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Enterprise-social-software | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Social Networking for business : petit guide d’ingénierie collaborative à l’heure du 2.0

Capture d’écran 2010-02-17 à 22.27.30Si vous suivez ce blog c’est que d’une manière ou d’une autre les nouvelles formes de logiques collaboratives vous intéressent et parmi elles, les réseaux sociaux. Vous avez surement saisi le potentiel de la chose. Vous avez également compris qu’installer un outil, mettre de la passion et de l’énergie et prier pour que non seulement cela fonctionne mais en plus se traduise par des résultats tangibles n’est pas le meilleur moyen de réussir.

A priori le réseau social c’est simple : des gens, des relations, des interactions, un potentiel de valeur énorme et, au final, des résultats incroyables et inattendus. Ce qui se passe sur internet en la matière, malheureusement, ne se réplique pas à l’identique à l’entreprise pour une foule de raisons que je ne vais pas lister ici.

On se rend compte qu’il y a plusieurs formes de réseaux en fonction de leur but, de leur contexte. Cela se traduit par des spécificités en termes de leadership, de règles de fonctionnement, de leviers de stimulation. Chacun de ces éléments lui-même se définit comme étant une fonction d’un certain nombre de facteurs, là encore en fonction du contexte et des objectifs. Un réseau social réussi est une savante alchimie de connaissance de l’objectif, de modèles d’interactions, de leadership, de culture, d’incitations, de communication, d’outils etc.. Et ce qui semble au départ simple en tant que concept se traduit par la nécessité d’articuler une myriade de facteurs et de leviers à ajuster avec la plus grande finesse.

Réussir n’est donc pas une question de chance : c’est le fruit d’une analyse très fine et, comme pour un bon vin, d’un assemblage savant empreint à la fois de logique et de savoir faire. Si vous voulez vous comprendre tout ce qui fait la réussite d’un réseau social sans oublier un seul paramètre, alors Social Networking for Business a été écrit pour vous.

L’auteur, Rawn Shah, est un des experts internes d’IBM sur le sujet et son livre est la résultante de plusieurs années à travailler et analyser ce phénomène au sein d’une entreprise fortement active en la matière comme à l’extérieur.

Il est illusoire de croire qu’un livre puisse nous donner la baguette magique qui nous fera réussir à coup sur. Par contre il peut nous donner toutes les ficelles, les indicateurs à utiliser pour construire sa propre logique eu égard à son propre contexte. Et pour le coup, l’ouvrage de Rawn est d’une rare précision et profondeur d’analyse. Aucun aspect de la question n’est oublié et on en ressort avec une véritable grille d’analyse et de compréhension de ces logiques. Le tout en étant clair, lisible, compréhensible, synthétique et concis (moins de 200 pages). Après l’avoir lu, si un détail vous échappe dans l’élaboration de la mécanique de vos projets internes vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas…

Je vous avais parlé il y a quelques temps du livre d’Andrew McAfee. Pour vous permettre de les positionner, disons que si nous parlions de voyages, Andrew McAfee nous dit que voyager est enrichissant, bénéfique, que beaucoup l’ont fait de différentes manières et qu’on peut tirer certains enseignements de leur expérience. Rawn quant à lui nous explique comment piloter l’avion et toutes les choses à maitriser lorsqu’on s’installe dans le cockpit.

Ceux qui ont trouvé le McAfee trop généraliste devront donc trouver leur bonheur ici. En ce qui me concerne j’ai eu confirmation de beaucoup de mes constats et également appris nombre de choses qui viendront enrichir ma boite à outils…lorsque j’aurai fini de digérer toute la richesse de l’ouvrage.

Déjà sorti aux USA depuis un bon mois, Social Networking for Business est disponible en France la semaine prochaine et je pense qu’il doit faire partie de toutes les bonnes bibliothèques sur le sujet.

