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Ibm | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Ce qui manque aux médias sociaux ? L’intelligence

Résumé : la masse croissante d’information générée par les médias sociaux et le besoin de traiter l’information dans son ensemble indépendamment de leur provenance crée une vraie barrière à l’utilisation qui repose sur la capacité de chacun à classer, hiérarchiser, prioriser les choses. Cela fait que seul une petite partie des utilisateurs ne ressent pas d’appréhension devant les flux qui vont ainsi se déverser devant eux. Pour rendre le système d’information de demain utilisable il importe d’intégrer l’intelligence dans le produit plutôt que se réfugier derrière celle de quelques uns, afin de canaliser le flux et mettre en avant ce qui compte pour chacun, l’étape ultime étant de permettre également aux outils métier de devenir “conversants”. Après le 2.0 au service de la business intelligence c’est la BI au service du 2.0.

Un des principaux écueils à l’utilisation des médias sociaux dans l’entreprise et donc à l’évolution des modes de travail qu’ils supportent est que l’utilisateur se sent un peu perdu. Derrière cette notion vague se cache deux choses :

- l’absence de contexte : je n’ai pas à revenir dessus tant Sameer Patel à écrit un excellent billet, au départ pour Google Wave, mais qui pourrait s’appliquer à de nombreuses choses.

- une certaine peur devant la masse d’information ainsi générée, la crainte de ne pas s’y retrouver ni de savoir la gérer.

Le premier point semblant aujourd’hui acquis pour tout le monde (reste à voir comment cela se traduira…), parlons donc du second.

Si vous êtes un utilisateur familier de ces nouveaux outils que ce soit au travail ou dans votre vie personnelle vous savez bien que la quantité n’est pas un problème et est plutôt une opportunité tant qu’on sait la filtrer et la prioriser. Cela se fait techniquement en utilisant outils et fonctionnalités adhoc et humainement en faisant confiance au “filtre social” que constituent vos contacts. L’information c’est comme de l’eau, l’important n’est pas d’en avoir moins mais de savoir régler le débit.

Maintenant mettez un “utilisateur lambda” (c’est à dire plus de 90% de la population) devant un stream quelconque (twitter, friendfeed ou même Facebook) et regardez son visage se décomposer. Bien sur on peut les éduquer, bien sur avec le temps on aura une population plus à l’aise avec tout cela. Mais ce qui importe c’est aujourd’hui et aujourd’hui c’est plutôt compliqué. Et si rater la dernière vidéo hilarante partagée par son beau-frère sur Facebook n’est pas préjudiciable il en va autrement dans l’entreprise. Ajoutons à ce risque réel la peur surmultipliée qu’il engendre…et vous comprendrez qu’il y a là un blocage qu’il va falloir lever rapidement.

La valeur de ces outils dans l’entreprise repose sur l’intelligence, et ce à double titre :

- l’intelligence que les utilisateurs y déposent

- l’intelligence dont ils font preuve pour s’y retrouver

Ajoutons que s’ils ne s’y retrouvent pas, il y a peu de chance qu’ils continuent à y déposer quoi que ce soit.

Aujourd’hui les utilisateurs les plus actifs en entreprise sont ceux qui satisfont le second critère, que ce soit par habitude personnelle ou capacité à apprendre vite. Ce qui pose deux problèmes : [Read more...]

Un réél progrès ne se perçoit pas seulement, il se mesure.

Résumé : la question du ROI de l’entreprise 2.0 n’a pas fini de faire débat. D’un coté il n’est pas facile de s’attaquer à la mesure d’un ROI classique, systématique et prévisible, de l’autre se contenter de dire “les gens l’utilisent donc c’est bien” ne suffit pas dès lors que l’entreprise est en droit d’exiger de savoir ce qu’il advient des sommes investies. Au milieu de ce “tout ou rien” manichéen, il doit exister une troisième voie. Si tout n’est pas que bénéfice financier, s’il existe une dimension qualitative il n’en reste pas moins qu’il existe des manières de montrer que des choses se sont améliorées concrètement sans se livrer à des calculs de ROI cabalistiques. Pour aller plus loin sur l’existant et convaincre les autres il est impératif que le “on voit que” laisse sa place au “nous pouvons prouver que”. Largement possible mais trop rarement fait.

