Investir dans l’humain ? Vous voulez rire ?

Résumé : l’économie de la connaissance repose sur l’humain comme moteur d’efficacité et de croissance, c’est un fait acquis. Elle nécessite, pour assurer la compétitivité des entreprises dans les années à venir, la mise en place de dispositifs, de modes opératoires, de pratiques spécifiques. C’est compris mais loin d’être facile à mettre en œuvre. Investir dans l’humain et des dispositifs permettant que ses qualités soient utilisées au mieux dans le processus productif est un non sens, notamment au regard d’indicateurs de gestion qui ont été conçus pour d’autres modèles de création de valeur et ont pour effet d’inciter les entreprise à aller dans la mauvaise direction. L’accumulation et le partage des savoirs, la collaboration, la mise en place de mécanismes de confiance essentiels dans ce contexte nouveau sont des non sens au regard de règles qu’il convient peut être de faire évoluer si on veut créer un cadre propice au développement des entreprises et de leurs collaborateurs.

 

Dans un billet précédent je mettais en avant le fait qu’une économie fondée sur un usage intensif des savoirs était avant tout un système fonctionnant sur l’accumulation.

- L’accumulation des savoirs : avant de les réutiliser encore faut il les partager, donc les rendre accessible, donc les formaliser. En d’autres termes, si on prend l’exemple d’une plateforme sociale d’entreprise supportant le fonctionnement de l’organisation, il faudra du temps pour qu’on y trouve la masse critique d’information qui fera que chacun verra son intérêt à aller s’y servir voire y participer.

- l’accumulation de la confiance : la confiance est au cœur des dispositifs collaboratifs ainsi que des modes de travail fondés sur le partage et l’échange. Mais elle ne se décrète pas. Elle s’acquiert avec le temps, au fil des interactions qu’on a les uns avec les autres. Le champ de la confiance est vaste : elle concerne le rapport de chacun avec ses pairs, ses supérieurs, ses subordonnés, avec l’entreprise en tant que telle et les outils qu’elle met à disposition, dans l’organisation et le mode de travail. Qu’un individu n’ait pas confiance en l’un ou l’autre, c’est tout le système qui s’effondre.

- l’accumulation de la réputation : la réputation est une sorte accélérateur de confiance parce qu’elle pose, a priori, la légitimité, la compétence voire les qualités humaines d’une personne, validées par ses pairs, avant même qu’on ait eu le temps de commencer à se faire sa propre opinion. Elle ne résout pas tout mais aide à démarrer les choses, à les accélérer. Mais là aussi, il faut du temps pour établir une réputation interne sur une expertise de quelque nature.

J’ajouterai un second point. Il s’agit également d’un système reposant sur la combinaison.La combinaison des savoirs, expertises et idées qu’il s’agit de combiner et recombiner en permanence pour prendre des décisions et résoudre des problèmes dans des contextes complexes qui demandent transversalité et pluridisciplinarité. L’essentiel de ces ressources étant incarnées, il s’agit donc d’articuler les hommes et leur travail de manière adhoc en permanence, hors de structures figées et établies.

Pour ce qui est de l’accumulation, c’est loin d’être quelque de nouveau. Il était déjà présent dans l’économie industrielle que nous sommes en train de quitter. Il s’agissait là d’accumulation de capital matériel. Le coût pour les entreprises était gigantesque et elles ont pu s’appuyer sur des règles permettant accompagner la mutation économique qui s’opérait alors. L’amortissement est l’une d’entre elles. En lissant le coût on a permis l’investissement. Il ne s’agit bien sur que d’un artifice comptable qui rend la dépense acceptable sur le bilan en ne plombant pas le résultat lorsqu’on investit pour préparer l’avenir, la dépense elle-même restant la même. Il s’agissait simplement de rendre les choses comptablement présentables tout en préparant le futur.

Il en va de même pour la combinaison. Lorsqu’on investit dans une machine qu’on est pas seul à utiliser au sein de l’entreprise, il existe un mécanisme très pratique pour rendre le partage acceptable : la clé de répartition. Là encore le prix à payer est le même mais c’est un artifice qui permet de rendre le partage acceptable.

L’économie dans laquelle nous entrons, habituellement appelée économie de la connaissance ou du savoir, nécessite, pour créer de la valeur, un usage intensif d’un capital immatériel représenté par les Hommes, les savoirs, voire le potentiel relationnel ou social des uns et des autres qui permet la création de valeur dans des modes de travail agiles, en constante recomposition. [Read more...]

L’image de la semaine #51 : Avant d’être capitaine il faut être matelot

Avant d’être capitaine il faut être matelot

 

 

 

llustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

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Merci à Thierry d’Auzers pour cet excellent ouvrage, pour les droits d’utilisation, et à Dimitri Tolstoï pour les illustrations.

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Regardez les images de la semaine déjà publiées.

Liens de la semaine (weekly)

  • “We announced the winners of the Management 2.0 Challenge (the first of three legs of the HBR/McKinsey M-Prize for Management Innovation) here last week. Those seven entries offer compelling evidence that the undergirding principles, social structures, and social technologies of the Web not only offer up winning business models, they are the building blocks of a new management model for making organizations more resilient, inventive, and engaging.