J’en profite pour remercier Rawn de m’avoir offert un des premiers exemplaires de son livre lors de notre dernière rencontre ainsi que Luis Suarez sans qui la rencontre n’aurait jamais eu lieu, ce qui m’aurait fait rater le meilleur livre spécifiquement dédié aux réseaux sociaux d’entreprise que j’ai pu lire jusqu’à présent.

N’hésitez pas à venir commenter ici pour me donner votre feedback une fois que vous l’aurez lu. Je suis sur qu’on peut avoir nombre de discussions intéressantes à lancer ensemble à partir de ce livre.

A la découverte de Lotusphere dès dimanche

Lotusphere 2010Cela fait longtemps que j’envisageais d’ajouter une dimension “produit” à ce blog. Surtout pas trop car l’expérience nous montre à tous que l’outil ne fait pas le moine, mais par petites touches afin de se tenir informé de l’état de l’art et des grandes tendances. Cela peut également permettre de traiter des questions encore très présentes et qu’on oublie trop souvent comme “mais cela fait quoi”, “j’ai déjà xxxx, pourquoi j’achèterai yyyyy ?” etc… Force est en effet de reconnaitre qu’il est bien difficile d’envisager de nouveaux usages en entreprise quand on les expérimente peu pas voir pas dans sa propre vie. C’est d’ailleurs qui différencie l’enterprise social software de l’email : quand ce dernier est arrivé tout le monde savait ce qu’était envoyer un courrier. Là nous sommes face à des usages mal connus (dont certains restent encore à inventer d’ailleurs).

Bref, mon nouveau travail me permettant désormais de parler outil sans pouvoir être taxé d’un quelconque parti pris, il arrivera que j’aborde le sujet sur ce blog, que ce soit pour faire le tour des grandes solutions du marché ou pour parler d’un petit produit innovant dont le potentiel mérite qu’on lui prête quelque attention.

Calendrier oblige, j’inaugurerai cette rubrique d’ici peu avec mon retour de Lotusphere où je me rendrai la semaine prochaine. Et en attendant que je vous livre une synthèse ici, ceux que le sujet intéresse peuvent suivre le blog que je co-animerai pendant et (un peu) après la conférence sur le sujet. Bien entendu si vous avez des questions ou êtes demandeur d’un éclairage spécifique sur une dimension particulière de la conférence, merci de laisser un commentaire là bas afin que j’oriente mes investigations dans la direction qui intéresse le plus mon lectorat.

Quel avenir pour le réseau social d’entreprise ?

Le réseau social est la clé de tout projet estampillé “2.0″ dans l’entreprise. Pourquoi ? Parce que lorsque l’objectif n’est plus de trouver des gens ou des informations mais de lier les gens via les informations et les informations via les gens, c’est le liant indispensable entre les savoirs formels ou tacites, ceux qui les détiennent et ceux qui en ont besoin.

Il prend en général différentes formes :

- déclaré : chacun déclare son réseau comme on peut le faire sur Facebook ou LinkedIn. Peu pertinent à mon avis car dans la mesure où il est mal venu de refuser une telle demande d’un supérieur connectophile (voire connectophage), on va finir par reproduire l’organigramme. De plus, les critères a priori professionnels mais dont on ne pourra exclure un brin de “personnel inconscient” peuvent laisser planer des doutes sur la réalité et la qualité du lien. Ensuite parce qu’on ne pense pas soi-même à tous les liens faibles, et qu’à la limite formaliser ces derniers est un peu contre-culturel : entre celui qui se demande s’il doit demander et celui qui se demande s’il doit accepter, la partie n’est pas gagné.

