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Capital-humain | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Balanced Scorecard (BSC), création de valeur et entreprise 2.0 : qui peut m’aider ?

Mes réflexions du moment me mènent à un endroit où à la fois ma connaissance (et peut être même ma compétence) atteint ses limites et au sujet duquel je ne trouve pas (ou pas assez vite en fonction de mon temps disponible) d’informations pertinentes.

Alors je vous pose les questions en vrac et si quelqu’un peut amener des éléments de réponses qu’il ne s’en prive pas. En tout cas j’ai vraiment besoin de vous :

• Connaissez vous le pourcentage d’entreprises qui utilisent le balanced scorecard pour leur planification stratégique ? (En France, ou dans le monde peu importe…)

• Savez vous si elles traitent équitablement les différents axes du BSC ou en délaissent certains au profit des autres ? Et lesquels ?

• Si vous elles ne les prennent pas équitablement en considération, peut on noter des différences de performances à court, moyen, et long terme par rapport à celles qui donnent une égale importance à tous les composants ?

• Savez vous si celles qui traitent consciencieusement la partie “customer perspective” ont plus tendance que les autres à utiliser le web 2.0 dans ses relations avec leurs clients ? Et, inversement, si celles qui utilisent le web sont plutôt des entreprises qui utilisent le BSC ou non ?

• De la même manière, si celles qui traitent consciencieusement la partie “Human capital perspective” sont plus enclines à se lancer dans des projets de type “enterprise 2.0″. Et si celles qui initient de tels projets sont plutôt pilotées via le BSC ?

Merci d’avance !

L’économie change, et l’entreprise ?

fotolia_1200485.jpgJe vous parlais il y a quelques jours d’un rapport McKinsey qui mettait en avant l’importance des interactions dans la réussite des entreprises demain. Dans la même tendance je ne peux que vous conseiller le rapport sur l’économie de l’immatériel dont j’ai eu connaissance par un excellent article du Figaro de ce week end et que vous pouvez consulter ici.

Au fond cela tombe bien car c’est un sujet que je comptais aborder dans les jours à venir, car je pense qu’à l’heure actuelle, la prise de conscience de la nécessité pour les entreprises de faire évoluer leurs modèles internes requiert une autre prise de conscience, celle que l’économie et l’environnement évoluent, que la production et les profils des collaborateurs également, et qu’on ne fera pas fonctionner l’entreprise de 2010 comme celle de 1990 qui finalement restait vaguement campée sur un héritage post industriel mais sans remise en cause profonde.
Que nous dit on ?

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L’entreprise étendue dans toutes ses dimensions

reseauLe concept d’entreprise étendue vous est certainement familier. Il s’agit, pour faire simple, de considérer que l’entreprise n’est plus une entité strictement coupée de l’extérieur par des frontières qui en définissent les limites. Par opposition à une notion qui voudrait qu’il y ait l’entreprise d’une part, et ses clients, partenaires, fournisseurs d’autre part, la notion d’entreprise étendue suppose que l’entreprise, dans un soucis d’efficience, se doit de collaborer davantage avec ces “extérieurs” quitte à les inclure “virtuellement” dans son périmètre lorsqu’il s’agit de mettre au point des processus de communication, de décision, de partage d’information. A titre d’exemple on est plus efficace en associant ses clients et ses fournisseurs à la définition de ses nouveaux produits. C’est de cette manière que de nombreux systèmes d’information sortent du périmètre de l’entreprise pour davantage d’efficacité (une commande chez l’un entraine des pré commandes en pièces détachées ou matières premières chez ses fournisseurs et les fournisseurs de ses fournisseurs par exemple…)
Je qualifierai cette vision de l’entreprise étendue de “spatiale” par opposition à une vision “temporelle”.

Cette remarque me vient d’un article du Figaro (cahier entreprises et emploi, 11/09/2006 p13) que j’ai trouvé fort intéressant. On y parle en effet de structurer les communautés d’anciens salariés. Cela existe déjà dans certaines entreprises (le réseau des ex Procteriens est un des exemples les plus connus). Comme le dit Dominique Turcq de Boostzone, structurer ce réseau est une source de valeur importante pour l’entreprise: faciliter des recrutements, trouver une porte d’entrée chez des clients, faire un retour d’experience, éventuellement faire revenir un “ex” pour une mission spéciale…j’en oublie mais nombreux sont les cas où les anciens représentent, même partis, un gisement de valeur important pour l’entreprise. Sans oublier qu’un ex salarié peut devenir un futur fournisseur ou un futur client.
Si cette culture des “alumni” est très présente outre Atlantique, un travail tant d’évangélisation que de structuration reste à faire de notre coté de l’océan.

Une fois ce stade franchi peut on envisager qu’un jour les anciens garderont une certaine “entrée” sur l’intranet par exemple? Qu’ils resteront dans les annuaires internes “au cas où”? Un peu comme cela se fait de plus en plus dans les Grandes Ecoles où l’on garde son email, l’accès à certaines zones du réseau de l’école même après son départ (même si la problématique est totalement différente j’en conviens, tant en matière de risques que d’opportunités).

En tout cas une vision à ne pas perdre de vue lorsqu’on évalue le patrimoine de son entreprise: celui-ci comporte une dimension temporelle que même la rupture du contrat de travail ne rend pas caduque. De la même manière la prise en compte de la dimension “alumni” dans l’analyse du capital humain d’une entreprise est loin d’être neutre que l’on s’en serve pour évaluer sa propre entreprise, un fournisseur ou une entreprise dans laquelle on désire investir ou que l’on aide à investir.