Médias sociaux et relation client : comment ne pas être victime de son succès

Résumé : alors que certaines entreprises sont perplexes devant le manque de succès de leurs nouvelles initiatives dans le domaine de la relation client, d’autres au contraire se demandent comment faire face à cet afflux de demandes et d’intéractions. D’où la conclusion hative que les médias sociaux, finalement, ne sont pas scalables. C’est une erreur : le fait même que le point de contact soit saturé montre que le média est scalable. Par contre il y a une contrainte qui limite la bande passante du dispositif, l’empéchant de suivre la demande. On n’est donc pas ici en face d’une limite propre au média mais au processus qu’il supporte, une limite qui ne peut être levée que par une action portant sur l’organisation. Le point de contact, qu’on l’appelle community manager ou autrement, peut voir sa capacité de traitement améliorée par ajout de ressource, redéfinition des attributions, amélioration du dispositif organisationnel interne et, surtout, focalisation de son action sur la seule gestion des cas d’exception.

J’ai coutume de dire qu’il y a deux types d’entreprises qui utilisent les médias sociaux dans le cadre de leur relation client : celles qui n’en tireront rien et celles qui seront dépassées par leur succès. Dans les deux cas une situation à laquelle il faut immédiatement remédier.

• Celles qui n’en tirent rien : mauvaise compréhension des attentes, refus de l’intéraction, refus d’intégrer une logique de service dans la communication…

• Celles qui sont dépassées par le succès : elles ont compris quel positionnement adopter, quelle proposition de valeur pour les clients….et elles ont tellement de succès qu’elles ne tiennent pas la charge…Cela les empêche avant tout de tenir leur promesse puis, dans un second temps, crée un sentiment déceptif chez les clients, sentiment qui se propage et finit par entacher leur image.

C’est sur ce second cas de figure que je désire me pencher aujourd’hui.

Pour se retrouver sans une telle situation que d’aucuns qualifieront de “problème de riche” , ces entreprises ont d’abord bien compris que derrière leur problématique de community management se cachait une question de processus. En proposant donc un “vrai service” elles ont donc trouvé un public. Mais à un moment ou à un autre, peut être en raison d’un fait exceptionnel ou en raison d’une montée en charge linéaire, elles n’arrivent plus à tenir leurs engagements.

Cela fait quelques temps que je constate un chose : nombre d’entreprises qui rencontrent le succès dans leurs initiatives externes se rendent compte qu’il faut aligner l’interne. Le ou les community managers ont en effet besoin de s’adresser à des ressources internes pour trouver des solutions aux problèmes des clients ce qui implique de pouvoir identifier et mobiliser ces dernières. On se retrouve donc avec une problématique d’identification d’expertise, de réseau et d’organisation interne. Si les outils et l’organisation ne permettent pas ces deux actions vitales, le community management devient un entonnoir où viennent s’empiler les requêtes dans être pour autant en capacité de les satisfaire. On a donc recréé sur un canal que l’on prétend “scalable” le même type de goulot d’étranglement que sur les canaux de service traditionnels qu’ils sont supposés suppléer.

Qu’il soit exécuté selon une organisation “linéaire” ou en réseau, un processus a une contrainte : sa “bande passante”, déterminée par l’étape qui a la capacité de traitement la plus faible. Dans notre exemple, le community management devient donc la contrainte du processus. Autrement dit, on pourra apporter toutes les améliorations possibles et imaginables en divers points et à divers acteurs du processus de service client, cela n’améliorera en rien le service en client puisqu’il est limité au niveau du ou des community managers.

British Airways, comme de nombreuses compagnies, se sert de Twitter pour résoudre les problèmes de ses clients. Tout fonctionne plutôt bien en temps normal mais il suffit qu’une vague de froid paralyse le traffic pour que le “standard” explose, comme le montre ce tweet de R. Ray Wang :

En fait je pense qu’il y a ici une erreur d’interprétation : ce n’est pas l’outil qui n’est pas scalable…mais il y a un goulot d’étranglement à un niveau du processus qui limite sa scalabilité. Le simple fait qu’on en arrive à ce constat est le media est scalable car il arrive à acheminer une masse de messages qui explose. C’est le processus de traitement qui, lui, ne l’est pas. [Read more...]

Veille et liens

Cette rubrique rassemble ma veille quotidienne publiée sous forme d’une synthèse hebdomadaire.

Si vous désirez retrouver des articles anciens, consultez donc ma page Diigo où vous pourrez opérer des recherches par mot clé et consulter le tout dans une interface plus lisible et appropriée.

L’image de la semaine #24 : les talents sont comme les couleurs…

Les talents sont comme les couleurs : c’est leur mélange avec les autres qui les rend unique

Illustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

Merci à Thierry d’Auzers pour cet excellent ouvrage, pour les droits d’utilisation, et à Dimitri Tolstoï pour les illustrations.

