Cooptemploi, quand suivre n’est pas améliorer

cooptemploiUn nouvel acteur arrive sur le marché du recrutement par cooptation. Pour moi c’est une très bonne chose: la multiplication des acteurs crée une émulation dont bénéficie à coup sur la qualité du service. De plus un nouvel entrant propose en général les fondamentaux de ses concurrents + la nouveauté dont il espère faire un avantage concurrentiel.

Cooptemploi propose donc les bases que l’on trouve depuis quelques temps chez Jobmeeters et Cooptin + quelquechose….ça c’est la théorie.

Dans la pratique je suis plus que dubitatif:

- je crée mon profil….mais pas d’accès activé. Il sera validé “ultérieurement”. En fonction de quoi? A l’heure actuelle l’utilisateur d’un service n’a plus l’intention d’attendre le coup de tampon qui lui permet d’utiliser le dit service, surtout s’il s’agit d’un service gratuit à vocation communautaire.

- les offres: il y en a, je ne jugerai pas ce critère en raison de la nouveauté du service.

- les modalités…je ne comprend pas. Ok il y a des primes pour les coopteurs et même pour les cooptés. Là je ne vois pas trop l’intérêt. Merci d’avoir trouvé du boulot? Faire en sorte que le coopté choisisse cette proposition plutôt qu’une autre? Bof…pas convaincu. Et des primes pour le coopté 3 fois supérieures à la prime de cooptation ça ne tient pas la route. Quel intérêt ai-je à coopter un profil…à moins que je ne négocie avec lui une récrocession d’une partie de sa prime. En tout cas le système de la cooptation repose sur le rôle de l’intermédiaire…je ne suis pas sur que ça le motive beaucoup.
- Interface…lourde. Par contre un moteur de recherche d’offres sympa. A tester plus avant.

- Primes…en chèque Kadéos. Non promis, vous ne rêvez pas. Parce qu’ils ont trouvé un financement auprès des promoteurs de ce chèque? En tout cas si je reçois des pubs kadéos par mail dans les jours à venir je vous promet que je hurle. Demain je lance un site qui verse des primes en Miles Flying Blue et je lève des capitaux chez Air France

Après vérification c’est le système qui se pratique également ailleurs. Je trouve ça dommage mais au fond les acteurs font avec le contexte local et la législation en vigueur. Et ce d’autant plus dommage qu’en interne le coopteur est souvent payé cash et qu’à l’étranger cela pose moins de problèmes. Pourquoi ne pas valider en “open” un système qui fonctionne au sein des entreprises. En tout cas mea culpa sur ce point, c’est le legislateur qui fait mal les choses, pas les entrepreneurs.

Envie d’explorer davantage mais tant que mon inscription n’est pas validée je ne peux aller plus loin…et franchement une première impression vraiment mitigée. J’ai du mal de comprendre le modèle, son fonctionnement…

Vous l’aurez compris, et à mon grand regret, je ne suis guère convaincu. Ca sent le truc sorti trop vite, mal préparé. A moins que ce soit du manque de sérieux ce qui est pire.

Web et recrutement: des process en pleine mutation

Au début était l’annonce papier, le cv dactylographié et la lettre de motivation écrite de sa plus belle écriture avec la plume des grandes occasions. Je passe sur la révolution du CV sous traitement de texte car la tâche du recruteur n’en restait pas moins la même.

Première révolution: jobboards et candidatures électroniques. La diffusion de l’annonce se fait plus large donc on a plus de chance de trouver le profil idéal recherché mais en contrepartie les candidatures affluent et la qualité se noie dans la quantité. Bien sur des logiciels d’aide au tri de CV voient le jour mais à trop formater la recherche on passé à coté de celui qui a un an de trop, qui n’a pas fait la “bonne” école même s’il a plus que les compétences requises…. Bref a bien y regarder, si l’ère de l’e-candidature a simplifié la tâche du postulant (quoique d’autres effets induits négatifs comme la concurrence accrue par exemple, amènenent à tempérer cet avis), il me semble qu’elle n’ait finalement pas pour autant facilité la tâche du recruteur. Alors une relation perdant/perdant au final…pas à ce point mais tout de même…

Peu importe: on en a visiblement tiré les enseignements (en tout cas pour certains qui prennent là un train d’avance) et la seconde révolution du recrutement est en marche. [Read more...]