- constaté : le réseau, mais je parlerai plutôt ici de sphère de proximité professionnelle, n’est pas déclaré par les collaborateurs mais constaté au regard de leur activité sur les espaces sociaux. Qui lit qui ? Qui intéragit avec qui ? Qui s’intéresse aux mêmes sujets que qui ? Tout cela est aisément déterminable en fonction des actions de chacun dans le flux de son travail, des mots clés utilisés, voire de la manière dont il renseigne son profil. Cette modalité, à mon sens, permet de faire émerger plus aisément les “vrais” réseaux à la fois en fonction des interactions et des centres d’intérêt de chacun. Et, ne dépendant pas de l’arbitraire des uns et des autres, il a le mérite de l’objectivité ce qui permet d’évacuer des questions de “favoritisme” et de course à la popularité que peuvent craindre certaines entreprises.

Oui mais voilà, si le réseau se nourrit de l’activité “sociale”, il est lié aux logiciels supportant la dite activité. Il en est d’ailleurs souvent partie intégrante. La composante “sociale” de l’activité des collaborateurs ne pouvant trouver place que sur des logiciels spécialisés, chacun a peu a peu construit sa couche de réseau social et les réseaux en tant que tel se sont dotés de fonctionnalités de partage, de publication.

Voilà le paysage du réseau social d’entreprise tel qu’il se présente aujourd’hui. Mais pour combien de temps encore ?

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Le réseau social, quintessence du web 2.0 en entreprise

Le sujet a été émergent pendant quelques années mais c’est désormais une tendance majeure : les entreprises planchent sur le sujet “web 2.0″ en entreprise et plus seulement au niveau de la prospective. La logique de réseau et, par conséquent, de sa motorisation sont arrivés sur les agendas des directions générales. Il n’empêche que les personnes amenées à se pencher sur la question et prendre des décisions finissent par y perdre leur latin.

Pendant les premières années l’équation était simple : web 2.0 = blogs + wikis. A peine l’intérêt de ces outils en entreprise a-t-elle été comprise qu’on a parlé de social bookmarking. Puis le RSS est arrivé dans la boucle, jouant à la fois le role de middleware entre outils et de tuyau pour supply chain d’information personnelle pour les collaborateurs. Ce fut enfin le microblogging et, dernière tendance en date, les réseaux sociaux.

De quoi s’y perdre non ?

En fait pas tant que cela, dès lors qu’on considère qu’il ne s’agit pas de choisir entre ces outils mais d’en permettre une l’utilisation rationnelle de plusieurs outils, ayant chacun un usage précis, dans un contexte unifié. Pas question de passer d’un outil à un autre : le collaborateur doit tout avoir sous la main en même temps et ne pas avoir à se soucier de la manière dont toutes ces briques communiquent entre elles. J’ajouterai que la DSI ne peut pas non plus se permettre de continuer à construire des ponts entre une multitude d’outil qui évoluent chacun au grès de leur éditeur respectif avec les risques de recouvrement que cela finit par impliquer et des passerelles à redévelopper en permanence.

Dans cette logique l’émergence du réseau social en tant que problématique principale ne doit pas être traduire comme “un outil de plus” mais au contraire l’intégration de tout ce qui précède dans une logique unique et cohérente.

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Comment naissent et meurent les bonnes idées d’intranet 2.0

Ca se passe de commentaire. En tout cas une bonne manière de comprendre pourquoi les vieux réflexes empêchent (parfois) de transformer une bonne idée en un projet réussi.

Vu sur Entreprise globale.

Y-a-t’il une manière 2.0 de dessiner un organigramme ?

Quand on parle d’entreprise 2.0 une réaction souvent entendue est “c’est séduisant mais notre entreprise n’est malheureusement pas conçue pour fonctionner ainsi”. Comprenez : on décide de faire quelque chose et on le “pousse”, il n’est pas concevable qu’un flux ascendant puisse exister dans ce contexte. Alors effectivement cela crée de gros écarts, l’entreprise ne répondant pas forcément ni aux besoins de ses clients ni à ceux de ses collaborateurs du premier coup, de multiples ajustements étant nécessaires sans que les échanges les rendant possible soient forcément facilités. De manière imagée on utilise les tuyaux existants en espérant que ça s’emboite bien à la sortie.