    Here are just three lessons from our management innovators about leveraging social technologies to create truly social organizations:”

    tags: management management2.0 M-Prize trust

    • Trust your people with the future of the company
      For all of the talk about empowering, involving, and engaging employees, why is it that so many organizations still tap into just a sliver of what individuals have to offer? According to Management 2.0 Challenge winner Jim Lavoie, it’s because too many leaders focus on what they can get out of their people rather than entrusting them with the future of the company.
    • James and Bobby Fishkin argue in their winning hack, The Deliberative Corporation, that it’s not enough to listen to the crowd, it’s crucial to equip it. The Fishkins have developed a powerfully practical approach—including balanced briefings, moderated discussions, and expert testimony—to taking the bias, politics, and knee-jerk emotions out of decision-making in order to get at “what the people would think if they were thinking.”
    • Maximize peer connections
      As important as it is for employees to feel heard and respected by their leaders, it’s the relationship between peers that generates the agility, inventiveness, and engagement at the heart of a truly social organization. A number of M-Prize finalists demonstrated the power of organizing around that principle—none more dramatically than Morning Star, a 40-year old food processing company founded on the belief that “the best human organizations are those in which people aren’t managed by others, but in which participants coordinate among themselves, managing their own relationships and commitments to others.”
    • the network of colleague relationships defines the org chart, rather than the other way around—and reveals the “natural” hierarchy of authority based on expertise and achievement; the drive for performance actually strengthens without traditional oversight; and everything happens more quickly and with less conflict.
    • Capitalize on the Obvious
      Sometimes the simplest lever can crack open the biggest opportunity for change. That’s what Kim Spinder learned when, as an employee for the Dutch ministry, she invented a hack to eliminate government red tape and replace bureaucracy with free-form, cross-agency collaboration. Her simple Web-based booking system, Deelstoel (“share chair” in Dutch), was designed to allow any Dutch government worker from any agency in any location to work at any other government office
    • Instead, says Spinder, she and her team just “capitalized on the obvious”—the need for change, the resources waiting to be tapped, and the basic human desire to contribute to positive change
  • “My charter was to suggest a practical pathway for how HR can become a critical weapon in the arsenal of ‘compete to win in the 21st century’ planning and how the connected enterprise will play a role. As we got to the ‘great,-now-lets-talk-execution” part of this conversation, one of the issues we tackled together was what tomorrow’s Employee System of Record needs to look like if HR wants to become a meaningful player at the strategy table. “

    tags: humanresources strategy systemsofrecord hrperformance performance value findability

      • So I thought I’d abstract that discussion and bring it here.

         

        “I’m much more than what HR thinks of me, today”.

         

        The foundational ingredient to craft highly connected enterprises properly is two fold:

         

           
        1. The collaborative context that warrants a huddle in the first place, and
        2. Who the right players are to get the job done.
    • The single most important nut we need to crack first is the efficient ‘findability ’ of people.
    • Intelligence on who to reach out to is arguably the most powerful yet decrepit utility inside organizations today. At worst, its fragmented across multiple, difficult to use systems. Even for those organizations that are fortunate to not have multiple systems of employee records, the information regarding where the best minds hide and what they know is woefully incomplete, overtly guarded and not available at the point in time or location of decision making.
    • assessing the real value of ‘Me’ in the organization needs to be characterized by 4 dimensions that cover not just what HR estimates of me, but also be based directly on the merits of my work.
    • The value of this highly enriched data set on real employee value may well belong to HR as it always has, but the opportunity is much much larger than general purpose human capital insight
    • HR Performance

       

      You now have the opportunity to fold in important behavioral data such as degree of sharing, helping, engaging, contribution and involvement, giving HR a broader set of data points about the employees allegiance to the firm and dare I say, employee lifetime (with the company at least) value.

    • Line of Business Performance

       

      Todays customer is expecting us to break through organization silos and rally around their questions and other needs. In terms of business objectives alignment, measuring and dynamically optimizing how different functions come together to support say, field marketing, product launches, customer pitches or support inquiries now becomes much more efficient.

    • Financial Performance

       

      CFOs mostly learn about failing investments after the fact. In the flow analytics gleaned from collaboration also gives managers distinct insight into how projects are performing as they happen, if the resource mix is right, and again, who to keep, re-place, or remove, before its too late

    • Whilst we in the blogosphere bloviate about Social Business this and Enterprise 2.0 that, remember, this is all first and foremost about the smart identity access and leverage.
  • “In looking at different definitions with different perspectives and a business lens, the one above made the most sense to me. After 16 months, it was time to revisit a diagram created for “A Guide to Understanding Social CRM”. I will not go so far as to call my earlier work wrong, naïve is a better descriptor. The evolution diagram contained my thought process at that time. Without over using the concept, my own thinking has evolved.”

    tags: crm socialcrm data process relationship context interactions

    • For starters, the term ‘Social’ has become a blocker of progress. The attempted isolation of the social components from CRM do both concepts a disservice. The Social CRM discussion has pushed CRM into a bit of corner. How can a relationship exist without social elements?
      • We do not need to evolve to SCRM, we simply need to evolve CRM
      • To say that Social CRM means everyone is a bit over simplistic
      • While we would like to believe it is all about customer defined processes, it is not that simple
      • To believe that customers can set their own hours is great in theory, but let’s be real.
      • It is not simply about the number of channels, rather when and how people use the channels
      • The transaction will never go away, it needs to become a stop along the journey, somewhere near the middle.
      • CRM does need to become outside in, but it does not need to become Social CRM in order to get there.
  • “ocial intranets have changed the rules of successfully launching an intranet. While in the past it was quite helpful to involve employees throughout the process, today it’s a virtual necessity.

    A social intranet becomes an online community space and employees need to feel a sense of involvement and ownership starting early in the project so they feel it really is their community.

