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Entreprise | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Vivre l’entreprise : pour suivre l’information sur l’entreprise en Français

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’écrire quoi que ce soit sur la dernière université d’été du MEDEF. Cela viendra certainement un de ces jours (j’ai un long billet de synthèse en cours de préparation) mais le fait que je sois parti en vacances aussitôt l’évènement terminé m’a quelque peu deconnecté.

Je tiens toutefois à vous signaler une initiative fort intéressante mise en place par le MEDEF : il s’agit du site Vivre l’Entreprise, actuellement en version bêta. Il offre la possibilité à tout entrepreneur blogueur ou tout blogueur parlant de sujets en rapport avec l’entreprise d’y rassembler leurs contenus.

Je ne doute pas, qu’à terme, une fois que la vitesse de croisière aura été atteinte, on y retrouve tout ce qui se dit d’intéressant sur le sujet dans le web français.

N’hésitez pas à le consulter voire à y proposer votre propre flux d’information.

Sait on encore ce qu’est une entreprise ?

Je ne me souviens plus de la définition de l’entreprise que m’ont donné mes professeurs au lycée…trop compliquée et abstraite. Ni de celles qu’on a pu me donner par la suite.

Une chose est sure : on s’est toujours concentré sur l’aspect structurel, l’entité économique et juridique. Cette vision “orentée entité” nous amène à construire des murs autour de l’entreprise, comme pour la protéger. Et des murs en son sein. Avec le succès que l’on sait.

On se rend compte que c’est de moins en moins vrai : la notion d’entreprise étendue est venue compliquer la donne. Et que dire de la “social company” de ce début de siècle qui associe ses clients, ses fournisseurs et le grand public à son évolution ? Et que dire alors de l’organisation sans organisation de Shirky ?

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L’entreprise et son environnement en poésie

C’est Noël…permettons nous quelques libertés.

Quelques lignes de John Donne qui valent bien sur pour le genre humain mais finalement que l’on pourrait appliquer à l’entreprise, au collaborateur : aujourd’hui tout fait partie d’un écosystème plus important et la montée en puissance des réseaux dits informels fait que ce qui enrichit les uns enrichit les autres, mais également que la perte d’une maille d’un réseau affaiblit l’ensemble.

« Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne »

A méditer…

Jouer le jeu


Vous ne pouvez que le noter, autonomie, responsabilisation, transparence, créer les conditions permettant des interactions et des synergies… ces piliers sur lesquels se construira l’organisation efficace de demain reposent principalement sur un phénomène de…confiance qui sera un élément clé de la mise en place d’un cercle vertueux. Reste la question de savoir comment enclencher ce cercle.

Comment l’individu peut il s’impliquer davantage en se demandant si les promesses seront tenues ? Comment l’entreprise peut elle miser davantage sur la capacité des individus à fonctionner en réseau avec une autonomie accrue sans avoir la preuve quasi-mathématique que cela produira les effets escomptés (et quantifiés) dans un laps de temps déterminé ? En développant une relation de confiance…soit mais encore ? Il s’agit justement là du résultat alors que nous réfléchissons à son amorçage.Tout simplement en…osant, en ouvrant la porte à de nouveaux possibles, en laissant aux autres parties la possibilité de faire, en leur laissant prouver qu’on peut leur faire confiance…donc en jouant le jeu, et ce autant en interne (ce qui est ma préoccupation centrale) mais aussi vers l’extérieur. Il est des dynamiques qui ne seront gagnantes qu’en les mettant en œuvre, où les seuls gagnants seront ceux qui auront tenté leur chance. [Read more...]

Dessine moi une entreprise….

knowledge managementIl faut quand même remarquer une chose : on dit que l’entreprise change, que les individus et leurs profils évoluent, c’est acquis. Pour nous certainement. Pour d’autres moins. C’est fort agréable que McKinsey et le Ministère de l’Economie en soient conscients et crédibilisent le message, mais je pense qu’il est urgent de faire un point là dessus.

Car en fait si je reviens à mon bon vieux managament 2.0, j’étais parti d’un constat : les bonnes vieilles méthodes ne marchaient plus. Pourquoi donc alors qu’on les avait bonifiées par des décenies de retours d’expérience ? Tout simplement parce que le contexte n’était plus le même et les leviers avaient donc changé.

