L’entreprise 2.0 c’est une entreprise avant d’être 2.0, et les outils sociaux sociaux sont des outils avant d’être sociaux. Tout cela pour vous dire que n’importe quel “truc 2.0″ se caractériste d’abord par une vision des modes d’intéraction et d’échange avant de se caractériser par des outils. Et une bonne vision peut permettre de remettre à plat une industrie bien old school sans en changer la finalité ni les traits essentiels.
Et la situation actuelle nous montre comment, une fois que “ce qui n’est pas changeable” connait une crise profonde malgré son infaillibilité supposée (souvenez vous du “on a toujours fait donc ça donc ça ne peut se faire que comme ça), on peut faire avancer les choses à condition de procéder à un vrai changement de paradigme.
Les banques n’ont plus d’argent ? Elles n’ont plus confiance ? Elles ne prêtent plus ? Elles ne se font même plus confiance entre elles ? Ajoutons à cela que le particulier ne fait plus confiance à la banque non plus et vous avez tous les symptomes d’un crédit crunch et ce d’autant plus que les médias ne cessent de nous rappeler que nous serons ruinés demain.
Alors bizarrement tout ce qui avant n’était que mathématique, basé sur la prévisibilité, l’évaluation cartésienne du risque et le scoring a prouvé ses limites on se remet à accorder de la valeur à ce qui n’en avait pas dans cette industrie : les gens, la confiance, et ce qui les sous-tend : l’existence de liens, d’échanges interpersonnels qui rendent cette confiance possible. Peut être une ébauche de réponse pour tous ceux qui sont convaincus que “échanger, réseauter et créer du lien ne font pas avancer le business”.
Dans le prêt aux particuliers on s’est donc focalisé sur le prêt en oubliant le particulier. Et bien, suivant la même logique que celle que je développais en introduction sur l’entreprise 2.0 et les outils sociaux, une tendance au retour vers le “particulier”, le people centrism, se dessine.

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