    While many of the opportunities for engagement listed below are standard practice for building a good 1.0 intranet, each one represents an opportunity to build a sense of shared ownership and create a shared sense of excitment over the coming change.”

    tags: intranet intranet2.0 socialintranet intranetdesign

  • “There are plenty of blog posts out there that have covered very well the topic of “The Future of the Workplace” and the impact of social computing in helping shape up the business world to become a whole lot more open, engaged, transparent and nimble. However, there is one particular article out there that became one of my all time favourite ones around this very same topic, and more than anything else, because it describes, pretty well, how work has evolved with the emergence of the Social Web in the last few years. “

    tags: socialbusiness socialenterprise work workstyle intranpreneurship

    • The Era of Intrapreneurship. An era, where thanks to the Social Web, whether internal or external, or both!, knowledge workers, for the first time ever, are now in charged of their own productivity, of their own workflows and personal business relationships with others, of their own responsibility not only towards the work that needs to be done, but also towards the fellow peers they collaborate and share their knowledge with
    • It’s that social revolution and transformation that will help us all understand how critical it is for each and everyone of us having the right access not only to relevant information and content resources, but also access to the people behind it by nurturing and cultivating those relationships and networks on a regular basis in order to make better, smarter, more sensible and more informed decisions, regardless of wherever we may well be, whether in a physical office location, or while working from home, while travelling or while at a customer site
    • he workplace has been transformed into something so empowering as helping employees take a bit more co-responsibility of their own workflows, without having to wait for orders, or being told what they would need to do.
  • Almost all leadership concepts start with the assumption that a key role for the leader is to set direction. This usually means designing and communicating a vision and a set of goals. Traditionally the roles of vision and goals have been there to help people to understand the direction of the enterprise and how they can contribute to it.

    Today we need something more.

    tags: enterprise2.0 leadership vision management socialbusiness creativity intelligence knowledgeworkers

    • As almost all organizations are becoming increasingly diverse and network like, and as all boundaries are increasingly flexible, the notion of what brings people together becomes even more critical.
    • Creative individuals need both the independence and the interdependence to do their best work. A creative organization thrives on the tension that arises from widely different but complementary abilities and views working with one another.
    • In industrial management, individuals were taken for granted and had no choice or voice. The foundations of work relationships are still largely built on asymmetrical relationships between the employer and the employee, the manager and the worker. This antagonism already affects labor markets in developed countries: firms are finding it increasingly hard to hire good people. Younger people are more and more attracted to self-employment and entrepreneurial possibilities instead of joining a corporation.
    • The social business is very different from the industrial corporation. In order to be successful, the firm needs to listen and involve people in the same manner that we are today trying to do with one group – the customers.
    • Knowledge workers want to have a say in what they do in life; where and when they work and most importantly – why and with whom!
  • “nterview avec Anand Pillai, Senior Vice President chez HCL Technologies. L’entreprise indienne de services IT a mis en place il y a cinq ans une méthode développée par son PDG et basée sur la valorisation et l’écoute des collaborateurs.”

    tags: hcl casestudies humanresources management engagement motivation empowerment productivity turnover

    • Après de nombreuses délibérations, nous avons conclu que c’était les employés et que nous devions les responsabiliser et les engager pour améliorer notre productivité.
    • Par exemple, un portail de discussions appelé “U&I” entre les employés et la direction a été ouvert. Ils peuvent y poster des questions, des commentaires sur n’importe quel sujet à propos de la compagnie. Nous avons aussi créé le “value portal” où les employés peuvent évoquer des solutions concernant des problèmes liés aux clients. Une équipe évalue alors la faisabilité de l’opération, et permet à l’employé ayant posté l’idée de mener des tests et de réunir d’autres collègues. Ce, quelle que soit sa position initiale dans la compagnie.
    • Nous avons amené beaucoup de transparence au sein de l’entreprise. Rien n’est confidentiel. Nous établissons un dialogue permanent avec nos employés pour comprendre ce qui les motive réellement. Résultat, nous avons calculé que la satisfaction et la productivité de nos employés sont passées de 30% à 70% depuis 5 ans
    • Nous nous sommes aperçus que les projets proposés par les employés étant tellement bons que nous en avons exécuté la plupart pour un total de 11 millions de dollars. En 2009, nous avons reçu le prix du meilleur employeur en Asie et en Inde par Aon Hewi
    • Les chiffres parlent d’eux-mêmes, nos revenus ont quadruplé en cinq ans et notre profit a été multiplié par trois.
  • “Type “innovation” into hbr.org and you will get nearly 4,700 results. For many ills, innovation is seen as the panacea — management’s equivalent of motherhood and apple pie — and few would challenge its significance. Indeed, one recent news article described it as today’s equivalent of the Holy Grail, so to suggest dropping it from your company’s vocabulary may come as a shock. Many of you will see it as deeply heretical, particularly riding on the coattails of the recent posts extolling Steve Jobs’s innovative genius.”

    tags: innovation productivity convenience speed choice benefits security prices value valuecreation

    • The word “innovation” comes from the Latin word “novus” meaning new. Creating something new is the goal of most innovation initiatives, but new does not mean valuable
    • Once you start thinking in terms of increasing value to customers, numerous potential enhancements reveal themselves, creating a range of options that extend far beyond adding new features or extending performance on existing dimensions. At a high level, there are eight ways to create value for custome
    • Thinking in terms of creating value for customers rather than innovation ensures the focus is on customers rather than the company. Success requires starting with the desired end in mind, not the means of achieving it.
    • Innovation experts will argue that when done rationally and properly such traps are avoided. But as pointed out in my previous post, we have learned from behavioral economics that assuming rationality is irrational.
    • Over the past ten years, innovation has become an industry in itself. Innovation experts are the first to encourage businesses to be heretical and challenge the widespread assumptions of their industry. Perhaps it is now time to do the same with innovation?
  • “I’ve always been a big believer in using results as the differentiator between success and failure. You either achieve your goals or you don’t. Energy, creativity, and activity are all good things — but they don’t create value unless results are achieved.

