Réseaux sociaux d’enteprise : demande-t-on le ROI ou autre chose ?

Quoi qu’on en dise ça reste le sujet chaud de la problématique des réseaux sociaux d’entreprise. Je pourrais dire de l’entreprise 2.0 mais je veux bien faire comprendre par là qu’avec des outils qui ne sont pas des outils de traitement à proprement dit mais des outils qui permettent aux collaborateurs de mettre en pratique de nouvelles formes d’intéractions, le bénéfice est à chercher du coté de l’apport du mode de fonctionnement mis en place plus que de l’outil qui n’est qui n’est qu’un support, un “enabler” comme le disent nos amis d’outre Atlantique. Comme je le disais ici, les bénéfices ne sont pas à chercher “on the cloud” mais bel et bien dans la réalité opérationnelle.

Ceci dit, le sujet reste tout de même ardu.

Alors on peut suivre la proposition de Forrester :

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S’agissant des bénéfices directs et indirects je pense la liste très complète. Cela suffit il pour autant ? Non. Car si nous savons expliquer comment des actifs intangibles contribuent au processus de création de valeur, nous ne savons pas expliquer a priori dans quelles proportions. Prenons par exemple le cas de Cisco, Chambers est capable de nous donner un ROI chiffré en termes de capacité de conduite de projets et dans les termes financiers qui en découlent mais je doute fort qu’à l’heure de prendre la décision de se lancer dans un tel projet il ait eu devant les yeux quoi que ce soit lui annonçant que de tels résultats allaient être atteints mécaniquement, avec certitude.

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Les tags et le social networking favorisent l’adoption de l’entreprise 2.0

Je parlais ici il y a quelques mois d’initiatives 2.0 en cours en interne chez Accenture. Un article de socialcomputing magasine permet d’en savoir plus.

Il en ressort que les nouveaux usages sont véritablement “tirés” par les fonctions de tags et de social networking.Un excellent début selon moi mais il n’en reste pas moins que quelques esprits chagrins ne l’entendent pas de cette oreille : Tom Mandel (un autre ponte de l’entreprise 2.0) ne manque donc pas de s’inquiter que l’on s’éloigne ainsi des problématiques collaboratives.

Si vous ne le devinez pas, je commence à être quelque peu exaspéré par tous ces experts auto désignés qui se battent pour défendre “leur” conception de l’entreprise 2.0 en perdant de vue l’essentiel : quels sont les objectifs et les besoins de l’entreprise, que cherche t-elle à faire émerger prioritairement, quels sont les usages qui, dans le contexte d’une entreprise, d’une communauté précise avec sa  culture propre, sont à développer prioritairement et qui serviront de piliers au reste ?

Je pense déjà que si l’entreprise 2.0 a à voir avec la collaboration, la collaboration n’est pas son but ultime, c’est un but parmi tant d’autre. J’ajouterai, comme je dis ici (et comme je le développerai dans un prochain billet) que la collaboration dans son acception la plus commune a vécu, et que l’avenir nous amènera à nous pencher davantage sur ses héritiers qui sont participation et synergies.

Si le fondement d’une bonne collaboration est la connaissance de l’autre (et donc la confiance), il est logique que le social networking et les échanges soient la phase préliminaire qui amène à la collaboration. On est donc sur la bonne voie. On peut également considérer que le tagging est une première forme d’usage collaboratif. Bref qu’on est ici en route vers la collaboration et qu’il ne sert à rien de pinailler.

Les usages web 2.0 professionnels seront portés par les générations futures

accentureOu, si vous préférez, il est d’ores et déjà essentiel de se doter des outils avec lesquels les futures vagues de jeunes diplômés seront infiniment plus utiles, qui permettront de mettre à profit tout leur potentiel.

C’est en effet en observant ses enfants adolescents que Donald Rippert, Chief of Technology Officer chez Accenture, a eu une révélation sur le futur de l’outil informatique en entreprise. On y apprend incidemment qu’Accenture lance en interne une plateforme Web 2.0 inspirée de Facebook sur son intranet.

Voir l’article d’IT business. 

Et puisque tout ceci nous rappelle que ce sont les usages qui feront la différence, allez donc lire ce billet de Louis Naugès relatif au Colloque de L’ANDESE en Sorbonne. Tout y est, une référence comme à son habitude.

L’information mise à disposition des managers est inutile

rechercheC’est ce que nous dit une étude Accenture (via Toby Ward). Pire encore : il est plus facile de trouver des informations valables sur ses concurrents que sur sa propre entreprise, voire son propre service. Voilà qui est probablement source d’une efficacité accrue. Une situation totalement ubuesque mais qui n’est que le strict reflet de la réalité. L’étude a été menée aux Etats-Unis et en Grande Bretagne mais je ne doute pas qu’on arrive à des résultats sensiblement similaires dans nos notre belle contrée.
Passé ce premier constat volontairement grinçant, regardons de plus près le contenu de l’étude en question…et livrons nous à quelques commentaires. [Read more...]

Le facteur humain garant de la pérennité d’une entreprise

Ca n’est pas moi qui le dit, c’est Benoit Genuini, ex-président d’Accenture France.

La phrase exacte est

La pérennité d’une entreprise ne se construit pas sur des résultats trimestriels mais sur le facteur humain“. (Le Figaro – Entreprises et Emploi – 16/01/2006).

Confidence instructive d’un ingénieur qui a longtemps baigné dans le process et la réorganisation. Confirmation surtout qu’au delà d’une vision purement comptable et chiffrée à court terme il faut s’attacher à maintenir la performance dans l’avenir et par conséquent travailler le facteur adhésion du capital humain.

C’est vrai: on peut avoir les meilleurs résultats aujourd’hui, si demain l’investissement personnel baisse, que vos collaborateurs n’ont plus envie de donner leur maximum pour l’entreprise, que les meilleurs vont voir ailleurs, toutes les prouesses opérées en termes de re-engeneering auront été vaines.