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économie | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Des dirigeants dans le brouillard

Pour sortir de la crise il importe de mobiliser les conseils d’administation afin de prendre les décisions adéquates. Rien ne neuf me direz vous. Sauf qu’il ressort de ce document de chez McKinsey que c’est tout sauf gagné.

Trois raisons sont avancées :

• les conseils d’administration obéissent à des procédures et des rituels immuables. Calendriers définis annuellement, documents et ordres du jour fixés de longue date.

Il peut sembler aberrant que les personnes qui président aux décisions statégiques soient ainsi enfermées dans de tels carcans mais telle est la réalité, avec les effets que l’on imagine en terme de réactivité.

• des modes d’intéraction non appropriés. Il s’agit souvent d’un moment de discussion consensuel, sans confrontation, où l’on se contente de valider ce qui a été défini en amont. Ca n’est en aucun cas une instance de réflexion d’où sortira une idée novatrice.

Il semble donc que les seules raisons qui peuvent amener un board à devenir tumultueux sont des logiques de pouvoir, pas des logiques stratégiques.

• Le fait que la majorité des membres soient peu en prise avec l’économie réelle. Ils préfèrent adopter des stratégies de “conservation” en attendant que les choses passent sans essayer de reprendre l’initiative.

As a result, they will find themselves struggling to withstand tough conditions and badly positioned in the new environment.

Conclusion de McKinsey : il faut leur apprendre à abandonner les idées reçues, à penser autrement afin de trouver les moyens d’une stratégie qui ouvre sur l’avenir au lieu de se scléroser sur le présent. Tout l’inverse d’une demi-stratégie donc.

De l’intérêt d’assister au “Web08″


La nouvelle édition de la conférence organisée par Loïc Le Meur se tiendra à Paris les 9 et 10 décembre prochains. Et plus que jamais c’est l’endroit où il faudra être en cette fin d’année 2008.

Pourquoi ?

Parce que, après avoir toujours trouvé autre chose à faire les autres années j’ai décidé de m’y rendre. Un peu léger comme raison ? Je l’avoue. Par contre les raisons pour lesquelles je m’y rend risquent de ne pas laisser indifférents.

• Parce que ce sera l’occasion de prendre la température du marché. Enfin plus que la température du marché, de mesuré le degré de maturité de ses acteurs. Je m’explique. Par manque de temps et d’intérêt j’ai toujours eu pour principe de ne pas trop m’attarder sur les évènements orientés B2C (non qu’ils n’aient pas d’intérêt mais parce que ça n’est pas, et de loin, mon centre d’intérêt principal). Cette fois-ci, en dehors du fait que les acteurs du monde B2B seront relativement présents, il importera d’être attentifs aux discours, de voir dans quelle mesure le nécessaire virage vers la création de valeur aura été compris et appréhendé. Fini les discours angéliques : il y a les services et les business models qui permettent de gagner de l’argent et ceux qui font joli. Bref il y a ceux qui créent de la valeur et pour lesquels on sera prêt à payer et les autres. Une page est en train de se tourner et le Web08 sera une des premières occasions de savoir qui lit le livre dans le bon sens.

• Une forte dimension sociétale. Ca a toujours été la marque de fabrique des conférences de Loïc mais cette année il a mis dans le mille. Sans le faire exprès, soit, à moins d’avoir été devin, mais le timing est parfait. J’avais déjà prévu de traiter le sujet dans une note prochaine mais voici un avant gout de ma réflexion. Le thème de la conférence est “Love”. Loin de mes histoires de ROI je le concède, mais bizarrement une valeur qui comptera dans les temps qui viennent. Lorsque les individus, le entreprises, perdent confiance dans un modèle économique mais qu’il faut malgré tout s’en sortir le “lien” est la valeur refuge. Souder les équipes, créer une proximité avec ses clients : quand la logique et le rationel déraillent il ne reste plus que des choses quelque peu irrationnelles mais Ô combien motrices pour essayer de recoller les morceaux qui peuvent encore l’être. Bref, dans un monde en quête de repères, de nouvelles valeurs, quelque chose d’aussi dépassé et suranné que l’affection ou le lien qu’on peut développer pour son entreprise, son prochain, ses clients, un produit, que sais-je peut être le ciment qui préservera ce qui reste à sauver, voire celui sur lequel on pourra reconstruire quelque chose. Utopique ? Enlevez l’envie et vous vous rendrez compte qu’il reste plus grande raison de se lever le matin.