    Most organizations take the same stance. They put a great deal of emphasis on reporting and celebrating quarterly and yearly results — with the assumption that there is a huge upside to being perceived as a winning company. After all, positive results attract investors, raise stock prices, reinforce customers, draw talent, and more.

    But only athletic events produce clear winners and losers in the short-term — and most organizations are not actively engaged in those. In fact, in many cases, the immediate “results” are in reality unknown, ambiguous, or disconnected from current performance.”

    tags: performance results scorecard scoreboard longterm dialogue

    • This is not to say that we should abandon any of these ways of viewing organizational performance. Rather, we need to better understand how these numbers were achieved and what they are actually saying about a company’s long-term health. In other words, metrics are starting points for dialogue rather than conclusio
    • As individual managers we do not have the luxury of personal analysts, so we have to interpret the true meaning of results ourselves. But all too many managers avoid or ignore this part of their job — either because it takes too much time, is too difficult, or will lead to uncomfortable discussions. So instead they treat scorecards like scoreboards, with black and white numbers that they think tell the whole story.
    • Unfortunately without dialogue, interpretation, and reflection, numbers on a scorecard often lead to a distorted picture of performance — with too much, too little, or misplaced credit given for achievement.
    • Obviously, not every result requires deep analysis and interpretation. But without at least some amount of dialogue, we run the risk of misunderstanding what is really going on.
  • “Imaginez qu’une partie de votre salaire dépende de la satisfaction de vos clients. Si vos clients utilisent massivement votre site Web pour acheter vos produits et services, votre préoccupation sera alors de détecter les dysfonctionnements qu’ils rencontrent, et de les corriger le plus vite possible. Au-delà de cette amélioration continue de l’expérience client, vous souhaiterez aussi dialoguer avec vos clients et innover avec eux pour mieux répondre à leurs attentes. C’est la mission confiée à la LoveTeam de Voyages-SNCF.com que j’ai eu l’occasion de rencontrer.”

    tags: socialcrm customer customerrelationship casestudies SNCF Loveteam NPS customersatisfaction

    • La mise en place de ce type de dispositif suppose de faire de la satisfaction des clients un enjeux partagé par tous les collaborateurs de l’entreprise. En effet, les clients rencontrent toutes sortes de difficultés en ligne
    • La LoveTeam est ainsi née de la reconnaissance de l’importance de la satisfaction client, en complément du suivi des ventes. Et pour cela, il était nécessaire de combiner les efforts de trois métiers : la relation client, la technique et le marketing.
    • Sur le plan opérationnel, la LoveTeam est composée d’une équipe de volontaires s’appuyant sur des relais dégageant 30% de leur temps dans les directions métier concernées.
    • Cette équipe se réunit tous les lundi matin avec le DG et propose des arbitrages d’actions à mener, en s’appuyant sur un scoring suivant quatre grands axes : relation client, business (promesse client, résultat business), juridique, et technique. Les actions à mener peuvent couvrir la correction d’anomalies et de petites évolutions sur tous types de terminaux, et aussi l’alimentation des autres entités de l’entreprise avec les remontées client qui ne sont pas directement liées à l’expérience vécue sur le site.
    • 100 000 verbatim par mois sont analysés.
    • Les équipes opérationnelles sont alimentées en projets d’amélioration concrète, provenant directement d’idées proposées par les clients et répondant au mieux à leurs attentes
    • Tout d’abord, la mobilisation d’une équipe dédiée animée sous l’impulsion du DG est indispensable pour donner du rythme et pérenniser l’action.
    • Ensuite, la coordination permanente de la relation client, du business, et de la technologie, animée lors d’un comité hebdomadaire, assure l’ancrage opérationnel des décisions prises. Ancrage favorisé par une communication en interne des impacts d’un dysfonctionnement sous forme de métaphore, illustrée par des verbatim clients.
  • “There’s a bogus belief that gets in the way of managers when they evaluate performance. That myth says that in order for an appraisal to be objective, assessors must have quantifiable metrics to support their assessment judgment.

    That’s just not true. What is a performance appraisal? The straightforward answer: A performance appraisal is a formal record of a manger’s opinion of the quality of an employee’s work.”

    tags: performance performanceappraisal metrics performancereview opinion humanresources management objectivity subjectivity

    • Writing a performance appraisal requires managers to be fair, unprejudiced, and objective. But the fairness requirement doesn’t mean that you’re restricted only to using quantitative, numerical metrics in making your assessment. Your opinions, feelings, and judgments are what the appraisal process demands.
    • In every other area of managerial activity, the ability to make good decisions in spite of limited and perhaps even conflicting data is what they get paid for. Only in the case of performance appraisal do we feel unnerved about the fact that examples, experience, and judgment — not quantitative and provable metrics — are used
    • as long as you can provide solid examples to back up your assessments and ratings, then your appraisal is objective, even if quantitative measures aren’t available.
    • And despite the myth that objectivity requires metrics, people generally want to know their supervisor’s opinion of their performance
  • “Last week I asked if you were engaged in your work? Another post-Labor question is whether your job should have defined hours. This is the question asked by Mathew Ingram at Gigaom. Many people already do not have defined hours and I am one. However, I do not think there is a blanket answer. For example, many customer facing service jobs require either constant coverage or coverage during defined hours so the staff proving this coverage needs to be scheduled and coordinated. In addition, work that requires synchronous teamwork such as factory production lines need coordinated schedules.”

    tags: management humanresources workhours timemanagement productivity flexibility flexiblehours

    • . Hours used to be a way to determine productivity and for many jobs it is now results, not hours.
    • They place a focus on attendance rather than results.
    • I offer these examples to help make the case that for some types of work set hours are counter productive
    • The responsibility for making the transition to flexible hours lies with both workers and employees.
  • I think trying to define something is a very good exercise to understand what you are dealing with or what you are trying to do it for. It also helps to communicate internally. And regardless of what many say, I don’t think there are enough definitions of (Social) CRM, at least not good ones.. But that is a personal opinion, not relevant to today’s post.

