Warning: strlen() expects parameter 1 to be string, array given in /homez.65/duperrin/www/wp-content/plugins/simply-exclude/simplyexclude.php on line 1449
Facebook | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

blueKiwi ou le bon usage des conversations

blueKiwiJ’ai profité de la dernière “Virtual Enterprise 2.0 conference” pour faire un tour des stands (virtuels) des exposants afin de voir les nouveautés que 2010 allait nous réserver. Mes pas ont naturellement fini par me mener sur le stand blueKiwi afin de voir ce que notre leader européen avait dans ses cartons.

[Disclaimer à toutes fins utiles] : J’ai rejoint blueKiwi dès la création de l’entreprise (voire avant) pour en partir en décembre dernier pour rejoindre Nextmodernity et n’ai absolument aucun intérêt dans l’affaire.

Etant traditionnellement hermétique aux discours commerciaux, j’ai rapidement quitté le tchat du stand pour passer en conversation privée sur skype avec Carlos Diaz, le CEO (oui…être un ancien de la maison ça aide…). L’occasion de faire le point sur les nouveautés, lui donner mon avis et essayer de lui tirer les vers du nez sur ce qu’il n’a pas encore annoncé.

• Nouveau positionnement

Vous vous souvenez de mon dernier billet sur le potentiel et les limites des conversations en entreprise. Et bien Carlos a  intégré cette distinction quasi intuitivement et décidé d’aligner la stratégie sur l’ADN du produit : les conversations et la dimension communautaire.

Si je devais qualifier le “blueKiwi nouveau” je dirais qu’il s’agit d’un “espace d’engagement et de sourcing”. Il adresse potentiellement en interne le besoin de capitaliser sur le petit plus que les collaborateurs peuvent apporter en plus de ce qui leur est strictement assigné dans le cadre de leur mission mais, surtout, le besoin de rassembler tout un écosystème qui englobe les clients que ce soit en mode B2B mais, surtout, en B2C. Un espace qui n’est donc pas dédié aux activités d’exécution mais à la conversation qui permet de faire émerger les produits et business models de demain tout en renforçant le lien entre l’entreprise et son écosystème dans la perspective d’une relation créatrice de valeur à long terme.

Cette distinction va plus loin que jouer sur les mots. Pour moi le “2.0″ généraliste en entreprise n’existe pas, chaque besoin, chaque métier peut nécessiter une approche spécifique en termes d’outils, de méthodologie, de manière de mettre à profit le potentiel des utilisateurs. Pour ce faire un positionnement clair est indispensable.

Il importe donc de valider comment le discours se traduit dans les faits.

[Read more...]

Et si on arrêtait une fois pour toutes de dire n’importe quoi sur Facebook et la productivité

Un jour on lit que Facebook améliore de 9% la productivité de ceux qui l’utilisent. Le lendemain on lit le contraire : -1,5%. Selon les vues et les intérêts de chacun, on pousse au libéralisme forcené quand à la liberté d’accès des salarié ou à l’interdiction pure et dure en passant par des solutions intermédiaires de placebo interne. Mon avis ne concerne bien entendu que moi mais je tiens tout de même à le partager : le meilleur usage à faire de ce type d’étude est….de les jeter à la poubelle et de faire la sourde oreille à toutes les conclusions qu’on en tire pour des motifs bien entendu désintéressés.

Tout d’abord j’aimerais savoir comment on mesure la productivité des utilisateurs de Facebook par rapport à ceux qui ne l’utilisent pas sur leur lieu de travail ? Cela sous entend deux choses : ceux qui attendent de rentrer chez eux pour s’en servir peuvent en tirer un bénéfice qui leur sert au travail. Et réciproquement. Et inversement. Ensuite je voudrais savoir comment on sait qui l’utilise quand ? Bien sur les DSI peuvent suivre qui fait quoi…mais il existe des versions très abouties sur iPhone ou Blackberry. Enfin j’aimerais savoir ce qu’on entend par productivité. Sur une chaine de montage je vois bien, dans des bureaux moins. D’accord on peut mesurer le résultat final obtenu par rapport aux ressources investies. Mais pour les indicateurs intermédiaires, vous me permettrez d’être sceptique. Et en admettant que le terme de productivité soit adéquat, il ne prend pas en compte un facteur déterminant dans l’entreprise moderne : l’accumulation de savoir à un instant t qui permet d’être plus productif à un instant t’. Contrairement à l’époque de M. Taylor, la productivité n’est donc plus une mesure instantanée et être un peu moins productif à un moment aide à l’être beaucoup plus à un autre moment. On peut considérer que Facebook, pour certaines professions, contribue à l’accumulation de savoir et d’expérience…mais nous y reviendrons plus tard.