C’est pour cette raison que je proposais il y a peu de réfléchir à l’organisation orientée services, dont le point de départ n’est pas tant le haut de la pyramide mais le besoin que l’organisation doit satisfaire. N’oublions pas que le but d’une entreprise n’est pas d’utiliser ses ressources ou de donner de l’activité à l’existant mais de satisfaire le marché, quitte à faire bouger l’existant.

Jouons maintenant à un petit jeu.

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Le multitasking est il un mythe dangereux ?

Le “multitasking” est un des grands sujets de l’organisation du travail aujourd’hui. Il s’agit de la capacité présumée (et érigée en nécessité) pour les collaborateurs de faire plusieurs choses à la fois. Le phénomène du social media et la multiplicité des flux d’information auxquels sont exposés les collaborateurs ne fait que rendre de plus en plus centrale cette préoccupation.

J’ai bien peur que derrière la question du multitasking se cache une erreur fondamentale et dangereuse qui peut nous faire perdre de vue ce qui finalement compte vraiment.

Non, l’être humain ne peut être multitache. On ne peut faire qu’une seule chose à la fois et c’est ainsi encore pour un bon bout de temps même si je peux admettre que d’ici quelques siècles on aura peut être progressé dans ce domaine. Même la génération des digital natives dont on nous rabat les oreilles n’est pas plus multitache qu’une autre.

On confond trop souvent la capacité à “switcher” d’une activité à une autre avec celle d’être multitache. La nouvelle génération (mais un certain nombre d’anciens également) est capable de faire des aller et retours entre différentes tâches de manière très rapide, ce qu’on traduit à tort comme la capacité à être multitache. Ces personnes sont capables de transférer attention et énergie d’un sujet à un autre de manière très rapide, sans qu’ils soit pour autant vrai qu’ils les adressent conjointement. Le multitasking est donc plutot la capacité à switcher rapidement.

Quoique quand je parle de transférer l’attention il y a toutefois quelques limites et notamment celle qui fait que l’attention perd en intensité et que plus on est multitache plus le taux d’erreur dans les tâches accomplies est élevé. Pour vous en convaincre vous n’aurez qu’à lire cette excellente note trouvée grâce à un consultant aux mauvaises pensées.

Je vois d’ici les sourires en berne des chantres de la “productivité-comme-réponse-à-tous-les-maux-du-monde”. Et bien qu’ils se rassurent, car les effets sur l’entreprise seraient tout sauf positif. J’ai déjà mentionné le risque d’erreur accru. Mais il y a un autre aspect : l’incapacité à tenir les délais. Imaginez trois tâches A, B et C qui nécessiteraient 10 minutes chacunes (ou 10 heure ou 10 jours, peu importe).

Si elles sont effectuées à la suite, la première est finie à H+10, la seconde à H+20, la troisième à H+30.

Imaginez maintenant qu’elles soient effectuées de manière parcellaire, par tranche de 5 minutes. Ce qui nous donnerait peu ou prou cela :

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En somme, le multitasking peut être efficace si toutes les tâches doivent être terminées en même temps (mais alors quel intérêt). Par contre, quel que soit le nombre de tâches il ne permet pas de gagner de temps. J’ajouterai que je ne prend pas en compte le temps nécessaire à la reconcentration de l’individu entre deux tâches, qui nous amènerait à un retard général.

Ponctuellement cela peut servir à avancer une tâche (on pourrait faire A-B-B-A-C-C par exemple) mais en acceptant de mettre A très en retard. Et au final, de toute manière, il n’y a pas une minute de gagnée en global, plutôt du temps perdu.

Et voilà pourquoi je disais que se focaliser sur le multitasking risquait de nous faire perdre de vue l’essentiel.

