Quel périmètre pour un réseau social d’entreprise ?

Vous vous souvenez sans doute de mon article sur les réseaux mixtes et de celui sur la pertinence des logiques d’entreprise 2.0 pour les PME. Dans les deux cas se pose en pointillé la question du périmètre des réseaux sociaux d’entreprise.

En effet dans le cadre d’une entreprise de taille petite ou moyenne, partant du principe que les contacts sont naturellement plus simples (ou supposés l’être, on a souvent des surprises), le bénéfice d’une solution permettant de mieux interconnecter les individus afin de dégager davantage de synergies semble a priori moins évident.

Ce qui nous amène au point que j’avais soulevé de manière générale pour toutes les entreprises : pourquoi les outils supposés favoriser collaboration et synergies s’arrêtent ils à la frontière des entreprises alors même que la valeur se crée (je vise spécifiquement le B2B) non pas purement en interne mais sur la zone de contact entre les équipes internes et les équipes du client.

L’expérience m’enseigne deux choses : la taille d’une équipe ou d’une entreprise ne permet pas de présumer de la facilité ou de la difficulté qu’ont ses membres de travailler ensemble et le point faible de nombre de processus se situe dans la connection intérentreprise.

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Etude sur les usages des TIC dans les entreprises françaises

Il y a une quinzaine de jours de cela j’ai été invité par Microsoft à assister à la présentation d’un rapport sur les usages des Technologies de l’Information dans les entreprises en France. Soit dit en passant vous ne pouvez imaginer quelle bien cela me fait de ne pas voir accolé le terme “nouvelles” à technologies de l’information, chose trop fréquente lorsque ceux qui entendent vous éclairer n’y connaissent rien de plus que vous.

Ceci étant dit j’étais intéressé par la chose pour plusieurs raisons:

• On parle beaucoup de la transformation des usages dans l’entreprise liée à l’arrivée d’une nouvelle génération de collaborateurs dans l’entreprise (generation Y, digital natives voire simplement “les jeunes de maintenant”) mais à part des observations éparses il n’y avait pas encore eu quoi que ce soit de réellement construit et exhaustif en la matière.

• La méthodologie était pour le moins neutre et exhaustive : on partait du général vers le particulier en démarrant par l’aspect sociologique, puis en quantifiant et qualifiant le tout pour arriver à des cas précis, le tout avec des partenaires spécialisés en la matière (Eranos, Added Value, Ifop et BearingPoint pour ne pas les citer).

Voyons donc ce qu’il en ressort.

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Gérer en période de crise

C’est le titre d’un dossier récemment paru sur le site de “La Jaune et la Rouge“, le réseau de l’école Polytechnique sur lequel Hervé Kabla avait attiré mon attention.

J’y retrouve quelques pistes particulièrement sensées :

• Urgence ne signifie pas manque de vigilance : l’état d’urgence amène à se focaliser plus que jamais sur le court-terme, un comportement dont on sait les bienfaits…à long termes. De plus le cloisonnement des entreprises et le contexte tendu amènent à une dégradation forte de la communication. Enfin la confiance aveugle dans les systèmes deconnecte les dirigeants de la réalité du terrain.

• Court termisme et perte de repères.. La logique contractuelle à court terme prive les individus de repères et la confiance disparait.

• L’innovation est une valeur de sortie de crise. Mais elle se devra désormais d’être coopérative et il s’agira de l’opérer au sein d’alliance, avec des partenaires. (Voir également ici).

• Les actifs immatériels sont une source de différenciation et de développement. L’entreprise doit les identifier et construire sa nouvelle stratégie dessus, en mettant également en place de nouveaux tableaux de bord appropriés à ce nouveau paradigme.

• Le numérique comme levier de transformation : l’entreprise sous-utilise les possibilités offertes par les nouvelles technologies afin de se réinventer par frilosité et peur de changer d’ère.

• Il est essentiel de maintenir le lien avec son ecosystème en temps de crise, sachant que jamais la volatilité ne sera aussi importante et que l’opinion publique sera sans cesse en train de décrypter le moindre signal. Maitriser sa communication et l’information demandera d’utiliser des outils adaptés à cette nouvelle forme de communication transparente.

Des entreprises en réseau pour créer davantage de valeur

Dans un monde ou tout va vite et où l’homme et la connaissance sont les ressources rares, les entreprises vont être de plus en plus souvent amenées à regarder hors de leurs murs et tisser des synergies avec l’extérieur pour rester compétitives.

J’ai souvent abordé la question ici sans l’angle du crowdsourcing, une démarche qui consiste à associer le grand public à son process d’innovation, selon la même logique que celle qu’on peut appliquer à des partenaires.

Ce sont souvent des logiques gagnant gagnant car chacun à à apporter à l’aure et finalement peu à perdre. Par contre dès lors que deux entreprises sont éventuellements concurrentes celà change tout. Et pourtant…lorsque nécessaire, la coopétition a des vertus plus que bénéfiques.