Il vient toujours un moment où l’on doit rendre compte de ce qu’on a fait, ou plus précisément de ce qu’on a fait de choses qui ne nous appartiennent pas et qu’on nous a confié. Comme l’argent et le temps des autres par exemple. Imaginez un “chef de projet entreprise 2.0″ se présentant devant ses supérieurs.

- Alors…comment va notre projet ?

- Très bien monsieur le directeur….

- Dites m’en plus. Tout le monde en parle dans l’entreprise et je suis impatient de faire le point là dessus. Vu les excellents échos que j’ai pu avoir, je suis content de savoir que je n’ai pas jeté 750 000 euros par les fenêtres. (Je ne sors pas ces chiffres de mon chapeau…ils sont en cohérence avec le rapport du 2.0 adoption Council sur l’état de l’entreprise 2.0 à fin 2009. 60% des entreprises interrogées admettent investir plus de $500 000 dans leur projet donc je suis même dans la fourchette basse, sans parler des 4% qui investissent plus de 20 millions).

- Et bien nous avons déjà 40 000 membres, des centaines de blogs et de communautés, dont la plupart sont actives. Sans compter des centaines de messages de type “micro blogging” chaque jour. Un vrai succès.

- Fantastique ! Mais concrètement, cela donne quoi ?

- Et bien regardez : ils partagent de l’information, certains posent des questions, d’autres trouvent les réponses. Ils apprennent les uns des autres, solutionnent des problèmes…nous sommes vraiment bien partis.

- Humm…

- Et puis cela recrée du lien dans l’entreprise ! Les gens se lient, se découvrent. Et en plus de ça ils sont fiers de leur entreprise parce qu’on leur met des outils modernes à disposition. C’est fantastique pour nos jeunes diplômés qui ont l’impression de faire partir d’une entreprise en phase avec son temps.

- Je vois, je vois. Mais bon… 750 000 euros c’est une somme….On a gagné quoi au quotidien…parce que quand même l’objectif au travers de tout cela c’est de rendre le collaborateur plus efficace, et l’entreprise également.

- Les gens sont plus heureux, on innove, on a des idées, on résoud des problèmes….

- Et cela change quoi au quotidien ?

- Heu…je viens de vous le dire…

- Je veux dire…qu’est ce qui vient prouver ce que vous me dites ? Moi aussi je dois rendre des comptes vous savez…

- …

- Comprenez bien, je suis conscient de ce que vous me dites. Et je vous en félicite. Mais donnez moi du tangible. Pas nécessairement des euros mais quelque chose de clair sur des indicateurs qui tiennent la route afin de prouver tout cela…

Cette scène vous semble amusante, voire incongrue ? Il m’est d’avis qu’elle risque d’arriver de plus en plus. La question n’est pas de savoir si on fait “mieux” ou pas, comme le dit notre chef de projet “ça se voit”. Mais il arrive un moment où on veut voir des chiffres. Ne serait-ce que pour piloter, mesurer les écarts, améliorer l’accompagnement, le community management pour faire encore mieux.

La liste des bénéfices potentiels tout le monde la connait. Mais il faut se rendre à l’évidence : on a beau éplucher les cas, arpenter les conférences, il n’y a que deux options possibles :

- soit il s’agit d’indicateurs business de nature trop confidentiels pour être partagés

- soit on ne mesure absolument rien d’autre que la vitalité de l’outil et on se contente d’observer le reste.

Retournons vers notre chef de projet…

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Quoi de neuf chez Lotus ? Ouverture, cohérence et valeur.

connections-logoComme je vous l’ai dit déjà dit, j’ai eu la joie de pouvoir me rendre à la dernière édition de Lotusphere afin prendre la température de ce qui se passait chez IBM/Lotus. J’ai mis du temps à écrire mon compte rendu car je me demandais sous quel angle prendre la chose.