    tags: socialcrm process strategy philosophy mindset capability technology practices performance customer relationship

    • I think trying to define something is a very good exercise to understand what you are dealing with or what you are trying to do it for. It also helps to communicate internally. And regardless of what many say, I don’t think there are enough definitions of (Social) CRM, at least not good ones.. But that is a personal opinion, not relevant to today’s post.
      • Regardless of the definition you’ll read or try to tweak, it will be one that fits into the following 6 (valid and viable!) concepts of CRM:

         

           
        1. (Social) CRM as a process (or function)
        2. (Social) CRM as a strategy
        3. (Social) CRM as a philosophy (or mindset or logic)
        4. (Social) CRM as a (cap)ability
        5. (Social) CRM as a technology
        6. (Social) CRM as a practice (or as practices)
        7.  

         

        OR, as a combination of all or some of the above concepts, in a non-alphabetical order.

    • CRM is more successful in highly commoditized industries, because there it provides a way to differentiate oneself from competition.. (yes.. CRM is what people mean they need when they say that Customer service must be a differentiator. They just don’t always realize it..)
    • CRM is at its best when it is supportive of a business strategy of differentiation and/or cost-leadership.
    • This is an important reality check.. Research shows as much as two thirds of your Customers do not really want a relationship with you.
    • And the worrying part is that it’s mostly the young and wealthy people who are not  interested in these relationships.
    • Most Customers are just connecting on-line with brands for the purpose of getting a perk or discount. They are not there for the engagement.

Posted from Diigo. The rest of my favorite links are here.

Le “reverse management” est essentiel dans l’entreprise 2.0

Résumé : pas d’entreprise 2.0 sans un manager 2.0 avec un nouveau positionnement, de nouvelles pratiques et une nouvelle manière de contribuer à la réussite collective. Mais faire porter tout le poids et la responsabilité du changement sur le manager est une erreur. Il aura besoin de salariés 2.0. En contrepartie de l’autonomie acquise celui-ci aura de nouvelles responsabilités dans le pilotage de la relation managériale et devra apprendre à manager son manager. Mais veut il de cette responsabilité ?

Quand on parle de management et d’entreprise 2.0 on parle en général de la difficile et nécessaire évolution du rôle du middle-manager et dans une optique descendante, c’est à dire par rapport à ses subalternes. Un rôle qui tend davantage vers la facilitation, le support, quelqu’un qui dit “dis moi comment je peux t”aider” plutôt que “voilà l’objectif, la méthode et débrouille toi”, quelqu’un qui pilote par le leadership plutôt que par les objectifs etc…  Le moins qu’on puisse dire est que c’est tout sauf évident pour les personnes concernées. D’abord parce que cela va à l’encontre de tout ce qu’on leur appris pendant des années, de ce pour quoi on les a récompensé. Ensuite parce que le “y’a qu’à” est facile mais qu’au moment de passer le pas ils se sentent relativement seuls.

Bien sur un tel changement est difficilement envisageable sans une démarche d’accompagnement fort de la part de l’entreprise. Mais les managers ont également besoin de leurs équipes. On a tendance, en effet, à faire porter trop rapidement la totalité du poids de l’opération sur le manager alors que le simple collaborateur a également une énorme responsabilité dans le processus et, par conséquent, un travail à entreprendre sur lui-même.

Il ne faut pas en effet s’imaginer que le manager va lacher prise, repenser la notion de pouvoir et ses modalités de contribution à la réussite collective d’un coté et que de l’autre coté le collaborateur “empoweré”, autonome, va tranquilement n’en faire qu’à sa guise et, à l’occasion, sonner son manager lorsqu’il aura besoin de lui.

Le collaborateur doit également porter une partie du changement pour deux raisons :

- pour accompagner le manager qui aura besoin de signes qu’il fait bien, qu’il est utile, qu’il fait son travail

- parce que l’évolution du rapport dans la relation managériale, l’empowerment et l’autonomie vont avec de nouvelles responsabilités. Il a désormais un rôle dans le pilotage de la relation et du travail, il devient initiateur tout autant qu’exécuteur.

En somme, le collaborateur 2.0 devra apprendre à manager son manager et endosser une partie du costume autrefois honni lorsqu’il était porté par d’autre. Reste à savoir s’il est prêt pour cette partie du changement. Et, avant tout, s’il en en a vraiment envie.

Il y a 2 ou 3 ans je me souviens d’une étude portant sur les salariés français qui montrait que si la majorité des collaborateurs n’appréciait pas le travail de leur manager, moins d’un quart aurait aimé prendre sa place. On est loin du compte…

Google + : un outil d’entreprise ?

Résumé : Google Plus peut il être, demain, un acteur majeur de l’informatique d’entreprise ? Tout dépendra de son positionnement et des efforts que consentira Google pour enfin comprendre un domaine où les choses n’ont jamais été faciles pour eux. Google Plus n’est pas un réseau social mais apporte une réponse plus que pertinentes aux problématiques d’échange plus globales que l’on rattache davantage à l’email qu’au réseau. Mais, quoi qu’il en soit, Google plus en plus de devoir combler certaines lacunes fonctionnelles pour devenir un outil d’entreprise crédible va devoir apprendre à s’intégrer dans le complexe écosystème des applications d’entreprise existantes, qui plus est sur un spectre d’usages qui n’a jamais été son point fort. Google a les moyens de ses ambitions, mais il reste à démontrer qu’il en a la culture.

