Non, je ne suis pas membre de votre communauté !

Résumé : il est désormais très commun pour une marque de considérer son audience sur le web comme une communauté et de lui appliquer les recettes du community management. Est-ce pertinent dans tous les cas ? La réalité de l’audience des marques va bien au delà de la simple dimension communautaire qui n’est pas une baguette magique qui réglera tous les problèmes. La structuration de cette audience et ses attentes sont beaucoup plus complexes et, souvent, utiliser la dynamique communautaire pour adresser des problématiques individuelles, revendiquer un sentiment d’appartenance qui n’existe pas peut avoir l’effet inverse à celui désiré et être source d’incompréhension entre la marque et sa communauté….qui n’en est souvent pas une.

Je remarque qu’il arrive de plus en plus fréquemmenti, que ce soit sur internet ou même par email, que l’on s’adresse à moi en me disant « cher membre de notre communauté » ou, « chère communauté » lorsque la marque en question s’adresse à tous ceux qui la suivent. Je ne voudrais pas être taxé d’ »associalité chronique » ou de « rébellion anticommunautaire » mais je reconnais que cela tend de plus en plus à m’énerver.

Deux raisons à cela : tout d’abord je n’ai pas, la plupart du temps, l’impression de faire partie d’une quelconque communauté (en tout cas pas de celles qui considèrent que j’en suis membre). Je m’intéresse à ce qu’ils font, point. A la limite ça n’est pas grave donc passions. Mais il y a pire et là c’est le professionnel qui parle : les mots ont un sens et des conséquences. Une communauté est une chose, un groupe de client en est une autre, une segmentation en est une troisième et un client isolé est encore autre chose. De la manière de qualifier à qui on s’adresse découle la manière de traiter la ou les personnes en question. Bref, en appelant tout communauté et les traitant comme telles nombre de marques font une erreur magistrale qui explique peut être pourquoi elles peinent à tirer le meilleur de leurs dispositifs.

Une communauté, à mon sens, se caractérise par un certain nombre de choses dont un intérêt partagé pour une chose (lien entre les membres et le sujet) et la volonté d’opérer ensemble (lien entre les membres). Je suis au regret de vous apprendre que ça n’est pas parce vos clients actuels ou potentiels vous suivent sur twitter ou sont vos fans autodéclarés sur Facebook qu’ils constituent une communauté. La raison : ils n’ont la plupart du temps rien à faire les uns des autres. Certainement la raison qui fait qu’au sein de la communauté l’entreprise peut s’appuyer sur quelques activistes passionnés qui finissent par tisser des liens et que le reste du groupe ressemble davantage à une masse inerte.

Il arrive par contre que le « groupe » se transforme momentanément en communauté. Par exemple lorsqu’une grande majorité de ses membres fait face au même problème et qu’ils s’organisent pour le régler ensemble ou peser davantage sur l’entreprise pour qu’elle le règle car par définition, dans ce cas, ce qui a conditionné cette transformation est le fait qu’elle ait failli dans un domaine (de son fait ou pas). Pour reprendre les mots qu’une personne a tenu devant moi il y a près d’un an : « est ce que toutes les personnes qui vont voir le même film que moi au cinéma sont une communauté ? Non. A part pour quelques uns c’est davantage un « tas ». ». J’ajouterai que si le film ne leur plait pas ou que la projection est interrompue en plein milieu ils risquent de devenir une communauté, provisoire mais bien réelle, de personnes désireuses de se faire rembourser leur billet.

Voilà pour ce qui est du lien entre les membres. Mais on peut également discuter du lien avec le sujet. La communauté est elle centrée autour de la marque ? Pas si sur.

Dans le billet que je mentionnais plus haut je m’interrogeais déjà sur les vraies motivations des « fans ». Vrais fans ou attirés par tout ce qui peut leur donner reconnaissance, cadeaux, boulot ? A voir. Et puis il y a ceux qui ne sont pas fans d’une marque mais de ce qu’elle représente. Conséquence : ils sont également potentiellement fans de toute marque concurrente donc leur valeur est à relativiser tout autant que leur « appartenance ». Une marque de voitures de prestige peut avoir ses propres fans mais également tous ceux qui sont fans des belles mécaniques et sont également fan des concurrents. Idem pour une compagnie aérienne, un restaurant etc… Dans ces nombreux cas la communauté de la marque n’est qu’une sous-communauté d’une communauté d’intérêt plus globale, la marque n’est qu’un « passeur » de passion, d’image, une entité qui crée des produits dans le domaine d’intérêt en question. Peut elle dès lors revendiquer la propriété de sa communauté, être certaine de son soutien exclusif, voire s’attendre à ce qu’il existe ce lien entre les membres que je mentionnais plus haut et qui fait que la puissance de la communauté est supérieure à celle de la somme de membres pris individuellement ? Rien n’est moins sur.

