Gérer en période de crise

C’est le titre d’un dossier récemment paru sur le site de “La Jaune et la Rouge“, le réseau de l’école Polytechnique sur lequel Hervé Kabla avait attiré mon attention.

J’y retrouve quelques pistes particulièrement sensées :

• Urgence ne signifie pas manque de vigilance : l’état d’urgence amène à se focaliser plus que jamais sur le court-terme, un comportement dont on sait les bienfaits…à long termes. De plus le cloisonnement des entreprises et le contexte tendu amènent à une dégradation forte de la communication. Enfin la confiance aveugle dans les systèmes deconnecte les dirigeants de la réalité du terrain.

• Court termisme et perte de repères.. La logique contractuelle à court terme prive les individus de repères et la confiance disparait.

• L’innovation est une valeur de sortie de crise. Mais elle se devra désormais d’être coopérative et il s’agira de l’opérer au sein d’alliance, avec des partenaires. (Voir également ici).

• Les actifs immatériels sont une source de différenciation et de développement. L’entreprise doit les identifier et construire sa nouvelle stratégie dessus, en mettant également en place de nouveaux tableaux de bord appropriés à ce nouveau paradigme.

• Le numérique comme levier de transformation : l’entreprise sous-utilise les possibilités offertes par les nouvelles technologies afin de se réinventer par frilosité et peur de changer d’ère.

• Il est essentiel de maintenir le lien avec son ecosystème en temps de crise, sachant que jamais la volatilité ne sera aussi importante et que l’opinion publique sera sans cesse en train de décrypter le moindre signal. Maitriser sa communication et l’information demandera d’utiliser des outils adaptés à cette nouvelle forme de communication transparente.

Des outils pour améliorer la disponibilité de l’information

Aujourd’hui tous les avis convergent pour admettre deux choses :

• dans le cadre de ses activités traditionnelles l’entreprise a besoin de plus en plus de réactivité afin de faire face à des situations de plus en plus complexes, à la prévisibilité aléatoire et nécessitant des assemblages adhoc de ressources, de compétences pointues, à mettre en place rapidement et pour des durées relativement courtes. En quelque sorte des forces spéciales pour des opérations coup de poing qui opèrent en parralèle de la coopération institutionnalisée qui est le “fond de roulement” de la vie de l’entreprise.

• pour faire face à ce besoin la nécessité de disposer des compétences et expertises adéquates;

Force est de reconnaitre que pour ce qui est du travail “institutionnalisé” on atteint des niveaux de performance impressionnants et que l’optimisation des process n’a pas été de l’argent jeté en l’air. Pour ce qui est des compétences, des expertises, elles sont là également. Pour ce qui est de la capacité à monter des équipes adhoc performantes quasiment auto organisées le besoin est clairement identifié mais on peine de plus en plus à le satisfaire eu égard au nombre sans cesse croissant des situations ou ce mode de fonctionnement est requis.

Une des raisons à cela est que si ce que nous appellerons capital intellectuel est présent il est difficilement accessible et ses détenteurs sont rarement identifiables. Pour y arriver il faudrait que l’expérience soit “trouvable” et la “trouvabilité” ne peut venir que de la mise à l’écrit de cette expérience car l’écrit est encore (et pour un bout de temps) le mode de recherche le plus adéquat dans un système informatique, le dit système étant le seul espace commun partagé par les employés d’entreprises sans cesse plus éclatées. On pourrait ainsi chercher dans l’expérience elle-même et si on ne trouve pas les réponses adéquates identifier tout de même des personnes référentes en la matière qu’on pourrait alors solliciter.

Tout cela ne recouvre ni plus ni moins qu’une problématique de disponibilité de l’information qui s’analyse (bonjour monsieur La Palice) en termes à la fois d’information et de disponibilité.

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1000e

Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu remarquer un certain teasing en forme de compte à rebours ces derniers temps. Il s’agissait simplement du décompte jusqu’à la 1000e note de ce blog..note que vous avez sous les yeux.