 

Après un premier compte rendu de mes premiers pas avec Google +, il est temps de se poser la question qui commence déjà à hanter les songes de beaucoup : Google + peut il devenir un outil d’entreprise ? Précision : je ne parle pas ici de savoir s’il peut ou non devenir un outil au service des marques, je parle bien d’un outil de travail pour les collaborateurs. Autrement dit, Google + sera-t-il un “game changer” le jour où il intégrera l’offre “business apps” de Google ?

En effet beaucoup voient en Google + le chainon manquant de l’offre entreprise Google à qui il manque une vraie brique collaborative/sociale/conversationnelle. Jusqu’ici Google a en effet excellé dans le search, la bureautique en ligne (qui est un premier niveau de collaboration mais limité à la réalisation de documents) mais n’a jamais été très à l’aise pour aller plus loin. Les sites sont à la fois puissants et utiles mais ne remplissent qu’une partie des besoins et l’expérience “Wave” n’a été…qu’une expérience. Trop tôt, trop perfectible, trop complexe, trop puissant mais trop mal compris…Wave était trop beaucoup de choses et Google a préféré arrêter les frais plutôt que faire évoluer le produit. Nul doute d’ailleurs que Plus bénéficie de l’expérience acquise avec Wave.

D’où le réflexe de positionner “naturellement” Google Plus comme le cheval de Troie de Google sur le marché du “social software”, sur le créneau communément appelé “réseau social d’entreprise”. Sauf que…Google Plus n’a rien d’un réseau social et encore moins d’un réseau social d’entreprise. Pas un réseau social au sens strict du terme parce qu’il ne permet la connection et la “validation” du lien entre les personnes (en tout cas de manière explicite). Vous êtes dans mes cercles, je suis dans les votres…mais ça ne veut rien dire de plus. Raison pour laquelle les dirigeants de Twitter avaient déclaré à une époque de Twitter n’était pas un réseau social…même si c’est plus simple de le considérer comme tel. Pas un réseau social d’entreprise car il est trop léger en termes fonctionnels. Bien sur l’intégration poussée avec les “apps” peut résoudre une partie du problème mais pas tout. La notion de groupe ou de communauté manque également cruellement pour une utilisation en entreprise. [Read more...]

Du bon usage des ressources clés dans la collaboration

Résumé : l’organisation de demain sera connectée et communicante. C’est un élément de performance dans l’économie du savoir. Mais la communication et l’échange, éléments de base de la collaboration, nécessitent un émetteur et un récepteur qui mobilisent l’attention de l’un (volontairement) et de l’autre (involontairement car on ne décide pas des sollicitations qu’on reçoit). Or l’attention, plus que le temps, est la ressource productive rare dont il faut optimiser l’utilisation. Au final, si chacun utilise le système au mieux pour lui-même, c’est le collectif qui risque de se retrouver paralysé. Des solutions existent et passent par une meilleure accessibilité des outils de travail à tout moment, un filtrage des signaux en fonction du contexte et, surtout, une meilleure éducation des uns et des autres pour évoluer dans ce contexte nouveau.

Quel que soit la manière de travailler choisie, verticale, en réseau, push, pull etc. on trouve toujours la même constante légitime : optimiser l’utilisation des ressources. Ce qui dit autrement signifie “en avoir le maximum en payant le minimum” ou encore, plus pragmatiquement, ne pas gâcher du potentiel productif.

Traditionnellement on considère que dans cette perspective productiviste le facteur limitant est le temps. C’est vrai, en tout cas en partie, dans un système basé sur l’exécution de tâches répétitives à faible composante intellectuelle. Ca ne l’est plus dans une économie du savoir où le temps n’est définitivement plus un indicateur pertinent de mesure de productivité parce que la production individuelle n’est plus linéaire ni constante. Et n’est plus individuelle d’ailleurs. Dans ce contexte, le facteur limitant devient l’attention que l’on pourrait qualifier comme du temps qualifié qui n’est qu’une subdivision du temps total. Il s’agit du temps pleinement dédié à traiter quelque chose (quoique je serais très content qu’on ouvre le débat sur une vraie définition de l’attention au travail, un peu moins improvisée que celle-ci).

L’attention est la ressource rare dont l’utilisation doit être optimisée.

Or on sait que personne n’est capable d’être en mode “attention” 8h/jour, et en tout cas pas de manière continue. C’est d’ailleurs une des raisons qui font que le temps personnel et le temps professionnel se mélangent de plus en plus.

Un des meilleurs moyens de ne pas gaspiller du temps utile n’est pas de s’assurer de chacun pointe à l’entrée du bureau à la bonne heure mais que chacun a à disposition des outils de travail au moment où son attention est maximale. Ajoutons que cela ne relève pas systématiquement d’une démarche volontaire. La preuve, qui n’a jamais eu une idée brillante ou compris quelque chose sur un sujet professionnel un soir ou pendant son week end…et a perdu son idée faute de pouvoir l’exploiter ou la partager au moment précis où elle est arrivée, moment où il s’est retrouvé concentré sur un sujet professionnel même à l’insu de son plein gré alors qu’il n’était pas sur du temps dédié.

Un autre axe est d’éviter les éléments perturbateurs qui viennent interrompre le collaborateur dans une phase d’attention. Ces éléments sont connus : on citera bien sur les arrivées intempestives d’email mais aussi tout “signal entrant” qui vient attirer l’attention et oblige à se reconcentrer après : instant messaging, téléphone voire…information émanant de médias sociaux internes. Alors bien sur la solution que beaucoup emploient est de se déconnecter de tout lorsqu’on est dans une telle phase. Mais cela comporte un risque : celui de ne pas pouvoir communiquer avec des personnes à qui on pourrait demander de l’aide…voire ne pas recevoir l’information permettant de traiter le problème. La notion de contexte qui permet de filtrer l’information accessible et, surtout, l’information “poussée” vers quelqu’un à un moment donné est donc cruciale et sera une composante clé des applicatifs dans les temps à venir.

