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Formation | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

De l’art de confondre la fin et les moyens, en matière de formation comme ailleurs…

Je m’inquiète souvent de voir l’entreprise souvent confondre la fin et les moyens. En matière d’entreprise 2.0 cela arrive souvent : “mettre les gens en réseau”, “partager l’information”, “collaborer” ne sont pas des objectifs. Réduire le temps de réponse de l’entreprise, innover plus et plus vite, délivrer un service adapté à chaque besoin client, capter l’expérience des collaborateurs pour la réutiliser sont des objectifs.

Le consultant aux mauvaises pensées est tombé sur le même type de confusion :

Pensée brutale en entretien:

L’objectif de la formation n’est pas dans la formation, il est dans l’entreprise!!!

L’évaluation de la formation… n’est pertinente que si elle mesure l’effet de la formation sur l’entreprise!

Bien vu. C’est une des déclinaisons d’une maladie grave qui touche les organisations et qui a deux causes quasi jumelles:

- confondre la fin et les moyens

- n’évaluer que sur un périmètre local alors que le bénéfice se mesure globalement

J’en reviens à ma série d’articles sur les cartes de stratégies et le rôle de l’entreprise 2.0 au niveau des actifs intangibles (ici,ici,ici et ici, et enfin .). Ce qui est fortement utile quand on aborde la question du ROI de l’entreprise 2.0. En effet, même si je suis convaincu qu’il existe un ROI “soft”, non quantifiable, je ne pense pas que le sujet du ROI “hard” soit tabou et, au contraire, je suis convaincu qu’il existe. Nul besoin d’aller chercher midi à quatorze heures : le ROI s’analyse au niveau des processus que ces actifs supportent (et les cartes de stratégie rendent la chose fort aisée à visualiser) et avec les mêmes indicateurs.

Pour en revenir à l’évaluation de la formation, bien entendu le but n’est pas d’évaluer la formation elle-même mais son impact sur le business quotidien, l’efficacité accrue des individus. Ca m’a toujours fait sourire de voir l’importance qu’on accorde à l’évaluation des formateurs alors qu’on cherche rarement à mesurer l’effet de la formation sur la performance des collaborateurs. On peut avoir un formateur sympa qui délivre bien son message mais s’il n’en reste rien qui puisse être mis en œuvre de retour au bureau ça ne sert à rien. Peut être même qu’un formateur mal évalué par ses élèves aura même délivré quelque chose de plus utile et utilisé qu’un qui aurait été bien noté.

Il en va de même pour la communication. On fixe comme objectif la diffusion du message et on évalue qu’il a été effectivement diffusé. Quant à savoir s’il a été compris… le seul moyen d’évaluer la communication c’est par le feedback pour voir comment cela a été compris. Vive les médias sociaux, les canaux ascendants et les discussions qui seuls le permettent.

Les exemples sont nombreux.

Quoiqu’il en soit cette thématique revient, à mon sens, sur le devant de la scène avec l’entreprise 2.0, car s’il est un domaine où cette confusion a un impact négatif c’est bien celui-ci. En gérant le “local” (projet, fonction, service) comme étant sa propre finalité, on perd le lien avec un bénéfice qui, lui, est global.

C’est en se disant qu’un projet n’est pas une fin en soi mais le moyen de répondre à un besoin, que l’objectif de la formation, de la communication, de la comptabilité, des RH etc…. ne sont pas elles-mêmes mais l’entreprise on évitera de s’autofelliciter d’avoir fait de jolies choses qui ne servent à rien et on aura la démonstration du ROI d’initiatives que l’”utopie localiste” n’aurait pas permis de lancer.

L’entreprise 2.0 pour développer le capital humain au service de la stratégie

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, étant donné que le trio capital humain, informationnel et organisationnel contribuent à l’efficacité de tous les processus formels directement associés à la création de valeur, il nous reste maintenant à nous demander en quoi tout ce que l’on met en “vrac” dans ce grand sac qu’est l’entreprise 2.0 peut aider l’entreprise à développer ces différents gisements de valeur. Ou pour être plus clair, comment l’entreprise peut s’appuyer sur ce que recouvre l’entreprise 2.0 pour arriver à ses fins.