Merci à tous de suivre ce blog. A l’heure où il parait que le web 2.0 est mort et les blogs has been car tout le monde veut s’exprimer en 140 caractères sachez que je n’ai pas envie de m’arrêter là. Je manque juste de temps pour mettre par écrit toutes mes idées…

Il m’a fallu 3 ans et demi pour en arriver là. Alors donnons nous rendez vous pour la 2000e. On en sera au web 3.0, l’entreprise 2.0 ne sera plus qu’un vague souvenir car on aura compris qu’il s’agit juste d’une manière d’organiser le business de l’entreprise. Ni plus ni moins. Beaucoup de changements auront eu lieu dans la manière dont on travaille et dans le rapport de l’humain à la performance économique.

Laissez moi vous dire que les mois qui viennent vont être passionnants car on arrive au point que j’avais déjà annoncé il y a de longs mois (en fait en octobre dernier) : on entre réellement dans la phase du passage de l’entreprise 2.0 à une réalité organisationnelle et opérationnelle au service du business.

Les temps difficiles que traversent les entreprises ont cela de bénéfiques qu’ils vont faire en sorte qu’on arrête de s’égarer sur des chemins de traverses pour se concentrer sur l’efficacité. Bien sur il y aura toujours matière pour des reflexions plus profondes, avec plus de recul, mais les entreprises ont plus que jamais besoin d’améliorer leur fonctionnement, leur productivité, de développer des synergies internes et externes.

Quand je parlais ROI, alignement, Balanced Scorecard, quand je disais que les outils sociaux étaient des outils de travail avant d’être sociaux et que l’entreprise était entreprise avant d’être 2.0 on m’a parfois reprocher de transformer un idéal en concept terre à terre. Pire encore quand je disais que l’objectif ultime était la création de valeur et que les projets visant à mettre en oeuvre des “logiques” 2.0 ne devaient pas être considérés comme une fin en soi mais comme un moyen au service des objectifs de l’entreprise, donc des objectifs de chacun.

Bon maintenant on y est. Je pense qu’on ne gagnera pas en “puissance brute”, tout ce qui est de l’ordre du process étant optimisé d’une manière qui m’impressionne souvent (même la la chaine de contrôle est à mon avis trop longue et engendre une improductivité et des temps de latence inacceptables). Par contre on peut gagner en agilité. On doit gagner en agilité puisque c’est le seul levier qui reste. Pas question d’opposer le réseau à la verticalité : les deux doivent cohabiter intelligement dans le cadre d’une wirearchie ou organisation orientée service. A chacun son rôle. Ca n’est ni le plus agile ni le plus vertical qui gagne : c’est le plus adaptable, celui qui sait passer de l’un à l’autre.

Quand je dis que l’organisation qui sortira plus forte de la crise aura moins de gras et plus d’huile (de coude ?) pour fluidifier tout cela ne vous meprenez pas : cela ne veut pas dire moins de monde mais “tous sur le pont”, “tous productifs”, “tous ressources productives partagées”. Et c’est ce qui va, soyez en sur, se mettre en place dans les mois qui viennent chez ceux qui seront les leaders de demain. N’oubliez jamais qu’aucune ressource de l’entreprise n’est utile ou inutile par elle même : c’est à l’organisation de la rendre utille et de savoir mieux l’utiliser. Au service de sa performance (je sais…mais je pense qu’il faut quand même le répêter).

Se serrer les coudes, courrir vite, être malins et rapides, agir comme un organisme biologique plutot que comme un assemblage d’individualités : voilà la réalité qui nous attend. Reste à se retrousser les manches et mettre tout cela en oeuvre. Et peu importe comment on appelera ça, ce sera l’entreprise. Tout court.

Quand les outils sont “on the cloud” il faut quand même faire pleuvoir l’argent !

Le “cloud computing” fait des ravages, sinon dans les pratiques en tout cas dans les conversations car ça devient LE terme à la mode…en attendant le suivant.