Conclusion :

• Beaucoup de communautés ne sont que des ensembles de personnes présentes à titre individuelle, sans lien ni cohésion entre elles.Voire sans aucune volonté d’en former une.

• Beaucoup de communautés de marques ne sont que des communautés d’intérêt qui s’expriment au travers de la marque parce qu’elle a mis en place un dispositif adhoc, rien d’autre, et sont donc d’une grande volatilité. Leurs membres n’aiment pas l’entreprise en tant que tel mais le secteur sur lequel elle évolue, le type de produit qu’elle offre. Ils sont souvent membres des communautés des concurrents…

• Beaucoup des membres d’une communauté ne sont pas là pour donner mais pour recevoir. Et ce dans une logique totalement individuelle.

• Plus il est facile de rejoindre une communauté plus elle sera faible. La démarche d’engagement et l’effort nécessaire à l’époque où les passionnés devaient se trouver et s’organiser a cédé sa place au « follow » et « like » en un clic. Quelle est la valeur qualitative d’un tel engagement ?

Au final il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y a de vrais passionnés qui veulent échanger, aider, appuyer et collaborer entre peux pour leur plaisir et parfois le bénéfice d’une marque. Mais succomber aux chiffres et voir la mariée plus belle et grande qu’elle n’est, croire qu’on s’adresse à un groupe uniforme à engagé là où il n’y a qu’une somme d’intérêts individuels peut amener les marques à croire au miroir aux alouettes, engager les mauvaises démarches et au final se prendre les pieds dans le tapis.

De bons exemples ? Aller voir, par exemple, ce que font des marques comme BestBuy ou Delta sur Twitter. Elles ont un canal « global » mais également des canaux dédiés pour le service client et de nombreuses autres choses dans le cas de Bestbuy. Cela permet de mettre en place un dispositif spécifique pour chaque besoin

Ceux là ont bien compris que tout n’était pas communauté, et qu’une communauté de marque seule n’était pas pertinente. Ce qui l’est est un canal par besoin, par intérêt..

Plus généralement, si on observe bien, il apparait souvent que l’entreprise s’adresse à une communauté (ou ce qu’elle croit en être une) lorsqu’elle communique alors que lorsqu’elle rentre en discussion elle maintient une foule d’échanges « 1 to 1″ avec des gens qui ne se parlent pas entre eux. Si le discours est communautaire, le service client, lui est individualisé. Et si la communication devient du service…je vous laisse finir….

Cela ne veut surtout pas dire que toutes les initiatives sur les médias sociaux sont vaines, loin de là. Il faut juste prendre soin de bien identifier et qualifier le ou les groupes à qui on s’adresse afin de leur donner ce qu’ils attendent, et ne pas croire que chouchouter tout le monde dans l’attitude remplace la satisfaction de chacun pris individuellement. « Cher membre de notre communauté » n’a aucun sens lorsque je veux des réponses à mes propres questions.

PS : rassurez vous : il y a également de vraies communautés qui fonctionnent très bien. Elles ont d’ailleurs souvent un point commun : elles existaient avant que la marque ne s’en occupe en découvrant le web et fonctionnent très bien par elles-mêmes.

