correctly. Two very strong drivers to give E2.0 a shot. Again, some of these are my customers, and at others, I personally know internal champions who are banging their heads against the wall with adoption and cultural issues.
    • Where some organizations/departments have the luxury of being led by the likes of John Chambers (Cisco), Lem Lasher (CSC) and Brad Smith (Intuit) who naturally consider collaborative enterprises to be a necessarily utility to compete effectively and often without ROI prerequisites, most look for far stronger, tangible business case justifications from the get go.
      • It wasn’t all peachy. In a subsequent post, I’ll try and cover some of the following items that I suggest we deal with, pronto.
      • We’re still lacking adequate operational metrics alignment to be taken more seriously.
      • Addressing cultural nuances are certainly an important success factor. But we’re hiding behind cultural arguments as the universal culprit, far more than we rightfully should.
      • The millennial discussion is mostly without substantial evidence and downright asinine.
      • There’s a giant disconnect between today’s customer expectations and the ability of employees to fulfill these expectations. I covered this in my keynote at the International Forum in Milan week before last, and Ill try to add insights from others, based on my discussions.
      • Unnecessary complexity added to design frameworks and to toolsets which, will only overwhelm potential customers.
  • “Rewarding badges and points systems on your intranet – social scorecards – could be the turning point for turning your enterprise 2.0 systems from a thing of work to a thing of play. Foursquare becomes Social Work and all the better for it. And don’t be surprised if Facebook comes up with some kind of Facebook Credits/Work Game scorecard integration. If you are new to these concepts you might like Verified Accounts and Leadership Badges or, more likely, The Role of Leaderboards in Online Communities.

    Yesterday I attended the Sharepoint geekfest at The Hilton Sydney. I plonked myself down in the front row, iPad at the ready, to listen to Daniel McPherson (danmc) talk about socialising the business with Sharepoint. His company is ZevenSeas which wins points for having a cool name, I reckon.”

    tags: badges, sharepoint, rewards, games, trust, socialscorecards, reputation, reputationmanagement, humanresources

    • Gaming occurs when people want to climb the leaderboard and cheat – or at least don’t play within the spirit of the game – to get to the top.
    • The Not Fair Brigade are always around. They will whinge, resign and sue if they don’t get their points that they deserve.
    • That reminds me: tell HR and Legal what you are doing. Don’t stop because they have a fit, but keep them informed. Don’t be misled by the simplicity of these systems. They may well overturn the industrial revolution into a employee revolution. I kid you not.
  • “For first time conference attendees and particularly those not heavily involved in internal initiatives I found some bemusement about the core values of the technology solutions. Despite the rich product feature lists on the expo floor, tire kickers had a hard time understanding what core business values would accrue from purchasing and installing these technologies.”

    tags: enterprise2.0, adoption, value, businessvalue, generationy

    • Viral, grass roots adoption of low cost 2.0 collaboration was briefly all the rage before the world economy collapsed, typically flying under the radar before being cruelly stamped out by those whose management careers felt threatened by apparent self organization.
    • The core problems businesses are interested in solving are fundamentally based on making more money: supposedly altruistic behavior ‘adoption’ is rife with psychological realities and hierarchy challenges which can actually make companies more inefficient.
    • Our work life typically involves being told what to do and where to go to make it happen. We have some self organizational opportunities within certain management boundaries but historically most employees are not comfortable with experimentation within new, unfamiliar technologies.
    • Obviously hopeful ideas that ‘young people’ coming into the workforce will work in the same way as they socialize is optimistic,

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  • Votre manager n’est pas “social” ? Il n’y a aucune raison de lui en vouloir…

    Oscar Berg a posé  il y a quelques temps une question intéressante sur Twitter. Je n’en ai plus le texte exact mais c’était quelque chose comme : “que penser d’un manager qui aurait peur des médias sociaux, de la transparence, du lâcher prise, du fait que ses équipes commencent à échanger plus librement…?”.

    Première réponse en sous forme de boutade d’un de mes compatriotes : “qu’il s’agit d’un manager français”.

    J’ai quelque peu retourné le sujet dans ma tête pour en arriver à une conclusion radicalement différente : “Rien. Et le pire serait qu’on lui en veuille”.

    Je m’explique :

    Les individus sont ce qu’ils sont et on ne peut pas en vouloir à quelqu’un de se retrouver à la place qui est la sienne pour la simple et bonne raison qu’il n’y est paradoxalement souvent pour rien. On ne peut pas non plus lui reprocher de se retrouver là sans que l’entreprise ne lui ait fourni l’accompagnement nécessaire pour embrasser cette dimension nouvelle de son travail.