Ensuite, et sans m’étendre sur la question, je voudrais juste faire remarquer que les chiffres ne disent que ce qu’on veut leur dire. Si vous avez un service qui pour une raison ou une autre est sous employé, les employés sont nécessairement peu productifs. Et c’est peut être pour cela qu’ils utilisent facebook au travail. Et pas l’inverse. On pourrait disserter ainsi longtemps sur le sens dans lequel il faut prendre certaines chaines de causalité.

Pour finir, deux cas sont à envisager : Facebook est un outil de travail…ou pas.

[Read more...]

Pas d’entreprise 2.0 sans professionnalisation du web 2.0

Très souvent un frein à l’entreprise 2.0 vient du web 2.0 lui-même. Nombre de décideurs, lorsqu’ils commencent leur réflexion, regardent logiquement ce qui se passe sur le web. Certains se reposent sur leur propre expérience parce qu’ils sont des utilisateurs plus ou moins avertis, d’autres découvrent un monde nouveau, parfois sans le comprendre.

Cela pose problème à deux points du processus de transformation.

• La décision : au moment de décider de se lancer dans un projet social software et quand bien même l’entreprise aurait compris l’enjeu organisationnel qui précède les outils, le décideur a en tête des gens qui racontent leur vie sur Facebook, se “pokent” et se livrent à la guerre des vampires contre les zombies. Il pense aux “vidéos à la con” que ses amis lui envoient, au “faites péter les com’s” de son ado de fils sur son skyblog, à des commentaires disant que “c vrémen top”, et aux milions de gens qui cherchent quelqu’un pour déjeuner vers Opéra, qui s’ennuient devant un programme TV pitoyable ou ont des voisins trop bruyants et le racontent sur twitter. Faute de recul suffisant c’est ce qu’il a à l’esprit, ce qu’il visualise au moment de prendre sa décision.

• Le déploiement. Déployer un outil est une chose, mais l’objectif est bel et bien qu’il améliore la performance donc qu’il soit utilisé, et utilisé pour les bonnes raisons. “Partagez, collaborez et connectez vous” n’a aucun sens pour les collaborateurs. Il faut traduire les grandes logiques observées sur le web et désirées en entreprise en comportements concrêts au quotidien. En amont cela aide le chef de projet à “visualiser” la réalité vers laquelle on se dirige (ce qui n’est ni évident ni un luxe), en aval cela permet aux personnes concernées de comprendre exactement ce qu’on attend d’elles au quotidien.

[Read more...]

De quel réseau social une entreprise a-t-elle besoin ?

Besoin de synergies, de créer du lien, de faire plus avec moins : quelle que soit la raison invoquée officiellement et dans certains cas la raison officieuse, les entreprises se tournent désormais vers le bon vieux réseau, rebaptisé “réseau social” pour coller à l’air du temps pour trouver de nouveaux gisements de performance.

Efficacité oblige, le réseau n’est plus une collection de cartes de visites qui trainent dans un tiroir et qu’on ne tient pas à jour. Surtout qu’on a davantage tendance à collectionner les cartes des extérieurs et non celles de ses quelques miliers de collègues. Le réseau s’est informatisé, “wébisé” et l’entreprise se demande comment “professionnaliser” un facebook, internaliser un linkedin. Le réseau social devient donc une application d’entreprise, des “spécialistes” de ce marché se sont positionnés et les éditeurs classiques essaient tous de placer une fonctionnalité “réseau”, ça et là. Reste qu’il est frappant de constater que derrière un vocable unique et une fonctionnalité logicielle se cachent de mutiples réalités qui correspondent à autant de visions de ce qu’est un réseau pour une entreprise. Ou en d’autres mots, quelles sont les formes de réseau utiles pour l’entreprise. Selon PWC l’avenir est aux “business networks”, mais que sont il précisément ?

Il n’est pas question de discuter ici de ce qu’est un réseau. Je suis convaincu qu’il n’y a pas une forme générique, idéale, et qu’il convient d’adapter celle qui convient à l’objectif qu’on se donne.

[Read more...]

Vu, lu, entendu cette semaine #1

Nouvelle rubrique qui sera hebdomadaire…ou pas. Durera…ou pas. Parfois je lis, j’entends, je vois des choses qui ne méritent pas ou pas encore une note mais que j’ai envie de partager, comme on le ferait à la machine a café autour d’un verre ou d’un repas.

