Warning: strlen() expects parameter 1 to be string, array given in /homez.65/duperrin/www/wp-content/plugins/simply-exclude/simplyexclude.php on line 1449
Email | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Quand on veut prendre le collaborateur par la main il faut se souvenir qu’il n’en a que deux !

Peu importe que l’on prenne la chose sous l’angle du changement humain ou de l’adoption de nouveaux outils, partant du principe que le collaborateur ne se jette que rarement dans la nouveauté à corps perdu et les yeux fermés (et ce d’autant plus qu’on est dans un contexte professionnel), tout le monde comprend qu’il s’agit de prendre l’utilisateur par la main et de l’accompagner. Par contre la mise en œuvre de stratégies allant dans ce sens montre que fort souvent on ne sait pas où trouver la main que l’on veut prendre ou qu’on s’imagine, à tort, savoir où la trouver.

Concrètement cela signifie que loin du mythe du “multitasking permanent”, les collaborateurs se concentrent sur deux grands axes auxquels va l’essentiel de leur attention. Ca n’est pas une question de mauvaise volonté mais ils ne peuvent en faire plus de manière sérieuse et concentrée. Tout autre sujet est vu comme périphérique, non essentiel et les oblige soit à le traiter superficiellement soit à abandonner quelque chose d’important pour quelques temps avant d’y revenir ultérieurement et rattraper leur retard sur le sujet. Rien de spécialement agréable pour eux donc.

Au quotidien le collaborateur a une main dans son client email et l’autre dans les activités structurées et structurantes (appelons ça process, worklow etc…). L’un est son principal moyen de communication, le seul qui même mal utilisé le relie à tout le monde. L’autre ce qui est sa raison d’être dans l’entreprise, ce sur quoi il est évalué, ce qu’il est obligé de faire et bien faire avant de penser à quoi que ce soit d’autre.

On peut en tirer quelques premières conclusions en termes de conduite du changement. Puisque pour saisir une main il faut la prendre où elle se trouve, il est impossible de faire quoi que ce soit sans prendre en compte et la question de l’email dans le quotidien ou celle du lien entre la nouveauté et les tâches structurées. Tout autre angle d’attaque n’a aucune prise sur eux et est voué à l’échec. Il faudra ensuite être pédagogue et expliquer comment, avant tout, enlever leur main de là où elle est pour la mettre ailleurs ne les empêchera pas de faire ce qu’ils faisaient avant, ne les pénalisera pas dans quelque chose d’essentiel.

Tout autre démarche reviendrait à dire à un conducteur “ôtes donc tes mains de ton volant” sans lui expliquer qu’avant même de lui apporter quelque chose de neuf qu’il ne pouvait faire auparavant cela lui permettra a minima de diriger son véhicule aussi bien qu’avec son volant.

Cela n’est pas non plus sans impact technologique, que ce soit au niveau des entreprises qui implémentent voire conçoivent leur propre outil “2.0″ que ce soit au niveau des éditeurs qui proposent des solutions aux dites entreprises. Il y a un nombre incroyable d’acteurs sur le marché et, malgré que ce dernier soit en phase de consolidation, il semble en arriver chaque jour de nouveaux. Et chacun de proposer un angle d’attaque par rapport à tel ou tel type d’activité pour attirer l’utilisateur dans ses bras. La vérité est qu’il n’existe que deux angles valables et pas un de plus. Le reste n’est que discours marketing et si le verbiage peut être séduisant la confrontation à la réalité du monde de travail donne souvent un verdict sans appel.

Aucune solution ne peut s’implanter durablement à grande échelle dans l’entreprise si elle ne prend pas en compte un des points suivants (voire les deux) :

- intégration poussée avec le client mail. Cela peut se faire de différentes manières, de la plus simple (alertes, notifications) à la plus aboutie (widget dans le client, services partagés…).

- intégration avec les outils traitant les activités structurées (CRM, ERP, BPM etc…voire outils de GED). Interactions et conversations naissent souvent de la difficulté de résoudre une problématique business, et devinez où naissent ces problématiques pour le collaborateur lambda ?

On peut tenir une multitude de discours aux collaborateurs, leur proposer toute une kyrielle d’outils. La vérité est simplissime : qui refuse de s’attaquer et prendre en compte ces deux points d’entrée stratégiques parle un langage que le collaborateur ne comprend pas, lui pose des problèmes sans apporter de solution.

La mesure de la charge de travail sera-t-elle le problème du siècle ?