Et puis il y a la maitrise du facteur humain. Car ces signaux ne tombent pas du ciel, ils sont bel et bien émis par des personnes. Et là on tombe dans le paradoxe des nouvelles formes d’organisation qui s’annoncent. Si chacun profite au maximum de sa capacité à partager, alerter et mobiliser les autres, on se retrouve dans une sorte de tragédie des communs appliqués à l’attention. Si chacun exploite au mieux l’attention des autres  dans son propre intérêt, pour ses besoins, l’effet collectif sera dramatique car plus personne n’aura assez d’attention disponible pour faire son propre travail. Et cette question est loin d’être la plus simple à résoudre.

Bien sur une phase d’éducation est nécessaire pour responsabiliser les uns et les autres par rapport à l’usage qu’ils font de l’attention des autres (utiliser un canal de communication c’est utiliser l’attention des autres). Mais cela ne risque-t-il pas de se faire au détriment de l’émission de signaux faibles et de la serendipité dont on connait l’importance dans des organisations agiles, en  réseau, en mode “pull” ?

La solution sera certainement un habile mélange des trois…mais on en est encore loin.

Quoi qu’il en soit, si l’entreprise de demain se doit d’être ultra connectée et communicante, il importe de mettre en œuvre les mécanismes qui feront que cette caractéristique ne se retourne pas contre elle et d’éviter de tomber dans le piège paradoxal qui fait que si chacun utilise au mieux le système ce dernier risque de se retourner contre le collectif.

 

L’image de la semaine #50 : Tout problème a une solution…

Tout problème a une solution, ou bien vous faites partie du problème

 

llustration issue du livre  “Les règles d’or du Succès“.

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Merci à Thierry d’Auzers pour cet excellent ouvrage, pour les droits d’utilisation, et à Dimitri Tolstoï pour les illustrations.

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Regardez les images de la semaine déjà publiées.

Vers la fin de la serendipité ?

Résumé : la serendipité est cette faculté de trouver, forcément par hasard, des choses dont on ignore l’existence. Elle est incarnée sur le web par la multiplication des liens qui nous font naviguer d’idée en idée jusqu’à nous faire découvrir des choses qu’on aurait jamais cherché. Toutefois l’évolution des moteurs de recherche et sites de réseaux sociaux peut mettre le phénomène à mal : en proposant des résultats filtrés selon le profil social des individus, ils segmentent le web et sont à terme un danger pour la découverte et la propagation des idées. En se reposant sur la popularité et la proximité, ces outils nous éloignent de la notion de pertinence. Une problématique qui sera encore plus importante dans le cadre de l’accès à l’information en entreprise. Pour limiter la masse d’information par la pertinence sans ériger ce ressemblerait à des barrières sociales invisibles, c’est sur le contexte et la corrélation qu’il importe de travailler.

La serendipité, c’est la capacité à trouver quelque chose dont on ignorait l’existence sans le chercher spécialement. On l’a tous expérimenté sur le web : on fait une recherche, on trouve un résultat puis de lien en lien on tombe sur quelque chose dont on ignorait jusqu’à la possibilité de l’existence. Cette serendipité repose en quelque sorte sur le facteur humain et la confiance.

Le facteur humain car ce sont les individus qui tissent ces liens qui nous amènent de réflexion en réflexion, d’idée en idée. La confiance parce qu’en fonction de ce qu’on sait de la personne on accordera un certain crédit à ce qu’elle dit et aux sources qu’elle suggère. Bien sur c’est un mécanisme de long terme car la réputation ne se crée pas instantanément, pas plus que la confiance. Cela nous amène également aux mécanismes dits de curation.

Aujourd’hui la manière dont nous recherchons l’information sur le web évolue radicalement. Ou, pour être plus exact, la manière dont l’information nous est proposée. Avec la masse d’information dont les moteurs de recherche mais aussi Facebook disposent sur nous, nos contacts, nos habitudes, les résultats qui nous sont proposés sont filtrés pour nous correspondre. Dans la masse d’information correspondant aux résultats de ma recherche, on priorisera celle qui émane de gens qui me ressemblent, des résultats que je suis supposé apprécier davantage. Si vous vous demandez pourquoi, pour une même recherche, Google ne vous donne pas les mêmes résultats qu’à votre voisin vous savez désormais pourquoi. Et pourquoi certains choses apparaissent sur votre page d’accueil Facebook et d’autres pas.

Plus cette logique se renforcera, moins j’aurai de chances de trouver des choses émanant de personnes qui ne pensent pas comme moi ou pensent à des choses différentes. Ce qui me pose deux problèmes :

• Celui de rester enfermer dans un courant de pensée en ignorant ce qui se dit par ailleurs

• Celui, tout simplement, de ne plus accéder à toute une partie de l’information disponible sur un sujet.

Google (et ses avatars), en voulant mon bien malgré moi, méconnaissent la différence entre ce que j’aimerais lire et ce que j’ai besoin de lire.

Une problématique qui n’est pas neutre non plus pour l’entreprise.

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Casser les silos et faire du teambuilding à coup de post-its

Résumé : rassembler, créer du lien, un sentiment d’appartenance, apprendre à collaborer hors des silos sont des enjeux auxquels les entreprises font tant bien que mal face, avec des dispositifs souvent couteux et au résultat aléatoire. Et puis, parfois, les choses se passent spontanément. Les salariés des entreprises parisiennes ont profité de la baisse d’activité estivale pour se livrer une compétition à coups de fresques réalisés avec des post its sur les fenêtres de leurs immeubles. Derrière ce qui ressemble à un jeu ou une futilité, un programme de teambulding spontané comme peu de DRH l’auraient imaginé. Et une opération marketing exemplaire pour Post-It qui n’a rien vu venir et a du suivre le mouvement sans l’avoir initié ni dirigé à aucun moment.