Entendu au fil d’une conversation

• “comme ils n’ont pas ce qu’il leur faut comme outils en interne, on a des collaborateurs qui utilisent des groupes Facebook pour échanger des information. Quand ça concerne des dossiers qui remontent au PDG…”. Anonyme.

• “on a dématérialisé un process de 25 étapes. A la fin, après avoir enlevé les personnes qui prenaient une information pour la transmettre à une autre pour information il n’en restait que deux”. Anonyme

• “le cours des actions a plongé…mais franchement il y a pire”. Franck Riboud lors de Danone Explorers. Pensait il aux autres entreprises plus mal en point que la sienne où ses pensées étaient elles encore au Bengladesh pour ce projet dont il venait de nous parler et qui visiblement, chez lui comme chez beaucoup de managers fait apparaitre pleins d’étoiles dans leurs yeux dès qu’ils en parlent ? Où est-ce cet effet du fameux double projet qui fait que même lorsque le business va moins bien on peut être fier de la manière dont on le fait ?

• “les managers n’ont plus le  temps ni de faire progresser leurs équipes ni de réseauter. Pire, avec le temps il oublient même que c’est leur job et finalement n’apportent plus ce pour quoi ils sont qualifiés”. Un consultant / professeur.

• “Aucun de nos Haut Potentiels ne veut passer par la DSI”. A première vue ça fait rire, avec du recul ça fait peur et c’est inquiétant. Anonyme

• “En général les vrais entrepreneurs sont de piètres managers et les bons managers de piètres entrepreneurs. Mais c’est logique”. Un ami.

Vu

Wikinomics : Wikipédia, Linux, YouTube… Comment l’intelligence collaborative bouleverse l’économie
, de Don Tapscott, va devenir un film. Cela s’appelle Us Now.

Lu

• Pour la troisième, quatrième ou cinquième fois, je ne compte plus, je me replonge dans Le but : Un processus de progrès permanentet j’y trouve encore de nombreuses choses à apprendre. Et une idée dès les premières pages : une réflexion que je voudrais approfondir en la lançant sur ce blog  sous forme de conversation. A suivre…

La prise de pouvoir des techno-populistes…chez Unilever, GE, et demain chez vous ?

J’ai découvert le terme “techno-populist” au détour de cet article de Business Week. L’expression à l’origine de laquelle on trouve le cabinet Forrester, désigne les personnes qui font fi des règles en vigueur dans leur entreprise en matière de systèmes d’information pour pouvoir utiliser dans leur vie professionnelle les outils qu’ils utilisent dans leur sphère privée.

Wendy Wakes a rejoint Unilever à l’age de 27 ans. Au sein du département marketing elle fait vite la cruelle expérience de l’impact d’une politique SI trop rigide. Et les jeunes recrues qu’elle cotoie et qui sortent à peine de l’université le vivent encore plus mal. Comme le dit Business Week, pour quiconque est né après 1985, l’entrée dans le monde de l’entreprise est un choc technologique. A l’inverse de ce que notre génération a pu connaitre, lorsque l’entreprise représentait un véritable eldorado mettant à notre disposition des outils et du matériel auxquels nous n’aurions pu prétendre à l’époque, force est de reconnaitre qu’aujourd’hui, à tous les points de vue, le monde d’entreprise ressemble à Jurassic Park par rapport à tous les outils dont je peux bénéficier dans ma sphère privée (je parle de l’entreprise en général car au moins la mienne me gâte sur ce point).

La jeune femme ne se démonte pas et envoit un courrier à son Directeur des Systèmes d’Information en lui expliquant à quel point on pourrait plus efficaces avec des outils grand publics, gratuits, et moins préhistoriques. Six mois après celui-ci lui confie un nouveau job : diffuser l’utilisation de ces outils au sein d’Unilever.

[Read more...]

Encore tout et son contraire sur l’utilisation des réseaux sociaux au travail

Cette semaine encore la gueguerre du “pour ou contre l’usage des réseaux sociaux en entrepris” nous livre un nouvel opus. Cet article de CNN nous explique de l’usage du web au travail peut être bénéfique. En face, cette étude de la Confederation of British Industry nous dit exactement le contraire et nous annonce un coût abyssal pour les entreprises.

Que faut il vraiment en penser ?