En tout cas cela correspond, même de manière imagée, à une réalité qu’on ne peut désormais ignorer et qui tient d’ailleurs plus à une question de lieu qu’à une vision technologique : c’est l’endroit où les choses se passent.

Je m’explique. Regardez une personne qui peut, et doit travailler seule, de manière totalement autosuffisante. C’est le modèle, d’une rare efficacité reconnaissons le, qui a été proposé en son temps par Taylor et ses disciples. Une personne n’a besoin d’aucune autre et répète une même tache à l’infini. Pas difficile de savoir dans ce contexte “où les choses se passent” : elles se passent au niveau de l’individu et on sait de quelle manière chacun contribue, fortement ou modestement, à la création de valeur. Les outils sont “on the ground”, à coté de leurs opérateurs, qui utilisent les outils sans intéragir entre eux. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Et un jour le meilleur des mondes prend un sévère coup de vieux.

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Un webinar sur l’entreprise 2.0 et l’innovation ça vous intéresse ?

Allez, je vous importune une dernière fois avec un évènement à ne pas rater et auquel il faut s’inscrire le plus vite possible avant de retourner à mes notes habituelles (au moins cela vous repose…ça ne fait pas 1000 mots à lire à chaque fois). Voici donc le dernier événement de la longue liste de ceux qui ont lieu dans les jours à venir.

Il concernera tous ceux qui se demandent comment mettre à profit des dynamiques de type entreprise 2.0 au service de l’innovation et est co-organisé par blueKiwi et Logica.

Réseaux sociaux professionnels:
comment peuvent-ils accroître votre capacitlé d’innovation ?

Arnaud Poujardieu, Directeur Général de blueKiwi et Laurent Robelet, Directeur Secteur Télécom de Logica répondront à cette question au cours d’un webinar de 30 minutes . A l’issue de ce webinar vous pourrez leur poser vos questions en direct.
Quelques-uns des thèmes qui seront abordés:
Quels sont les potentiels des réseaux sociaux et comment mettre en place avec succès votre réseau social ?
Comment encourager, piloter et récompenser l’innovation grâce à votre réseau social ?
Comment passer plus vite de l’idée à l’action ?

Pour les inscriptions cliquer ici.

N’oubliez pas non plus la table ronde sur la transformation des usages dans l’entreprise 2.0 ni, et surtout pas, la soirée “cap 2009″ avec Jon Husband et Stowe Boyd.

Le web 2.0 est mort ? Quand le “business” reprend ses droits sur le “buzzyness”

Ca ne vous a certainement pas échappé, cet émoi qui a traversé la blogosphère mais également les très respectables médias institutionnels. Le web 2.0 est mort ! Tout n’est pas parti de ce billet de Michael Arrington mais vu qu’il dispose d’un plus gros porte voix que les autres il a eu son petit effet. Un peu plus de retenue chez Ouriel qui garde les yeux suffisamment ouverts pour faire la différence entre un phénomène de fond et les guirlandes forcément plus éphèmères qu’on lui a accroché histoire de faire joli. Hervé Kabla et ceux qui ont commenté sa note y voient, plus encore, des raisons d’y croire.

Je ne vois pas ce qu’il y a d’exceptionnel à affirmer que lorsque l’économie traverse une mauvaise passe les plus fragiles risquent d’y laisser des plumes. Et par conséquent les entreprises positionnées sur des marchés émergents, ce qui est le cas des entreprises estampillées “web 2.0″…mais pas seulement. Pour le coté “madame Irma” on a déjà vu plus clairvoyant ou en tout cas plus visionnaire, étant donné qu’il est plus facile de sonner le tocsin lorsque l’incendie est déclaré que de le prévenir alors qu’on sait depuis plus d’un an que les pyromanes étaient à l’oeuvre. Et ceux qui poussaient le 2.0 à tour de bras, essayant de trouver un coté 2.0 forcément fantastique à tout et n’import quoi quitte à susciter des vocation d’entrepreneurs oubliant le “business model” au profit de “buzzyness models” peuvent légitimement s’interroger sur la pertinence de leurs analyses passées. Ils ont eux-même tué “leur” web 2.0 en en faisant un immonde fourre-tout dans lequel on fini par mettre tout et surtout n’importe quoi. Quoi qu’il en soit, comme le suggèrent Ouriel, ou encore Olivier Ezratty dans ce commentaire chez Hervé, une fois l’écran de fumée dissipé il y a des choses qui vont rester. Ce choses sont les seules qui permettent de créer de la valeur, construire des business models “réels” et par conséquent j’y vois surtout une phase d’assainissement salutaire. Je terminerai en parlant de feu le web 1.0. Même si quelques bébés ont pu être jetés avec l’eau du bain je remarque que les entreprises créées avant 2001 qui adressaient un besoin réel des internautes, donc qui délivraient un “plus” valorisable, ont passé la crise et sont encore là. Est on revenus au minitel depuis ? Non, on est d’ailleurs allé plus loin.