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  • Anonyme

    Bonsoir, quelques questions me taraudent lu2019esprit suite u00e0 votre article :nn1)tUne communautu00e9 de marque est un groupe du2019individus partageant un intu00e9ru00eat pour une marque (lien entre les membres et lu2019objet) et qui u00e9changent u00e0 propos de cette marque (liens entre les membres eux-mu00eames) uf0e0 si les membres nu2019interagissent pas, nu2019est-ce pas justement au community manager du2019inciter u00e0 la conversation ?nn2)tPlus largement, si on considu00e8re que la communautu00e9 du2019une marque est constituu00e9e de tous les membres qui y portent de lu2019intu00e9ru00eat et qui interagissent u00e0 son sujet, la marque ne doit-elle pas essayer de considu00e9rer tous ses clients u00e0 partir du moment ou00f9 ils peuvent tous, du00e8s demain, engager un dialogue ? Considu00e9rer uniquement u00ab les fans de toujours u00bb peut inciter u00e0 lu2019absence de du00e9veloppement communautaire, non ?nn3)tPour ce qui est du petit nombre de passionnu00e9s et du grands nombre du2019individus infidu00e8les, nu2019est-ce pas lu00e0 encore au community manager de trouver des moyens pour inciter lu2019ensemble des membres u00e0 participer afin de stabiliser sa communautu00e9? On sait du2019expu00e9rience que la concentration de lu2019influence nu2019est pas bonne. nnJe pense que votre article est vraiment tru00e8s intu00e9ressant mais quu2019il pose en fait la communautu00e9 telle quu2019elle est sans community manager ou sans « bon » community manager !? Apru00e8s, les questions que je pose sont tru00e8s thu00e9oriques, peut-u00eatre me direz-vous que tout cela reste difficile u00e0 mettre en pratique ? nnEn tout cas, cet article est lu2019un des plus intu00e9ressants que ju2019ai pu lire depuis quelques temps et je vous en remercie.nBonne continuation !n

    • http://www.duperrin.com/english Bertrand Duperrin

      1u00b0) La communautu00e9 se caractu00e9rise par un sujet commun et la volontu00e9 de participer ensemble pour avancer ensemble. Si le second u00e9lu00e9ment manque c’est peut u00eatre qu’il y a une raison non. Bien sur il y a une communautu00e9 pour des marques fortes (Ferrari, Apple etc…) mais pour la plupart des marques toute leur audience et leur clientu00e8le ne forment pas une communautu00e9 homogu00e8ne. A partir du moment ou l’essentiel des personnes n’ont que faire les unes des autres j’ai du mal u00e0 appeler u00e7a une communautu00e9 parce que leur niveau d’engagement est tru00e8s variable et peut u00eatre proche de zu00e9ro. La preuve : dans ceux qui « suivent » on trouve u00e9galement les concurrents qui font simplement de la veille….nn2u00b0) On en revient u00e0 la nature de la marque. Tu peux avoir de vraies communautu00e9s quand ta marque vu00e9hicule une expu00e9rience. Quand tu es dans l’utilitaire pur l’envie de dialogue est tru00e8s limitu00e9. Il faut cesser de se leurrer : l’essentiel des clients veulent un service de qualitu00e9, point. Le dialogue leur sert simplement u00e0 faire passer le message et leurs ru00e9criminations. A la limite ils veulent tous parler u00e0 la marque mais n’ont rien u00e0 faire de parler entre eux.nMais attention : il y a de vraies communautu00e9s de passionnu00e9s qui existent. Mais celles lu00e0 vivent tru00e8s bien hors de toute action de l’entreprise, acceptent qu’elle vienne participer mais sans prendre le leadership.nn3u00b0) Tu peux avoir des infidu00e8les fidu00e8les et des fidu00e8les qui ne seront jamais clients. C’est un autre point intu00e9ressant. Tu peux u00eatre fidu00e8le d’une marque parce que c’est la seule qui est abordable pour toi ou parce qu’elle est en situation de quasi monopole chez toi (dans ton pays ou ta ville…) sans rien ressentir par rapport u00e0 elle. Tant que tu ne du00e9mu00e9nages pas tu est fidu00e8le sans rien ressentir pour elle.nA l’inverse combien de fans d’une marque de luxe seront un jour client ? nnPar rapport u00e0 votre conclusion je pense que le community manager est essentiel mais qu’il ne peut pas cru00e9er ce qui n’existe pas. Il est utile pour du00e9bloquer, fu00e9du00e9rer, mais ne peut faire de miracle.nQuelqu’un me faisait derniu00e8rement remarquer qu’il n’existe pas de communautu00e9s globales (ou peu) mais pleins de communautu00e9s thu00e9matiques. Une marque d’automobile grand public, par exemple, peut avoir ses propres fans (dont le nombre du00e9pend de beaucoup de chose) mais a peut u00eatre des communautu00e9s plus engagu00e9es en segmentant : voitures u00e9colologiques, voitures « low cost », ru00e9invention de la mobilitu00e9 etc… Elle peut partager ces communautu00e9s avec ses concurrents c’est sur mais le niveau d’intu00e9raction sera beaucoup plus u00e9levu00e9 et il sera plus simple de les mobiliser. Une compagnie au00e9rienne aura les fans du low cost, les fans de l’aviation en gu00e9nu00e9ral, les fans d’un avion pru00e9cis (A380 / concorde), les fans du voyage…qui seront peut u00eatre plus pertinents que ses clients pris tous ensemble car trop hu00e9tu00e9rogu00e8nes.nnN’oublie pas qu’il s’agit aussi d’humaniser la marque. Lorsque tu rencontre une personne, je pense que si elle passe ton temps u00e0 te parler d’elle tu vas vite u00eatre lassu00e9 parce qu’au delu00e0 d’un certain point tu vas te dire « j’en ai rien u00e0 faire de sa vie ». Par contre si vous vous trouvez des sujets communs c’est autre chose….