    Par contre on peut se demander quels sont les processus RH de promotion, d’évaluation et de formation qui font qu’on en arrive là. Beaucoup d’entreprises ont aujourd’hui conscience de devoir penser à de nouveaux modes de création de valeur et à les décliner dans l’opérationnel quotidien, mais si la mécanique interne n’est pas alignée on risque de gaspiller beaucoup d’énergie pour finalement ne pas avancer beaucoup. On fait beaucoup porter la responsabilité des dysfonctionnements de l’entreprise aux managers sans qu’ils soient nécessairement responsables et du système qui les a mis là ni des modes de fonctionnement qui s’imposent à eux.

    Mais là encore ça n’est pas si simple. Alors que certains abondaient dans mon sens, Oscar me faisait remarquer qu’il n’avait cette expérience de la désignation des équipes d’encadrement. Où l’on apprend avec intérêt toutes les subtiles différences entre les modèles RH français et scandinaves. D’un coté une machine à évaluer et mettre des hommes dans des cases, de l’autre plus de consensualisme et de prise en compte de la dimension interpersonnelle.

    Allons même un pas plus loin. Alors que nous sommes entrés de plain-pied dans ce qu’on appelle l’économie du savoir ou encore du service, voire de l’innovation de service, le développement et la mobilisation des savoirs et des expertises est clairement identifié comme un enjeu clé par les DRH. Nous sommes devant un paradoxe intéressant à étudier mais qu’il va bien falloir régler un jour :

    - on ne fait pas carrière sur l’expertise : le meilleur expert, le meilleur homme de terrain, ne peut pas progresser dans l’entreprise autrement qu’en progressant hiérarchiquement, par l’accession à des fonctions d’encadrement.

    - Ce faisant il utilise et développe moins en moins son expertise spécifique (voire régresse dans le domaine) pour faire évoluer ses capacités de manager.

    - Le paradoxe du système est qu’il est conçu, même inconsciemment, pour détruire, in fine, l’expertise pour la transformer en capacité de contrôle. Le contraire de ce dont l’entreprise a besoin aujourd’hui.

    - Dernier point : le meilleur expert d’un domaine ne fera pas nécessairement un bon manager, d’autant plus qu’il n’en a pas nécessairement envie, mais ils s’agit du seul moyen pour lui de progresser et être reconnu. A l’inverse il existe des personnes qui n’excellent pas sur le terrain à titre individuel mais ont ce “petit quelque chose” qui fait qu’ils rendent les autres meilleurs. Ceux là remplissent rarement les conditions qui font que le système leur confiera la responsabilité d’une équipe.

    Je ne sais si les RH doivent être en charge des projets entreprise 2.0, si elles doivent avoir un leadership unique ou partagé dans le domaine. Mais ce dont je suis certain c’est qu’il leur incombe de mettre les bonnes personnes au bon endroit et d’assurer le développement et la promotion des expertises d’une part, des modes de leadership appropriés d’autre part. On peut construire les systèmes les plus performants, utiliser les meilleures technologies pour les supporter, ce seront toujours les Hommes qui les feront tourner.

    2 événements Entreprise 2.0 le 5 juillet à Paris

    Comme vous avez pu le remarquer, j’ai assisté la semaine passée à l’Enterprise 2.0 Conference de Boston. Avec Richard Collin nous avons consciencieusement écouté, pris des notes, discuté avec les acteurs majeurs du domaine et sommes en mesure de vous annoncer que nous animerons le traditionnel événement “retour de Boston” de Nextmodernity le 5 juillet prochain.

    Nous vous présenterons un compte rendu de ce que nous avons appris, des derniers retours d’expérience et des tendances stratégiques majeures et des meilleures pratiques en termes de stratégies de mise en œuvre. Le tout agrémenté des remarques et anecdotes glanées au fil de nos discussions avec ceux qui font l’entreprise 2.0 (et notamment les entreprises qui l’implémentent avec succès).

    Par ailleurs beaucoup des participants au dernier Enterprise 2.0 Forum de Paris (ainsi que beaucoup de ceux qui n’avaient pas venir) ont semblé apprécié le modèle d’une conférence plus “participative” qu’à l’ordinaire et étaient demandeurs d’expériences similaires. En attendant l’édition 2011 de l’événement, les organisateurs ont décidé d’organiser un événement sur le modèle “open space”, dont l’objectif est de permettre à ceux qui font ces projets au quotidien dans l’entreprise de partager, échanger et avancer lors d’ateliers thématiques. C’est avec plaisir que nous avonc accepté d’en assurer l’animation et, pour des raisons de cohérence et dans l’idée de faciliter les choses pour les participants, nous avons décidé de réunir les deux événements sur une seule journée.