Bref, je classerai volontiers l’article d’Arrigton dans la catégorie du “qui vit par le bruit ne survit qu’en faisant d’avantage de bruit”.

Bon, et l’entreprise 2.0 dans tout cela ?

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Externalise t’on vraiment ce qui doit l’être ?

Certaines de mes réflexions m’amènent à prévoir une lente mais inexorable externalisation de l’humain dans l’entreprise.

D’abord avec des modes d’organisation et des systèmes permettant à une entreprise de se recentrer sur le marché et se focaliser sur le besoin à satisfaire. Identifiant les tendances et besoins clé elle peut se concentrer sur l’élaboration d’une stratégie de réponse. Le reste, de l’innovation à la réalisation peut être totalement outsourcé, nous l’avons déjà vu, auprès du grand public et de structures de compétences externalisées, très spécialisées et de taille réduite leur donnant une grande réactivité (qui peuvent aller de la PME à l’entreprise unipersonnelle). Ce mode d’organisation donnant d’ailleurs davantage de satisfaction aux partenaires que si ils étaient salariés au sein de l’entreprise donneuse d’ordre. La performance de la grande entreprise dépendra donc pour l’essentiel de sa capacité à trouver la bonne réponse et organiser la chaine de compétences (plutôt que la chaine de valeur) pour produire la réponse en question.

J’ajouterai que des outils et des modes d’organisation inadéquats ayant pour conséquence des couts d’accès élevés à cette denrée précieuse qu’est l’information interne, la loi de Coase peut fort bien s’appliquer dans le sens inverse dès lors que l’expertise extérieure coûte moins cher à identifier et à mobiliser que l’expertise interne.

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Innovation et changement culturel : l’exemple de ID-ha! chez Bell Canada

Je vous avez parlé il y a quelques temps de ma rencontre avec Rex Lee, discussion aucours de laquelle on avait beaucoup parlé de ce qu’il avait mis en place chez Bell Canada, où il m’avait montré quelques projets et, surtout, expliqué toute la vision qu’il y avait derrière. Au nombre de ces outils et projets, ID-ah !, leur système de management des idées.

Inutile de répéter tout ce que j’ai écrit dans mon précédent article. Mais je me permet de remettre le sujet sur la table car Rex vient de me faire parvenir le pdf d’une interview qu’il vient de donner à Business Digest. L’article étant payant j’allais vous en faire un petit résumé lorsque Rex a eu l’autorisation de le publier. Je relaie donc en espérant que vous y trouverez votre bonheur.

Quelques réflexions tout de même avant que vous vous lanciez dans l’interview de mon “collaboration director” préféré.

• Les problèmes de l’entreprise ne concernent pas que l’entreprise : ce sont ceux de tous les collaborateurs qui doivent trouver des solutions ensemble.

• La gouvernance concerne l’alignement des idées avec les problématiques d’entreprise et non la pertinence a priori de leur auteur : un salarié du service informatique peut très bien avoir de bonnes idées sur le marketing, sa liberté d’expression ne doit pas être restreinte à son domaine professionnel.