Quoiqu’il en soit, l’importance des alliance va aller crescendo et il va falloir apprendre à travailler à la fois avec ceux qu’on voyait comme des partenaires mais parfois même avec l’ennemi, ou celui qu’on a fait passer pour tel pendant des années en pensant que le renfermement sur soi et la construction de murs bien placés étaient une bonne recette pour réussir.

Oui mais voilà, dans nombres secteurs la pression sur l’innovation, la nécessité d’aller vite, imposent d’aller vite, très vite. Et on rame plus vite à deux que seul. L’économie de la connaissance impose également souvent l’accès à une masse critique de savoirs pour commencer à développer de réelles synergies, et si on ne dispose pas de cette masse en interne le seul moyen de rentabiliser son capital humain est de développer des connections vers l’extérieur.

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Management de l’intelligence collective : la 2e édition est disponible

Comme je l’ai déjà écrit par ailleurs, la seconde édition de “management de l’intelligence collective“, d’Olivier Zara est disponible et je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil sur ce qui constitue l’ouvrage référence en la matière.

Cette édition a été entièrement revue et enrichie afin d’intégrer mes 4 dernières années de pratique et de recherche dans ce domaine. Vous trouverez dans ce livre :
- La présentation des enjeux : développement durable, pyramide du management, innovation participative, mesure de la performance collective dans une économie du savoir…
- Un guide pratique du manager de l’intelligence collective (outils, méthodes, diagnostics,…),
- Un guide pour les dirigeants et consultants pour la mise en œuvre opérationnelle de cette nouvelle gouvernance,
- De nombreuses études de cas : General Electric, Nixdorf, Groupe Altran, Crédit Agricole (Finaref), Temex, Synertal, WDHB,…

Etant donné que le livre a doublé de volume, j’ai organisé le contenu en 4 grandes parties. Si vous avez déjà lu la première édition, je vous conseille quand même de relire l’introduction du livre ainsi que la première partie car mon approche de l’intelligence collective a beaucoup évoluée depuis 4 ans ! Voici le sommaire détaillé : [Read more...]

Du travail au partenariat

De plus en plus de personnes se demandent à quoi ressemblera l’entreprise de demain. Bien malin celui qui pourra répondre à la question. Mais par contre il est des tendances qu’on ne peut ignorer : de la même manière que les baby boomers ont radicalement transformé les entreprises dans lesquelles ils sont entrés, les digital natives en feront de même avec l’entreprise d’aujourd’hui.

Un peu de prudence quand même : tout ce qu’on peut lire est un peu “surjoué” et nul doute que nos digital natives mettront un peu d’eau dans leur vin quant à certaines attentes dont ils se rendront compte qu’elles ne sont pas viables à long terme dans l’entreprise. Et tous ne sont pas non plus les mutants que l’on décrit. Mais il n’en reste pas moins qu’une tendance lourde de dessine.

Je mettrai également cette évolution en face d’un autre phénomène dont je parlais il y a peu : le risque (ou l’opportunité) de voir, pour des raisons économiques (coût de l’acquisition d’information) et sociologiques (meilleure valorisation individuelle) les individus se positionner à l’extérieur de l’entreprise, comme partenaires, prestataires, là où avant ils étaient salariés. Quand on met regarde cela à l’aune de ce que nous dit Gilles Martin sur la notion de temps de travail, on peut en tirer quelques perpectives.

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Innover c’est la santé

Premier point dont j’aimerais vous parler suite à la convention du MEDEF, l’impératif d’innovation. Une problématique que je vais lier ici aux questions d’intelligence économique car une bonne logique de benchmarking amène aussi à aller voir ce qui se passe à l’extérieur de la membrane de l’entreprise.

J’ai choisi ici de vous présenter trois vidéos. Les deux premières traitent de l’innovation en tant qu’enjeu non pas seulement pour l’entreprise stricto sensu mais pour tout l’écosystème entreprenarial européen : lorsque la performance de vos partenaires voire de vos concurrents contribue à votre propre performance. La troisième traite de l’intelligence économique vue comme source d’avantage concurrentiel, portée par le travail en réseau et l’utilisation de la connaissance.

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L’efficacité passe par la relation

Il est des phrases qui attirent l’oeil et que l’on veut faire partager. Si celle-ci pouvait favoriser une certaine prise de conscience j’en serais très heureux.

“Alors que le taylorisme était bâti sur un idéal de zéro-communication, la “nouvelle productivité” est directement liée à la capacité de coopération entre toutes les parties du système de production, depuis l’amont jusqu’au client[…].L’efficacité est relationnelle. La productivité des opérations fait place à une productivité des interfaces.”

Pierre Veltz dans Des Territoires pour apprendre et innover

Et quand je dis que l’avenir de l’entreprise n’est ni 1.0 ni 2.0 mais passe par de bonnes connections entre les sphères formelles et informelles on n’en n’est pas si loin non plus…

Via le consultant aux mauvaises pensées.