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Liens de la semaine (weekly)

  • “There is a movement taking place in the IT industry that is really driven by major consumer technology vendors including Apple, Google and Facebook. What these three companies do is really starting to set the tone for what people expect from a software application. The expectations of a software application may have historically centered around its ability to solve business problems or to enable specific types of transactions or management processes. Today, the software application is expected to let users communicate and interact with each other the way that they can on Facebook. Organic and guided search as found on Google is also expected, as is the intuitive usability of the iPad.
    In fact, employees and managers of most any business are already communicating with each other through various Web 2.0 technologies — the problem being that all of this communication is taking place outside the bounds of formal and secure IT systems.”

    tags: IT enterprise2.0 socialmedia ERP knowledge LEAN security risk liability

    • While some business software companies work to integrate their offerings directly with online tools like Twitter or Facebook, the real business benefits will come from enterprise resources planning (ERP) and other enterprise software that mimics the functionality of these popular online tools
    • When technologies or individuals circumvent ERP, these security measures are rendered ineffective. Building social media-type enterprise 2.0 functionality into ERP will leverage the inherent security benefits of the ERP system.
    • Using social media can compromise the ability to ensure that critical and potentially damaging information is not accessed by unauthorized people, in addition, the preservation of content from conversations for legal and regulatory purposes is at risk.
    • Building social media functionality into an ERP platform will also help ensure that employees using Web 2.0 tools like instant messaging or wikis are not leaving their working context and are likely to remain more productive.
    • This trend is hitting some industries — including utilities, process manufacturing and other complex engineering-intensive fields — harder than others. Enterprise 2.0 ERP may be one of the best tools to capture and retain the knowledge of senior, expert, professionals and technicians — intellectual capital that would otherwise have been lost.
    • Social media functionality that stands apart from ERP or lacks very tight integration with the platform as a whole will not deliver true enterprise 2.0 benefits.
    • You also need to be able to link any object in the application freely with social media conversations. T
    • It is also important to ensure that an ERP product with embedded enterprise 2.0 features addresses both types of social media communication — synchronous communication and asynchronous communication.
  • “Most knowledge repositories focus on the role of knowledgecreators. In this paper, by contrast, we examined the work of Lurkers in an enterprise file-sharing service, and we compared
    their lurking behaviors to the lurking behaviors of users who uploaded files (Uploaders), and users who contributed metadata about files (Contributors).”

    tags: socialnetworks enterprisesocialnetworking enterprise2.0 participation contribution contributors lurkers report authors sharing

  • “Un récent sondage du groupe Cegos auprès des managers européens a montré que 79 % d’entre eux passent moins de la moitié de leur temps à manager leurs équipes “

    tags: management reporting time timemanagement control autonomy engagement humanresources

    • A quoi le passent-ils principalement ? A faire du reporting, c’est-à-dire à alimenter la machine à chiffres destinée aux dirigeants.
    • Pourquoi ont-ils tellement besoin de contrôler ? Parce qu’ils ne font pas confiance à leurs équipes. Pourquoi ne font-ils pas confiance à leurs équipes ? Parce qu’elles ne sont pas ou peu managées. Un cercle vicieux s’installe. Plus on renforce les procédures et les indicateurs de performance, moins les équipes sont engagées et s’approprient les enjeux.
    • Le système a comme préoccupation principale de « nourrir » ceux qui le pilotent.
    • Les équipes sont-elles là pour exécuter ou pour trouver elles-mêmes la façon de mettre en oeuvre les demandes établies par les dirigeants ?
    • Lorsqu’on discute avec les dirigeants, rares sont ceux qui ne font pas profession de foi de la responsabilisation du terrain. Et pourtant, dans la pratique, force est de constater qu’ils font le contraire.
  • “If “trust organic growth” means “build the platform and see what happens”, you will get the business equivalent of ruderal species. These are the first plants to colonize lands that have just been disturbed, e. g. by a fire or construction activities. While this event overstrains the established plant population, some highly opportunistic species take the chance. You might compare them to the innovators in the Technology Adoption Lifecycle. These specimens will be a tremendous help when your wiki, network, etc. is all fresh and needs being populated. But they will not be enough.”

    tags: enterprise2.0 casestudies BASF adoption organicgrowth communication workflow

    • Instead of skipping the pilot, we made it a content pilot
    • We invited some key communities to the pilot and helped them create interesting conversations
    • We approached stakeholders with existing stand-alone solutions and involved them into developing our network.
    • We regularly share best practices and success stories. We also help to transfer communications and workflows to our network – this gives people a reason to use it.
    • Visible commitment from top management does wonders for user adoption!
    • We provide consulting and encourage exchange in regular face-to-face events.
    • Participation is voluntary.
  • “Nous avons mobilisé différents types de données publiques et mené une enquête qualitative pour mieux comprendre les impacts dans l’entreprise de ces jeunes qui entrent actuellement dans la vie professionnelle.
    Notre enquête a porté sur une trentaine de jeunes actifs en emploi, tous nés après 1980, avec des profils très variés, plutôt autonomes dans leur travail et ayant des pratiques de communication riches. “

    tags: digitalnatives generationy management report individualism worklifebalance crossgenerationcooperation

    • Par rapport aux générations précédentes, les jeunes de la Génération Y sont en quête d’une réciprocité négociée avec l’entreprise à plus court terme : ils souhaitent avoir des retours rapides pour leurs investissements vis-à-vis de l’entreprise. Leur rapport au collectif est orienté vers un “individualisme coopératif” .
      • En effet, les jeunes de la Génération Y semblent rechercher un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle par rapport aux générations précédentes :