Prendre la tempéture de cette industrie, voire comment certains business models vont (ou non) muter tout en s’interrogeant sur l’impact que certaines valeurs profondément humaines peuvent avoir de manière directe ou indirecte sur les ressorts de la création de valeur, voici donc deux angles pour appréhender cette conférence qui, pour ces raisons, tombe à point nommé.

Quelque chose me dit que cette année le business prendra le pas sur le buzz et les effets d’annonce. Tant mieux, cela remettra les choses à leur place et permettra aux vrais projets de se dégager. Un dernier détail : la startup competition sera tout de même l’occasion de montrer aux sceptiques qu’il reste des vrais projets et des gens pour les suivre. C’est d’ailleurs ce qu me réjouis le plus en cette période, comparée à celle qu’on a pu connaitre en 2001 : il y a toujours de l’envie donc de la vie. Ca ne sera pas facile mais c’est souvent dans les périodes difficiles que naissent les plus belles pépites car elles apprennent le pragmatisme avant même d’avoir eu le temps de se voir trop belles.

Au fait. Qui de vous y va ?
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La logique sans bon sens mène à la catastrophe

J’ai assisté il y a peu à une remise de diplômes. Lors de ce genre d’évènement j’ai tendance à m’assoupir au moment des discours sauf que cette fois-ci j’étais très attentif au message qui serait délivré à des ingénieurs/managers/entrepreneurs qui allaient commencer à voler de leurs propres ailes à une époque où l’état de l’économie peut susciter quelque inquiétude pour ceux qui vont devoir se faire leur place dans une zone sinistrée.

Finalement j’ai apprécié le ton, le contenu lucide sans blabla ni autosatisfaction et j’en repars avec deux choses. Une idée d’ouvrage à me procurer et une phrase reprise in extenso comme titre de ce billet. Bon, je ne me souviens plus gère de la chute “ne mène à rien”, “mène au pire”… ? Je garderai le sens qui finalement seul importe : logique sans bon sens ne mène à rien de bon.

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Vivre l’entreprise : pour suivre l’information sur l’entreprise en Français

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’écrire quoi que ce soit sur la dernière université d’été du MEDEF. Cela viendra certainement un de ces jours (j’ai un long billet de synthèse en cours de préparation) mais le fait que je sois parti en vacances aussitôt l’évènement terminé m’a quelque peu deconnecté.

Je tiens toutefois à vous signaler une initiative fort intéressante mise en place par le MEDEF : il s’agit du site Vivre l’Entreprise, actuellement en version bêta. Il offre la possibilité à tout entrepreneur blogueur ou tout blogueur parlant de sujets en rapport avec l’entreprise d’y rassembler leurs contenus.

Je ne doute pas, qu’à terme, une fois que la vitesse de croisière aura été atteinte, on y retrouve tout ce qui se dit d’intéressant sur le sujet dans le web français.

N’hésitez pas à le consulter voire à y proposer votre propre flux d’information.

Quand la recherche de la performance vous amène à vous tirer une balle dans pied…ou pensées sur la financiarisation de l’économie et du management

Quelques idées en vrac que je vous livre brut de décoffrage. Tout est parti d’un échange de mail.

Moi : “mais vous avez des projets 2.0 dans ton entreprise”

Lui (ton désabusé): “pff non…on est bien trop concentrés sur le présent pour de telles préoccupations à long terme”

Echange classique, mots très (trop) souvent entendus. On entend souvent également “on a pas le temps”, “on est pas prêts”, “mais quel est le bénéfice”…mais au delà de ça quelles réalités cet échange a priori anodin recouvre t’il ? Il s’agit en fait de nombreux postulats qui au fond sont autant d’éléments bloquants pour l’entreprise. Loin de moi l’idée de dire qu’ils ne sont pas fondés, bien au contraire ils le sont le plus souvent. Ce sont parfois les conséquences qu’on en tire qui amènent à des comportements pour le moins surprenants.