En commençant par une mise en garde qu’il me semble utile de faire : par entreprise 2.0 j’entends la définition “large” qui inclut également les pratiques managériales et la culture qui va avec, en plus des outils. Tout le monde sait ce que je pense de la définition “officielle” qui est l’”utilisation d’outils du web 2.0 au sein de l’entreprise”, qui amène à réduire l’entreprise aux outils en oubliant l’organisation, les règles, la culture, les hommes. On voit bien à quoi la culture techno-centrée nous a amené de tous temps et et préfère m’appuyer sur une notion plus large qui considère l’entreprise dans son ensemble, avec toutes ces composantes.

J’ajouterai que mon propos est de savoir comment l’entreprise 2.0 contribue à….et en aucun de prétendre que l’entreprise 2.0 est auto-suffisante en la matière. Il est évident que cela va conjointement avec ce qui existe déjà au sein de l’entreprise.

Première étape donc : le capital humain. [Read more...]

De l’importance de favoriser les échanges informels sur les problématiques business

Il faut que les collaborateurs échangent. Oui mais pourquoi ? Ils n’ont qu’à s’en tenir au strict minimum et ne pas perdre de temps, on leur demande de produire !

Oui mais… comme le dit une récente étude Forrester, Informal learning connects with Corporate Training Programs, alors qu’en 1986 75% des connaissances nécessaires pour le travail étaient dans la tête des individus, aujourd’hui cela passe à…. 10%. Ca n’est pas qu’on soit devenus plus bêtes (quoique… ;-) ) mais c’est que la spécialisation accrue et la granularité croissante des expertises font qu’il y en a trop pour une seule personne. Et en plus avec la contrainte de réagir de plus en plus vite…

Ce que conseille donc Forrester :

THE DAYS OF FILLING EMPTY HEADS IS OVER!

The new critical skill is the ability to un-learn and rapidly learn new. Here’s a few suggestions I have for you to survive in this new world.

1. Enhance Your Network/Community
If only 10% of insight is useful, then the more connected you are the better the chances you will get the help you need with your network. Personally I prefer the concept of community over a network. Your network/community needs to have a trusting relationship to work. Notice I didn’t say build the network. The fact that you have 1000 contacts on LinkedIn is useless unless you are able to really tap into each of those 1000 contacts. Don’t just focus on quantity, focus on strength of your relationships.

2. Constantly Learn
Take advantage of RSS & Social Bookmarking! There is so much information out there, how do you find what is of value to you. RSS & Social Bookmarking holds part of the answer.

3. Collaborate
More and more we have opportunities to collaborate. Take advantage of them. If you want to be the lone hero all of the time… You will end up just being alone.

4. Develop Critical Thinking Skills
With the abundance of information, and no clear cut answer on anything. You’ll need to personally evaluate what is right and what is even more correct. Tap into the network, RSS, other sources but in the end make-up your own decision.

Tiens…on en reparlera dans mon futur billet sur la productivité…

Via le toujours très bon Rex Lee.

A propos de l’évolution de l’acquisition du savoir

unescoL’Unesco a fait dernièrement une déclaration sur l’évolution de l’acquisition du savoir qui a pu, et c’est fort dommage, passer inaperçue. En effet, s’il est d’usage d’admettre que “où l’internet va, l’intranet suivra”, j’ai souvent vérifié la validité d’un autre adage de ma composition (dont je ne doute pas qu’il ait été formalisé par d’autres par le passé) : “là où la société va, l’entreprise suivra”. Soit dit en passant, ce ne sont aujourd’hui que deux faces d’une même vérité.

C’est pour cela que je me suis empressé de prendre connaissance du document en question. [Read more...]