      • accent mis sur la possibilité d’adapter les horaires à la vie privée,
      • souhait de télétravailler ponctuellement,
      • intérêt pour les dispositifs permettant de moduler la place du travail dans leur parcours de vie (ex. congé parental).
  • Par conséquent, une première tendance qui les caractéris en arrivant dans l’entreprise est de séparer vie privée et professionnelle et non pas de confondre ces deux sphères.
    De ce point de vue, nous sommes, peut-être, plus devant un effet d’âge que devant un effet générationnel.
  • La coopération intergénérationnelle est nécessaire pour que ces pratiques de communication innovantes soient diffusées plus largement au niveau de l’entreprise : les Gén Y contribuent à l’introduction extensive du web 2 en entreprise, mais les impacts productifs résultent de l’intervention des Gén X (qui ont, eux aussi, des pratiques très intensives de TIC en entreprise)
  • “Canon France a organisé le 3 décembre 2010 pour la première fois une “journée sans mail” destinée à favoriser le bien être au travail. Saluons l’initiative qui a le mérite de reconnaître que la réception de nombreux emails peut-être facteur de stress, et qu’une politique RH de bien-être au travail doit aussi passer par la régulation de l’infobésité en entreprise.

    Dans une étude publiée l’an dernier, l’entreprise Intel affichait déjà des chiffres préoccupants sur l’inflation informationnelle:

    * Les salariés traitent entre 50 et 100 emails par jour, les dirigeants pouvant traiter jusqu’à 300 emails
    * Le volume d’emails reçu nécessite en moyenne 4 heures par jour pour les traiter
    * 30 % des emails sont inutiles”

    tags: email informationoverload infobesity canon intel stress wellbeing interruption interruptivity costs visibility

    • En moyenne, il est impossible de travailler plus de 12 minutes sans être interrompu, et l’interruption a un coût, humain… et financier.
    • Le management français assoit généralement son pouvoir sur la rétention d’informations et un fonctionnement en petit cercles de pouvoir : cette volonté de tout contrôler est souvent contre-productive face au déferlement d’informations. Elle n’est pas en mesure de canaliser les flux car elle possède une vision trop restrictive du travail en réseau.
    • Trop importants pour le manager, ce dernier déverse généralement les flux d’information sur son subordonné pour les analyser. Lui-même le vit comme un surcroît de pression. Résultat: l’information sera traitée de façon aléatoire sans forcément en extraire les signaux de risques ou d’opportunités.
    • J’irais plus loin dans l’analyse en liant le volume d’emails à la visibilité du travail et la capacité de reconnaissance de l’entreprise.
    • Aujourd’hui, il est nécessaire d’être visible auprès de nombreux acteurs, quitte à surcommuniquer et à surréagir par emails pour remplir l’espace.  
    • vrai problème: comment faire collaborer efficacement les collaborateurs tout en les rendant visibles dans l’organisation ?
  • “The report is also focusing a lot on the challenges organizations face when new tools and new people are entering from the outside world. I have written before on the fun of working and I continue to argue that this will be one of the most important challenges for organizations in the near future. Make your working environment attractive or go bankrupt.

    It is also my strong belief that a higher percentage of digital natives will demand new ways (and tools) of working than the so called digital immigrants.”

    tags: digitalnatives generationy ericsson report management fun workingenvironment

  • tags: enterprise2.0 metrics casestudies kpi ROI governance alstom communities collaboration management

  • “We have a brain with billions of neurons and many trillion of connections, but we seem incapable of doing multiple things at the same time. Sadly, multitasking does not exist, at least not as we think about it. We instead switch tasks. Our brain chooses which information to process. For example, if you listen to speech, your visual cortex becomes less active, so when you talk on the phone to a client and work on your computer at the same time, you literally hear less of what the client is saying. “

    tags: multitasking interruption communication

    • People who call you at work, send you emails, or fire off texts can’t see how busy you are with your current task. Nor can Twitter feeds or email alerts. As a result, every communication is an important one that interrupts yo
    • First, make an effort to do tasks one at a time. Stick with one item until completion if you can. If attention starts to wane (typically after about 18 minutes), you can switch to a new ta
    • Second, know when to close your door. In the “old days,” people did this when they had to work hard on something. Doing the same thing to the electronic equivalent is perhaps even more important if you want to be productive and creative
    • Third, admit that not all information is useful. Consider which communications are worthy of interrupting you, and what new data you should seek ou

  • “What is “gamification” from an economic perspective? As I’ve noted for several years now, the future of strategy is about learning to leverage markets, networks, and communities. The unwieldy term “gamification” is a case in points: it’s about making markets in stuff, to unleash competitive dynamics. When I compete for a badge, medal, rank, or prize, I’m essentially bidding with my time, effort, and energy for a scarce resource. So think of gamification as making demand-side metamarkets: markets not just for products and services, but for prices, discounts, relationships, information, and more, that shape the value of products and services.”