  • http://www.jeromepineau.com/ JeromePineau

    Pas bete comme reflexion. D’ailleurs cela decrit bien les « forums » classiques qui sont particulierement pu00e9nibles a joindre et qui en effet existaient bien avant que les marques en prennent conscience. Je parle des forums horlogers en particulier.nMerci bien.

  • http://twitter.com/arayrole Arnaud Rayrole

    Bertrand, est ce que les mu00e9dias sociaux ne sont pas en train de redu00e9finir la notion de « communautu00e9″ tout comme Facebook a apportu00e9 une signification diffu00e9rente des « amis » sur les RS ? Constituer une communautu00e9 est, pour moi, une du00e9marche invitant u00e0 l’u00e9change et amenant les visiteurs a avancer u00e0 visage du00e9couvert.

    • http://www.duperrin.com/english Bertrand Duperrin

      Tu penses que Facebook a fait u00e9voluer la notion d’ami ? Un ami reste un ami et on sait ce que c’est. De la mu00eame maniu00e8re qu’on sait qu’un ami FB est une histoire de wording et que lorsqu’on cherche un « vrai » ami il sera normalement dans tes contacts FB mais ne pourra u00eatre n’importe lequel pris au hasard.nnUn groupe client est trop hu00e9tu00e9rogu00e8ne pour u00eatre considu00e9ru00e9 comme une communautu00e9…mu00eame s’il en hu00e9berge certainement une en son sein. La semaine derniu00e8re une marque me faisait remarquer une chose : ce qui compte n’est pas le nombre de fans (ils en ont plusieurs dizaines ou centaines de milliers selon que tu regardes FB ou twitter) mais ceux qui parmi eux ont un haut niveau d’intu00e9raction u00e0 la fois entre eux et avec la marque. Et lu00e0 u00e7a fait beaucoup moins…

      • http://twitter.com/arayrole Arnaud Rayrole

        Oui, le sens du mot « ami » dans l’univers FB n’est pas le meme que dans la vrai vie. Je pense qu’on est d’accord sur ca. J’ai tendance u00e0 penser que le concept de communautu00e9 est tout aussi du00e9naturu00e9 sur les MS. Et je n’y voit pas une structure sociologique, mais uniquement des participants u00e0 un u00e9change. nJe suis d’accord avec cette marque. Il faut meme pru00e9ciser que ceux qui interagissent avec la marque ne sont pas tjrs les memes, et bien entendre qu’u00e0 partir du moment ou l’on ne consulte pas de maniu00e8re anonyme, consulter est une interaction.

  • http://twitter.com/francoisL Francois

    Il faut aussi rappeler le livre du MANIFESTE DES EVIDENCES (le Cluetrain Manifesto) qui expliquait de fau00e7on visionnaire que les communautu00e9s en ligne n’avaient pas besoin des entreprises … mais que les entreprises pouvaient y participer. nn34. Pour parler d’une voie humaine, les entreprises doivent partager les centres d’intu00e9ru00eats de leurs communautu00e9s.nn35. Mais avant tout, elles doivent appartenir u00e0 une communautu00e9.nn

    • http://www.duperrin.com/english Bertrand Duperrin

      Tout u00e0 fait d’accord. Une communautu00e9 ne du00e9pend que d’elle mu00eame et de ses membres. Elle pru00e9-existe souvent u00e0 l’action de la marque et celle ci peut aller participer comme n’importe quel membre. Par contre croire qu’elle peut cru00e9er et fu00e9du00e9rer en se positionnant elle-mu00eame au centre c’est un peu la tromper.nLes plus belles, les meilleures communautu00e9s c’est celles qui ont vu00e9cu sans la marque.nnEt tu pointes u00e9galement quelque chose d’essentiel : plutu00f4t que les communautu00e9s de marque qui existent mais sont du00e9pendantes de beaucoup de chose (tout le monde n’est pas Apple, Ferrari ou autre…) il y a des communautu00e9s par intu00e9ru00eat qui elles sont plus homogu00e8nes, engagu00e9es et pertinentes.