Dire que l’entreprise a changé ne suffit donc pas. Si on désire vraiment que la prise de conscience soit générale il faut aussi expliquer. Dire que les produits ont changé, que la production (qui recouvre un autre concept que le produit) a changé également, que cela implique de nouveaux types de profils aux attentes différentes et qui nécessitent des conditions différentes pour donner leur pleine mesure, que l’environnnement a changé également…. amènera indubitablement à conclure que le fonctionnement doit changer alors qu’il n’a connu que des micro évolutions jusqu’à présent.

Ce n’est à mon avis qu’après avoir posé les éléments factuels de ce changement que l’on aura enfin conscience de l’intérêt d’user de nouveaux leviers. Et de tordre le coup au syndrome MCID (“My company is different”) en se rendant compte que plutot qu’être différentes des autres, nos entreprises sont surtout souvent différentes de l’idée qu’on en a.

Du pain sur la planche pour de futurs articles….sur le thème “dessine moi une entreprise en 2006″.

L’entreprise telle une pyramide humaine

CastellJ’ai la chance d’avoir au dessus de moi une personne qui apprécie les visions sortant des sentiers battus et qui s’ingénie à titiller votre imagination en vous donnant juste une piste de réflexion, libre à vous de vous l’approprier à votre manière. C’est le secret de l’innovation d’ailleurs, laisser aller les réflexions où elles le désirent sans les enfermer dans un un carcan.

Tout cela pour vous dire que j’ai reçu un bel appel du pied m’incitant à m’interresser aux Castels. Je vous invite pour comprendre ce qui suit à aller lire cette note, ma culture hispanique étant limitée à sa plus simple expression.

En effet comme pressenti ce post m’a largement inspiré mais au delà même de blueKiwi ou de toute forme de système d’information. La manière dont se construit et, surtout, dont tient à l’équilibre un Castel est assez proche de la vision d’entreprise intelligente telle que je la conçoit.

En effet il ne faut pas imaginer une telle structure comme fixe, immobile, à laquelle s’ajoutent peu à peu d’autres individus comme on le ferait avec un chateau de cartes. Un Castel, que ce soit pendant sa construction ou lorsqu’il est achevé, à l’équilibre bouge. Les individus bougent, un pied, une main, une épaule. Parfois parce qu’il s’agit d’êtres humains tout simplement, parfois par erreur, un faux mouvement, une mini glissade. On peut imaginer qu’un seul de ces gestes fasse écrouler la pyramide humaine…et bien non.

Si un individu bouge, son voisin s’adapte afin de maintenir l’équilibre…ce qui l’oblige à bouger donc il va de même pour son voison à lui. Nul transmission d’un message du genre “attention je vais avoir le bras qui glisse” qui remonterait au somment pour enfin redescendre afin que tout le monde s’y attende. Ce serait vain. Chacun a conscience de l’autre, anticipe, s’adapte en fonction d’une foule de micro données: une parole, le sentiment d’une pression relachée ou augmentée sur une épaule, un pied qui devine le mouvement d’un bras situé en dessous.

Cette pyramide humaine réunit, pour tenir debout, plusieurs caractéristiques: l’autonomie de décision de chaque acteur, une perception aigüe de sa place et de son rôle dans la structure ainsi que de ses rapports aux autres. La pyramide bouge, vit, en réagissant à une foule de micro événements par une foule de micro ajustements qui inconscients. Chacun remplit son rôle, est à l’écoute de l’autre et s’adapte à l’autre. Chaque décision d’ajustement est individuelle mais prise en fonction d’une perception de l’environnement et dans le but de favoriser un objectif collectif. D’ailleurs chaque micro ajustement provoque une chaine de micro ajustements quasi imperceptibles.

On a donc une structure (la pyramide) unie par un but, des objectifs partagés (s’ériger et se maintenir à l’équilibre), qui ne doit sa réussite qu’à une masse de micro décisions individuelles qui trouvent malgré tout une cohérence globale. Pour être pertinentes ces micro décisions se fondent, au surplus, sur une attention perpetuelle portée à l’environnement et finissent en bout de chaine par apporter une réponse collective (l’enchainement des ajustements) à une problématique isolée (un eternuement?) qui aurait pu faire effondre l’édifice.