    tags: gamification games marketing market productivity significance

    • Hence, I’d see it like this: gamification is about putting the “market” back into marketing — and I suspect that it has the potential to unlock some pretty serious efficiency and productivity gains, especially in moribund, plodding ecosystems
    • Those are the strategic problems that investors, C-suites, and media types of all stripes are focused on. But here’s the most crucial and vital problem: Gamification is a means, but many or most are seeing it as an end. The real question is: what’s the significance of your game?
    • Social media needs to enlarge its blinkered, myopic perspective on what the social really means.
    • Social is significance. The real promise of social tools is societal, not just relational; is significance, not just attention.
  • “Tackling an arguably complex and multifaceted subject like social project management is never simplistic. However at its core, when dealing with a range of early stage ideas and business proposals from innovation campaigns of all types, there is a clear way to breakdown the process of planning, executing and monetizing projects in order to deliver on what matters most – results. “

    tags: socialprojectmanagement value ROI projectmanagement

    • Integrating part of what this social revolution stands for into project management (i.e.- Social Project Management) means smaller, multi-skilled teams, flexible workflows, openness through collaboration, virtual mobility, sharing, immediate feedback and responsiveness and so much more.
    • The complete innovation management lifecycle can be broken down into three phases: ideas, proposals, and projects.
  • “Yet, Fully networked organizations achieved substantially more benefits–a mean of 27%–compared to 15% for Externally networked, and 12% for Internally networked.

    What makes Fully networked organizations drive almost twice value of the other two networked organizations despite having very similar demographics?

    The only driving factor that I can see from the second table in their report is the level of integration into the various day-to-day tasks of the constituents in each category”

    tags: networkedorganization process workflow integration value socialbusiness enterprise2.0 socialnetworks sociallayer

    • 70% of Fully networked organizations indicate that Web2.0 is integrated into their day-to-day tasks, compared to 53% for Externally and 49% for Internally networked organizations. I
    • Long story short: the degree of how social business is integrated into the workflows of your organization may be a strong driver of business benefit and the success of your Enterprise 2.0 effort.
    • This raises an interesting debate: should collaboration technologies be a separate vertical stack of tools with links to and from existing tools? Or, should they be an integrated horizontal layer directly within the enterprise applications?
    • As a vertical add-on, you can keep discussions and tacit information separate from the repositories of the enterprise applications. Employees then paste in links or referencing identifiers to content on the enterprise apps.
    • Integrating collaboration as a horizontal layer into the enterprise app incorporates new data types such as conversations, tags, comments and other collaboration content into the enterprise app itself. This complicates the app, but creates a tighter link between the two where the user doesn’t have to know two different applications at all—it becomes part of their workflow naturally.
    • However, the greatest value seems to lie in a fully networked organization applying social business both inside and outside, and perhaps a key determinant of its success is in integrating social business directly into the workflow of employees

  • Bon c’est décidé, GreenSi va faire ses prévisions et mouiller sa chemise (qui va sécher vite dans ce désert). Des prévisions, oui mais des prévisions vues d’une DSI opérationnelle et loin des boules de cristal. Rendez-vous dans un an pour en parler… mais n’hésitez pas à laisser des commentaires avant quand même !”

    tags: IT predictions budgets technology socialnetworks mobility

    • En 2011, les budgets SI vont encore rétrécir : ceux qui auront put montrer la capacité stratégique ou commerciale de leur SI verront au mieux un budget constant, les autres auront un budget plus réduit
    • En 2011, le marketing du SI l’emportera sur la technologie : Comment innover et lancer de nouvelles choses dans ce contexte ? Pas facile. A minima se concentrer sur la simplification de la complexité du SI. Ap
    • En 2011, les usages vont primer sur la technologie 
    • En ce qui concerne les réseaux sociaux et l’entreprise 2.0, le diagnostic est le même. Construisez vos communautés, y compris avec de la technologie jetable, c’est ce qui donnera un avantage concurrentiel à votre entreprise nettement plus durable que la technologie elle même qui sera dépassée en 3 ans. 
    • Ne nous y trompons pas, 2011 sera une année où les grands auront un avantage certain et les autres auront du mal a se faire entendre
    • Pour les parties de votre SI qui pourraient bénéficier d’une certaine agilité, regardez les start-up car les délais de mise sur le marché de nouvelles technologies et de leur adoption sont très courts.
    • En 2011, entre la gazelle et les mastodontes, les autres espèces vont s’entre-tuer pour survivre, surtout celles dont le modèle est menacé
  • “My issue with the many views, explicit or implicit, on Customer Centricity, is that they always seem to tell you what you need to stop and start thinking of or doing, but they hardly discuss or let you know where the boundaries are. Or at least discuss the notion of boundaries and their importance.

    As a result many organizations get stuck in Voice of the Customer programs because they do not know how to handle the abundance and variance of feedback they collect, exhausting their resources with too many things to focus on and too little meaningful results, for Customer and company.”

    tags: customercentricity boundaries socialcrm service customerservice customerexperience

    • And as a result Customer Experience programs turn into action plans or campaigns trying to create a Disney-like WOW-experience on every touch-point or even create completely new ones where “old” ones continue “as is”.
    • And as a result Customer Experience programs turn into action plans or campaigns trying to create a Disney-like WOW-experience on every touch-point or even create completely new ones where “old” ones continue “as is”.
    • nd as a result Customer Experience programs turn into action plans or campaigns trying to create a Disney-like WOW-experience on every touch-point or even create completely new ones where “old” ones continue “as is
    • And as a result Customer Experience programs turn into action plans or campaigns trying to create a Disney-like WOW-experience on every touch-point or even create completely new ones where “old” ones continue “as is”
      • (Social) CRM tells me we need to focus on Customers with the highest (potential) engagement value
      • Customer Experience Management tells me we need to focus on the touch-points that contribute significantly to both Customer’s and company’s desired outcome
      • Service Dominant Logic tells me to focus on Co-creation of Value-in-use, for which “Customer jobs-to-be-done” is a good proxy
      • Lean start-up thinking tells me to get out there to test our hypotheses (or assumptions) to prevent late failure
  • Posted from Diigo. The rest of my favorite links are here.