Il est évident que la piste “j’ai vu des outils qui font ça” est inadéquate. Dans le domaine des solutions marquées “entreprise 2.0″ je ne pense pas que ce soit le sujet. Des outils permettant de créer des communautés il y a en a. Des wikis également. Des réseaux sociaux également. Des twitter-like aussi. Alors quand on s’appelle IBM (ou Microsoft…d’ailleurs on en reparlera après les prochains Techdays) on doit tout avoir en magasin là où certains se contentent de se spécialiser sur une partie de l’offre. Remarquons toutefois que mêmes des derniers tendant à enrichir sans cesse leur offre ce qui fait qu’à la fin les offres sont de moins en moins différenciées avec le risque de noyer parfois une brique de forte qualité dans une suite finalement moyenne.

Bref, si vous voulez des tests produits il y en a suffisamment ailleurs. La question est donc à mon avis ailleurs. Etre capable de donner de la cohérence à ces briques, être capable de donner une expérience cohérente à l’utilisateur dans des contextes multiples, s’intégrer dans leur workflow quotidien. Et j’ajouterai une cerise sur le gâteau : démontrer qu’on comprend les besoins des entreprises et avoir une vision crédible (si possible cohérente avec ma propre identification des enjeux).

Voyons voit ce que cela donne. [Read more...]

A la découverte de Lotusphere dès dimanche

Lotusphere 2010Cela fait longtemps que j’envisageais d’ajouter une dimension “produit” à ce blog. Surtout pas trop car l’expérience nous montre à tous que l’outil ne fait pas le moine, mais par petites touches afin de se tenir informé de l’état de l’art et des grandes tendances. Cela peut également permettre de traiter des questions encore très présentes et qu’on oublie trop souvent comme “mais cela fait quoi”, “j’ai déjà xxxx, pourquoi j’achèterai yyyyy ?” etc… Force est en effet de reconnaitre qu’il est bien difficile d’envisager de nouveaux usages en entreprise quand on les expérimente peu pas voir pas dans sa propre vie. C’est d’ailleurs qui différencie l’enterprise social software de l’email : quand ce dernier est arrivé tout le monde savait ce qu’était envoyer un courrier. Là nous sommes face à des usages mal connus (dont certains restent encore à inventer d’ailleurs).

Bref, mon nouveau travail me permettant désormais de parler outil sans pouvoir être taxé d’un quelconque parti pris, il arrivera que j’aborde le sujet sur ce blog, que ce soit pour faire le tour des grandes solutions du marché ou pour parler d’un petit produit innovant dont le potentiel mérite qu’on lui prête quelque attention.

Calendrier oblige, j’inaugurerai cette rubrique d’ici peu avec mon retour de Lotusphere où je me rendrai la semaine prochaine. Et en attendant que je vous livre une synthèse ici, ceux que le sujet intéresse peuvent suivre le blog que je co-animerai pendant et (un peu) après la conférence sur le sujet. Bien entendu si vous avez des questions ou êtes demandeur d’un éclairage spécifique sur une dimension particulière de la conférence, merci de laisser un commentaire là bas afin que j’oriente mes investigations dans la direction qui intéresse le plus mon lectorat.

Les Digital Nomads : communauté d’aujourd’hui pour salarié de demain

C’est comme souvent  grâce à Claude Malaison que j’ai découvert le site des Digital Nomads. Plutot que d’un site il s’agit de la communauté de ceux qui rompent le lien traditionnel entre travail et bureau, qui sont connectés et utilisent les bons outils pour pouvoir être opérationnels de n’importe ou à n’importe quel moment. Seuls mais pas isolés : le Digital Nomad interagit beaucoup plus avec son écosystème, est plus informé de ce que font les autres et informe plus les autres que ne le font en général des personnes qui travaillent à longueur de journée dans le même bureau.

Bref, il s’agit, plus que d’un mode de travail, d’un mode de vie au quotidien pour de plus en plus de personnes. Et qu’on ne me dise que c’est réservé à ceux qui peuvent, aux indépendants, aux petites structures : de plus en plus nombreuses sont aujourd’hui les entreprises qui ont des politiques de mobilité et de nomadisme qui commencent à ressembler à quelque chose. Pour certains c’est limité au home office, pour d’autres c’est vraiment la liberté de travailler d’où ils veulent. Ceux qui ont lu “la semaine de quatre heures” apprécieront.

