L’entreprise 2.0 pour développer le capital humain au service de la stratégie

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, étant donné que le trio capital humain, informationnel et organisationnel contribuent à l’efficacité de tous les processus formels directement associés à la création de valeur, il nous reste maintenant à nous demander en quoi tout ce que l’on met en “vrac” dans ce grand sac qu’est l’entreprise 2.0 peut aider l’entreprise à développer ces différents gisements de valeur. Ou pour être plus clair, comment l’entreprise peut s’appuyer sur ce que recouvre l’entreprise 2.0 pour arriver à ses fins.

En commençant par une mise en garde qu’il me semble utile de faire : par entreprise 2.0 j’entends la définition “large” qui inclut également les pratiques managériales et la culture qui va avec, en plus des outils. Tout le monde sait ce que je pense de la définition “officielle” qui est l’”utilisation d’outils du web 2.0 au sein de l’entreprise”, qui amène à réduire l’entreprise aux outils en oubliant l’organisation, les règles, la culture, les hommes. On voit bien à quoi la culture techno-centrée nous a amené de tous temps et et préfère m’appuyer sur une notion plus large qui considère l’entreprise dans son ensemble, avec toutes ces composantes.

J’ajouterai que mon propos est de savoir comment l’entreprise 2.0 contribue à….et en aucun de prétendre que l’entreprise 2.0 est auto-suffisante en la matière. Il est évident que cela va conjointement avec ce qui existe déjà au sein de l’entreprise.

Première étape donc : le capital humain. [Read more...]

Créer une mémoire d’entreprise c’est raconter de belles histoires

Je crois à l’importance des “conversations” pour capter le savoir informel de l’entreprise, les best practices, tous ces éléments qui font partie du patrimoine des individus et qui ne peuvent être captés et restitués qu’en stimulant la mémoire de l’individu, en fonction du principe selon lequel la forme la plus accessible de connaissance est la conversation.

D’où l’intérêt de mettre en place les outils qui permettent ces discussions ouvertes et leur stimulation a une grande échelle, ainsi que leur capitalisation.

C’est d’ailleurs le plus souvent sous l’angle des best practices et de ce qui sert immédiatement à supporter la fonction business que j’envisage ce transfert. Je pense qu’il n’y a pas grand chose à ajouter sur ce point précis à tout ce que j’ai déjà pu dire par ailleurs.

Mais cette note de Scott Monty m’a fait penser à une autre dimension qui donnerait toute sa dimension à la notion de mémoire d’entreprise, allant au delà du management du savoir pour intégrer la dimension de la culture d’entreprise. [Read more...]

Comment Danone fait de sa culture un levier de performance

Je vous avais dit, il a quelques temps de cela, que j’étais invité à participer à un évènement chez Danone. Le point d’orgue en a bien sur été la final de leur business game “Trust“, mais en amont nous avons la possibilité de discuter avec les gens de la DRH qui nous ont expliqué le pourquoi du comment, et surtout toutes les implications d’une bonne prise en compte de la culture d’entreprise;

J’en profite pour remercier les gens de chez Danone : prendre le temps de discuter en toute transparence pendant plus d’une heure, au calme, avec 4 ou 5 blogueurs n’est pas chose aisée et je les remercie de l’avoir fait. Merci donc Christine Gas (Directrice Communication RG), Pierre Deheunynck (Senior VP développement des hommes et des organisation) et Muriel Pénicaud (DGRH) pour avoir aussi bien pris soin de nous…ainsi qu’Alix Lepeytre pour nous avoir servi de guide.

Je vais tenter d’être synthétique…avec 5 pages de notes ça ne va pas être chose simple. [Read more...]

La connaissance se capture au fil de l’eau

On a longtemps échoué dans la capitalisation de la connaissance car on en faisait une tâche en tant que telle alors qu’elle doit se faire au fil de l’eau.

On a longtemps demandé aux individus de prendre du temps pour donner l’information, ce qui n’a pas fonctionné pour des raisons que tout le monde connait. Ce qu’il faut c’est organiser une captation de l’information en temps réel, c’est à dire intégrée aux tâches quotidiennes des individus afin de la rendre indolore.

Une des premières pistes, à mon avis, est de commencer par déplacer les flux existants vers des outils permettant capitalisation, partage et réutilisation. Pas de charge supplémentaire pour l’individu mais un gain au niveau de l’organisation. J’en parlais d’ailleurs ici.

Cela me semble d’ores et déjà fort adapté aux échanges concernant les best practices au quotidien…

En attendant, vous pouvez jeter un coup d’oeil à cette présentation.

L’art du transfert de best practices : If Only We Knew What We Know

Le transfert de best practices est un des enjeux clé de notre époque. Non qu’il n’ai eu aucune importance par le passé mais parce que le départ annoncé de la génération du baby boom conjugué à une transformation des activités de la plupart des salariés qui rend le savoir de moins en moins codifiable rend la chose de plus en plus critique.