    1 matinée pour les retours d’expérience, gratuite

    1 après midi d’ateliers pratiques avec une participation modique aux frais.

    Le programme de la journée est disponible ici.

    L’inscription pour les deux événements a été rassemblée sur un formulaire unique afin que vous puissiez facilement composer votre journée.

    On se donne donc rendez vous le 5 !

    Liens de la semaine (weekly)

    • Ever wondered how product bar codes, new mobile applications and augmented reality will change the way we shop for goods and services over the next decade? In this 84-page SlideShare presentation, PSFK provide an analysis of the Future of Retail:
      PSFK presents Future of Retail report

      tags: retail

    • “Despite all the new technology, the shared wisdom from the deployment perspective seemed to distill down to learning how to manage the human side of Enterprise 2.0. Distilling down three days of insight isn’t easy, so I thought I’d share my top 10 tips from the conference no particular order:”

      tags: enterprise2.0, businessprocess, socialsoftware, collaboration, socialcollaboration

      • . Doing work in less time is key to success but people have a limited capacity for change, so make small changes and give them time to adapt.
      • Add “social” as a layer in Enterprise Architecture to avoid mushrooming application silos.
      • Start today to re-think how to re-engineer your business process around social collaboration. The real advantages will accrue to those companies that figure out how to tie social collaboration (and associated technologies) into the design of their business process and core supporting applications
      • “It took 40 years for IBM to become evil, 20 years for Microsoft to become evil, 10 for Google, 5 for Facebook and 2.5 for Twitter”.
    • “Folks are sometimes surprised to learn about how large our team is, or how it’s structured, mostly because they’re thinking of community management as it’s always been. But we’ve got it threaded into our organization a little differently, based on what we think community management should be about in today’s business. Let’s take a look at some of the touchpoints.

      tags: communitymanagement, engagement, process, leadgeneration, communication, collaboration, internalcommunication, content, measurement, reporting

      • Here, it’s about being invested in and part of the community that you’re seeking to connect to in more ways than just being the online host or hostess for your brand.
      • Make no mistake, community management is part of the lead cultivation process
      • In our business, community is what we call a bridge role. We bridge communication from the community into our organization: sharing product feedback with our product team, trends and industry insights with our executive team, helping get sales and support inquiries to the right place for response from those teams, offering input about needs and overall social media challenges that our customer markets are wrestling with.
      • We share that information internally with our teams and management so they can get a snapshot of how the community team is contributing to the bigger picture, and where we can change, adjust, or do things better to have even more impact.
      • To us, this role is a hybrid discipline – a mix of sales and customer service and communication – and is really silo agnostic, functioning as a hub for many different disciplines inside the compa
      • Our vision of community professionals is that of spokespeople, communicators, networkers, brand ambassadors, and representatives of their community all wrapped into one
    • “However, many Enterprise 2.0 vendors and practitioners focus on improved collaboration, rather than business value, as an end goal. These folks forget that vague promises of performance improvement are not a substitute for concrete, definable business results. This disconnect has created a Kumbaya world in which some over-enthusiastic Enterprise 2. 0 supporters talk primarily to themselves because ordinary workers don’t see the relevance to their own day-to-day jobs.”

      tags: enterprise2.0, value, businessprocess, collaboration, process

    • tags: enteprise2.0, processes, ROI, businessprocess, content, context

      • Solving the ‘what’s in it for me’ problem remains one of the biggest barriers to success. 80%+ of people turn up to work to get things done for a fair wage and then get on with their lives
      • The position I’ve argued that content without context in process is meaningless still holds true. Virtually all solutions I see are detached from the process issue.
    • Here is my collection social media policies. I initially gathered a big collection while trying to formulate my own policy. That collection grew over the years to include a variety of industries, types of companies (public or private), industry and approach to social media (proactive, prohibitive or neutral).

      tags: socialcomputing, policies, socialmedia

    • “In my opinion the discussion around Enterprise 2.0 has been too internal-facing and focused on the tools, rather than what the objectives for collaborating actually are. The market is maturing though as we see the approach evolve from innovators to early adopters. This was especially evident when looking at the agenda of the Milan edition, in contrast to the Boston edition that is still more focused on the software “solutions” (go ahead and deploy this module and you are now a “Social Business”..NOT!). Could it be that Europe is leading the way in its understanding of what it takes (culture, organisation, customer focus, employee engagement…)?”

      tags: socialcrm, socialbusiness, collaboration, collaborativeenterprise, customer, socialcustomer

      • It is not about introducing new tools to do business in roughly the same way – only more effectively and efficiently, it is about adapting our business model to become a Social Business so as to take into account changes in the business environment, most notably the advent of the Social Customer.
    • “Best friendships are good for business. Companies are coming to discover that, yet are at a loss at what to do about it. Group-hug Tuesdays? That idea sends chills down managers’ spines. Diversity proponents worry that they have made too many strides to see it all disintegrate into the office version of high school cliques.