    Apprendre en entreprise : un peu de proactivité s’il vous plait !

    Résumé : au rythme auquel les choses évoluent et les savoirs se périment, les collaborateurs ne peuvent plus se contenter de compter sur le bon vieux plan de formation qui n’a plus vocation qu’à s’adresser aux formations lourdes et structurantes. D’autant plus que tout n’est pas dans l’acquisition de savoirs mais dans la compréhension d’un contexte mouvant dans lequel s’exerce ces savoirs. Au delà de la formation, c’est tout un plan d’éveil et de veille qui a désormais sa place.

    S’il y a une chose qui m’a toujours impression, en termes d’ingénierie, c’est la mise en place d’un plan de formation. Evaluation des besoins, des budgets, mise en adéquation, planification etc… Franchement pas un travail très amusant mais Ô combien complexe…et essentiel.

    Inutile, en effet, d’expliquer l’importance qu’il y a tant pour l’entreprise que le collaborateur de se tenir à jour et d”évoluer avec les contraintes et attentes de leur environnement. A part un certain nombre de choses assez structurantes, l’essentiel de ce que nous apprenons a en effet une durée de vie qui ne cesse de se réduire.

    En plus, une quelconque forme de compétence, de savoir métier n’a pas de sens sans compréhension du contexte. Un recruteur, chargé de projet  communication etc… continuent à faire le même métier depuis des décennies et doivent maitriser quelques basiques indispensables. Par contre, s’ils ont passé les trois dernières années à faire “comme d’habitude”, ils risquent de fort dans un proche avenir (si ça n’est déjà le cas) de se retrouver en grande difficulté par rapport à tous les nouveaux outils et nouvelles pratiques qui émergent.

    Et c’est là que le bât blesse.

    Notre beau système à un inconvénient majeur : il a mis le collaborateur en position d’attente, parfois d’assisté. Tant que l’entreprise n’a pas dit que… s’intéresser à un sujet ne vaut pas la peine. Si l’entreprise n’a pas dit que le contexte changeait c’est qu’il ne change pas. Et c’est comme cela qu’en 2010 on assiste à un branle bas de combat général parce que le Dircom a dit “on parle de nous sur le web, nous ne maitrisons plus notre message, nous devons rentrer dans les conversations”. Panique générale. Facebook ? Twitter ? “Mais on ne nous a pas dit que c’était important…!”, “Ca peut servir à une entreprise ça ?”…”mais il n’y a pas de formation Twitter sur le plan de formation 2011 !”

    Cela me rappelle un ami dans les RH d’un grand groupe. En 2008. “Tu connais linkedin ?”. “Entendu parler”. “Ca ne t”intéresse pas”. “Non parce qu’on ne l’utilise pas”. “Et te demander comment vous pourriez l’utiliser ?”. “Non puisqu’on ne l’utilise pas…ça n’est un outil de l’entreprise…et on a pas été formé à l’utiliser”.

    L’entreprise ne peut pas tout faire, ne peut pas suivre le rythme des évolutions de contexte, monter des formations pour tout et rien. Il y a tout un flux d’évolutions permanentes à capter, comprendre, s’approprier sur des cycles tellement courts qu’un système centralisé ne peut répondre à un tel besoin.

    Il y a un crédo malheureux selon lequel :

    - tout ce qui est hors des usages de l’entreprise n’existe pas. Le monde hors du bureau n’existe pas.

    - en cas de besoin l’entreprise nous apprendra à faire.

    Mais il y a une part d’éveil, de compréhension, d’anticipation, de connaissance du contexte qui doit venir avant la formation. De plus le mythe du “apprendre à faire” est également dangereux…il faut comprendre ce que l’on fait et pourquoi…ce qui nous ramène au besoin d’anticipation.

    Et là les responsabilités sont partagées :

    - il existe un manque criant de curiosité des collaborateurs par rapport à leur métier, ses évolutions. Qui n’est pas sans expliquer une peur constante de l’avenir.

    - L’entreprise fait tout pour les dissuader d’être proactifs alors qu’elle serait la première à y gagner. Veille, éveil et “awareness” font partie du travail de chacun et limitent le risque de voir, un jour, toute une population se retrouver à coté de la plaque car “elle ne savait pas”, “on ne lui avait pas dit”, “elle n’avait pas vu” que les choses avançaient à toute vitesse et que leur métier se transformait radicalement sur une période de 3 ans.

    On ne peut plus se permettre de faire croire aux collaborateurs qu’ils peuvent tout attendre de l’”entreprise providence”. Ils doivent également prendre leur travail et leur avenir en main, veiller, benchmarker, se renseigner, networker. Qu’on leur explique pourquoi, qu’on leur apprenne comment et qu’on ne leur mette pas les bâtons dans les roues.