“If Only We Knew What We Know” dresse un état des lieux des best practices en matière de transfert de…best practices et de knowledge management. J’apprécie notamment qu’y soient abordés les deux aspects de ce type de démarche : l’organisation à mettre en place (car rien ne se passe par hasard) et les outils qui supportent la dite organisation. Y sont également abordées les questions de coût et de ROI qui sont toujours sensibles sur ce genre de sujet…mais sans qu’émerge la formule magique qui réjouira les inconditionnels du “mathématisable et prévisible”.

Un autre point à noter : l’ouvrage de date de 1998 et on peut se demander si certaines propositions ne mériteraient pas d’être dépoussiérées dix ans plus tard. Les choses sont en effet abordées sous un angle Knowledge management classique et si on devine à certains moments les problématiques posées par la captation des savoirs informels le fait que l’outil de référence cité pour les savoirs de ce type soit…Lotus Notes dans sa version de l’époque laisse à supposer que l’on pourrait revisiter certains passages à l’aune des pratiques permises par le social software.

De la même manière, si je ne peux qu’applaudir la partie dédiée à l’animation de ces pratiques et l’attention portée à l’organisation et aux “change agents”, le transfert partiel du rôle de facilitateur d’un individu désigné vers la communauté pourrait également être étudié.

Bref quelques notions à creuser dans de prochains billets mais qui ne remettent en rien cause l’intérêt de l’ouvrage que je conseille a quiconque doit organiser la capitalisation et le transfert des meilleurs pratiques dans son entreprise. Car s’il est normal que certaines choses aient évolué en dix ans, les bases demeurent et il reste facile de traduire les pistes données dans le contexte d’aujourd’hui. Et on y trouvera également les arguments nécessaires pour faire bouger les choses autour de soi et convaincre du bien fondé de s’attaquer rapidement à cette question.

Si ça vous intéresse :If Only We Knew What We Know: The Transfer of Internal Knowledge and Best Practice

Les meilleures pratiques ne sont pas toujours les meilleures : ce sont celles qui fonctionnent

A l’heure où le transfert des meilleures pratiques (best practices pour les intimes) est au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises, les habitudes acquises s’avèrent être un frein réél.

Comment fait on ?

On identifie la meilleure solution apportée, dans l’entreprise ou parfois à l’extérieur, chez les concurrents, à un problème donné et on l’applique. Simple me direz vous.

Le seul hic c’est qu’aujourd’hui personne ne rencontre exactement le même problème. Ou plutôt on se rend compte que dans des activités qui ne sont plus aussi “répétables” que par le passé, des faits semblables peuvent avoir des causes totalement différentes. Les solutions globales montrent donc leurs limites et on se rend compte qu’à problème contextualisé correspond une réponse contextualisée. En raison d’un contexte social et culturel différent, d’une culture différente, des circonstances spécifiques d’une relation client données, on appliquera pas la même solution à Paris, Marseille, Moscou, New York ou Pekin.

Problème : si on ne peut implémenter une seule solution, comment faire pour implémenter une solution différente à chaque problème ? Et l’on se rend compte qu’une pratique n’est la meilleure que dans un cas donné.

La solution c’est de mettre à disposition un ensemble de solutions à un problème pour permettre de choisir celle qui s’applique le mieux. Mieux encore, se focaliser non plus sur la réponse mais sur la réflexion qui a permis d’y arriver. Et permettre donc les échanges afin de transmettre ce type de transfert, contextualisé, qui est le propre du Peer to Peer Learning. Ce qui signifie identifier des solutions mais surtout les personnes qui les ont mises en place.

La fin du “one size fits all” (ou solution taille unique pour tout le monde) risque fort de transformer le mécanisme souvent défaillant de transfert de meilleures pratiques en mécanisme de social learning. Et l’implémentation en discussions.

Les meilleures pratiques de l’intranet

intranetAvenue A / Razorfish vient de publier un rapport sur les Meilleures Pratiques de l’Intranet. Vous pouvez vous le procurer gratuitement ici. Considérant l’intranet comme ayant vocation à devenir le lieu privilégié de échanges sociaux dans l’entreprise (intranet social ou intranet 2.0 comme vous voulez…) j’ai de plus eu une excellente surprise en lisant le sous titre du rapport: “A User-Driven Web 2.0 perspective”.

Une petite vue à chaud de ce rapport que je vous conseille vivement de télécharger. Je reviendrais sur certains points après une lecture approfondie.
- des aspirations émergentes: l’évolution d’internet amène les employés à attendre autre chose de leurs intranets. Ils les veulent user-centric, accessibles et simples d’utilisation comme ceux qu’ils utilisent hors travail (web 2.0)

- en laissant les employés organiser seuls leur espace de travail et leurs outils on envisage un gain de productivité sur le long termen grâce à l’utilisation de nouveaux outils quand bien même on concède un risque à court terme sur la sécurité.

- pour répondre à ces attentes et augmenter la productivité, les entreprises doivent comprendre l’intérêt de ce risque et s’inspirer des best practices de ceux qui sont d’ores et déjà inscrits dans cette logique.

- Notion d’intranet maturity framework: évaluer un intranet sur les critères suivants: implication du management, gouvernance, besoins des utilisateurs, user experience, technologie employée, formations mises en place, adoption, critères de mesure du retour sur investissement (ROI) [Read more...]