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L’immatériel a une vraie valeur (non comptabilisée) pour l’entreprise

images2.jpegLa transformation que vivent les entreprises aujourd’hui impose aux décideurs de petites gymnastiques dues à la remise en cause de modèles de raisonnements avec lesquels tout le monde avait ses petites habitudes. Par exemple donner une valeur comptable à du qualitatif ou encore reconnaitre et valoriser l’immatériel.

Sur ce second point Ernst&Young vient de publier une étude fort intéressante que je conseille à tous ceux qui ont du mal de franchir le pas intellectuellement ou qui ont peur de se faire rabrouer par leur hiérarchie dès lors qu’ils proposeront d’investir sur de l’intangible (Merci à b-r-ent pour l’info).

Que faut il en retenir ? [Read more...]

Manager les travailleurs du savoir

manager les travaileurs du savoirLes travailleurs du savoir, autrement dit knowledgworkers, sont de plus en présents dans nos entreprises, quitte à devenir omniprésents dans certains secteurs ou services. Ils sont le fruit de l’évolution même de nos entreprises vers l’économie du savoir. Il s’agit donc d’un formidable atout mais ils posent, aujourd’hui, autant de problèmes qu’ils en résolvent.

Tout chez eux diffère de ce qu’on a connu jusqu’à présent : leur mode de fonctionnement, les tâches qu’on leur assigne, leur rapport au temps, à l’autonomie et à l’entreprise, ce qui les motive… Les méthodes de management et les indicateurs issus du post-taylorisme ne leurs sont pas adaptées ce qui crée frustration et incompréhension réciproque dans nombre d’organisations. Et un différentiel gigantesque entre la valeurs qu’ils peuvent créer et celles qu’ils apportent vraiment.

Pour faire le point sur ces “nouveaux travailleurs” (en fait pas si nouveaux que cela…mais conscience qu’on en a est plus récente) je ne peux que vous conseiller cet excellent ouvrage qui fait le point sur les typologies de knowledgeworkers et donne des pistes pour en tirer le meilleur et les impliquer dans vos organisations. A lire pour tout décideur, manager amené à fréquenter des travailleurs d’un nouveau genre.

Charte pour une économie responsable, dynamique et rationnelle

Je ne suis pas un signataire de charte à tout crin et j’avoue que ce type de démarche focalisé sur la bonne conscience individuelle m’insupporte quelque peu. Mais tout principe supporte ses exceptions et je ne peux que vous conseiller de lire et signer la Charte pour une économie responsable, dynamique et rationnelle proposée par Marc Touati (ex chef économiste chez Natexis). J’aurai aimé un point sur la prohibition pure et simple du déficit budgétaire mais là j’en demande peut être trop.

J’en profite pour découvrir à l’occasion un site fort intéressant et vous conseille de regarder les vidéos hebdomadaires, on ne peut plus intéressantes et pertinentes.

Merci à Hervé pour l’info.

L’économie change, et l’entreprise ?

fotolia_1200485.jpgJe vous parlais il y a quelques jours d’un rapport McKinsey qui mettait en avant l’importance des interactions dans la réussite des entreprises demain. Dans la même tendance je ne peux que vous conseiller le rapport sur l’économie de l’immatériel dont j’ai eu connaissance par un excellent article du Figaro de ce week end et que vous pouvez consulter ici.

Au fond cela tombe bien car c’est un sujet que je comptais aborder dans les jours à venir, car je pense qu’à l’heure actuelle, la prise de conscience de la nécessité pour les entreprises de faire évoluer leurs modèles internes requiert une autre prise de conscience, celle que l’économie et l’environnement évoluent, que la production et les profils des collaborateurs également, et qu’on ne fera pas fonctionner l’entreprise de 2010 comme celle de 1990 qui finalement restait vaguement campée sur un héritage post industriel mais sans remise en cause profonde.
Que nous dit on ?

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Elisez votre livre économique de l’année 2006

C’est le Sénat qui propose aux lecteurs de voter pour le prix du livre d’économie de l’année 2006. Un site bien fait, la présentation des concurrents, on peut donner son avis et voter. Très intéractif…j’aime beaucoup.

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