Voici des pratiques à transposer dans l’entreprise au niveau des hommes. Après s’il faut des moyens techniques pour rendre cela réalisable des solutions existent. Mais les pratiques passent avant tout, elles sont la base de tout et le meilleur outil sera inefficace tant que des comportements similaires à ceux des personnes formant un Castell ne seront pas adoptés.

Une autre vision de la chose est également de voir comment des hommes font pour s’élever ensemble et se rendre compte que le sommet de la pyramide ne tient que par sa base.

Une dernière chose: je faisais l’analogie avec un chateau de cartes. Vous savez pourquoi le chateau s’effondre souvent et pas le Castell. Car les cartes se s’adaptent pas les unes aux autres et à leur environnement. C’est tout.

Banalités (?) sur l’innovation en entreprise

Une entreprise qui n’innove pas meurt. C’est évident, quasi darwinien. Si elle n’innove pas elle ne progresse pas dans son efficacité interne et ne sort pas de nouveaux produits. Elle laisse donc la porte ouverte à ses concurrents pour la rattrapper, voire la dépasser.

Qui peut innover dans une entreprise? Tout le monde. Les concepteurs de produits d’abord. En général ils le font bien (c’est leur boulot et ils sont payés pour ça). Après les décisionnaires au dessus font les bons ou les mauvais choix sur ce qu’on leur propose mais là n’est pas notre propos.

Les managers aussi peuvent innover, dans la manière de gérer une équipe, de la faire vivre, de l’organiser. D’ailleurs de manière générale les “services centraux” peuvent innover dans tout ce qui touche le fonctionnement interne.

Quand je dis managers je le dis au sens large: dans une entreprise tout le monde manage quelqu’un. Des fois c’est évident et couché sur le papier, des fois ça ne l’est pas de manière formelle mais c’est tout comme. Dans une équipe à niveau de responsabilité égale, celui qui de par son leadership a l’ascendant naturel sur les autres est un manager de fait. Une assistante manage sa stagiaire. Et au fond nous sommes tous managers de nous-mêmes, quelque soit notre poste et nos responsabilités. Une receptionniste ou une femme de ménage peut innover dans la manière dont elles acccomplissent des tâches a priori simple et par des modifications mineures gagner en efficacité et en qualité.

J’ajoute un postulat (libre a vous de me démontrer le contraire): tout le monde a au moins une fois dans sa vie une idée sur l’amélioration de son travail. Pour certains c’est presque une idée par jour.

J’ajoute que depuis Maslow on sait tous que nos collaborateurs ont besoin de reconnaissance. Et que l’on veut tous des collaborateurs motivés et investis.

Je récapitule: l’entreprise doit innover et le sait, chacun peut innover, tout le monde a des idées, tout le monde a besoin de reconnaissance, la prise en compte des idées amène la reconnaissance, on sait qu’il faut donner de la reconnaissance pour améliorer l’investissement.

Je constate: tout le monde a des idées, peu en font part, les managers en tiennent peu compte en encore moins s’il s’agit de les faire remonter, personne ne veut que les choses bougent mais tout le monde voudrait que ça change (paradoxal non?) mais se dit que c’est trop difficile. Et puis on clot le débat car “on a toujours fonctionné” ainsi et faire autrement n’est donc pas possible.

Conclusion: masochisme? peur? sclérose? manque de volonté? volonté mais manque d’outils pour la concrétiser?

Business Blog Index

Dans la lignée de mes derniers articles…un répértoire des entreprises du Fortune 500 dont les salariés bloguent sur l’entreprise, ses résultats etc…: c’est le Fortune 500 business blog Index

Un premier pas vers plus de transparence?

Via Pointblog

Blogs, cohésion et adhésion

Toujours dans la série “adaptons nos pratiques aux nouveaux outils”, je vous fait part de la réflexion que je mène depuis quelques temps sur l’apport que les nouveaux outils de communication peuvent avoir en entreprise, notamment sur des problématiques de cohésion et d’adhésion. [Read more...]