      Yet it’s widely accepted that the winning companies during the next generation will be those that have employees eager to come to work and bring with them their hearts, minds, creativity and passion. That kind of worker has been coined in management speak as “engaged,” and an industry has sprouted around the elusive quest to find them, convert them and prevent them from slipping into the ranks of the “disengaged” — or worse — the “actively disengaged.” “

      tags: humanresources, management, engagement, friendship, trust

      • FranklinCovey, a Gallup competitor, also has research indicating that friendships are important but has chosen to concentrate on factors it can influence.

        “We don’t feel it is actionable,” says Sean Covey, vice president of innovation.

      • Researchers such as Flynn prefer the word trust, but he suspects trust and friendship are nearly identical.
      • Coffman encourages such attempts, but he says companies get more mileage hiring “connectors,” or people who say at job interviews that they have dozens of best friends. “It’s like throwing a great party. If you invite a bunch of boring people, they’re not going to dance,” Coffman says.
    • As a teenager, Jamie Christopher would tap instant messages to make plans with friends, and later she became a Facebook regular.
      Now a freckle-faced 25, a first lieutenant and an intelligence officer here, she is using her social networking skills to hunt insurgents and save American lives in Afghanistan.

      tags: socialnetworking, army, casestudies

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    Enterprise 2.0 conference : un agenda stratégique pour 2010-2011

    Avant de revenir plus en détail sur un grand nombre de points traités lors de la conférence et que j’avais mentionné dans mon premier billet sur le sujet je voulais tout d’abord faire le point sur les deux seconds jours de conférence.

    Comme je le disais dans mon premier billet donc, je trouvais que la conférence ronronnait un peu. La bonne diffusion des “best practices”, notamment grâce au travail de l’adoption council multipliait le nombre de succès tout en les uniformisant, ce qui finalement n’est pas un mal. On ne peut trouver dommage que la réussite devienne de plus en plus la norme et de moins en moins l’exception. Rien de fantastique à se mettre sous la dent coté cas au niveau du “spectaculaire” mais des choses très intéressantes au niveau qualitatif.

    J’avais décidé de me focaliser sur les sessions orientées “mesure et valeur” avec, pour résultat, une impression relativement mitigée. Beaucoup de choses intéressantes mais l’impression d’un certain flottement : l’approche majoritairement “over the flow”, basée sur l’adoption nécessite un certain temps pour produire des résultats concrêts au niveau opérationnel alors, qu’à mon sens, une approche davantage “in the flow / business process” bien que plus technique permet peut être d’arriver à des choses mesurables un peu plus rapidement.

    Tout cela pour en arriver à ce qui est, selon moi, l’enseignement capital de cette édition 2010 et pour lequel il aura fallu attendre le dernier jour et la toute dernière session où il était question de rassembler les points que les participants auraient aimé voir traités ou approfondis davantage lors de cette édition. La liste se passe de commentaire :

    - Intégration dans les business process

    - Métriques

    - Approche multiculturelle (ou prise en compte des spécificités locales dans un déploiement)

    Il s’agit à mon sens de l’ensemble des points souvent laissés dans l’ombre depuis l’origine pour des raisons diverses mais qui ne peuvent être laissés de coté si on veut, d’une part, monter qu’il s’agit là d’un réel apport au fonctionnement de l’entreprise plutôt qu’un “nice to have” et, d’autre part, s’adresser à des entreprise plus méfiantes et rationnelles une fois qu’on avait fait le tour des “convaincues” qui ne demandaient que quelques éléments de vision pour se lancer.

    Vous remarquerez que ce sont des points que j’ai longuement traités depuis près d’un an et, c’est là ce qu’il faut tirer de mon propos, il m’est apparu tout au long de cette année que le fait qu’on les évoque conjointement est tout sauf un hasard.

    - l’entreprise crée de la valeur par ses business process donc les négliger amène la certitude de ne pas impacter la valeur. Dommage. Cela ne veut pas dire pour autant que tous ces process sont performants, voire utiles, et qu’un petit nettoyage n’est pas nécessaire. Quoi qu’il en soit c’est un domaine à adresser prioritairement.

