Mon ancienne école a lancé il y a peu un réseau social destiné à ses anciens élèves. Cela fait maintenant quelques années que j’attendais cela car il me semble que cela va vraiment dans la logique des choses.
Il n’y a pas si longtemps que ça, la plus value qu’apportait une association d’anciens était de faire partie de l’annuaire et éventuellement, pour ceux qui habitaient au bon endroit, de participer aux réunions. L’occasion pour les jeunes de se rendre compte que leurs ainés avaient réussi et de se sentir fiers d’intégrer l’annuaire en question, la possibilité pour eux de solliciter les dits anciens, et l’opportunité pour les anciens d’aider leurs successeurs à avancer ou de se faire harceler de demande de coups de pouce de ces mêmes successeurs en temps de crise selon la manière dont on voit les choses.
Avec le temps le fait de faire partie d’un annuaire ne suffisait plus. Il devenait essentiel d’apporter un plus. A l’heure d’internet, faire partie d’un annuaire papier, voire d’un annuaire en ligne pour les plus évolués ne répondait plus aux besoins ni des dits anciens ni du marché du travail. Il fallait donner plus, avoir une vision plus dynamique de l’annuaire d’anciens, stimuler son activité et les échanges en son sein. L’annuaire devait donc devenir réseau. Ce qui n’était ni plus ni moins que la transposition de la réalité à une échelle supérieure permise par internet : un ami me disait à l’occasion “tu vois il y a l’annuaire, c’est ce qui nous est commun à tous, et le réseau c’est pour ceux qui se connaissent déjà, font des trucs ensemble”. Désormais le réseau allait être ouvert à tous, sans contrainte de temps ni de lieu.
C’est donc avec joie que j’ai appris l’ouverture de ce réseau. Mais cela fait quelques semaines que je dois aller le visiter. Ou quelques mois. Peu importe. En fait ce que j’appelais de mes vœux depuis des années et qui vient d’arriver n’est visiblement pas dans mes priorités et fait partie des choses que chaque jour je remet à plus tard. J’en suis arrivé à me demander pourquoi ?
Le concept d’entreprise étendue vous est certainement familier. Il s’agit, pour faire simple, de considérer que l’entreprise n’est plus une entité strictement coupée de l’extérieur par des frontières qui en définissent les limites. Par opposition à une notion qui voudrait qu’il y ait l’entreprise d’une part, et ses clients, partenaires, fournisseurs d’autre part, la notion d’entreprise étendue suppose que l’entreprise, dans un soucis d’efficience, se doit de collaborer davantage avec ces “extérieurs” quitte à les inclure “virtuellement” dans son périmètre lorsqu’il s’agit de mettre au point des processus de communication, de décision, de partage d’information. A titre d’exemple on est plus efficace en associant ses clients et ses fournisseurs à la définition de ses nouveaux produits. C’est de cette manière que de nombreux systèmes d’information sortent du périmètre de l’entreprise pour davantage d’efficacité (une commande chez l’un entraine des pré commandes en pièces détachées ou matières premières chez ses fournisseurs et les fournisseurs de ses fournisseurs par exemple…)
L’association des anciens d’HEC vient de mettre en ligne
Une réflexion qui tombe bien dans le contexte du
Je vous parlais
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