Les activités “in the flow” sont elles le remède aux freins culturels ?

L’importance de la dimension culturelle sur la réussite des projets “entreprise 2.0″ est désormais un fait reconnu par tous. Le sujet a été amplement débattu lors du dernier enterprise 2.0 summit de Francfort lors duquel j’ai participé à une table ronde sur le sujet. En dehors de ce moment précis de la conférence, ce fut un sujet qui a été présent dans de nombreuses discussions lors des pauses et des repas ce qui prouve qu’au delà du programme des interventions, c’est un sujet qui remonte naturellement à la surface.

Je me permettrai d’ailleurs un aparté sur le sujet. J’ai beaucoup appréciés que nos confrères d’outre-Atlantique commencent à vraiment s’interroger sur la question. S’il n’est pas rare de voir Dion Hinchcliffe participer à des événements en Europe et s’intéresser à nos “spécificités”, la présence de l’ami Gil Yehuda qui tenait “à voir de lui-même comment les choses se passaient en Europe et mieux comprendre notre contexte propre” (ce furent à peu près ses propres mots) était une excellente nouvelle. Sans compter tous ceux qui auraient aimé venir mais n’en ont pas eu la possibilité en raison de la proximité avec l’Enterprise 2.0 Conference de San Francisco. Bref, le fait que dans la foulée des échanges par blogs et twitts interposés, les deux rives de l’Atlantique commencent à davantage se mélanger, s’écouter et finalement l’idée émerge qu’il n’y a pas un modèle de déploiement unique qui, parce qu’il fonctionne dans la culture US se devrait de fonctionner chez nous aussi. Un projet international doit donc  prendre en compte toutes les spécificités locales. Il m’est avis que les échanges et les coopérations américano-européennes vont allez bon train en 2010…

Ceci nous a valu deux excellents billets de Gil (ici et ici) forts instructifs sur sa découverte du marché allemand et une réflexion poussée de Cecil Dijoux sur la spécificité française.

Pour revenir à la discussion qui a eu lieu sur le sujet, il nous a été évidemment facile de trouver de nombreux exemples où des questions culturelles avaient été de réels points de blocages. On parle ici de culture locale (pays voire région dans un pays), de culture d’entreprise ou même du problème de la langue qu’on évacue souvent d’un revers de la main (“Mais tous nos collaborateurs ont un excellent niveau d’anglais, pensez vous…”) et qui revient souvent comme un boomerang. J’ai également appris avec intérêt des gens de CSC qu’au delà de  l’”adoption” proprement dite, l’utilisation même des outils variait selon les pays et que sur une même plateforme, s’ils n’étaient pas moins actifs que les anglo-saxons, les allemands n’utilisaient pas forcément les mêmes outils et pas de la même manière.

Dans la série “la culture ça fait mal…” il n’était donc pas difficile de participer au concours de l’expérience la plus pénible. Mais au fur et à mesure que la conclusion approchait, il me semblait que quelque chose n’allait pas. Evidemment c’est un aspect primordial de toute projet…mais il y avait quand même de nombreux projets qui s’étaient bien passé. Certaines fois parce que la dimension culturelle avait été convenablement adressée, mais certaines fois également parce que la dite culture avait oublié de venir nous importuner. Et ça n’était pas forcément le fruit du hasard. [Read more...]