    - lorsqu’on tente d’améliorer un business process on n’a aucun problème de choix d’indicateur ni de suivi puisqu’il s’agit des indicateurs du process traité. Ceci dit, là encore, on peut aussi se dire que de nouveaux indicateurs de performance ou de pilotage pourraient être pertinents et que certains de ceux aujourd’hui utilisés sont pour le moins contre productifs.

    - les entreprises multinationales d’origine nord américaine se rendent compte qu’il n’est pas facile de répliquer le modèle de déploiement dans tous les pays, à commencer par l’Europe et essaient donc de localiser leurs pratiques. De plus, regroupant des entreprises du monde entier, l’adoption council qui a pour vocation de favoriser les échanges et la construction d’un corpus de best practices sur le sujet sans limitation de zone géographie a tiré le signal d’alarme sur le sujet. Vu de ma perspective plus Européenne et spécifiquement française, la question culturelle est indissociable de celle des business process. Lorsqu’on fait face à une culture plus sceptique, moins ouverte au changement et peu favorable à la participation et à l’exposition des collaborateurs dans de tels programmes, le meilleur moyen d’amener l’entreprise et le collaborateur vers la nouveauté est de les prendre par le plus petit dénominateur commun, rassurant, moins ‘humainement sensible’, la seule chose qui rassemble ceux qui sont dans l’entreprise pour “faire leur boulot et c’est tout” : le business process.

    En somme, tout cela revient à apporter aux stratégies d’”adoption”, concept que j’ai toujours trouvé trop limitatif, trop centré sur l’affect et pas assez sur le “delivery”, les dimensions de sens et d’alignement indispensables à une transformation réussie.

    Avec ces trois points nous tenons donc les axes de travail pour l’année à venir et de quoi élaborer une stratégie d’entreprise désormais complète. C’est également un signal fort pour ceux qui, à la veille de démarrer un projet, ne le voient que sous l’angle de l’informel déconnecté du travail quotidien.

    Beaucoup de grain à moudre  pour les semaines et mois à venir. Beaucoup de promesses pour les entreprises également.

    Conférence Média Aces le 22/6 : il reste des places

    Je m’y prend avec beaucoup de retard en raison de mon emploi du temps des dernières semaines mais avant de continuer sur le compte rendu de l’Enterprise 2.0 conference de Boston, j’aimerais vous signaler qu’il reste encore des places pour la conférence Media Aces qui se tiendra à Paris le 22 juin prochain. Elle sera le lieu de retours d’expérience sur les usages des médias sociaux à la fois par des grands groupes et des PME et j’interviendrai pour la conclusion de l’événement. L’occasion, justement, de mettre tout cela en perspective de tendances et de cas récemment identifiés lors de mes périgrinations à Milan et Boston.

    Puisqu’il reste encore quelques places profitez en pour vous joindre à nous. Pour les inscriptions cela se passe ici.

    Premiers retours sur l’Enterprise 2.0 conference

    Je vais vous livrer ici mes premiers retours “en vrac” après une journée de “workshop” dédiés aux stratégies d’implémentation et une journée de conférence. Il s’agit d’un survol rapide et de premières impressions, je prendrai le temps de détailler tout cela dès mon retour à Paris. Pour être un tant soit peu structuré, je vais aborder le sujet sous plusieurs angles : la vision, la méthode et les cas.

    1°) La vision

    Je serai tenté de dire que nous sommes à la croisée des chemins. D’un coté le désormais traditionnel discours sur l’adoption des médias sociaux dans l’entreprise, le “it’s about people” et de l’autre….un vague sentiment de vide comme s’il manquait quelque chose. Comme si après avoir poussé le schéma du 100% humain, informel, non structuré on finissait (enfin ?) par se rendre compte que soit le modèle avait ses limites soit on pouvait aller encore plus loin et avoir un discours et une proposition de valeur plus en phase avec les attentes des “vraies” entreprises, à savoir celles qui n’ont pas un visionnaire courageux à leur tête, des personnes passionnées et douées à la tête du projet et une culture interne assez ouverte à ce type de changement.

    Deux exemples éloquents. SAP est venu nous parler de “connecter les individus et les process”, et un des enseignements de la session co-animée par Oliver Marks et Dennis Howlett a été qu’il fallait intégrer contenus et contexte dans les business process, ces derniers étant le chainon manquant de l’enterprise 2.0 telle que souvent présentée aujourd’hui. Souvent considéré comme étant un peu en marge de la tendance et sceptique par nature, Dennis confirme par ailleurs qu’il est une des voix qui amènent pragmatisme et raison dans le discours ambiant.