    A coté du plan de formation, un plan d’awareness, d’éveil (de veille ?) a tout à fait sa place  aujourd’hui. Comme je le lisais ici, les savoirs ne sont plus seulement un stock qu’on reçoit mais un flux qu’on capte.

    Non, je ne suis pas membre de votre communauté !

    Résumé : il est désormais très commun pour une marque de considérer son audience sur le web comme une communauté et de lui appliquer les recettes du community management. Est-ce pertinent dans tous les cas ? La réalité de l’audience des marques va bien au delà de la simple dimension communautaire qui n’est pas une baguette magique qui réglera tous les problèmes. La structuration de cette audience et ses attentes sont beaucoup plus complexes et, souvent, utiliser la dynamique communautaire pour adresser des problématiques individuelles, revendiquer un sentiment d’appartenance qui n’existe pas peut avoir l’effet inverse à celui désiré et être source d’incompréhension entre la marque et sa communauté….qui n’en est souvent pas une.

    Je remarque qu’il arrive de plus en plus fréquemmenti, que ce soit sur internet ou même par email, que l’on s’adresse à moi en me disant “cher membre de notre communauté” ou, “chère communauté” lorsque la marque en question s’adresse à tous ceux qui la suivent. Je ne voudrais pas être taxé d’”associalité chronique” ou de “rébellion anticommunautaire” mais je reconnais que cela tend de plus en plus à m’énerver.

    Deux raisons à cela : tout d’abord je n’ai pas, la plupart du temps, l’impression de faire partie d’une quelconque communauté (en tout cas pas de celles qui considèrent que j’en suis membre). Je m’intéresse à ce qu’ils font, point. A la limite ça n’est pas grave donc passions. Mais il y a pire et là c’est le professionnel qui parle : les mots ont un sens et des conséquences. Une communauté est une chose, un groupe de client en est une autre, une segmentation en est une troisième et un client isolé est encore autre chose. De la manière de qualifier à qui on s’adresse découle la manière de traiter la ou les personnes en question. Bref, en appelant tout communauté et les traitant comme telles nombre de marques font une erreur magistrale qui explique peut être pourquoi elles peinent à tirer le meilleur de leurs dispositifs.

    Une communauté, à mon sens, se caractérise par un certain nombre de choses dont un intérêt partagé pour une chose (lien entre les membres et le sujet) et la volonté d’opérer ensemble (lien entre les membres). Je suis au regret de vous apprendre que ça n’est pas parce vos clients actuels ou potentiels vous suivent sur twitter ou sont vos fans autodéclarés sur Facebook qu’ils constituent une communauté. La raison : ils n’ont la plupart du temps rien à faire les uns des autres. Certainement la raison qui fait qu’au sein de la communauté l’entreprise peut s’appuyer sur quelques activistes passionnés qui finissent par tisser des liens et que le reste du groupe ressemble davantage à une masse inerte.

    Il arrive par contre que le “groupe” se transforme momentanément en communauté. Par exemple lorsqu’une grande majorité de ses membres fait face au même problème et qu’ils s’organisent pour le régler ensemble ou peser davantage sur l’entreprise pour qu’elle le règle car par définition, dans ce cas, ce qui a conditionné cette transformation est le fait qu’elle ait failli dans un domaine (de son fait ou pas). Pour reprendre les mots qu’une personne a tenu devant moi il y a près d’un an : “est ce que toutes les personnes qui vont voir le même film que moi au cinéma sont une communauté ? Non. A part pour quelques uns c’est davantage un “tas”.”. J’ajouterai que si le film ne leur plait pas ou que la projection est interrompue en plein milieu ils risquent de devenir une communauté, provisoire mais bien réelle, de personnes désireuses de se faire rembourser leur billet.

    Voilà pour ce qui est du lien entre les membres. Mais on peut également discuter du lien avec le sujet. La communauté est elle centrée autour de la marque ? Pas si sur. [Read more...]

    L’image de la semaine #23 : Soyez clairs comme de l’eau de roche mais jamais transparent

    Soyez clairs comme de l’eau de roche mais jamais transparent

    Illustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

    Merci à Thierry d’Auzers pour cet excellent ouvrage, pour les droits d’utilisation, et à Dimitri Tolstoï pour les illustrations.

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    Regardez les images de la semaine déjà publiées.

    Liens de la semaine (weekly)

    • Want some old advice? The customer is always right. Okay, now you can stick that in your pocket. Today’s best service entrepreneurs are looking beyond old axioms in relating to customers. That’s because today’s best customer service isn’t something that can be faked: it’s personalized and it has a personality. Do you have the certainty you can harness all the feedback customers will give your company, act on it, and keep your best customers coming back for more

      tags: customerservice socialmedia QSA Qualitysecurityinsurance reputation customerfeedback feedback quality

    • “Sorely missing is a unifying platform which bring these social and collaboration tools into a unified context, where people can easily learn about the people their communicating with; pick and choose the most convenient way to connect with other people; and then archive the conversation. Facebook’s new Social Inbox may very well serve this purpose at home, but what about at work?

