Le Guide 2008 du blog d’entreprise vient de sortir : le corporate blogging a son Gault & Millau

Les entreprises qui veulent développer leurs relations avec leurs clients, partenaires, futures recrues, bref avec leur écosystème explorent de nouvelles voies, celles qui les fait passer de l’ère de la plaquette sur papier glacé dépeignant un monde idéal mais froid, sans saveur, et aujourd’hui peu engeant et impliquant pour un lectorat en quête de transparence et d’authenticité, à l’ère de la conversation qui fait du lecteur un partenaire dans l’échange.

A ce titre plusieurs pistes sont explorées, au nombre desquelles les blogs d’entreprise. On ne parle pas ici du blog évenementiel, du “one shot” à finalité marketing, mais bien d’un canal pérène entre l’entreprise, ses dirigeants, et leur environnement. Une tendance relativement mure outre atlantique mais qui commence à peine à acquérir ses lettres de noblesse en France grâce à des acteurs nouveaux comme Blog Angels. Reste qu’on voit tout et n’importe quoi en la matière, de l’initiative modèle, chef d’oeuvre de transparence, d’efficacité, qui permet de donner une réelle valeur business à ces échanges entre l’entreprise et son environnement, au pur charlatanisme marketing, au ciblage raté, au ton qui ferait passer la Pravda des grandes années pour un exemple de liberté éditoriale.

Bref, guère facile de s’y retrouver pour qui voudrait comprendre avant de se lancer. C’est tout l’intérêt du Guide 2008 du blog d’entreprise, que l’on doit justement à Blog Angels, qui présente les initiatives les plus remarquables en la matière sur la base d’une grille d’analyse fort complète. C’est du concrêt, exemples à l’appui, et pas un énième blabla. Trois catégories sont abordées : blogs “produit”, blogs de dirigeants, blogs rh.

Bravo à Hervé et ses comparses pour ce remarquable boulot. Hervé que j’ai eu la chance de rencontrer il y a près de trois ans lors de ce qui fut la première expérience de blogs d’entreprise à vocation interne dans une grande entreprise française (Dassault Systèmes), projet dont il fut un des piliers,  et dont la compréhension du monde du social média, que ce soit à finalité “organisationnelle interne” ou “communication externe” ne cesse de m’impressionner depuis. Chapeau Monsieur.

Vous pouvez acheter le guide en version numérique ou papier en cliquant ici.

Avec le désormais célèbre “pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires”, vous voici désormais parés pour vous faire votre religion en la matière et vous lancer. Le fait de trouver, enfin, des ouvrages de référence en langue française qui sont finalement trop peu nombreux dans ma bibliothèque est également un réel motif de plaisir (simple clin d’oeil à ceux qui me font remarquer que 98% des livres que je recommande sont en anglais…)

Le Web 2.0 frappe aux portes des entreprises

Je l’avais mis dans mes bookmarks hier soir mais finalement un petit billet sur le récent sondage TNS Sofres sur l’attitude des français face au web 2.0 s’imposait. Les résultats sont suffisamment éloquants pour pratiquement me surprendre moi-même.

Je passerai sur la partie qui traite des habitudes à titre privé pour me concentrer sur les attentes vis à vis de l’entreprise :

Attention, toutefois de ne pas s’emballer : les chiffres qui suivent concernent la population utilisatrice du web 2.0 en France, soit tout de même 58% de la population. Je pense que c’est d’ailleurs supérieur : les “connaisseurs” savent dire qu’ils utilisent une application web 2.0, mais combien en utilisent sans le savoir ?

Bref 76% (de ces 60%) sont favorables à la création de blogs d’entreprise pour que les salariés s’expriment. Un ange passe. J’aimerai tout de même savoir ce que cela recouvre : s’exprimer vers l’extérieur sous la banière de l’entreprise comme chez IBM, Microsoft ou encore SUN, ou en interne ? Bref la demande est bel et bien là.

Reste à en comprendre la motivation. S’exprimer oui mais sur quoi. J’aurai aimé que la question soit posée : pour prendre la parole stricto sensu ou pour travailler plus efficacement ? Quoique la question ne se pose peut être pas ainsi : l’employé saura tirer parti d’une meilleure fluidité et transversalité de l’information et développer les pratiques nécessaires dès lors que ça lui simplifie les choses ce qui, dit de manière politiquement correcte, augmente sa productivité. [Read more...]