    SI je remet cela en perspective de mon intervention de la semaine dernière à Milan sur le thème “mettre de la conversation dans les process pour tirer le meilleur de votre capital humain), je pense qu’on est devant une question majeure  qui, faute d’être adressée, ramènera l’entreprise 2.0 au rayon des bonnes idées à qui ont failli faute de réalisme.

    Second point, l’effondrement de la barrière interne/externe : on pense écosystème, on travaille sur une grande place de marche et il n’est plus question de penser l’interne et l’externe comme deux bulles hermétiques. Mais j’en avais déjà parlé ici. En tout cas quelque chose est frappant :plus personne ne parle d’intranet. Un signe ?

    Conclusion : il me semble bien qu’entre la fin d’une période et le début d’une autre on est à un “tipping point”. Pour que cette période transitoire ne se transforme pas en morne plaine puis en cimetière il faudra le courage d’aller se plonger dans les business process et de se faire une raison : l’approche “in the flow” doit prédominer dès lors que l’on adresse le commun des entreprises. Si le bon virage est pris on pourra assister, par contre, à un démarrage impressionnant.

    2°) La méthode

    Et bien c’est le prolongement logique de la réflexion sur la vision. Après la période “communautés et passion” on sent poindre une approche plus rationnelle orientée business process. D’ailleurs lors du très bon atelier de l’”adoption council“, Schneider Electric n’y a pas été par quatre chemins : “aller vers les utilisateurs, identifier leurs problèmes dans l’exécution des process et s’attaquer à la manière dont il est exécuté”. Si on compare à CSC, le cas qui a marqué l’édition précédente de la conférence, on sent, à mon avis, une évolution. CSC avait une approche “résolution des problèmes business” qui explique pour partie son succès (par rapport à ceux qui se contentaient de promouvoir une logique de partage et d’approche), Schneider va plus loin en ayant une approche business process. Laissons leur projet avancer et faisons le point dans un an.

    D’autre part on commence enfin à s’intéresser aux problèmatiques juridiques et RH propres à l’Europe qui étaient puissamment ignorées jusqu’alors et expliquent un léger retard à l’allumage de nos entreprises qui se doivent de travailler en amont ces questions en profondeur et impliquer les organes nécessaires (ne fut-ce que pour créer un consensus amenant à ne rien décider avant d’avoir un retour d’expérimentation).

    3°) Les cas

    Décidémment cette conférence est relativement cohérente. Si l’on enlève la confirmation des cas des années passées (CSC notamment), je n’ai pas vu cette année “le” cas qui m’a renversé sur mon siège. Un sentiment à modérer par le fait qu’à l’heure où j’écris la plupart sont encore à venir. C’est logique : un certain corpus méthodologique a fini par émerger et tous les cas finissent par se ressembler. A la limite la banalisation est une marque de succès. Par contre je suis pressé (l’an prochain ?) de voir arriver des méthodologies plus avancées sur des approches business process et, par conséquent, les cas qui vont avec. Je pense qu’on a touché les “convaincus” et que désormais il faut un modèle, un discours, une approche pour les “rationnels et sceptiques”. L’ironie pourrait d’ailleurs être qu’on s’inspire de ce qui se passe en Europe où nous avons été rapidement confrontés à) ce genre d’entreprises et avons du nous adapter en conséquence.

    Et si les prochaines “Enterprise 2.0 rockstars” étaient Européennes, Françaises, Italiennes ou Allemandes ? Et bien je ne serai qu’à moitié surpris. Après le retard à l’allumage coutumier de nos contrées et le long travail préparatoire nécessaire au démarrage, on devrait voir émerger de jolies choses d’ici  peu.

    D’ailleurs hier soir une personne “référente” sur la question me disait “tu as sans doute raison, on manque de mesures concrêtes de résultats business”. Moi “je suis sur ces résultats sont souvent là…simplement on ne mesure pas les bonnes choses.ou on se refuse à mettre en place des indicateurs pertinents“. Quoi qu’il en soit quand le projet est positionné de manière à améliorer la performance d’un business process il suffit de mesurer l’évolution du delivery de ce process, ce qui est finalement assez concrêt. Si on applique une logique 2.0 à quelque chose qui ne contribue pas à la création de valeur il est sur que les choses se compliquent.

    A suivre…

    L’entreprise 2.0 se construit en s’appuyant sur l’extérieur

    J’étais, la semaine dernière, à Milan pour participer à l’International Forum on Enterprise 2.0. Eu égard à la consistance du programme je pourrais écrire un roman sur le sujet mais je vais me contenter de mettre en avant ce qui m’a semblé être la tendance dominante qu’on a pu comprendre là bas.

    Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais du social CRM en ce sens que c’est, à mon avis, une expression concrète de l’entreprise 2.0 qui prend en compte globalité de la chaine de valeur et est certainement plus facile à appréhender pour l’entreprise. Cela fait plusieurs mois que nous nous demandions avec Mark Tamis combien de temps le monde du social CRM et celui de l’Entreprise 2.0 allaient mettre pour se retrouver et l’expert qu’il est pensait à fin 2010. Visiblement le phénomène s’enclenche plus vite que prévu.

    L’élément le plus significatif dans ce sens a été la keynote introductive de l’excellentissime Sameer Patel. Son explication des raisons qui poussent l’entreprise à se transformer à l’intérieur est le fait que le client impose, de par les outils à sa disposition, une nouvelle manière d’opérer. Je dis bien “opérer” car on parle d’une relation systémique entre l’entreprise et son écosystème à différencier de la manière dont les employés travaillent qui est un sujet dépendant de celui-ci mais ne s’analyse pas dans les mêmes termes (on y reviendra d’ailleurs dans un prochain billet le “changing the way to work / to make business” ayant été au cœur d’échanges très intéressants lors de l’atelier du jour précédént).

    Entendons nous bien, il ne s’agit pas d’une entreprise “tirée” par le marketing ou les ventes mais d’une entreprise créant de nouvelles synergies et relations de partenariat avec son écosystème. Cela lui impose de revoir la manière dont elle intéragit aus sein de cet écosystème, ce qui se traduira bien sur à terme par l’”empowerment” des collaborateurs afin qu’ils puissent travailler dans ce nouveau contexte. On en revient peu ou prou à ma logique SOO ou chacun devant faciliter le travail de la personne d’en dessous, on mettait in fine l’interne au service de l’externe avec, de plus, une mise en réseau des compétences dans une logique de résolution de problème.

    Concrètement qu’est ce que cela change ?

    - en adoptant une logique ainsi centrée sur la création de valeur (car on ne crée pas de valeur seul en interne mais par l’intéraction avec l’externe, avec celui qui paie in fine) il est plus simple de convaincre et donner du sens à certains sceptiques.

    - on pourra enfin penser le flux d’échanges et d’information sur tout son cycle de vie au lieu de continuer à souffrir des ruptures de flux à chaque point de contact entre l’interne et l’externe, lieu de confrontation de logiques opérationnelles parfois antinomiques.

    - cela entraine un intéressant challenge et pour les éditeurs de solutions de type réseau social ou social Crm et pour les DSI : il va falloir concevoir et accepter des plateformes qui réunissent des personnes internes et externes et/ou permettent à des flux divers de rentrer dans le SI de l’entreprise. Aujourd’hui ça n’est pas évident ni pour tous les éditeurs ni pour toutes les DSI…

    Ce que cela ne change pas ?

    - de la même manière que l’entreprise 2.0 a souvent souffert d’avoir été “récupérée” et monopolisée par les DSI, il ne faudrait pas que le marketing ou les ventes s’accaparent la chose ici non plus. Non seulement ils seraient capables de faire du mal dehors mais n’auraient pas plus de légitimité en interne que la DSI sur le sujet. Risque d’échec des deux cotés garanti.

    - cela reste, je n’en démord pas, une question d’optimisation de process.

    Je m’attend donc à ce que le semaines et mois à venir voient les deux sujets être traités conjointement de plus en plus fréquemment. Il faudra toutefois faire attention à une chose : on parle ici de systèmes, de logiques, de processus. La partie émergée de l’iceberg, les choses telles que la manière d’impliquer les parties prenantes et faciliter le changement risque toutefois de rester très spécifique. Par contre on gagnera certainement en cohérence : plus facile de changer lorsqu’on comprend comment cela s’intègre dans un tout où tout s’influence que lorsqu’il semble s’agir d’une initiative déconnectée du reste.

    Quelque part il s’agit quasiment d’une question d’infrastructure. Tant au niveau de la technologie (mais cela arrivera dans un second temps) qu’au niveau de la systémique du business. Gageons que cette mise en cohérence facilitera le travail sur les couches “usages” et “management”.