      I believe the unifying platform for the foreseeable future will be “social email.” Here’s why:”

      tags: email socialemail enterprise2.0

    • “In the enterprise, the convergence of cloud computing, more empowered employees and on-demand infrastructure is driving adoption of these technologies. Let’s look at how each is shaping the future of high-impact collaboration in the enterprise, and with it, new innovations.”

      tags: cloudcomputing cloud empowerment ondemand infrastructure applications humancloud

      • As Mathew recently said, the human cloud is the capability of a company to get the best talent available regardless of location
      • a marketing executive can connect with the resources inside and outside the company (executive team, bloggers, call center, media consultants) to create a “swarm” to extinguish a PR spark before it becomes a media firestor
      • Collaborative cultures are now embracing the passion of the whole employee, creating work environments for them to use their devices, home office and professional networks to support the context for creating competitive advantage for the company.
      • Research conducted by David Coleman, Managing Director of Collaborative Strategies, finds the biggest barriers to collaboration are not technology problems but are related to people and process. He has created a framework that illustrates different levels of competence, trust, age and web:
      • Businesses can now leverage on-demand infrastructure and applications to support nearly every aspect of their operations. Service providers can securely host multiple tenants of one application on one server, which boosts their server utilization rates, cuts administrative costs and lowers server cost per tenant. The resulting efficiencies and cost savings can be passed through to customers using a mesh business model.
    • “Pourtant, à regarder ce qui se passe parfois sur le terrain, il y a de quoi rester perplexe. En premier lieu, que l’animateur de communauté soit un collaborateur de l’entreprise, et dans une majorité de cas un opérationnel, tombe relativement sous le sens. Le problème vient plutôt lorsque cette mission d’animation a tendance à se surajouter à son job métier.

      Animer la communauté peut alors très vite devenir un fardeau. Et la belle initiative collaborative, qui devait favoriser intelligence collective, innovation, apprentissage et tout ce que l’on voudra, ne favorise plus rien, si ce n’est du stress et du mal-être. Voire un désengagement. Le comble pour une démarche censée justement renforcer l’engagement, replacer l’humain au cœur du système.”

      tags: communities communitymanagement communityanager jobdescription

    • “Ok then, following on from previous posts on social media scorecard and E2.0 ROI, let’s tie them together, add some other factors and prepare the way to churn out some numbers. Here’s a progress towards a social business balanced scorecard:”

      tags: ROI enterprise2.0 scorecard socialbusinessscorecard metrics socialbusiness measurement

    • “I am convinced that social business technology can be a major part of a company’s efforts to increase employee engagement.”

      tags: enterprisesocialsoftware employeesengagement engagement involvement fairness bottomline social management humanresources enterprise2.0 socialbusiness communities trust

      • But you need a system that keeps a broad spectrum of employees informed and up-to-date about what projects are underway and what problems need solving. Giving each employee a dashboard page on a socially-enabled intranet and including on that dashboard an activity stream or micro-blogging application like Yammer or Present.ly can help. It gives people a view into what’s happening, and it also increases the likelihood that relevant information will flow to people who need it without their having to search for it.
      • If our SharePoint intranet at that time had a profile system in place that allowed all employees to tag themselves according to their areas of skill, then Steven could simply have searched on “Silverlight” and found everyone in the company who was a potential resource to him.
      • But for work and decisions to happen quickly there has to be good communication. And for there to be good communication there has to be trust. And before you can have trust, you have to have relationships. So helping your employees build relationships with each other leads to them making better and faster decisions on behalf of the company.
      • Giving employees a forum in which they can ask questions directly of senior management is empowering to them and promotes fairness. Having the conversation about employees’ ideas in the open without restriction for who can participate is more fair and a socially-enabled enterprise software platform gives us that opportunity. As a manager, I won’t agree with everyone. But I want the ability to acknowledge everyones’ ideas and to validate them even if I don’t agree. And beyond that, I want the rest of the employee community to see me acknowledge and validate.
    • “I continue to be amazed that clients try to create a business case for a major, multi-million dollar project request at the eleventh hour. How can business and IT managers be so naïve? They know a business case is required.”

      tags: accounting metrics businesscase operatingmetrics accountingmetrics costs costsaccounting

      • Getting access to these business metrics requires engaging business people and typically their finance staff, too.  Harder to do, but it’s time well spent.  Consider conducting an interview where a business person highlights their key requirements, which are dutifully documented.  They rant about a particular process or system that is broken, and now is the time (during the first weeks of the project) to ask how much it is costing them and to ask them for supporting data.  Inform them right away that your ability to help them automate is dependent upon the financial data they provide. 

      • Even though every business and its auditors has adopted Generally Accepted Accounting Procedures (GAAP) for revenue reporting and tax purposes, internal cost accounting is completely different, and no standards exist.
    • “New McKinsey research shows that a payday could be arriving faster than expected. A new class of company is emerging—one that uses collaborative Web 2.0 technologies intensively to connect the internal efforts of employees and to extend the organization’s reach to customers, partners, and suppliers. We call this new kind of company the networked enterprise. Results from our analysis of proprietary survey data show that the Web 2.0 use of these companies is significantly improving their reported performance. In fact, our data show that fully networked enterprises are not only more likely to be market leaders or to be gaining market share but also use management practices that lead to margins higher than those of companies using the Web in more limited ways”

      tags: enterprise2.0 mckinsey web2.0 networkedorganization margin performance colaboration customerrelationship socialbusiness competitiveadvantage partners suppliers collaboration management

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    Delicious est mort ? Essayez Diigo

    La nouvelle est tombée en fin de soirée : Yahoo! a décidé de fermer Delicious qui était son service de Social Bookmarking (ou plutôt celui qu’ils avaient racheté). Coup dur pour des millions d’utilisateurs qui utilisé l’outil pour organiser leur veille…et bien plus.