L’optimisation de la charge de travail a de tout temps été une préoccupation majeure de l’entreprise et plus encore des managers. Une charge trop importante par rapport à la capacité et c’est l’explosion programmée, une charge pas assez importante et c’est des ressources qui sont définitivement gâchées. Sans compter qu’il y a le travail planifié et le travail non planifié, celui qu’on confie à la dernière minute à qui peut pour faire face à un impondérable. Bref, dans tous les cas l’erreur d’ajustement finit par couter cher.

Dans une économie “industrielle” les choses sont plus ou moins facile à gérer. On connait la capacité de production d’une machine et l’impact des goulots sur les flux de production. Quant aux individus opérant des tâches manuelles standardisées dans un tel contexte on sait à peu près combien de temps il leur faut pour réaliser une chose précise à qualité constante. Quant aux impondérables, on sait jusqu’où pousser les machines et il est facile de savoir où elles en sont par rapport à leur charge optimale. Pour les individus, un simple coup d’oeil au stock d’en-cours devant eux donne une idée de la situation. Bref, dans un système de production ‘tangible’ il est aisé de savoir où on en est et quel est la marge de chaque agent soit par le biais d’indicateurs pertinents soit par un simple coup d’oeil dans dans atelier. Qui plus est, une simple observation suffit parfois pour avoir une idée de la situation.

Le passage à une économie de l’intangible rend les choses plus compliquées. D’abord parce que les choses sont de moins en moins linéaires et qu’il devient difficile de mettre en place un planning de production optimisé qui soit proche de la réalité. Les tâches deviennent des problèmes à résoudre, des solutions à trouver, et si on peut éventuellement déterminer des durées moyennes a postériori, le faire a priori, et plus encore de manière prévisionnelle relève du miracle. Et ce d’autant plus qu’en matière de “travail du savoir”, les notions de quantité et de qualité se mélangent à l’extrême. Voilà pour le prévisible (ou ce qui y ressemble). Pour ce qui est de l’imprévisible…comment savoir lorsqu’on affecte une tâche à quelqu’un qu’il aura le temps de l’effectuer avec le niveau de qualité requis dans les délais impartis ?

C’est ici une problématique qui touche à la fois à la performance productive et au management pur et dur. Une problématique dans laquelle nos outils moderne, s’ils sont une partie de la réponse, sont aussi la cause de problèmes nouveaux qui sont tout sauf négligeables. [Read more...]

Qu’est ce qui fait la valeur d’une information partagée ?

Comme je le dis souvent, on s’en prend souvent aux outils alors que c’est l’usage qu’on en fait qui est fautif. C’est souvent ce qui fait qu’on considère que l’essentiel du Spam reçu en entreprise l’est de l’interne, voire souvent de ses supérieurs.

Tout ça pour vous dire que j’ai beaucoup aimé ce Dilbert sur le partage d’information. On peut également en déduire que le “lien” n’est rien sans la valeur ajoutée que constitue son analyse. A remettre en perspective de notre monde de réseau et de ce qui donne vraiment de la valeur aux liens que nous créons en permanence entre des personnes ou des informations entre elles ou entre des personnes et des informations.

Dilbert.com

Email, hamsters et goulots

J’ai récemment participé à un plateau sur l’email à l’initiative de Yann Gourvennec, aux cotés de Vincent Berthelot et Emilie Ogez.  Au départ, un livre, The Hamster Revolution: How to Manage Your Email Before It Manages You qui a attiré l’attention de Yann. Et nous d’essayer de répondre à ses questions. Bien sur il est difficile d’être exhaustif et beaucoup de réponses données ne valent que dans un contexte précis. Je vous laisse tout d’abord regarder la vidéo avant de rentrer davantage dans les détails de ce qui a été dit…et de ce qui ne l’a pas été. L’occasion pour vous de vous inscrire à Techtoc.tv afin d’accéder à nombre d’émissions de ce genre et, pourquoi pas, d’y participer ou de vous joindre aux discussions.

Passons donc aux choses sérieuses…

[Read more...]

Au départ était l’email

Je n’ai pu m’empêcher de partager avec vous cette publicité Honeywell des années 70. Il serait intéressant de discuter la “promesse” de l’époque ainsi que les freins rencontrés.

Quoi qu’il en soit…tout n’est qu’éternel recommencement…

Ca vous inspire quelque chose ?

electronic-mail

Je suis un goulot mais je me soigne

J’ai écrit “je”, j’aurais tout aussi bien pu écrire “nous”, “vous”…Une petite histoire bien sur totalement fictive, et toute ressemblance avec des situations réellement vécues par des personnes existant effectivement serait purement fortuite, comme de bien entendu.