    En attendant vient de commencer l’Enterprise 2.0 conférence de Boston où je vais chercher la confirmation (ou l’infirmation) de certaines tendances de fonds que je pressens depuis quelques temps. Avec, peut être, un atterrissage salutaire sur certains points. On en reparle cette semaine…

    Liens de la semaine (weekly)

    • “The impact of new technologies, especially the web 2.0 ones, and social networks will dramatically change many HR systems. A few examples:”

      tags: enterprise2.0, hr, legal, recruitment, assessment, evaluation, competences, compensation, time, directory, privacy, social, socialnetworks

      • Issues around privacy, corporate image vs. personal image, intellectual property, etc. will generate a new number of legal issues, coming in addition of current labor laws.
    • “One buzzword of Enterprise 2.0 is EMPOWERMENT. The reasoning goes that empowerment leads to ownership, motivation, creativity, learning & growth, and superior performance, and so on (insert other organization development buzzwords here!). Proponents of the Enterprise 2.0 movement tell us what we should do and why, vis-à-vis empowerment. But, when it comes to the “how” in the real-world, the guidance is a bit sketchy.”

      tags: enterprise2.0, empowerment, management, management2.0, humanresources, taylorism, projectmanagement, commandandcontrol

      • I recognize that the extreme of empowerment is anarchy and the extreme of command & control is dictatorship. Neither extreme is true, nor should it be. Extremes lay out the boundaries for discussion and action. We will always find ourselves in this spectrum of extremes. So, the issue I am raising is not either-or, instead, whether we are making progress towards the promise of Enterprise 2.0 as it relates to empowerment.
    • ““Our research shows that when you hold the stereotypes up to the light, they don’t cast much of a shadow,” says Deal. “Everyone wants to be able to trust their supervisors, no one really likes change, we all like feedback, and the number of hours you put in at work depends more on your level in the organization than on your age.”

      Clearly, people of different ages see the world in different ways. But Deal says that’s not the primary reason for generational conflict. The conflict has less to do with age or generational differences than it does with clout—who has it and who wants it. “The so-called generation gap is, in large part, the result of miscommunication and misunderstanding, fueled by common insecurities and the desire for clout,” says Deal. “

      tags: generationdivide, generationy, generationx, babyboomers, humanresources, values

    • “I believe that the emphasis on serendipity and emergence as cornerstones of enterprise 2.0 actually inhibits the potential of social computing technologies to drive greater value.”

      tags: enterprise2.0, emergence, serendipity, value, socialsoftware, enterprise2.1, socialprocess, processes, policies

      • Enterprise 1.0, would suggest that only specialized, trained individuals with the resources knew how to find pearls (i.e. where to dive, specialized equipment, knowledge on how to abstract the pearl from the shelled mollusk, etc.).
      • Enterprise 2.0 suggests that we can simplify and remove some of the “specialization” barriers to enable more people to search for pearls.
      • Enterprise 2.1 would suggest that rather than “serendipitously” finding pearls, that we coordinate our efforts to actually create pearl farms.
      • Without social engineering and modifying processes, models, policies and education, the initiative was doomed to fail before it even started.
    • “In Summary

      Social Networks (see Figure 1) are:

      1. Held together by pre-established interpersonal relationships between individuals. So you know everyone that is directly connected to you.
      2. Each person has one social network. But a person can have different social graphs depending on what relationship we want to focus on (see Social Network Analysis 101).
      3. They have a network structure.

      Communities (see Figure 2) are:

      1. Held together by some common interests of a large group of people. Although there may be pre-existing interpersonal relationship between members of a community, it is not required. So new members usually do not know most of the people in the community.
      2. Any one person may be part of many communities.
      3. They have overlapping and nested structure.”

      tags: socialnetworks, communities, onlinecommunities

      • social_network_structure_resize.png
      • So the single most important feature that distinguishes a social network from a community is how people are held together on these sites. In a social network, people are held together by pre-established interpersonal relationships, such as kinship, friendship, classmates, colleagues, business partners, etc. The connections are built one at a ti
      • community_structure_resize.png
      • Communities are held together by common interest. It maybe a hobby, something the community members are passionate about, a common goal, a common project, or merely the preference for a similar lifestyle, geographical location, or profession. Clearly people join the community because they care about this common interest that glues the community members together.
    • “As I mentioned on twitter, my peer Jeanne Murray and I are presenting a session at the Enterprise2.0 conference in Boston next week that describes an overall view of how we think e2.0 has evolved in our organization. The focus here is not on the technologies themselves but on the human capabilities, interests, and mindset as it has evolved over time. It talks about what we used to think about social computing and how that as changed or evolved with each stage. “

      tags: ibm, organization, transformation, enterprise2.0, businessneed, processes, socialprocess

      • -         
        Stage 1 – Seeing a need for social
        computing in business

        -         
        Stage 2 – Recognizing the business
        uses and value

        -         
        Stage 3 – Bringing people together
        into a common frame

        -         
        Stage 4 – Building better
        social-enabled processes

        -         
        Stage 5 – Shifting the overall
        perspective to a dynamic, agile mindset

    • tags: sociallearning, university2.0, learning, engagement

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