La microformation : petites distances pour de grands apports

Je suis intimement convaincu que le seul moyen de former les individus n’est pas de “balancer” des contenus de haut en bas mais de former ses pairs autour de soi. La distance se réduit, la confiance valorise le contenu, la transmission instantanée laisse la place à de l’accompagnement au fil de l’eau, le formé devient acteur et est en position de celui qui dirige son apprentissage actif au lieu d’être sujet d’un “gavage passif”.

La microformation, ou formation de pair à pair, est une possibilité clé ouverte par le web 2.0 aux professionnels. Utiliser ce type d’outil en interne permet de facto de laisser tout un chacun pouvoir être formé par tous les autres (et vice versa !). De là à dire que la microformation soutenue par des outils web 2.0 en entreprise est une des bases de l’entreprise agile et apprenante….

Je signale également que proximité + confiance + contenu à diffuser = envie d’apprendre suscité chez le “formé”. Et que disponibilité du formateur au fl de l’eau = transmission de la connaissance uniquement lorsque le recepteur est prêt et a envie de recevoir. Et que le tout ne fait plus du formateur un dispenseur de savoir déconnecté de la réalité mais une personne qui apporte une réponse à un besoin : ce qui selon ma conviction en fait un apporteur d’information plutot que de données, bref le positionne là où il est vraiment créateur de valeur.

Pour le reste découvrez cette vidéo du toujours pertinent Frédéric Soussin (via Luc Legay).

Download Cliquez sur la vidéo pour la lire

Sur la route de l’intranet 2.0 : des blogs de formation dans le domaine des services financiers

intranetSuite donc de ma synthèse sur “preparing for intranet 2.0″…on parle ici de l’utilisation d’outils “2.0″ pour l’apprentissage d’apprentissage et la formation et l’exemple vient d’une entreprise de services financiers.

Dans ce contexte l’intranet 2.0 permet de rapprocher et utiliser conjointement divers services de collaboration et de communication. Ce “learning network” permet de rendre plus accessibles les contenus de formation existant et de les diffuser d’une nouvelle manière.

Une “entreprise de services financiers” a décidé de mettre au rencart tous ses outils existants afin de se tourner vers un réseau à base de blogs. Elle appuie en effet son offre interne de formation sur des podcast, de l’aggrégation de RSS, des blogs…et pour ce faire a abandonné son système précédent fondé sur des forums et des emails! Premier constat : “la quantité et la qualité des discussions a considérablement progressé”. [Read more...]

Les blogs emploi dans le Sud Ouest

Deux intiatives à relever dans la région:

- le blog de l’emploi et de la formation publié par le journal Sud Ouest.

- Emploi 64, par La république et l’éclair. Tiens…le style de l’auteur ne me semble pas inconnu. Bravo a ceux qui au dela de leur métier s’investissent avec autant de coeur dans leur passion.
On y parle emploi, recrutement, formation….intéressant et à suivre.

Merci à Christophe Blazquez pour Emploi 64 qui m’avait échappé.

La formation comme levier d’une démarche qualité

Travaillant sur un dossier concernant les leviers de la performance en entreprise j’ai identifié un facteur pourtant évident mais qui ne semble pas sauter aux yeux de tous. C’est une lapalissade que de dire que mieux les salariés sont formés plus, a priori, le travail est de qualité et donc le produit fini également. Sortons donc de ce raisonnement très général et attaquons nous à des référentiels concrêts. Le référentiel EFQM qui est ma référence en matière de démarche qualité pose 5 facteurs clé d’une démarche qualité (dont nous rappellerons qu’elle se regarde à l’aune de la satisfaction du besoin client qu’il soit interne ou externe): – leadership – politique et stratégie – personnel – partenariat et ressources – processus Exception faite des facteurs ” processus ” et ” politique et stratégie “, les trois autres facteurs de la démarche qualité peuvent être impactés par une GPEC adaptée, prenant en compte l’évolution et des compétences métier et des compétences managériales. A l’heure ou certains se demandent encore si investir dans la formation ou dans une GPEC est vraiment utile, alors même que la démarche qualité est inévitable pour toute entreprise, la réponse a l’air tellement évidente que je me demande encore pourquoi on se la pose.