• Il est essentiel de prévoir dès le début quel sera le sort des idées. Ici on sait dès le départ que les auteurs des meilleures idées iront les présenter devant le top management. Ca crédibilise, ça aide au changement dans les mentalités, et de manière générale cela participe d’une nécessaire transparence qui contribue à la motivation.

• Votes et “sagesse des foules” ne suffisent pas. Les idées les plus “disruptives” ne générent en général que peu de bruit et d’adhésion au départ. Il faut donc les identifier “à la main” et leur donner autant de chance de réussir qu’à celles qui ont recueilli le plus de vote.

• Il s’agit avant tout d’un process de changement culturel qui a besoin de leaders et se fait peu à peu dans le temps.

• L’outil est la dernière pièce de l’édifice, il ne doit pas faire oublier tout le coté humain du projet. “Ne croyez pas qu’un outil puisse résoudre un problème qui est humain de nature [...] il peut vous donner le pouls de votre organisation mais vous devez aller plus loin pour faire de la culture de votre organisation une culture collaborative.[...] Donner suite à ce que [les employés] disent et mettre en place de vrais plans d’action”.

• Pour finir, vous remarquez comment on part du management des idées pour finir sur la collaboration. De prime abord ça peut surprendre qu’un “collaboration director” soit autant impliqué dans l’innovation, la créativité, la résolution de problèmes. Tout simplement parce que, et j’ai eu l’occasion de le vérifier lors de notre discussion, Rex et moi partageons la même vision selon laquelle, aujourd’hui, collaborer c’est “trouver ensemble des solutions innovantes à des problèmes”.

Bonne lecture !

Une fois qu’on aura outsourcé les savoirs, l’entreprise ne servira plus qu’à coordonner des expertises

Je disais dans cet ancien article qu’à terme l’entreprise ne servirait peut être plus qu’à organiser une chaine de valeur, à coordonner des expertises dont certaines seront internes et la grande majorité externe. La “knowledgisation” de l’économie ou le capital réside dans les savoirs individuels, des coûts de transaction quasi nuls qui risquent d’entrainer une application inversée de la loi de Coase, et la possibilité de s’organiser en dehors de l’organisation sont autant de raisons qui laissent à penser que l’entreprise n’aura bientôt plus qu’un rôle de donneur d’ordre et de fédérateur d’expertises.

Je ne reviendrai pas sur la longue liste, déjà citée par ailleurs de tout ce qui est déjà externalisé ou externalisable aujourd’hui, du recrutement à l’innovation en passant par la fabrication, la facturation, et en allant parfois jusqu’à la R&D.

Heureusement l’entreprise garde l’essentiel : les savoirs, les expertises. Peut être plus pour longtemps.

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Avec I-Prize Cisco enfonce le clou dans le domaine du CrowdSourcing pour innover

Je vous parlais il y a quelques temps de Cisco et de son projet Human Network. Un des points que j’avais relevé était de savoir de quelle manière Cisco allait se positionner en facilitateur ou si l’entreprise allait se donner la possibilité d’exploiter les fruits du fonctionnement de son réseau. Bien entendu la réponse était évidente, mais voici qu’elle se matérialise sous la forme d’I-Prize.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un concours qui permet de proposer des idées de business. Les participants peuvent également se reposer sur Human Network afin d’affiner leurs concepts.

Et avec quels espoirs ?

Etre embauché par CISCO pour mettre en oeuvre leur business plan avec une prime à la signature de 250 000 dollars. Pas si mal. Cisco consacre 10 millions de dollars à ce programme qui prouve une fois de plus la rentabilité de l’innovation externalisée, distribuée, bref du crowdsourcing.

Cela fait belle lurette que je ne m’intéresse plus ni à la Nouvelle Star ni à la Starac…mais je jetterai volontiers un oeil aux auditions des finalistes.

Je vois également un autre bénéfice : CISCO travaille son image sur le marché du travail et se positionne comme une entreprise ouverte, agile et innovante. Des caractéristiques aujourd’hui essentielles pour les nouveaux entrants sur le marché du travail. Une bonne opération en termes de marque employeur.