Les trois dimensions de l’entreprise 2.0

Beaucoup de choses sont dites sur l’entreprise 2.0, sur ce que c’est, ce que cela implique.  Avec une gradation très différente, selon les centres d’intérêt de chacun. D’un extrême à l’autre on va d’une vision purement utilitaire (mettre de nouveaux outils à disposition) à un big bang culturel (nouvelle philosophie de l’organisation voire de l’économie, valeurs éminemment centrées sur l’humain).  Une extrémité du spectre rassure même si l’efficacité de la vision en question n’est pas démontrée à mon avis, l’autre inquiète franchement l’entreprise. Sans qu’on puisse jamais affirmer qu’aucune soit spécialement pertinente ou inadéquate : il y a un brin de vrai partout que chacun trouve en fonction de sa sensibilité personnelle.

Tout cela n’aide pas vraiment les entreprises à avancer, elles qui sont en quête de certitudes et de garanties. Qu’en est il vraiment dans les faits ? Que faut il croire, à quoi doit on se raccrocher pour avancer ?

Il y a, pour moi, trois dimensions à retenir dans l’immense diversité des discours sur le sujet. Libre à chacun de les mélanger ou pas : elles peuvent s’appliquer de manière autonome ou conjointement.

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L’éthique est morte! Vive l’éthique

C’est ce que nous dit l’article de Capital dont je parle dans mon article précédent.

Sur le fond il semble que la mode des “entreprises citoyennes” soit bel et bien passée. Fini la motivation des salariés sur des “valeurs humaines” donc…

Et bien je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle. Je ne cesse de fustiger dans certains de mes articles cette “corporate communication” déconnectée de tout rapport au terrain et qui ne touche pas les salariés, ces valeurs qui a force d’être “au dessus de tout” ne descendent jamais sur le terrain car si elles représentent quelque chose en terme de marketing interne (ou c’est ce que pensent leurs promoteurs) on ne s’est jamais posé la question de savoir ce qu’elles impliquaient de manière concrête avant de les promulguer.

Une bonne nouvelle? Oui car ce qui a fait la faillite du management éthique n’est pas tant ses valeurs que leur déconnexion avec la réalité. Donc si on trouve un moyen de concrétiser ces concepts en termes de réalités sensibles et observables, d’outils utilisables par les salariés, l’éthique retrouvera son sens car elle trouvera une fonction “utile” et concrête.

Ce n’est donc pas l’éthique qui est morte, ce sont ses outils qui restent à inventer.

Mettre l’homme au coeur de l’entreprise dans une relation gagnant/gagnant non par les mots mais par l’action et la réalité…j’ai comme une petite idée là-dessus.

Vous voyez ce que je veux dire?