L’individu est aujourd’hui arrosé, inondé de signaux et d’informations qui l’obligent à passer en multitache ce qui ne fait au final que réduire sa productivité alors même que les outils de communication sont supposés être faits pour l’améliorer. Ca n’est pas parce qu’un message est reçu qu’il est traité et les priorités des uns ne sont pas celles des autres. Mais visiblement ceux qui envoient les messages et ceux qui concoivent les outils qui les véhiculent n’ont pas l’air d’y penser.

Etant soumis à une multiplicité de flux qui conditionnent le contenu de son travail, il faut permettre au collaborateur de reprendre le leadership sur eux et de maitriser les canaux plutôt que d’être sous une cascade. J’aime d’ailleurs l’analogie qui consiste à dire qu’une douche multijet c’est agreable alors que se trouver sous une chute d’eau est plutôt douloureux…

La réponse à cette question a deux aspects.

• Le premier est comportemental : il faut savoir se couper des flux et se concentrer sur une tâche jusqu’à son terme, sans être dérangé.

• Le second est davantage technique : les outils mis à disposition des collaborateurs doivent leur permettre d’être les maitres et non les victimes des flux. Ils doivent pouvoir les prioriser, les mettre en attente, les détourner et faire en sorte que “si l’information est pertinente elle me parvienne…sinon elle attendra”. Bref les outils doivent leur permettre de construire leur supply chain d’information personnelle dont ils contrôleront contenu, débit et timing à partir d’une marketplace de l’information, d’une gare de routage. Et ce afin de prendre enfin en compte la réalité contenu du travail qui repose sur le traitement et l’exploitation de flux d’information qui sont la matière première du collaborateur. Une histoire de plomberie sans doute, et un enjeux crucial pour le social software et l’industrie du logiciel en général.

20 + 1 raisons de ne pas lancer un projet entreprise 2.0

Que les choses soient bien claires : je parle ici des raisons de ne pas lancer un projet en particulier car il est voué à l’échec, étant entendu qu’à l’inverse il y a des projets qui ont toutes les chances de réussir. Un petit guide pour trier le bon grain de l’ivraie donc.