C’est donc une réalité pour nombre de personnes aujourd’hui mais qui forment une communauté encore un peu à part. Une réalité inconcevable pour tous ceux qui travaillent dans des entreprises “normales” où on ne peut se permettre “ce genre de choses”. Laissez moi vous détromper car c’est bien de ce coté qu’il faut rechercher l’avenir des modes de travail et c’est pour ça qu’observer les Digital Nomads aidera toute entreprise à comprendre à quoi elle ressemblera demain.

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Tom Watson revu et corrigé

Tom Watson, d’IBM, est l’auteur de cette phrase qui a du faire plus d’une fois le tour du monde et inspirer de nombreux directeurs commerciaux : “Nothing happens until somebody sells something” (Rien ne se passe tant que quelqu’un n’a pas vendu quelque chose).

Encore faut il avoir quelque chose à vendre. Voire quelque chose qui est demandé par le marché, éventuellement quelque chose d’innovant. Et avec la capacité de fournir ce qui a été vendu, avec une entreprise agile et réactive.

Je dirai donc plutôt : “Nothing happens until people and information are connected” (rien ne se passe tant que les individus et l’information ne sont pas connectés).

Les entreprises vont devoir apprendre à perdre du contrôle

L’innovation sera le moteur d’une nouvelle forme d’entreprise globale et intégrée qui remplacera peu à eu le modèle de la multinationale actuelle.

Pour ce faire il sera impératif de lacher du lest, abandonner les anciens (et toujours en vigueur) mécanismes de contrôle, laisser de l’autonomie dans la décision et dans l’action aux salariés. Tout cela car il c’est le corrolaire nécessaire à la mise en place d’organisations basées sur la confiance.
Avec une très belle phrase :”abaisser le centre de gravité de l’entreprise”.

Ce sont les mots de Sam Palmisano, Chairman d’IBM dans cette très intéressante intervention.

C’est en tout cas une bonne introduction à la série d’article que j’annonçais ici.

Merci à Martin Roulleaux Dugage pour m’avoir signalé l’article.

Sur la route de l’intranet 2.0 : usages de blogs dans un grand cabinet de conseil

intranetVous allez trouver qu’il m’arrive d’aller fouiller sous les toiles d’araignées mais j’aimerais vous parler d’un “vieux” whitepaper de Kathleen Gilroy et Bill Ives qui date déjà de mars. Mais avec des auteurs pareil je me suis dit que c’est comme le bon vin et que ça se bonifie avec le temps. Bien vu. Je ne me souviens pas avoir lui beaucoup de choses là dessus à l’époque, et comme j’anticipe déjà le “oui mais ton doc il est en anglais”, je vous propose de me livrer à une petite synthèse. Billet long en perspective donc…
Le titre “Preparing for intranet 2.0″ est tout un programme. En voici donc un petit synospsis… [Vu la structure du rapport je vais parler ici de son introduction et d'un des trois cas d'usages cités. Chacun des deux autres fera l'object d'un article spécifique. [Read more...]

Les blogs augmentent la fréquentation de l’intranet d’IBM

ibmNous savons tous que “Big Blue” comporte plusieurs milliers de salariés blogueurs. Cette démarche qui sert encore aujourd’hui d”exemple ne doit pas en occulter une autre, moins connue, mais qui a été son préalable : la mis en place de blogs internes.

Dans une excellente interview, Christopher Barger, “blogueur en chef” chez IBM revient sur toute l’hsitoire du blogging chez IBM que ce soit en interne comme en externe, parle du ROI et des difficultés rencontrées.

Une donnée relative aux blogs internes m’a sauté aux yeux à l’heure où nombre de DSI qui ont investi des sommes collossales dans un intranet se rendent compte qu’il n’est pas utilisé.

Avec la mise en place de blogs l’interne, la fréquentation de l’intranet d’IBM a été multipliée par 6″

Une conséquence serait elle que le blog interne augmente également le ROI des autres applications qui y sont installées?