Il y a à mon avis deux types d’utilisation : ceux qui s’en servent pour se distraire et ceux qui le font dans une optique de networking. [Read more...]

L’hypocrisie des pertes dues aux réseaux sociaux alors que l’email coute 650 milliards de dollars

Il ne se passe pas un mois sans qu’on nous fournisse un nouveau chiffre sur les pertes dues à l’utilisation des réseaux sociaux par les employés des entreprises.

Des chiffres à prendre avec précaution.

Tout d’abord parce qu’on ne sait que calculer le rapport entre le temps de connexion à un service par rapport au coût horaire du salarié ce qui ne reflète aucune réalité tangible. Cela part du principe qu’un individu connecté sur une de ces plateformes ne travaille pas alors même que pour beaucoup d’entre eux linkedin, par exemple, est un outil de travail. De manière générale tout ce qui est générateur de réseau et permet d’accroitre l’écosystème informel de l’individu peut avoir des retombées positives sur le travail de l’individu. On ne déclenche pas des opportunités, on n’apprend pas, on ne benchmarque pas en se regardant le nombril.

Ensuite parce qu’on ne peut que déterminer le temps de connexion. J’ouvre facebook à 9h du matin, je passe à autre chose à 9h05, j’éteins mon poste à 19h05…et on en déduira que j’y ai passé 10 heures car la connexion a durée ce temps. Pour 5 minutes d’utilisation. Si c’est plus c’est pour avoir un échange professionnel (avec un réseau de collègues, de pairs par exemple), ce chiffre ne veut rien dire.

Enfin parce qu’on peut légitimement se demander si ce besoin de sortir du périmètre de l’entreprise pour avoir un certain type d’échanges ne relève pas pour partie du fait que les outils permettant ce type de pratiques ne sont pas disponibles au sein de l’organisation.

En attendant tout le monde se moque des pertes générées par des outils de travail parfois mal adaptées et souvent mal utilisées. Tout le monde ou presque : le Churchill Club à San Francisco vient de déclarer l’email “problème de l’année”. C’est tout de même 650 milliards qui s’envolent grâce à lui chaque année sans que l’on y trouve à redire car il s’agit d’un outil “maison” donc respectable, lui. Ajoutons que cette perte de productivité est le plus souvent due à des véritables campagnes de spam émanant, au sein même de l’entreprise, de ceux qui s’inquiètent de la productivité de leurs salariés.

Le Web 2.0 frappe aux portes des entreprises

Je l’avais mis dans mes bookmarks hier soir mais finalement un petit billet sur le récent sondage TNS Sofres sur l’attitude des français face au web 2.0 s’imposait. Les résultats sont suffisamment éloquants pour pratiquement me surprendre moi-même.

Je passerai sur la partie qui traite des habitudes à titre privé pour me concentrer sur les attentes vis à vis de l’entreprise :

Attention, toutefois de ne pas s’emballer : les chiffres qui suivent concernent la population utilisatrice du web 2.0 en France, soit tout de même 58% de la population. Je pense que c’est d’ailleurs supérieur : les “connaisseurs” savent dire qu’ils utilisent une application web 2.0, mais combien en utilisent sans le savoir ?

Bref 76% (de ces 60%) sont favorables à la création de blogs d’entreprise pour que les salariés s’expriment. Un ange passe. J’aimerai tout de même savoir ce que cela recouvre : s’exprimer vers l’extérieur sous la banière de l’entreprise comme chez IBM, Microsoft ou encore SUN, ou en interne ? Bref la demande est bel et bien là.

Reste à en comprendre la motivation. S’exprimer oui mais sur quoi. J’aurai aimé que la question soit posée : pour prendre la parole stricto sensu ou pour travailler plus efficacement ? Quoique la question ne se pose peut être pas ainsi : l’employé saura tirer parti d’une meilleure fluidité et transversalité de l’information et développer les pratiques nécessaires dès lors que ça lui simplifie les choses ce qui, dit de manière politiquement correcte, augmente sa productivité. [Read more...]

Claude Malaison a propos du Web 3

Second épisode du “podcast qu’on attendait plus”. (La première partie est pour ceux qui l’auraient raté car en 48h j’ai cumulé à la fois une panne de la plateforme qui héberge mes vidéos et un bug sur mon flux RSS). Claude nous donne son sentiment sur la première journée de la conférence “Le Web3″. Vous allez me dire que ça arrive après la bataille…pas forcément car en fait il prend rapidement du recul pour nous parler des grandes tendances actuelles et (un peu) de l’entreprise 2.0.