Finalement je ne m’en suis pas si mal sorti. Avec le temps j’ai franchi les échelons et pris davantage de responsabilités.

Aujourd’hui je “manage” une grande équipe. Je suis responsable des résultats de mon département donc, bien entendu, je veille au grain et m’assure de garder la situation totalement sous contrôle. Rien n’est fait que je n’ai pas décidé. Et rien que je n’ai pas décidé ne se fait sans mon aval. Avec le temps je suis tout de même devenu moins directif. Maturité oblige. Désormais je sais que donner des ordres et fixer des objectifs ne suffit pas. Et que la pression n’est pas le meilleur moyen pour les atteindre. Alors j’essaye également de me rendre disponible pour aider mon équipe, les aider à avancer.

J’ai également des responsabilités internes. Sur nombre de sujets stratégiques rien ne se décide sans mon avis. Je participe à un nombre incroyable de groupes de réflexion internes, groupes sans le travail desquels aucune décision ne se prend.

Sans compter les relations avec des clients et partenaires clés qui ne passe que par moi.

Ca n’est pas toujours facile. Dans mes relations avec mes alter egos j’ai affaire à des gens qui sont au moins aussi sollicitées que moi. Il est bien difficile de trouver un moment pour s’entretenir ensemble, pour prendre les décisions qui débloquent les situations et qui, celles-ci, ne peuvent pas se prendre par email. Je ne vous parle pas des réunions internes où il faut faire avec les emplois du temps d’une quinzaine de personnes. Un peu dommage : souvent il y cinq personnes qui parlent et les autres qui ne sont là que pour le décorum. Parfois je fais partie des cinq. Parfois je me demande ce que je fais là, un simple compte rendu en fin de réunion me suffirait.

Bref, je suis responsable et indispensable. Rien se fait sans moi. C’est vous dire combien je rapporte à mon entreprise.

Enfin, parfois j’ai des doutes.

[Read more...]

Outils de communication en entreprise : l’histoire begaie

Quand on parle de social media dans l’entreprise, une des objections les plus commune est d’entendre “je ne veux pas que mes collaborateurs passent leur temps à écrire et à discuter, quel est le ROI ?”.

Alors bien sur on peut argumenter. Car il y a des arguments plus que tangibles, parce que communiquer et échanger est une des clé de la performance dans l’économie de la connaissance, parce que les actifs dits intangibles supportent les processus de création de valeur, parce que… La liste est longue et on l’a suffisamment traité ici depuis des années. Il suffit simplement d’avoir la bonne logique : trouver ce qui concourt vraiment, aujourd’hui à la création de valeur, adapter la manière de travailler, et ensuite se demander quels sont les outils adéquats. Un raisonnement à mon sens plus pertinent car il ne contribue pas à justifier l’adoption des outils mais permet de déterminer lesquels sont vraiment utiles. Et par conséquent on ne propose pas le social software parce que c’est le social software mais parce qu’on valide qu’il correspond à des enjeux.

On peut aussi se dire que c’est le sens de l’histoire. L’argument vaut ce qu’il vaut. A mon avis il ne suffit pas emporter la décision mais il amène les professionnels du “non” à prendre un peu de recul. Je vous conseille donc la lecture de cet article qui nous rappelle tout ce qu’on a pu entendre en à peu près dix ans :

1994 : le mail n’a pas sa place au travail

1996 : l’accès à internet n’a pas sa place au bureau

1998 : le e-commerce est trop risqué

2002 : l’instant messaging n’a pas de place dans un contexte professionnel

2005 : le social software n’a pas sa place au bureau.

J’ajouterai qu’on a également eu auparavant

- des téléphones pour les collaborateurs ? vous n’y pensez pas !

- des ordinateurs ? Mais ça apporte quoi ?

Et j’en oublie…

Nos flux d’information ont besoin d’un plombier


Web 2.0 Expo Europe 2008

La surcharge informationnelle a trois causes principales : la première vient de la dispersion de l’information sur une grande quantité d’outils ce qui impose au collaborateur de naviguer en permanence en espérant afin d’être certain de ne pas passer à coté de quelque chose, la seconde vient du caractère subit du flux d’information qui tombe comme une cascade sur les épaules du collaborateur, en vrac, lui imposant un fastidieux travail de tri et de priorisation sans compter le temps nécessaire à la renconcentration après chaque interruption due au flot d’emails, et enfin un fossé enorme entre l’information reçue en fonction de ce qu’on veut vous dire et l’information subjectivement utile dont la recherche fait perdre des minutes précieuses.