Parmi les sujets récurrents traités sur ce blog, on trouve la collaboration, la nécessité de contrebalancer la rigidité de silos qui pénalisent l’entreprise, la cohésion, l’engagement et, souvent, des dispositifs reposant sur des logiciels de type “sociaux” permettant de faciliter de tels desseins. Le plus souvent, lorsqu’on regarde le coté pratique, ce sont des dispositifs qui demandent organisation, pilotage et dont l’impact budgétaire ne peut être ignoré. Entreprise 2.0 ou pas, social business ou pas,d’ailleurs, peu importe. Comme je l’ai à maintes fois constaté : rien ne se passe en ligne qui n’aurait de raison hors ligne. Autrement dit, si, lorsqu’ils sont ensemble, vos salariés n’ont ni envie ni raison de se parler, échanger, collaborer, se mettre au service les uns des autres, le meilleur outil de réseau social ou le plus bel intranet du monde n’y changera rien.

Les entreprises investissent beaucoup dans des programmes supposés améliorer la cohésion, le teambuilding etc… Pour des résultats parfois aléatoires. Et puis il arrive que les choses se passent seules, comme par miracle.

Au début de l’été on a vu fleurir d’étranges dessins sur les vitres des bureaux de certaines entreprises à travers Paris. Tous réalisés à base de post-its. Selon les historiens spécialisés c’est Ubisoft qui aurait ouvert le feu. Bien sur, lorsqu’on se lance dans un tel exercice, cela ne passe inaperçu vu de la rue. Et l’entreprise d’en face réagit et montre qu’elle peut faire au moins aussi bien. D’ailleurs on voit même des “bien joué” et “bravo” écrits en post-its venant de salariés qui félicitent ceux de l’entreprise d’en face pour leurs créations. Et peu à peu les post its se sont mis à recouvrir les vitres des bureaux à travers la ville.

Blogs mais également médias, journaux se sont emparés de l’affaire qui est devenue un phénomène de société sous le nom de “post it war”. [Read more...]

Votre community manager doit être un pro. Mais un pro de quoi ?

Résumé : profil encore mal défini, le community manager ressemble à mouton à 5 pattes. Seule certitude : il doit être un vrai professionnel. Mais un professionnel de quoi ? Connaitre les environnements “sociaux”, leur fonctionnement et leurs règles peut sembler un prérequis indispensable. Mais lorsqu’on regarde de plus près les attentes de l’auditoire en ligne, on peut se demander si la connaissance du métier, du secteur et une vraie expérience “face au client” ne sont pas les premières qualités qu’on doit attendre d’un community manager. Une entreprise qui désire aller au delà des bavardages convenu et avoir une véritable logique de service à l’égard de ses clients peut elle confier l’intéraction avec le client à des personnes n’en n’ayant jamais rencontré un et incapables de comprendre leur situation et leur ressenti ? Cela semble difficile.

 

Il y a un certain temps de cela j’ai vu passer dans ma timeline twitter un lien vers un poste de community manager.  Son intérêt est de mettre en évidence un point essentiel de la fonction de community manager.

L’offre détaille les qualités et qualifications que devrait avoir le candidat et, au mileu, “Connaissance de l’industrie du voyage (un atout)”. C’est ce point qui a attiré mon attention. Si on se dit que le rôle du dit community manager est de “pousser” les messages qu’on aura écrit à sa place, de faire “coucou on est là” sur twitter et facebook, papoter avec son audience tant que le sujet n’est pas trop sensible, alors c’est sur la maitrise des outils en question est suffisante. Si on rentre dans une logique de service, par contre, je me permet d’avoir quelques inquiétudes.

On sait depuis la sortie d’une étude IBM plus tôt cette année que l’entreprise se méprend sur les attentes de son audience en ligne. Là où les entreprises s’imaginent que ses clients (d’ailleurs rien ne prouve déjà qu’il s’agisse de clients…) ont envie de plus de proximité, de faire partie d’une communauté, ces derniers veulent des informations, des réductions et du service lorsque le produit/service ne tient pas sa promesse. Le canal “social” est un canal partagé et la fonction “SAV” n’est pas sa moindre utilisation. En gros plutôt que de communautés et d’histoires d’amour, de conversations de salon, le community manager doit plutôt s’attendre à aller au charbon. Et ce à plus forte raison dans le domaine du tourisme, comme le prouve d’ailleurs cette étude.

“Airline companies are sending a lot of tweets. They sent over 25,000 in July alone, but users only tweet at these companies for a few reasons. Largely, users want customer service — 86.2 percent of users follow airlines for that reason. Only .02 percent want a social conversation and only 1.6 percent tweet about airline food and entertainment.”

Toute client qui se retrouve en mauvaise posture suite à un problème aérien ou d’hôtel est de fait en situation de crise. On cite souvent l’exemple de Zappos comme une réussite avec une capacité sans égale de régler le problème du client à n’importe quel prix et “vendre du bonheur”. C’est vrai qu’ils sont très forts mais, comme je le dis souvent, tout le monde n’a pas la chance de vendre des chaussures. Entre une erreur de livraison ou de pointure et un vol retardé/annulé, des vacances gâchées, le fossé est énorme au niveau de la situation du client, son caractère “réparable”, le coût du geste commercial etc.. Cela s’applique à de nombreux autres secteurs autrement plus critiques que la vente de livres ou de vêtements en ligne…

Revenons donc au “la connaissance du secteur serait un plus”. [Read more...]