    Alors bien sur il y a tous ceux qui savent à peu près vers où migrer maintenant…et, je pense, beaucoup d’utilisateurs qui se retrouvent un peu démunis et perdus devant cette annonce subite.

    A titre personnel j’ai utilisé Delicious dès mes premiers pas sur le “web 2.0″ avant de l’abandonner il y a 2 ans et demi . La raison : le service n’évoluait pas à la vitesse que je désirais….et j’avais trouvé mon bonheur ailleurs. Chez Diigo. Voilà ce que j’écrivais à l’époque.

    Depuis je n’ai eu que des raisons de me satisfaire de mon choix. Le service évolue vite et offre énormément de choses intéressantes tant pour un usage personnel (seul…), social (avec ses membres) qu’en groupe restreint (possibilité de créer des groupes privés pour partager et annoter des choses dans le cadre d’une équipe projet par exemple)…et j’en oublie.

    Au fait…l’import de tous les bookmarks delicious se fait automatiquement….

    Avec le temps, par contre, le modèle s’est monétisé. Monsieur tout le monde s’en sortira sans soucis avec la version gratuite, les gros consommateurs ne verront eux aucun soucis à payer $40 par an pour bénéficier du “tout illimité” que j’affectionne beaucoup car j’utilise beaucoup les highlight et apprécie de facilement “aspirer” les dessins et diagrammes qui m’intéressent.

    Voilà, il existe certainement d’autres alternatives mais, pour les naufragées de Delicious, autant faire partager mon retour d’expérience et vous aiguiller vers quelque chose qui comble mes attentes depuis quelques années.

    Et si les entreprises certifiaient l’identité numérique de leurs collaborateurs ?

    Résumé : avec le temps nombre d’entreprise vont cesser d’avoir peur de la prise de parole de leurs collaborateurs sur internet mais vont, au contraire, essayer d’en faire une force comme certaines ont déjà commencé à le faire aujourd’hui. Mais un autre problème va alors se poser : alors qu’on comprend aujourd’hui la nécessité de sécuriser son identité numérique en tant qu’individus pour éviter de se voir imputer propos et actions d’autrui et d’en subir les conséquences, nul doute qu’il ira de même pour les collaborateurs lorsqu’ils s’expriment en tant que tels. Double intérêt : gage de transparence dans les interventions et certitude pour l’entreprise que personne n’usurpera ce droit à la parole pour lui nuire.

    La réaction des entreprises au regard de la prise de parole de leurs collaborateurs sur internet traduit un logique instinct de préservation et pas mal d’hésitation. Rien de surprenant car c’est la manière dont n’importe qui réagit face à un changement profond qui remet en cause les habitudes et les certitudes. Ensuite vient logiquement une attitude plus proactive : puisqu’on ne peut empêcher les choses alors faisons en sorte d’en tirer le meilleur parti.

    Nous avons traité dans un billet précédent du cas descollaborateurs qui pouvaient desservir de manière volontaire ou involontaire leur entreprise de par les propos qu’ils peuvent tenir sur elle. Mais se restreindre à ces cas serait fermer les yeux sur une autre réalité, beaucoup plus souriante celle-là : celle des collaborateurs qui veulent rendre service et s’impliquer aux cotés de leur employeur.

    La propension d’un collaborateur à agir ainsi dépend de multiples facteurs : culture d’entreprise, capacité de l’entreprise à motiver, à rendre fier de son travail, valeurs personnelles, culture du pays….Suivant le pays, l’entreprise, la personne on verra donc les cas les plus extrêmes  allant des collaborateurs qui montent volontairement au front pour défendre leur entreprise, leur produit, contribuer à la satisfaction du client même si ça n’est pas leur rôle et qu’ils le font à titre personnel, à celui ou il est hors de question d’envisager le plus simple clic sur le bouton “like” de leur entreprise sur Facebook.

    Empowered regorge de tels exemples en tire un principe que je juste réaliste et pertinent : l’essentiel des initiatives visant à satisfaire le client viennent de salariés qui “bricolent” une solution dans leur coin pour faire face à une situation spécifique. Ceux ci méritent d’être supportés, aidés, plutôt que sanctionnés car ils apportent la couche de réactivité et de personnalisation du service indispensable dans l’économie aujourd’hui. Lors de la dernière Enterprise 2.0 Conference de Boston on a également vu comment Sony aidait ses salariés à devenir ambassadeurs de la marque et les incitait à contribuer partout sur le web pour aider clients actuels et potentiels et porter haut les couleurs de l’entreprise.

    Et si on aime montrer le coté négatif des choses avec les attaques de salariés contre leur entreprise il ne faut pas perdre de vue qu’il y en a aussi qui défendent leur entreprise contre les critiques et les attaques injustifiées.

    Maintenant tout n’est jamais parfait et ce type de situation, même plus idyllique que son opposé, présente ses risques propres. [Read more...]