Il m’arrive de rêver de voir arriver en entreprise ce qui est à notre disposition sur le net. Je m’explique : des millions de sources d’information (sites, blogs, micro-blogs,plateformes diversses) dont les contenus partent en quelque sorte dans la nature via fils RSS et autres APIs pour se retrouver dans un espèce de pot commun dont, via des recherches des des mots clés, des auteurs etc… j’extrais les flux qui m’intéressent moi et les consulte dans un outil unique, classés selon mes priorités du moment et le temps dont je dispose, de manière volontaire, en maitrisant ce que je consulte plutôt qu’en étant bombardé.

Pour illustrer cela j’utilise souvent la comparaison entre être sous une cascade et prendre une douche avec plusieurs petits jets massants. Au lieu de subir la violence d’un débit unique fort et non maitrisé je régle chaque jet à la puissance et dans la direction qui me convient et à la douleur succèdent confort et relaxation.

Cela nécessite bien sur d’ouvrir un peu les yeux et de se pencher sur la notion de flux d’information, de gouvernance, et raisonner en terme de market place et de supply chain d’information personnelle plutôt qu’en terme d’arrosage massif et inéfficace.

Pour ceux que la thématique intéresse je vous suggère d’avoir un oeil sur l’intervention de Stowe Boyd lors de la prochaine Web 2.0 expo et intitulée “Better Media Plumbing for the Social Web” afin de se familiariser avec ces nouvelles logiques et ces nouveaux enjeux et commencer sérieusement à se demander comment ces nouvelles manières de vivre l’information transformer la manière d’échanger au sein de l’entreprise dans les années à venir.

Il n’est pas en effet concevable qu’il existe deux mondes, celui du grand public et celui de l’entreprise, (composés par ailleurs des mêmes individus), avec deux conceptions totalement radicales opposées des flux d’information, séparés par un mur. Et il n’est pas plus imaginable que ceux qui sont d’un coté du mur oublient d’un seul coup ce qu’ils sont et la manière dont ils agissent quand ils passent de l’autre coté du mur pour rentrer chez eux le soir.

Par ailleurs si vous désirez assister à la web 2.0 expo, allez donc récupérer votre code de réduction ici.

Ce que le management a à apprendre de la lutte entre Boeing et Airbus

Souvenez vous c’était il y a une éternité ce qui a notre époque signifie moins de dix ans. Airbus réfléchissait à concurrencer Boeing sur le marché des très gros porteurs et se penchait sur ce qui allait devenir l’A380. Du coté de Seattle on n’envisageait pas de remplacer le mythique 747 et on travaillait à un transporteur de taille plus modeste qui allait devenir le 787.

Pourquoi deux approches aussi différentes ? Il s’agissait en fait de deux visions radicalement opposées du marché du transport aérien.

Pour Airbus il allait falloir rationaliser les coûts et plus globalement l’organisation du transport. La vision était donc qu’il allait falloir acheminer tout le monde vers des Hubs d’où les passagers partiraient vers leur destination finale, possiblement via un autre Hub. Ce qui revient à dire “Pour aller de Marseille à Miami je fais Marseille-Paris, là on me regroupe avec pleins de gens qui vont aux USA, on fait Paris-New York et de New York je prend un vol pour Miami”. Il faut donc que le vol Paris-New York se fasse sur un appareil le plus gros possible afin de rationaliser l’utilisation des créneaux de décollage, l’utilisation de l’infrastructure aéroportuaire, et faire en sorte que le cout par passager soit le plus faible possible.

La logique de Boeing était tout à fait à l’opposé. Partant du principe que l’accumulation des vols et des correspondances engendrait un manque de flexibilité, prenait beaucoup de temps, donc que l’avenir était aux vols de point à point. Ce qui signifie “Pour aller de Marseille à New York je prend un…Marseille-New York”. Ce qui suppose des appareils plus petits qui sont plus facilement remplissables et permettent d’ouvrir des lignes sur des destinations a plus faible demande.

Qui a eu raison au final ?

[Read more...]

A compter du 1er aout certaines entreprises interdisent l’email

A tous les employés

A compter du 1er aout vous ne serez plus autorisés à envoyer d’emails aux autres employés de notre entreprise. Après avoir étudié la question nous nous sommes rendus compte que l’email n’étais quasiment jamais la manière la plus efficace d’obtenir, fournir ou échanger de l’information. En fait nous estimons que 20% du temps de nos collaborateurs est perdu à lire, écrire et répondre à des emails, largement au delà du temps nécessaire à communiquer la même information avec des moyens appropriés.

Pour lire la suite (en anglais) c’est ici. Et comme le conclut l’auteur…on peut toujours rêver.

Bien sur c’est du second degré.