1°) Votre interlocuteur veut des droits par niveau hiérarchique : il est impossible qu’un utilisateur lambda ait les mêmes droits que son supérieurs et ainsi de suite. A la fin le simple collaborateur n’aura que le droit de lire (et encore pas tout) sans réagir. Cela s’appelle un intranet et ça existe déjà.
2°) Votre interlocuteur fait une fixation sur la gestion documentaire : les technologies 2.0 traitent davantage d’échanges, et les contenus s’appréhendent plus comme un flux que comme un stock. S’il veut un répertoire partagé cela existe également déjà.
3°) 50% des membres de l’équipe projet ne sont utilisateurs ni de facebook, ni de linkedin : cela signifie que ceux qui seront vos relais et les chevilles ouvrières du projet n’ont aucune expérience du fonctionnement en réseau, des pratiques etc…Vu les sollicitations en la matière cela n’est pas un accident, ça traduit un refus du concept.
4°) Votre interlocuteur veut mettre en place des workflows de publication : personne ne publie rien sans l’imprimatur hiérarchique. Or l’objectif du projet n’est il pas de fluidifier les échanges ? En attendant on transforme le responsable en gare de triage, comité éditorial, censeur (plusieurs réponses possibles) et on est sur d’avoir un impact sur la productivité. Mais pas celui qu’on attend.
5°) Votre interlocuteur veut un planning prévisionnel de l’évolution des comportements : Humm…comment vous dire ? L’humain est irrationnel et encore davantage lorsqu’il est interconnecté.
6°) Votre interlocuteur vise une population cible de gens qu’il aimerait voir travailler ensemble mais qui n’ont aucune raison de le faire : il essaie de résoudre par la technologie un problème de management et ça ne marchera pas.
7°) Votre interlocuteur n’a aucun pouvoir sur la population cible : il va donc parler de voeux pieux à des gens dont il ne peut changer le quotidien.
8°) Votre interlocuteur ne veut en aucun cas que ses collaborateurs changent leur manière de travailler : on ne fait pas de neuf sans toucher au vieux, surtout s’il c’est ce qu’on veut améliorer.
9°) Votre interlocuteur a pour objectif d’installer une plateforme 2.0: sans se soucier de son utilité. Il oublie que c’est la fonction qui crée l’organe et qu’il y a assez de plantes vertes sur les bureaux pour ne pas en ajouter sur les intranets.
10°) Votre interlocuteur a pour objectif ultime de collaborer et partager l’information : “collaborez et partagez l’information” ne veut rien dire pour ses équipes. Il faut leur dire clairement ce qu’on attend qu’ils fassent. En plus ce ne sont que des moyens : les vrais buts sont opérationnels et les méconnaitre empêche d’évaluer le projet. Cela empêche même que le projet avance et reçoive le moindre support, manque de sens oblige.
11°) Votre interlocuteur (en tout cas celui qui achète et paie) n’a pas sa place dans le projet qui va démarrer : Il va donc partir à la pêche aux projets et dire à quelqu’un qui n’a rien demandé : on va expérimenter sur tes équipes pour un besoin que tu n’as pas identifié et mettre en place quelque chose que tu n’arrives même pas à visualiser. Pire, en recrutant une population de volontaires désignés, il peut saborder le projet en donnant l’impression de faire du détournement de ressources.
12°) Le manager de l’équipe a pour surnom Terminator : et à l’habitude de répondre à tout par “c’est nul”, “tais toi et bosse”. Sur que ses premières contributions risquent de donner à tout le monde l’envie de continuer.
13°) L’équipe projet n’a pas la moindre idée de l’utilisation qui sera faite des contenus : rien ne sert de produire du contenu qui n’est pas réutilisé dans le travail des collaborateurs. Une boite à idée que personne ne lit ne risque pas de donner naissance à quoi que ce soit. Une “bulle informationnel” sans connexion avec le business réel ne sert à rien. Et finit par mourrir d’elle-même d’ailleurs.
14°) Votre interlocuteur n’envisage de recourir à la conduite du changement qu’en cas de succès du pilote : ce qui veut dire en gros “je mettrait les mains dedans [je me mouillerai] qu’à condition d’avoir la preuve que ça peut marcher sans qu’on le fasse”.
15°) Votre interlocuteur veut tester un outil : une fois qu’il aura validé les fonctionalités à blanc il sera bien en peine de prouver quoi que ce soit faute d’une utilisation pertinente en contexte business. Au pire il va faire du reverse engeneering : “maintenant qu’on a un outil, trouvons lui une raison d’être”.
16°) Votre interlocuteur veut des échanges “one to one” : il s’inquiète que ce qu’échangent deux personnes puisse être lue par une troisième. C’est un email qu’il lui faut.
17°) Votre interlocuteur n’a pas le temps : cela veut dire qu’il veut que ça fonctionne seul, sans qu’il se mouille et que vous ne pourrez pas compter sur son “executive sponsorship”.
18°) Votre interlocuteur confond leadership, expertise et hiérarchie : il veut bien être sur que les expertises qui émergeront correspondront à ce que l’entreprise a décrêté et qu’un stagiaire ne peut pas avoir une meilleure idée que son boss.
19°) Votre interlocuteur veut un pilote de 1 mois pour 10 personnes : au bout duquel il est certain de ne rien démontrer.
20°) Votre interlocuteur attend la fin du pilote pour en faire un projet business : il veut donc faire travailler ses équipes sur des choses peu importantes pour lesquelles on est sur qu’elles ne se mobiliseront pas avant de passer à des sujets sur lesquelles elles attendent qu’on facilite leur travail quotidien.

Et la dernière :

Dès que vous parlez de l’aspect “social”, du centrage sur l’individu, il vous répond “oh la attention…on est pas là pour faire des RH hein !”.

A contrario vous pouvez en tirer quelques conditions de réussite…