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  • Laurent Balssa

    Merci Bertrand pour cette ru00e9flexion, je rajouterai un dernier point si tu me le permets ;) nLes outils ne cru00e9ent pas les communautu00e9s, ils permettent de les animer.

    • http://www.duperrin.com/english Bertrand Duperrin

      Laurent, j’irai mu00eame plus loin comme je le disais dans un billet pru00e9cu00e9dent : ils permettent de les heberger. Parce que pour ce qui est de l’animation c’est encore un autre du00e9bat car une fois qu’un groupe de personnes ayant une « volontu00e9 communautaire » arrive u00e0 se trouver et se ru00e9unir, il arrive souvent que la communautu00e9 vive d’elle-mu00eame sans animation. L’animation est un sujet important du00e8s lors que l’entreprise essaye de construire une communautu00e9 de toute piu00e8ce et doit lui donner de quoi assez de force de gravitu00e9 pour garder l’attention et l’u00e9nergie de ses membres. En fait dans sa mise en oeuvre traditionnelle l’animation est souvent l’apport d’une u00e9nergie extu00e9rieure pour faire vivre quelque chose qui ne s’est pas cru00e9u00e9 spontanu00e9ment. Quand cette source d’u00e9nergie est endogu00e8ne je pru00e9fu00e8re parler de vie plutu00f4t que d’animation.

  • http://twitter.com/eernoult eernoult

    Quelques u00e9lu00e9ments de ru00e9ponse sur ce qui fait une communautu00e9 sur notre derniu00e8re pru00e9sentation : http://bit.ly/gbgHM7nLes communautu00e9s ne se forment pas tant autour des marques qu’autour de thu00e8mes sur lesquels les marques sont lu00e9gitimes, du moins c’est mon avis.nExemple : la communautu00e9 des snowboarder autour de la marque Burton (http://community.burton.com), celle des loisirs cru00e9atif autour de la marque Cultura (http://cmonatelier.cultura.com/) ou Fiskars (www.fiskateers.com), etc.

    • http://www.duperrin.com/english Bertrand Duperrin

      Tout u00e0 fait d’accord. Il y a des marques qui gu00e9nu00e8rent leurs propres communautu00e9s mais, pour prendre des exemples « bateau », tout le monde n’est pas Apple, Ferrari ou autre. Par contre, chaque marque peut avoir de la lu00e9gitimitu00e9 sur du thu00e9matique ciblu00e9 comme tu le mentionnes. On peut penser u00e9galement que des compagnies comme Lufthansa, Air France ou Emirates se partagent les fans de l’A380 en dehors de l’intu00e9ru00eat portu00e9 u00e0 la marque elle-mu00eame, qu’une entreprise comme IBM, en plus d’avoir des communautu00e9s en son nom sur FB ou Twitter en a par secteur d’activitu00e9, produit voire pays.nnCela permet d’opu00e9rer une distinction qui n’est pas sans avoir un impact « technique » sur le management de la communautu00e9 : les marques qui ont des communautu00e9s exclusives et celles qui en partagent avec leurs concurrents et ne peuvent en revendiquer la « propriu00e9tu00e9″.

  • http://observeandshare.com/ Mickael Bentz

    Article intu00e9ressant ! A MARKESS International, j’ai, par manque de temps, tentu00e9 de lancer une communautu00e9s globale de gens intu00e9ressu00e9s par nos travaux. Ce n’est pas un franc succu00e8s.nEn revanche, nous avons lancu00e9 un blog autour de l’e-administration, il fonctionne tru00e8s bien, et notre directrice de la recherche a choisi de tweeter essentiellement sur son sujet de pru00e9dilection : le cloud, et cela marche aussi. Cibler, et ru00e9pondre a des besoins pru00e9cis cela permet donc de cru00e9er plus de contacts de qualitu00e9 ! Par contre, on en est pas vraiment au stade d’avoir une ru00e9elle communautu00e9 :)

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